Embuscade meurtrière à Lakhdaria

Samedi 11 Novembre 2006

<b>7 militaires tués et 13 autres blessés
Embuscade meurtrière à Lakhdaria </b>

Cette opération de ratissage avait été lancée par les troupes de l’ANP pour tenter de neutraliser les sections de la phalange El-Farouk, très actives ces derniers mois dans son champ d’action couvrant une zone très large située à cheval entre les wilayas de Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou.

La phalange (katibat) El-Farouk, considérée comme l’une des plus actives du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) à l’échelle nationale, et qui compte les éléments les plus réfractaires à la politique de réconciliation nationale, a encore fait parler d’elle dans la soirée de mercredi dernier en tendant une embuscade meurtrière aux éléments de l’ANP, en opération de ratissage dans les maquis de Beggas, à cheval entre les localités de Lakhdaria (Bouira), Chaâbet (Boumerdès) et Tizi Ghennif (Tizi Ouzou). L’attaque terroriste s’est soldée par la mort de 7 soldats de l’ANP. 13 autres militaires ont été blessés lors de cette embuscade dont 4 sont dans un état jugé critique et transférés à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja, à Alger.
Selon des sources concordantes, les militaires, qui avaient engagé une opération de ratissage dans ces maquis touffus à la suite d’informations faisant état de la présence d’un important groupe armé, avaient été piégés par les terroristes.
Pris en étau par les soldats de l’armée qui avaient réussi à les localiser, les éléments du GSPC, affiliés à la phalange El-Farouk qui écument cette région, auraient donc décidé de passer à l’attaque afin de se frayer un chemin à travers le dispositif mis en place pour les encercler. Passé le moment de surprise, la riposte des militaires a permis de limiter les dégâts. L’accrochage a, selon nos sources, duré plusieurs heures, mais la tombée de la nuit semble avoir facilité la retraite des éléments terroristes armés.
Toutefois, l’opération de ratissage en question s’est poursuivie dans la matinée de jeudi en recourant aux moyens lourds et aux bombardements des zones suspectées abriter ces sanguinaires. Ces derniers, d’après nos sources, n’auraient pas pu forcer le dispositif déployé autour d’eux, malgré l’embuscade meurtrière tendue aux éléments de l’ANP, et seraient donc toujours pris en chasse.
Cette opération de ratissage avait été lancée par les troupes de l’ANP pour tenter de neutraliser les sections de la phalange El-Farouk très actives ces derniers mois dans son champ d’action couvrant une zone très large située à cheval entre les wilayas de Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou.
Cette zone concerne toute la région sud de la wilaya de Tizi Ouzou (Ouadhias, Boghni, Draâ El-Mizan, Tizi Ghennif), l’ouest de la wilaya de Bouira, principalement Lakhdaria, Kadiria, Omar, et l’est de la wilaya de Boumerdès (Chaâbet, Béni Amrane, Ammal). Le nombre d’attentats perpétrés dans cette zone, notamment depuis le référendum sur la Charte pour la paix et la réconciliation, constitue une preuve que cette phalange qui, alignée avec la position de la direction nationale du GSPC, en rejetant l’offre de la présidence de la République, conserve toujours ses capacités de nuisance malgré les actions des différents services de sécurité qui ont neutralisé plusieurs de ses éléments.
Cette phalange était jusqu’à peu dirigée par le sanguinaire “émir” appelé Edekmir, avant qu’il ne soit remplacé depuis quelques mois par Riad Seksou. Il faut dire que tous les “émirs” qui se sont succédé à la tête de cette phalange sont tous issus de la région de Lakhdaria. Par ailleurs, la plupart des éléments qui composent ce groupe des plus violents sont originaires de la ville et des villages de l’ex-Palestro.
À noter que malgré les nombreuses initiatives prises pour ramener à la raison les éléments de ce groupe dans le cadre de la charte, par le biais notamment des familles des terroristes, cette phalange a préféré répondre à sa manière à cette offre de repentance : embuscades, attentats, faux barrages, engins piégés… comme l’atteste ce guet-apens dressé contre les éléments de l’armée.
Tout récemment, c’est un laboratoire de fabrication d’engins piégés qui avaient été découvert au niveau de Ouled Aïssa, localité distante de moins de 8 kilomètres de la ville de Lakhdaria.
Plus d’une quarantaine de bonbonnes de gaz, ainsi que des briquets, des téléphones portables et une quantité de produits chimiques servant à la confection de bombes artisanales (engrais, mastic…), avaient également été trouvés sur les lieux. Cela démontre que ces groupes encore actifs continuent à s’appuyer sur des réseaux de soutien parmi la population qui leur offrent une partie de la logistique dont ils ont besoin.

H. S./A. Debbache
Liberté

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