Avoir 20 ans à Kadiria

<b>Pause-café
<u>Avoir 20 ans à Kadiria</u></b>

Dix cercueils envoyés dans des estafettes banalisées vers leurs douars d’origine. Les walis, les ministres et tout le bazar ne seront pas là, à l’heure de

l’enterrement.
Ces derniers vivent dans une autre Algérie, celle où les soldats ne peuvent mourir que d’une intoxication ou d’une épidémie, mais pas d’autre chose ! L’autre

chose n’existe plus, puisque la «réconciliation » a tout réglé !
Et la télévision officielle, qui a horreur des enterrements dans les bourgs lointains, va nous raconter, ce soir, les mêmes histoires de vieillards parlant à

d’autres vieillards.
La mort est une affaire de jeunes ! Quand ils ne se noient pas dans les houles de la Méditerranée, au moment où ils fuient ce pays, ils tombent sous les

rafales des islamistes armés. Et, dans un cas comme dans l’autre, ils meurent dans le silence et la trahison d’une société qui est incapable de reconnaître

ses héros !
Et ça, c’est le plus dur !
maamarfarah@yahoo.fr
le soir d’algerie
12.11.2006

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