Cité 210 logements : une cité dortoir

Lakhdaria

Cité 210 logements : une cité dortoir

Implantée au centre-ville depuis le début des années 80, période où déjà des indicateurs avaient prédit une évolution ascendante de la démographie, la cité comme toutes ses semblables n’avait pas pris au sérieux cette annonce.

La cité du 5-Juillet, où les 210 logements, est situé à proximité du marché hebdomadaire. Elle comprend un bloc de 50 foyers légèrement en retrait des autres HLM et les 190 logements conçus d’un autre style architectural que les premiers cités.

A la différence des autres Hay, et mis à part l’image reflétant une forte concentration d’âmes, qui seraient selon les résidents de 1 600 à 1 800 personnes, la cité dispose de toutes les commodités permettant un accès à une manière de vivre acceptable. Les moyens d’accompagnement dits aussi avantages sociaux ont été réalisés en 1983 pour les branchements aux réseaux AEP et d’électricité et en 1987 pour le raccordement au gaz naturel. Toutefois, s’agissant de l’eau potable, un jeune du quartier précisera qu’“en été, cette denrée vitale disparaît quelques fois 15 jours des robinets”.

Aussi, explique-t-il, les appartements du bloc de 50 maisons ne sont pas aussi consistants que ceux des 160 qui sont de consistance F5 et dotés d’un salon et d’un couloir spacieux.

La cité du 5-Juillet de Lakhdaria, quartier populaire, ou cité dortoir comme aiment à l’appeler nos politiques et autres sociologues, pilule de jeunes qui, faute de moyens d’évasion, sont contraints à l’inactivité et à la monotonie.

Certes, le Hay dispose de deux aires de jeux, une plus vaste que l’autre, consacrées respectivement au foot et au handball, mais aucune des deux n’est appropriée à la pratique des deux disciplines.

Idem pour les allées menant vers ces espaces de jeux, et servant aussi d’accès vers les HLM, où l’on enregistre ici et là des fissures et des crevasses.

Mais la préoccupation majeure reste le manque d’emploi, qui constitue le centre des discussions des jeunes, lesquels à longueur de journée se prélassent devant les cages d’escaliers, s’entraînant dans des palabres ennuyeuses et sans issus. L’ennui, en ces moments-là, dira un jeune du quartier “c’est qu’aucun ne croit au discours apaisant et plein de bonnes paroles des responsables considérant la situation pas du tout critique et rassurant sur une sortie certaine de la crise”. Ceux-ci, au font d’eux-mêmes, en veulent à la bureaucratie dressant des chiffres encourageants tout juste bons à doper les statistiques. En ce sens, les dispositifs mis en place par l’Etat pour désengorger le taux d chômage sont jugés par les concernés de “mesures inopérantes” sur le terrain, du moins à leur égard car, ajoutera mon interlocuteur, “avouez qu’il est bizarre qu’aucun du quartier n’ait été élu aux dispositifs ANSEJ, CNAC, FNORA et autres”.

La cité du 5-Juillet procrée, se multiplie, et les parents s’inquiètent et s’interrogent sur ce que sera demain.

A. Chérif

depeche de la kabylie

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