Rouafaâ, villages de sidi ali Bounab

militaire a lakhdaria17 février 2008 > Régions

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Les villages oubliés de Bordj Menaïel

Le calvaire à Rouafaâ

Rouafaâ est une région englobant plus d’une dizaine de villages du sud de la commune de Bordj Menaïel, à l’est de Boumerdès. Cette dénomination adoptée durant la période qui a précédé l’invasion française de notre pays en 1830, désigne tous les aârchs réunis des villages des hauteurs de Sidi Ali Bounab.

Pour l’histoire, ceux-ci ont mené de rudes combats contre l’occupant français. Aujourd’hui, les habitants de cette région rurale vivent dans un dénuement et une indigence totale. Face à l’enclavement et au sous-développement qui frappent leurs villages, une partie de la population a abandonné ses terres et s’est établie dans les milieux urbains. Le quotidien de la majorité des villageois empire de plus en plus à cause de l’accumulation de problèmes. A ce titre, on note la fermeture, depuis deux ans, de l’école primaire du village Idjlouahen. Un village doté, selon un habitant, d’un centre de soins depuis 1989 mais qui n’a jamais ouvert ses portes. Ainsi, dans ledit village et ceux d’Ighil N’sda, Boumissra, Aït Oumziane et Afir, seules quelques familles continuent d’y vivre. De l’avis d’un enseignant de la région, l’exode rural des années de braise s’est accentué à cause de la misère et de l’enclavement auxquels font face aujourd’hui les habitants de cette région. « Nos écoliers font un parcours du combattant pour rejoindre l’école primaire du village de Tizi n’Ali Slimane, à plus de 3 km de la majorité des villages de notre douar », ajoute-t-il. Selon notre interlocuteur, cette réalité a accentué la déperdition scolaire et dissuade de nombreuses familles à continuer à vivre dans la région. « D’ailleurs, la plupart de ces villages risquent de se vider dans un proche avenir », souligne-t-il. Parmi les problèmes qui rongent cette région, notre interlocuteur note la dégradation de l’état des routes. Quelques axes routiers n’ont pas été bitumés depuis l’indépendance, selon un sexagénaire. A cela, on peut ajouter le manque d’eau potable et ce, malgré l’existence d’une importante source naturelle au village Bouifri. Par ailleurs, et à en croire un habitant de la région, tous les villages précités ne disposent pas d’un réseau d’assainissement, et les habitants font face au calvaire des coupures fréquentes d’électricité. Au village Tizi n’Ali Slimane, la population continue à réclamer, en vain, l’ouverture du bureau de poste fermé depuis des années. « Nous réclamons son ouverture ou sa transformation en salle de sports pour les enfants », suggère un habitant qui déplore l’inexistence d’infrastructures pour les jeunes dans sa région. Ce village, doté d’une annexe APC et d’un centre de soins, est le plus grand de la région. A la limite de la commune de Naciria à l’est, on trouve les villages de Alouane, Bouifri et Aïn Skhouna. Ici, le désespoir est à son comble. Les citoyens que nous avons pu interroger, restent sceptiques quant à l’amélioration de leurs conditions de vie. « Comment peut-on garder espoir lorsque les autorités ignorent nos préoccupations premières, d’ailleurs aucun P/APC n’a jugé utile de venir s’enquérir de nos malheurs », se révolte un citoyen de Aïn Skhouna, avant d’ajouter que la route desservant ce village et qui donne sur la RN 12 est dans un piteux état depuis bien longtemps.

Ramdane Koubabi

elwatan

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