kamikaze a la moto contre l’armée a Lakhdaria

Un convoi de l’armée nationale a été ciblé, mercredi 23 juillet, par un attentat kamikaze à la sortie-est de la ville de Lakhdaria, dans la wilaya de Bouira, a appris toutsurlalgerie.com de source sécuritaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’attentat, qui s’est produit à 6h30 du matin, a fait au moins dix blessés parmi les militaires. Les blessures seraient légères. Le Kamikaze est mort sur le coup.

L’attaque été perpétrée par un kamikaze qui était à bord d’une moto de type grosse cylindrée. Selon notre source, l’auteur de l’attentat, dont l’identité n’a pas été révélé, a dirigé sa moto contre un camion qui faisait partie du convoi militaire ciblé. On ignore comment il a actionné sa bombe. C’est la première fois que des terroristes utilisent une moto dans une attaque suicide. Le convoi militaire se dirigeait vers les monts de Lakhdaria pour participer à une opération de ratissage contre des groupes terroristes du GSPC.

Cet attentat intervient alors qu’une visite du président Bouteflika est annoncée dans les prochains jours dans cette région où il est attendu pour l’inauguration d’un viaduc faisant partie du projet d’autoroute est-ouest.
Par ameziane athali le 23/07/2008 à 13:05
Toutsurlalgerie.com

Lakhdaria, attentat kamikaze contre un convoi de l’ANP
13 militaires blessés dont 4 grièvement

Matinée d’horreur à Lakhdaria, 45 km au nord-ouest de Bouira, où un attentat suicide a fait, selon certaines sources, près d’une quinzaine de blessés dont au moins quatre grièvement.

Hier, vers 7h, les habitants de l’ex-Palestro ont été arrachés de leur sommeil par une forte déflagration. Un convoi de l’ANP venait d’être ciblé, à l’entrée ouest du centre urbain précité par un attentat kamikaze. Mais une telle information ne fut confirmée, hier, après des recoupements, qu’en milieu de journée. Conduisant une moto piégée le kamikaze, non identifié à l’heure où nous mettons sous presse, a foncé sur un camion bourré de soldats de l’ANP, empruntant ledit- axe routier à ce moment précis. Le véhicule militaire a dérapé sous le souffle de l’explosion qui s’en est suivie. Joint par téléphone, un riverain n’a pas trouvé les mots pour témoigner de ce cauchemar. Mais il a dit avoir vu juste après, des renforts de policiers et de nombreuses ambulances affluer vers le lieu du drame. Certaines sources avancent le chiffre de 13 blessés dont quatre grièvement suite à cette attaque kamikaze. D’autres ont précisé que huit militaires ont été mortellement atteints par les éclats de la moto piégée.

Certaines victimes ont été évacuées a-t-on ajouté, vers une structure sanitaire spécialisée de la périphérie. La forte déflagration a fait voler en éclats les vitres des locaux avoisinants.

C’est le troisième attentat-suicide planifié en moins d’une année par les commanditaires de l’islamisme armé dans cette circonscription. Entre le 11 juillet et fin septembre 2007, deux attaques meurtrières similaires perpétrées l’une contre la caserne de Lakhdaria jouxtant l’usine de l’ex-Snic et l’autre sur l’intersection voisine de Bourabache, avaient fait, au total, 11 morts et 34 blessés dont trois grièvement. Du 11 avril 2007 date de l’attentat-suicide contre la Palais du gouvernement à la dernière attaque kamikaze du 29 janvier 2008 à Thénia, l’on dénombrait, au total plus de 180 morts et des dizaines d’autres blessés. Juste après, les hordes islamistes ont subi, suite à la riposte des services locaux de sécurité de cuisantes défaites particulièrement en Kabylie. Près d’une centaine de terroristes abattus dont de nombreux émirs de l’ex-GSPC, en plus du démantèlement d’une dizaine de réseaux de l’islamisme armé.

Mais la bête immonde profite, c’est un euphémisme de le rappeler, de la moindre occasion pour frapper.

Salim Haddou

Grogne chez les agents de sécurité de Lakhdaria

  • Lakhdaria
    Des agents de sécurité protestent devant le cabinet du wali

Près d’une centaine d’agents de sécurité, chargés de la surveillance des radars de Bouzezga, dans la commune de Lakhdaria ont observé hier, un sit-in devant le cabinet du wali en signe de protestation contre les conditions de travail qu’ils jugent lamentables. Ces employés d’Algérie Telecom rencontrés sur les lieux de la protestation, contestent les conditions socioprofessionnelles dans lesquelles ils évoluent. Ils nous apprendront ainsi qu’ils perçoivent juste une fiche de paie. Ce document officiel, affirment les protestataires, porte la mention célibataire même pour un agent âgé de 70 ans. En plus affirment toujours les protestataires, ils n’ont droit ni à un titre de congé ni à une attestation de travail. A souligner que ces agents de sécurité avaient été des Patriotes avant d’intégrer Algérie Telecom. D’ailleurs quelques-uns d’entre eux portent toujours des balles dans leur corps, et ils doivent affronter cette situation dramatique avec une modique somme avoisine les 16 000 dinars par mois.

Djamel M

dd kabylie

L’attentat de Béni amrane vu par le caricaturiste Dilem

souvent le coup de crayon de Dilem ( quotidien Liberté ) vaut mille discours !

L’attentat de Béni-Amrane vu de France

L’attentat de Béni-Amrane dans les colonnes de la presse française

par L’un De Nos Correspondants A Paris: S. Raouf

« Parisienne» et «provinciale», la presse française rend compte dans son ensemble de l’attentat de Béni-Amrane, qui a causé la mort de l’ingénieur de la société française Razel, première victime française depuis 1994.

Quasiment tous les quotidiens se sont contentés d’un traitement factuel en reprenant les dépêches d’agences. Seuls Libération et Le Figaro sont allés au-delà du récit circonstancié. Le premier s’est livré à un commentaire sur la signature du forfait, alors que le second s’est attaché à le lire à la lumière du contexte interne.

Non revendiquée jusqu’à mardi en fin de journée, l’attaque de Béni-Amrane n’en était pas moins «signée», selon le journal de gauche. Longtemps caisse de résonance du camp du «qui tue qui» en Algérie, Libération y voit la main des irréductibles islamistes.

«Le mode opératoire, la cible portent la marque d’Al-Qaeda au Maghreb islamique, dont le noyau dur reste le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), surtout implanté dans l’est du pays», fait remarquer le journal.

En s’attaquant pour la seconde fois en l’espace d’un semestre à l’entreprise des travaux publics Razel, Al-Qaeda «a clairement affiché son intention de « bouter » hors du Maghreb les colonisateurs français et espagnols». Une allusion à une récente déclaration du numéro deux d’Al Qaeda, Ayman Al Zawahiri, qui promettait de «nettoyer le Maghreb islamique des fils de la France et de l’Espagne».

Dans un autre article de cadrage, Libération s’essaye à une explication de l’offensive djihadiste en Afrique du Nord. De la Tunisie à la Mauritanie en passant par l’Algérie et le Maroc, les enlèvements succèdent aux attentats sur fond de menaces régulières contre les «mécréants» occidentaux et «leurs alliés, les pouvoirs impies» de la région.

Empruntant à une lecture de spécialistes de la mouvance radicale, le journal parisien y voit la conséquence d’un changement de tactique chez les stratèges d’Al Qaeda. «Confrontés à un début de débandade en Irak, certains jihadistes maghrébins ont préféré rentrer clandestinement au pays pour y mettre en oeuvre leur savoir-faire». D’autant que «le potentiel de mobilisation causé par la guerre» de George Bush en Irak «reste fort auprès de la jeunesse maghrébine».

Une telle lecture est, au demeurant, partagée par des officiels maghrébins. Voici quelques semaines, le ministre algérien de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, soulignait, à grands traits, l’influence du contexte proche-oriental – Irak et territoires palestiniens – sur l’imaginaire de la jeunesse maghrébine.

Dans un registre similaire, Le Figaro (d’obédience droite) observe que l’attentat de Béni-Amrane, ajoutés, à quelques jours d’intervales, à ceux de Cap Djenet et de Bordj El-Kifan, constitue bien une «offensive, la plus importante depuis six mois».

« Les radicaux armés déclenchent leur nouvelle vague de terreur en tentant de donner un retentissement international à leurs actions (…) les djihadistes d’Al Qaeda frappent dans les zones où ils restent bien implantés quinze ans après le déclenchement de l’insurrection armée du FIS. Ils tentent aussi d’atteindre des cibles dans la capitale où les modes opératoires sont beaucoup plus délicats».

A la différence de Libération, Le Figaro aborde le sujet en élargissant sa grille de lecture. «La recrudescence des attentats survient également dans un climat d’incertitude politique, sur fond de guerre de succession au sommet de l’État», allusion à la proximité de la présidentielle d’avril 2009.

«A dix mois de la fin du second mandat présidentiel, la question est loin d’être tranchée» au sommet du pouvoir. «Dans la hiérarchie militaire, de vives réticences commencent à se manifester» contre un troisième mandat de Bouteflika, «en raison d’une « réconciliation nationale » qui, au fil du temps, a pris des allures de reddition de l’État face à l’islamisme».

Premier support économique hexagonal, le quotidien «Les Echos» se fait l’écho d’une communauté d’affaires française «choquée» mais qui se garde de basculer dans la panique. Le journal ne relève chez les entreprises françaises à pied d’oeuvre dans le marché algérien aucune volonté de partir comme au plus fort de la décennie sanglante. Tout au plus, elles décident de se protéger au moyen de «mesures de sécurité drastiques».

le quotidien d’oran

l’explosion d’une gare en Algérie, reportage

Deux explosions qui ont eu lieu dans une gare ferroviaire à l’est d’Alger ont fait des victimes multiples, dimanche. Les algériens ont condamné les attentats et appelé les autorités en charge de la sécurité de s’occuper fermement des terroristes.

Said Jameh à Alger a contribué à ce reportage – 09/06/08

Un policier algérien garde un point de contrôle à proximité du site de l’explosion du 8 juin, dans la gare de Beni Amrane. L’attentat a tué douze personnes, dont des pompiers et des soldats.

Deux bombes ont explosé, dimanche 8 juin, dans la gare de Beni Amrane dans la wilaya de Boumerdès, tuant douze personnes, dont cinq pompiers, des soldats, un ingénieur français et son conducteur algérien.

La première explosion a eu lieu aux environs de 17 heures 10, lorsqu’une bombe placée sur le côté droit de l’autoroute RN5 – menant vers Alger – a été actionnée à distance. Le Gouvernement a officiellement confirmé qu’un employé de l’entreprise de génie hydraulique française Razel, dont l’identité n’a pas encore été révélée, ainsi que son conducteur Sayed Samir, natif de Lakhdaria, sont morts dans leur Renault Megane.


Une seconde bombe a explosé 15 minutes plus tard à l’extérieur de la gare, près du cimetière des martyrs. Des sources disent que ce sont environ une douzaine de policiers et de pompiers qui ont été tués par l’explosion, alors qu’ils intervenaient sur le premier attentat. Des officiels ont déclaré à Magharebia que le bilan final des victimes décédées sera modifié par les notifications des plus proches parents des personnes disparues.

El Watan rapporte que les personnels de la sécurité qui ont rapidement encerclé les sites des explosions ont trouvé et sont parvenus à désamorcer un autre dispositif explosif. Le trafic a été interrompu pendant des heures, en raison de l’établissement d’un cordon sécuritaire.

Il n’y a pas eu de revendication concernant les deux explosions de dimanche. C’est malgré tout la seconde fois que l’entreprise d’ingénierie française Razel est visée par un attentat terrostite. L’Organisation Al Qaida au Maghreb islamique avait revendiqué la première attaque, en septembre dernier. Trois employés de Razel, un conducteur et cinq policiers en escorte avaient été blessés lorsqu’une bombe avait explosé à proximité de leur véhicule, dans la zone de Koudiet Asaserdoune de Lakhdaria.

Après l’annonce des attentats, dimanche soir, le Président français Nicolas Sarkozy a assuré au Président Abdelaziz Bouteflika son « soutien indéfectible dans sa lutte déterminée contre le terrorisme ».

« Mes pensées… vont au peuple et aux autorités de l’Algérie, qui luttent contre le fléau du terrorisme avec courage et détermination. Leur combat est aussi le nôtre », a déclaré Bernard Kouchner, Ministre français des Affaires Etrangères.

L’attentat de la gare est le troisième en cinq jours et le second à mettre en oeuvre des explosions presque simultanées.

Deux personnes sont mortes mercredi dernier lorsqu’un kamikaze s’est fait exploser à l’extérieur d’une caserne militaire située à Bordj El Kiffan (à 25 km d’Alger), peu de temps après qu’une bombe actionnée à distance ait créé la distraction, en explosant devant un café, à proximité du site. Le jour suivant, un explosif, posé en bord de route, tuait six soldats à Cap Djinet près de Dellys, dans la wilaya de Boumerdès.

Suivant ces récents attentats, la presse locale a confirmé que la sécurité avait été renforcée dans la région, notamment dans la zone forestière de Takhoukht.

Selon l’expert en sécurité Mouloud Morchedi, interrogé par Magharebia, cet attentat « fait partie du plan mis en place par l’Organisation Al Qaida au Maghreb Islamique pour revenir à la confrontation, après que l’Organisation ait été acculée par les services de sécurité, en raison des opérations de ratissage effectuées par les forces armées qui ont été menées pendant une année entière contre ses forteresses établies dans les régions de Kabylie, de Batna, et de Tabsa ».

Les officiers en charge de la sécurité ont également mis à mal le mouvement terroriste en en tuant, ces derniers mois, des figures importantes, ajoute Morchedi.

Il remarque que l’escalade des attentats coïncide avec le retour de l’été, saison où laquelle plus de deux millions d’expatriés algériens reviennent dans leur pays natal pour rendre visite à leurs familles.

Les attentats ont aussi eu lieu à la veille de l’Exposition Internationale algérienne, à laquelle de nombreux pays européens et les Etats-Unis devraient participer. L’expert ajoute qu’Al Qaida a publié – sans grand effet – des commentaires sur Internet visant à effrayer les entreprises étrangères et à les renvoyer du marché algérien.

Les algériens ont condamné les attentats et ont appelé les services de sécurité à s’occuper avec fermeté des terroristes.

Lorsque j’entends de telles nouvelles, j’ai l’impression que l’avenir reste incertain », dit Reda, qui travaille dans un cybercafé. « Nous perdons parfois espoir, parce que nous pensions que la crise était terminée depuis trois ou quatre ans ».
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Au moins huit membres de la sécurité blessés dans les dernières violences en Algérie

2008-04-20

Chakib Lounis s’accorde avec Reda sur les mesures de rétorsion à l’égard des responsables de ces récents attentats.

« L’Algérie devrait appliquer la peine de mort à tous ceux qui sont impliqués dans ces actes criminels, » dit-il.

Addendum: Le Gouvernement algérien a réfuté, lundi 9 juin, les informations publiées par la presse locale et internationale selon lesquelles 12 personnes auraient été tuées par l’effet de deux explosions simultanées à Beni Amrane.

Le Ministère de la Défense Nationale a affirmé que l’attentat de Beni Amrani a fait deux victimes seulement, l’ingénieur français Pierre Nowacki et son conducteur algérien Syed Samir, après qu’ils aient heurté une bombe actionnée à distance et posée sur le bord de la route, tandis qu’un agent de la sécurité et un pompier seulement ont été blessés lors de la seconde explosion.
Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.

Les rumeurs sur l’attentat à Bouira


Les rumeurs les plus folles ont circulé hier
Reuters, Al Jazeera, TF1… “organisent” un attentat

Une information faisant état de 20 morts suite à un attentat terroriste, qui aurait été perpétré au niveau de la gare routière de Bouira, a été donnée hier dans l’après-midi par l’agence Reuter.

La même information sera reprise par, notamment, la chaîne Al Jazira, tristement spécialisée en la matière, qui ne ratera pas l’aubaine de la donner en boucle. TF1 leur emboîte le pas avec l’intervention d’un “correspondant” à Alger. C’est d’ailleurs ce matraquage ‘’perpétré’’ par cette chaîne, domiciliée à Londres, qui sèmera inquiétude et peur parmi la population de Bouira.

Cette peur est d’autant plus justifiée que la triste information est tombée au lendemain du double attentat terroriste perpétré à Béni Amrane dont la société française Razel a été la cible. Notre bureau à Bouira sera aussitôt ‘’pris d’assaut’’ par des coups de téléphone plus alarmés les uns que les autres.

Après avoir constaté, de visu, qu’aucun attentat n’avait été perpétré au niveau de la gare routière, nous nous rendrons ensuite au niveau de l’ancienne gare routière pour faire le même heureux constat qui démentira définitivement l’information de Reuter. Mais ce n’est pas pour autant que le doute se dissipera, nous avons tout de suite pensé que Reuter se serait trompé de localité et qu’un attentat aurait pu avoir lieu dans une quelconque région de la wilaya de Bouira.

Pour en avoir le coeur net nous nous rapprocherons des services de sécurité qui seront catégoriques : aucun attentat n’a été enregistré à travers les territoires de la wilaya, du moins jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse. Aux environs de 16 h, les services de la wilaya démentiront ‘’le scoop d’Al Jazira’’ à travers une équipe de l’ENTV qui s’est déplacée à la gare routière où est censé avoir lieu le double attentat pour filmer le traintrain habituel et bon enfant de la gare de Bouira. Une demi- heure avant, c’était une équipe de la chaîne Al Arabia qui a été dépêchée sur les lieux pour constater et filmer une gare routière vaquant à ses occupations habituelles. Pour finir et dans le même ordre d’idées nous apprenons d’une source proche de la sécurité que le double attentat terroriste d’avant-hier perpétré à Beni Amrane, dans la wilaya de Boumerdès, a fait 02 morts.

Anzar O
depeche de la kabylie

La France joue la carte de la prudence


APRÈS LA MORT DE L’INGÉNIEUR FRANÇAIS DANS L’ATTENTAT DE BÉNI-AMRANE
La France joue la prudence

La France se repositionne par rapport à l’Algérie et joue la carte de la prudence, doublée de réalisme. En affirmant qu’aucune consigne de sécurité ne sera diffusée suite à la mort d’un ingénieur français travaillant pour Razel, dans l’attentat de Béni-Amrane, Bernard Kouchner reconnaît que les intérêts économiques priment sur les considérations purement sécuritaires.
Nawal Imès – Alger (Le Soir) – Le chef de la diplomatie française, qui a affirmé hier que l’Algérie était «un pays dangereux puisqu’il y a eu cinq attentats en quelques jours», a néanmoins ajouté que «c’est un pays où nous devons travailler, c’est un pays où nous travaillons, où les rapports commerciaux, amicaux, sont évidemment très importants, et il faut les développer». Une déclaration en direction des entreprises françaises qui, il y a quelques mois, avaient été prises de panique suite à la diffusion d’un communiqué du GSPC qui promettait de s’en prendre aux intérêts français en Algérie. Son appel n’a visiblement pas été entendu puisque l’entreprise française de BTP Razel a rappelé en France les trois autres Français qui travaillaient sur un chantier de réparation du tunnel ferroviaire de Lakhdaria. «Nous venons de décider que les trois autres Français qui travaillaient sur le chantier prendraient aujourd’hui même l’avion pour Paris. Nous ferons avec eux le point de la situation et nous verrons si nous pourrons renvoyer du personnel français. Pendant un certain temps, le chantier peut fonctionner sans personnel français», a déclaré à l’AFP Jean-Marie Sifre, directeur de la communication de l’entreprise. Interrogé sur d’éventuelles directives adressées aux ressortissants français au lendemain de l’attentat, le ministre des Affaires étrangères français a indiqué pour sa part que «non, il faut évidemment être prudent, il ne faut pas être seul, mais il n’y a pas de consigne particulière». Mais la décision revient, évidemment aux entreprises. Kouchner, qui avait quitté Alger vendredi après la tenue de la conférence des pays méditerranéens, a expliqué que «quand on en parle aux responsables algériens, au président Bouteflika, ils sont déterminés à poursuivre, ils se battent contre ce que l’on croit à chaque fois être le dernier attentat. Ces attentats ne sont pas revendiqués et les groupes islamistes dans la mouvance d’Al-Qaïda sont très surveillés ». Réagissant par le biais d’un communiqué juste après l’attentat, Kouchner avait déclaré : «Je viens d’apprendre le double attentat qui a endeuillé l’Algérie en causant la mort de plusieurs personnes, dont un ressortissant français. Je veux dire mon sentiment de révolte et ma condamnation absolue face à cette violence terroriste aveugle que rien ne peut justifier. Mes pensées vont aux familles et aux proches des victimes, si cruellement et injustement frappées. Elles vont aussi au peuple et aux autorités d’Algérie, qui combattent avec courage et détermination le fléau du terrorisme. Leur combat est aussi le nôtre.» C’est la deuxième fois en moins d’une semaine qu’il soutenait l’Algérie dans son combat contre le terrorisme puisque mercredi dernier et à la veille de son déplacement à Alger, il réaffirmait sa solidarité aux autorités algériennes, quelques heures après les deux attentats kamikazes à Bordj-El-Kiffan. «J’ai appris avec émotion les attentats perpétrés aujourd’hui près d’Alger qui ont fait plusieurs blessés. J’adresse aux victimes l’assurance de toute ma sympathie et je réaffirme aux autorités algériennes toute ma solidarité face à ces actes terroristes inadmissibles», déclarait-il. Cet attentat intervient au lendemain de la conférence des ministres des Affaires étrangères de la Méditerranée consacrée à l’Union pour la Méditerranée et qui a confirmé les réticences des pays de la rive sud à adhérer au projet français. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire après la mort du ressortissant français.
N. I.
LE SOIR D ALGERIE

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