Absence d’infrastructures sportives à Lakhdaria


Absence d’infrastructures sportives

Lakhdaria est une ville ambitieuse, très même, puisque elle est prête sur plusieurs fronts à faire face à la complexité des difficultés découlant du lancement d’une multitude de projets à la fois.

Surtout celles d’infrastructures où pourraient se mobiliser, activer, et décompresser les jeunes. Répertorier ce qui fait défaut, ne pourra se faire que par une personne bien au fait des manques dont souffre le chef-lieu de la commune. Qui d’autre mieux, qu’un vice-président d’APC, président d’une association sportive, en l’occurrence Brahim Goura  pourrait nous fournir de plus amples informations et préciser avec exactitude le rapport besoins/disponibilités.  Tout de go, celui-ci nous dira “en termes d’infrastructures sportives, certaines localités à l’exemple de Aïn Bessem, et de Sour El Ghozlane sont mieux nanties, bien que rien de particulier ne les différencie les unes des autres”. Là notre interlocuteur fait allusion aux stades de foot des villes sus-citées qu’on a doté tout récemment de tartan, alors que le leur, datant de la période coloniale, est recouvert d’une couche de tuf. Pour qui ne connaît pas Lakhdaria, celle-ci a une superficie de 97km2, pour une population de 65 000 à 70 000 habitants, la jeunesse représente 70% de l’ensemble des résidants.

Le manque d’infrastructures dans cette ville, concerne plusieurs quartiers  et donc plusieurs milliers de personnes seule la cité des 480 Logements possède une aire de jeu. Le vice-président nous dira : “Les 210, ou les 450 Logements, nécessitent également qu’on les prenne en charge”, C’est pour cela, que l’association sportive   CSA-IBL qu’il préside a été créée et par son biais, il compte attirer l’attention des autres responsable concernés sur la nécessité de promouvoir l’activité sportive dans cette commune.  Certes, précise-t-il.

Les efforts des autorités sont concentrés pour l’instant sur la satisfaction des priorités de l’heure notamment la création d’emplois, le logement, et autres attentes du public,  mais il n’en demeure pas moins que cette préoccupation se pose avec acuité. Après avoir recensé les motifs ayant conduit à mettre en marge l’adoption d’une politique sportive, le même responsable nous dira “le projet de construction d’une piscine n’a pas encore vu le jour à Lakhdaria, pourtant d’autres communes, moins intéressées, en ont bénéficié”.

On voit très bien donc, que le rapport besoins/disponibilités n’est pas équilibré, car même si  le stade communal a été réhabilité, implanter d’autres aires de jeux, et réaliser une piscine, ne représenteraient qu’une infime partie de la demande.

 

A. Chérif

Depeche de kabylie 28 fevrier 2008

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