Lakhdaria en Cartes Postales

Bientot les vacances, si vous voulez envoyer des cartes postales de votre ville, en virtuelle ou à imprimer, voici quelques unes, demandez en d’autres si vous aimez !



videos hier et aujourd’hui sur Lakhdaria

Agriculteurs entre Terrorisme et Sangliers

M’chedallah/ Protection des récoltes

A défaut de chasse…..la ruse

l Il est bien établi que devant une situation sans issue, l’intelligence humaine se réveille et finit par trouver une parade. C’est le cas des agriculteurs de M’chedallah, qui, devant les ravages que ne cessent de causer à leur récoltes les animaux sauvages, plus particulièrement les sangliers, qui connaissent une prolifération fulgurante en raison du terrorisme et de l’insécurité qui empêchent les agriculteurs de réduire le nombre de ces animaux nuisibles comme ils avaient l’habitude de le faire jadis en organisant des “battues”. Ces bêtes, que rien n’arrêtent, ni clôture ni épouvantail, sont devenues un véritable fléau pour l’agriculture à tel point que la plupart des paysans ont abandonné le travail de la terre. Mais devant la hausse vertigineuse des prix de tous les produits alimentaires, sans exception, ces malheureux fellahs se voient contraints par la cherté de la nourriture à reprendre l’activité agricole mais avec une trouvaille toute simple mais payante pour éloigner ne serait-ce que momentanément les sangliers. A l’aide de pièges ( collet). ils commencent par attraper un sanglier vivant ensuite ils lui attachent solidement de vieilles casseroles ou tout autre récipient en métal et enfin ils relâchent la bête qui bien entendu se dépêche de rejoindre ses congénères en trainant derrière elle les casseroles qui s’entrechoquent à chaque mouvement et produisent beaucoup de bruit; le troupeau de sangliers s’enfuit à l’approche du bruit, celui portant les casseroles les suit de près et la course-poursuite s’engage des nuits et des journées entières et sur plusieurs dizaines de km. Celle-ci ne cesse que si la bête bruyante est semée ou morte d’épuisement. Et voilà nos agriculteurs débarrassés de leur…(bête noire) durant plusieurs semaines, le temps d’attraper un autre sanglier et reprendre l’opération.

O. S.
dd kabylie

Bled Bouchenek

Lakhdaria/Bled Bouchenek
Un pâté de maisons livré à lui-même

Lorsqu’ils avaient décidé de quitter pour des raisons d’insécurité Thalath, hameau relevant de Boumerdès, la place convoitée alors, à savoir Bled Bouchenek de Lakhdaria n’avait rien à envier à ces paradis terrestres offrant à la fois tranquillité, possibilité d’embauche et environnement sain.

Mais depuis, 14 ans se sont écoulés et beaucoup de familles se sont implantées en zone urbaine avec tout juste des moyens de fortune.

Le lieu en question, Bled Bouchenek de Lakhdaria pour le nommer, n’apparaît qu’après avoir longé la piste, puis emprunté le “semblant d’accès” joignant les deux rives de l’oued se trouvant derrière le radar de Lakhdaria. L’espace est occupé par deux familles, constituées de 50 membres, soit deux frères avec neuf enfants chacun pour la première famille et pour la seconde cinq frères mariés subvenant aux besoins de 33 âmes, ces deux familles ont reçu ces terres en héritage de leurs prédécesseurs. Les maisons en parpaings, couvertes de toits en tôles, bâties en contrebas d’une cité populaire appelée communément Hemana Radar, située en bordure de oued Issers, connaissent au jour le jour une multitude de désagréments, dont les eaux de ruissellement du quartier sus-cité, et les miasmes dégagés par l’oued “nous nous sommes inscrits au programme mis en place par l’Etat, destiné à promouvoir le logement social en zone rurale, mais nos demandes n’ont pas été acceptées, suite à l’introduction d’autres conditions” se désole aâmi Bouzegza, un de ces mal logés.

Ce dernier nous explique que hay Bouchenek tout comme d’ailleurs Hemana Radar faisaient partie des agglomérations dites zones rurales, mais ces derniers temps elles ont été reclassées parmi les agglomérations des zones urbaines. Les habitants de bled Bouchenek n’oublieront pas de sitôt la panique vécue suite aux abondantes chutes de pluie qui se sont déversées sur Lakhdaria, et qui ont entraîné un débordement de l’oued sur les foyers, heureusement que les secouristes ont réussi à évacuer les habitants avant qu’il ne soit trop tard.

D’ailleurs, précisera le sexagénaire aâmi Bouzegza, “les éléments de la Protection civile ont mentionné dans leur rapport que des affaires appartenant aux résidants ont été emportées par les eaux”.

Ceci ne constitue pas la préoccupation majeure des locaux, ou un facteur pouvant déclencher un “mécontentement extrême”, ce n’est qu’un imprévu désagréable dû aux phénomènes climatiques, mais qui ne se produit pas si souvent.

Par contre, les doléances relatives à la réfection du réseau interne d’assainissement émanant de Hemana Radar, et longeant le pâté de maisons proche de l’oued, suscite réellement des discussions-fleuves, dans lesquelles on déplore la non prise en charge de ce problème.

Laquelle inquiétude, si on ne la satisfait pas rapidement, entraînera probablement une propagation des MTH dans les environs, car on remarque ici et là tout le long du réseau, des flaques d’eau usées à hauteur des jointures de fixation des buses. “En plus des immondices à ciel ouvert, dira encore le vieillard, en été, on est envahi par les essaims de parasites de toutes espèces que même les insecticides n’arrivent pas à éliminer”.

A. Cherif

dd kabylie

construction de logements LSP de Trik El Hemam

Lakhdaria/Projet de construction de logements LSP de Trik El HemamLa pénurie en matériaux se dégage

La construction de logements en LSP carbure à plein régime à Lakhdaria, on constate des réalisations aux quatre points cardinaux du chef-lieu de la commune.

Tenter de localiser toutes les réalisations de ce type de programme existant à Lakhdaria pour mesurer l’avancée ou la “nonchalance” concernant les objectifs portant relance du logement social équivaudrait à dépenser l’énergie que déploie un athlète dans l’épreuve du marathon, les structures disposant l’information entrant dans “leur carapace” à la vue d’un élément de la corporation des journalistes les sollicitant sur tel ou tel renseignement détenu à leur niveau. Il fallait donc se rendre sur la place du site situé à la rue Lounici ou Trik El Hemam, comme on se plaît à désigner la rue se trouvant derrière l’ancienne APC de Lakhdaria.

C’est donc là, au nord de la vile de Lakhdaria, qu’une partie de ce programme a vu le jour dès la mi-2006. Cette construction a connu deux périodes bien distinctes, celle où les matériaux étaient disponibles mais en début d’ascension et l’actuelle se caractérisant par une inflation de produits aux coûts exagérément relevés. Ceci fera dire au conducteur de l’entreprise ETB activant sur les lieux : “Au début ,on parvenait à réaliser 03 dalles par mois, mais suite aux incessants renchérissements, nous n’arrivons à couler qu’une seule dalle en 20 jours”.

Ceci, précise-t-il, malgré un renforcement en main-d’œuvre de 25 ouvriers rémunérés à raison de 450 DA/jour, et l’emploi de 4 maçons pour un régime de travail à la tâche. Ce chamboulement de taille, marqué d’une part par des rehaussements successifs des prix du ciment, du fer de type 12, 14 et trier à souder, et d’autre part de fréquentes ruptures des approvisionnements, a suscité des craintes quant à la livraison du projet dans les délais. Le projet de construction des 50 logements en LSP de Trik El Hemam est le 5e du genre retenu sur Lakhdaria, à côté de ceux de Tizi L’Bir, Kerssis, Hemana-centre et du marché hebdomadaire.

C’est un ensemble de 5 blocs, où les travaux ont avancé au 5e et dernier étage pour certains et seulement à 3 et 4 dans d’autres ; ces cinq surélévations de 10 étages chacune ne connaîtront pas une même consistance intérieure puisque les parties B, C et E seront séparées en F3, la A et la D seront aménagées en F4. Avec la remise en état de marche des cimenteries du centre, le rythme de travail aurait repris sa cadence habituelle selon le chargé du suivi du chantier qui se “précipitera” toutefois d’ajouter : “Ce retour à la normale ne signifie pas que le ciment a baissé, il est disponible d’accord, mais les prix fluctuent entre 640 et 740 DA”.

A. Chérif

Lakhdaria/Recensement 2008

Lakhdaria/Recensement 2008L’opération suit son cours

L’opération appelée RGPH, Recensement général de la population et de l’habitat, a débuté comme partout ailleurs sur le territoire national le 16 avril et s’allongera jusqu’à la fin du même mois.

Pour mener à bien cette tâche ô combien méticuleuse, de par les exigences qu’elle nécessite notamment dans la précision d’enregistrement de la composante des familles, la préparation du recenseur au travail de contact et la discrétion absolue quant à la non-divulgation des renseignements acquis. L’APC de Lakhdaria a mis tous les moyens nécessaires pour répondre efficacement à cette entreprise.

Ainsi, 80 districts ont été créés sur toute l’étendue de la circonscription où activent 80 recenseurs, 10 suppléants et 15 contrôleurs, ces derniers ont subi pour la circonstance une formation de 10 jours au niveau de l’APC.

“Cet important effectif, expliquera le secrétaire général de l’APC, a été déployé à travers les 80 districts que compte Lakhdaria, dont les agglomérations urbaines et éparses”.

“Le plan de travail, précisera-t-il, a été tracé en fonction des implantations situées en zones rurales et urbaines, où il est dénombré à Lakhdaria 21 agglomérations éparses, 11 secondaires et 48 dans la partie urbaine”.

Toujours dans l’organisation de la tâche, les recenseurs se réunissent très tôt le matin au siège de l’APC et se déplacent vers les lieux programmés par les moyens de transport mis à leur disposition par l’autorité de la commune.

Aussi, une remarque et pas des moindres : 85% de l’effectif employé vient du milieu universitaire et 15% sont d’anciens recenseurs, mais globalement le sexe féminin est à hauteur des 70% de l’ensemble des employés, ceci sans doute pour ne pas créer de “gêne” dans les foyers où le “tuteur mâle” n’est pas présent.

Parmi le personnel mobilisé pour ce rendez-vous, figurent 4 fonctionnaires délégués de l’APC, dont deux diplômés ingénieurs, un statiticien et un urbaniste.

“Déjà au 8e jour du début de l’opération, on a recensé 60% de la population. D’ici peu on terminera le travail bien avant la date limite”, ajoute avec satisfaction le SG de l’APC.

Mais tout ne se passe pas à merveille car dans l’exécution de cet acte, le recenseur n’accède pas toujours facilement aux renseignements voulus lors de visites qu’il effectue que ce soit en zone rurale ou urbaine : certains foyers pour une raison ou une autre refusent l’entrée de leur domicile.

Ceux-ci s’imaginent que le fait de permettre aux agents de noter certains détails sur leur questionnaire pourrait par la suite entraîner des taxations sur notamment le nombre de téléviseurs, de postes informatiques et d’autres objets de valeur. Et tout cas, dira encore le responsable de l’APC, “nous avons enregistré ici et là des refus, mais sans toutefois manquer de les recenser”. Et d’enchaîner : “Aucun écrit n’oblige quiconque à contrarier le vœu du citoyen”.

A. Chérif

Olympiades locales des métiers

Edition du 29 avril 2008 > elwatan

Une activité printanière

La salle omnisports qui abrite cet événement important fait penser, par les intenses activités qui s’y développent, à une ruche au printemps.

Les compétitions pour la sélection des lauréats qui iront prochainement représenter la wilaya de Bouira aux olympiades régionales des métiers se déroulent depuis samedi dans un climat de rivalité qui n’exclut nullement l’esprit de camaraderie. A cet égard, la salle omnisports qui abrite cet événement important fait penser, par les intenses activités qui s’y développent, à une ruche au printemps. Et que seraient donc ces jeunes filles en tablier d’un blanc immaculé qui, un rouleau à pâtisserie, une paire de ciseaux, un crayon ou une règle à la main, ces jeunes hommes dans leurs différentes combinaisons bleues, grises ou blanches, sinon des abeilles en train de faire leur miel ? Ici, deux jeunes apprenties du CFPA de Lakhdaria, penchées studieusement sur un patron, tentent de dégager les contours de l’article féminin qui sortira de leurs mains habiles ; là, trois autres non moins appliquées, appartenant au CFPA d’Aghbalou, peignent avec passion sur des tissus en soie sous l’œil attentif de leur prof, véritable artiste en la matière. Plus loin, trois stands réservés au CFPA de Lakhdaria et de Bouira (Malika Gaïd et Nada, un établissement privé) rivalisent d’ingéniosité pour présenter les plus beaux gâteaux traditionnels devant un jury. La photographie, la coiffure pour femme, le dessin, la poterie, la bijouterie, les activités pédagogiques pour petits enfants représentant différents centres de formation de la wilaya parient sur leur savoir-faire exceptionnel pour décrocher un billet pour les olympiades régionales. Dans la cour, une effervescence digne des grands ateliers règne sous le soleil du plus beau et plus doux mois de l’année accrochant le regard des passants. La maçonnerie, la menuiserie, la soudure, la plomberie, la peinture, les métiers de carreleur, plâtrier, faïencier, les installations sanitaires et gaz, tout le savoir-faire enseigné patiemment dans les centres de formation comme ceux de Kadiria, Raffour, Haïzer, Aïn Bessem, Bechloul, etc. se déploient en pratique sous le regard connaisseur d’un jury animé par l’esprit d’équité, car, dans ce travail d’évaluation, il s’agit de faire ressortir le mérite de chacun d’après ce qu’il aura su faire. Et ces activités déployées tous azimuts semblent un prélude à celles qui assurent le développement du pays de demain.

Ali D.

elwatan

Après la periode hittiste, l’ere des harragas

Le phénomène a pris de l’ampleur
Après le hittisme… le harraguismeA

Ces derniers temps, l’on assiste au phénomène de l’exil volontaire vers des horizons nouveaux, non pas guidé par l’envie de la découverte, mais par le ras-le-bol de la vie quotidienne sans attrait.

Voilà ce que pense une grande partie de la population (des jeunes en particulier) qui s’est rendue compte de la morosité des jours qui se suivent et se rassemblent étrangement depuis le 5 juillet 1962.

Pourquoi cet exil volontaire ? C’est la question clé que doivent se poser justement nos instances dirigeantes qui semblent avoir l’esprit ailleurs… sûrement à l’horizon 2020. Cette fièvre du départ massif nous renseigne sur le fait que l’Algérie vit une profonde situation chaotique laquelle se lit sur le visage de cette jeunesse malheureuse désabusée et exclue des grands projets que connaît le pays, une jeunesse qui souffre en se sentant ignorée. L’exclusion !

Voilà justement ce que ressent le jeune algérien adossé au mur de l’indifférence, sans travail et sans ressources, sans loisir et sans aucune perspective d’avenir. Franchissant le cap de la trentaine d’années, un âge où il devait fonder un foyer, notre jeune a perdu la notion du temps et l’espoir avec. En fait, il n’espère plus rien depuis qu’il a a pris conscience de son existence vide. Ce jeune vit la misère du martyr et ne connaît aucune joie de celui qui vit. Donc, il a fait son mea culpa et n’attend plus rien. Par conséquent, il ne songe qu’à partir.

Partir n’importe où… même en enfer. Par le suicide. Et il pense effectivement que la vie en enfer est préférable à la vie en Algérie. Mais, comment sommes-nous donc arrivés à connaître ce chagrin à grande échelle justement au moment où l’économie nationale se porte bien grâce à une conjoncture favorable qui, hélas ! Ne saurait durer éternellement. Il paraît désormais que cette fortune subite ne fait pas le bonheur du peuple algérien puisque seuls les riches en profitent de l’aubaine… comme toujours d’ailleurs.

Pourtant, nos hittistes, devenus des harragistes, ne demandent qu’à vivre dignement sur leur terre natale, à la force de leurs bras et à la sueur de leurs fronts. Ils veulent que l’Etat jette un regard dans leur direction, qu’il s’occupe d’eux et qu’il prenne leurs doléances au sérieux en ne les obligeant pas à chercher sous d’autres cieux ce que leur pays leur refuse bêtement. Pour ces jeunes exclus, l’entrée de l’Algérie à l’OMC ne constitue pas une performance, s’offrir une place au Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas un succès, l’horizon 2020 est extrêmement loin et que le 3e mandat n’est que la continuité de la misère pour eux.

Ces jeunes ne votent pourquoi devraient-ils se donner cette peine ? Que doivent-ils récolter en retour ? Ils se savent considérés comme la deuxième roue de la brouette. Voilà le mal qui ronge l’Algérie profonde… Cette Algérie que ne montre pas la télé.

Ces Algériens là savent parfaitement que “ces belles choses réalisées par des étrangers sont exclusivement réservées à ces mêmes étrangers qui viennent uniquement en Algérie pour reprendre leur argent et repartir ensuite.

Il s’en va dans la nuit noire, à bord d’une embarcation de fortune.

Il y a une grande part de vérité ici. Ces jeunes, quoique réduits à l’ignorance et à suivre les cours d’une école sinistrée, sont conscients des enjeux de l’heure. Ils sont issus d’un milieu révolutionnaire qui a combattu avec foi pour libérer le pays et ils n’hésiteront pas une seconde pour suivre le chemin de leurs aînés si la patrie est en danger. Ces harragistes ne détestent pas leur pays.

Qui est leur sang et leur chair… Et si aujourd’hui ils décident de le quitter, ils le font la mort dans l’âme. Ce jeune s’en va le cœur brisé et les larmes aux yeux en laissant derrière lui tous les êtres chers qu’il ne reverra sans doute plus jamais sur cette terre de misère. Il s’en va dans la nuit noire, à bord d’une embarcation de fortune, affronter la mer et ses vagues tumultueuses en priant le ciel que celle-ci ne chavire pas. ll jette un dernier regard vers les récifs, imaginant son enfant qui dort dans le berceau, le regard larmoyant de sa femme, de ses parents et des frères et sœurs.

N’est-ce pas cruel ? Si par malheur l’embarcation se retournait, il se retiendra de crier au secours, préférant mourir rapidement que d’être ramené sur la côte pour mourir lentement après avoir être jugé tel un criminel. N’est-ce pas injuste ?

Oui ! C’est injuste et pénible à la fois. Dans un pays où l’on applique une politique sociale équitable, l’Etat protège justement les couches les plus démunies, ainsi que les veuves et les orphelins en leur octroyant des avantages sociaux et c’est les couches aisées qui paient l’impôt sur la fortune. Malheureusement, nous sommes encore loin de ce niveau de civisme sachant toutefois que la justice sociale absolue n’existe nulle part en ce monde.

Si par malheur l’embarcation se retournait, il se retiendra de crier au secours.

Néanmoins, concernant notre pays, l’Etat devrait revoir sa copie sociale et d’y apporter des changements conséquents pour améliorer le niveau de vie des citoyens démunis en les exonérant par exemple de la facture d’électricité, d’accorder la gratuité du transport pour leurs enfants scolarisés, de leur venir en aide durant les périodes cruciales (Aïd, rentrée des classes…) sans oublier l’octroi des allocations familiales à tous les enfants algériens en âge de les percevoir.

Ceux-ci doivent être égaux en droit et en devoir. Il est clair que beaucoup d’Algériens vivent sous le seuil de la pauvreté et l’Etat se doit de leur venir en aide et de réparer cette injustice qui prend des proportions alarmantes. Sur un autre chapitre, des solutions existent pour redresser la situation. Il suffit d’y songer avec 2 milliards de dollars nous pouvons créer 250 000 emplois permanents, des emplois productifs et producteurs de richesses, loin de la méthode Ansej qui aura montré ses limites en favorisant surtout le fast-food, le taxiphone, travail individuel en passant par le cybercafé. Nous devons regarder la réalité en face pour comprendre que la mauvaise gouvernance a engendré une catastrophe énorme.

Donc, arrêtons les dégâts et investissons dans l’homme qui demeure véritablement l’outil le plus rentable et le plus sûr pour l’heure, il faut stopper le phénomène harraga, qui prend de l’ampleur, déjà qu’une partie de notre élite a décampé en laissant un vide effrayant. Retenons jeunes hittistes. Car semblable à une veine coupée, la nation se vide peu à peu de sa substance essentielle et de vitalité.

Mohand Arab Boughide, poète-écrivain.

alimentation de cinq communes en eau potable

Visite de travail de Sellal à Bouira
Une enveloppe pour alimenter cinq communes en eau potable

Abdelmalek Sellal, le ministre des Ressources hydriques, était en visite de travail hier à Bouira. Le barrage Koudiat Aserdoun, dans la commune de Malla, a été le premier chantier visité par le ministre.

Il y constatera un taux d’avancement des travaux de 98%. Les explications qui lui seront fournies sur place par les responsables locaux justifieront le retard accusé par le chantier.

Il sera ainsi question des problèmes de glissement de terrains, de la difficulté de sécuriser le site lors de la décennie noire, de la réticence des entreprises pour la réalisation de l’œuvre et du tremblement de terre de Boumerdès. Soulignons à ce propos que Koudiat Asserdoun a été réalisé de façon à résister à une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter.

Cela étant, il sera affirmé au ministre que Koudiat Aserdoun engrangera l’eau à compter du mois de septembre prochain. Le premier responsable du secteur invitera les responsables de l’entreprise canadienne Lavallin, chargée du raccordement en au potable, à accélérer la cadence et ne pas dépasser le délai de juillet 2009. Après Koudiat Asserdoun, le cortège ministériel se rendra à Tilisdit, un autre barrage dans la commune de Bechloul, où le ministre insistera auprès des responsables locaux pour que les 12 communes de l’est et du sud-est soient alimentées en eau potable avant le mois de juillet, chose qui sera faite une fois le barrage de Tichihaf, à Akbou, raccordé à celui de Tilisdit. Des travaux estimés à 557 milliards de dinars. A noter que pour alimenter cinq communes de la région Est en eau potable une enveloppe de 100 milliards de dinars a été débloquée dans le courant de l’année. La station de pompage du barrage a été aussi au centre de l’intérêt de monsieur Sellal. En phase d’achèvement, la capacité de pompage de la station est estimée à 74 000 m3/jour.

Hafidh B.

ddkabylie

Les Agglomérations secondaires de Beni-Amrane

Beni Amrane
Un douar à l’abandon au motif de l’insécurité

De nombreuses agglomérations secondaires de Beni-Amrane, situées au sud-est de Boumerdès, accusent un énorme retard en matière de développement. Tant à Ath Saïd qu’à Debargha, les axes routiers sont dans un état de dégradation. Entamés il y a quelques années, les travaux de revêtement des routes desservant ces douars vers le chef-lieu de la commune n’ont pas été achevés.

Certaines sources évoquent, à ce sujet, les aléas de l’insécurité. Les habitants, eux, se sentant oubliés par les pouvoirs publics. “Cette zone d’habitation n’est pas une priorité pour la wilaya”, fulminent des villageois. Nos enfants sont confrontés par conséquent au problème du manque de transport, ajoutent-ils avec tristesse… On parcourt plus de 2 km à pied, avant d’arriver à l’arrêt des fourgons aménagés. Déplacements éreintants, coûteux pour les potaches. La scolarité des enfants est entravée aussi par l’insuffisance des cantines au niveau des établissements scolaires. Sur 15 écoles primaires que compte la commune, seules quatre sont dotées de réfectoire, a-t-on signalé.

Le manque d’eau, les coupures fréquentes d’eléctricité, le non-raccordement au gaz de ville sont, d’une manière récurrente, les autres sujets de mécontentement dans cette contrée. Ceux qui sont restés là n’ont sûrement pas eu les moyens d’aller vivre ailleurs, soutient un groupe de jeunes d’Ath Saïd. On attend la réalisation de ces plans de développement communaux dont les pouvoirs publics parlent, chaque année.

S. H.

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