les dechets toxiques dans la wilaya de Bouira

Bouira / Déchets dangereux
Un plan pour leur gestion

Action n La gestion des déchets spécifiques, à l’instar des déchets hospitaliers, des huiles askarels (PCB), des produits périmés et des huiles usagées, constitue un axe privilégié de la politique environnementale de la wilaya de Bouira.

Une étude préliminaire pour la gestion de ce type de déchets, répondant à l’ensemble des critères en vigueur concernant la gestion rationnelle des ordures, est «déjà ficelée», indique-t-on à la direction de l’environnement.
Selon le directeur de l’environnement, la méthode consistant à incinérer les déchets hospitaliers dans des fûts doit être «bannie», d’autant plus que des inspections sur le terrain ont «permis de constater que ces mêmes déchets sont souvent mêlés aux ordures ménagères, constituant ainsi une source de nuisance pour la santé publique». Cette situation nécessite l’adoption de nouveaux procédés de gestion de ces ordures conformément au plan national y afférent, a-t-il suggéré. A ce titre, un programme spécial d’élimination de ces déchets, prévoyant l’installation d’incinérateurs avec filtre au niveau des hôpitaux de Bouira, M’chedallah, Lakhdaria et Aïn Bessam, a été élaboré, sachant que celui de Sour El-Ghozlane est déjà opérationnel, a-t-on indiqué de même source. S’agissant des huiles askarels classées parmi les déchets les plus polluants, la direction de l’environnement a recensé 77 transformateurs fonctionnant à base de ces huiles à l’échelle de la wilaya dont 22 sont actuellement en panne, mais stockés conformément aux normes. Selon un rapport de la direction, une société française s’est chargée en janvier 2006, de la destruction de 23 transformateurs, au moment où une autre opération a été programmée pour la prise en charge du lot restant. Le même document fait également état de l’entreposage actuellement au niveau de nombreux dépôts d’une quantité de 20 tonnes de produits avariés, dotés d’étiquettes avertissant de leur péremption. Concernant les huiles usagées qui constituent un autre facteur de nuisance pour l’environnement, il a été recommandé le stockage de ces huiles dans des fûts et la récupération des déchets solides parallèlement à la réalisation de bassins pour le filtrage des eaux de nettoyage, tandis que l’entreprise Naftal se charge de la récupération des huiles en question. Quelque 100 stations de lavage et graissage de véhicules dans la région, dont les déchets sont directement déversés dans les oueds et autres cours d’eau, sans aucun traitement préalable, ont été recensés, a-t-on indiqué à la direction de l’environnement. A ce titre, 13 propriétaires de stations sont sous le coup de verbalisation pour infraction aux règles de l’environnement, au moment ou une unité a été carrément fermée.

R. L. / APS

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