Olympiades locales des métiers

Edition du 29 avril 2008 > elwatan

Une activité printanière

La salle omnisports qui abrite cet événement important fait penser, par les intenses activités qui s’y développent, à une ruche au printemps.

Les compétitions pour la sélection des lauréats qui iront prochainement représenter la wilaya de Bouira aux olympiades régionales des métiers se déroulent depuis samedi dans un climat de rivalité qui n’exclut nullement l’esprit de camaraderie. A cet égard, la salle omnisports qui abrite cet événement important fait penser, par les intenses activités qui s’y développent, à une ruche au printemps. Et que seraient donc ces jeunes filles en tablier d’un blanc immaculé qui, un rouleau à pâtisserie, une paire de ciseaux, un crayon ou une règle à la main, ces jeunes hommes dans leurs différentes combinaisons bleues, grises ou blanches, sinon des abeilles en train de faire leur miel ? Ici, deux jeunes apprenties du CFPA de Lakhdaria, penchées studieusement sur un patron, tentent de dégager les contours de l’article féminin qui sortira de leurs mains habiles ; là, trois autres non moins appliquées, appartenant au CFPA d’Aghbalou, peignent avec passion sur des tissus en soie sous l’œil attentif de leur prof, véritable artiste en la matière. Plus loin, trois stands réservés au CFPA de Lakhdaria et de Bouira (Malika Gaïd et Nada, un établissement privé) rivalisent d’ingéniosité pour présenter les plus beaux gâteaux traditionnels devant un jury. La photographie, la coiffure pour femme, le dessin, la poterie, la bijouterie, les activités pédagogiques pour petits enfants représentant différents centres de formation de la wilaya parient sur leur savoir-faire exceptionnel pour décrocher un billet pour les olympiades régionales. Dans la cour, une effervescence digne des grands ateliers règne sous le soleil du plus beau et plus doux mois de l’année accrochant le regard des passants. La maçonnerie, la menuiserie, la soudure, la plomberie, la peinture, les métiers de carreleur, plâtrier, faïencier, les installations sanitaires et gaz, tout le savoir-faire enseigné patiemment dans les centres de formation comme ceux de Kadiria, Raffour, Haïzer, Aïn Bessem, Bechloul, etc. se déploient en pratique sous le regard connaisseur d’un jury animé par l’esprit d’équité, car, dans ce travail d’évaluation, il s’agit de faire ressortir le mérite de chacun d’après ce qu’il aura su faire. Et ces activités déployées tous azimuts semblent un prélude à celles qui assurent le développement du pays de demain.

Ali D.

elwatan

Publicités

Après la periode hittiste, l’ere des harragas

Le phénomène a pris de l’ampleur
Après le hittisme… « le harrag…uisme »

Ces derniers temps, l’on assiste au phénomène de l’exil volontaire vers des horizons nouveaux, non pas guidé par l’envie de la découverte, mais par le ras-le-bol de la vie quotidienne sans attrait.

Voilà ce que pense une grande partie de la population (des jeunes en particulier) qui s’est rendue compte de la morosité des jours qui se suivent et se rassemblent étrangement depuis le 5 juillet 1962.

Pourquoi cet exil volontaire ? C’est la question clé que doivent se poser justement nos instances dirigeantes qui semblent avoir l’esprit ailleurs… sûrement à l’horizon 2020. Cette fièvre du départ massif nous renseigne sur le fait que l’Algérie vit une profonde situation chaotique laquelle se lit sur le visage de cette jeunesse malheureuse désabusée et exclue des grands projets que connaît le pays, une jeunesse qui souffre en se sentant ignorée. L’exclusion !

Voilà justement ce que ressent le jeune algérien adossé au mur de l’indifférence, sans travail et sans ressources, sans loisir et sans aucune perspective d’avenir. Franchissant le cap de la trentaine d’années, un âge où il devait fonder un foyer, notre jeune a perdu la notion du temps et l’espoir avec. En fait, il n’espère plus rien depuis qu’il a a pris conscience de son existence vide. Ce jeune vit la misère du martyr et ne connaît aucune joie de celui qui vit. Donc, il a fait son mea culpa et n’attend plus rien. Par conséquent, il ne songe qu’à partir.

Partir n’importe où… même en enfer. Par le suicide. Et il pense effectivement que la vie en enfer est préférable à la vie en Algérie. Mais, comment sommes-nous donc arrivés à connaître ce chagrin à grande échelle justement au moment où l’économie nationale se porte bien grâce à une conjoncture favorable qui, hélas ! Ne saurait durer éternellement. Il paraît désormais que cette fortune subite ne fait pas le bonheur du peuple algérien puisque seuls les riches en profitent de l’aubaine… comme toujours d’ailleurs.

Pourtant, nos hittistes, devenus des harragistes, ne demandent qu’à vivre dignement sur leur terre natale, à la force de leurs bras et à la sueur de leurs fronts. Ils veulent que l’Etat jette un regard dans leur direction, qu’il s’occupe d’eux et qu’il prenne leurs doléances au sérieux en ne les obligeant pas à chercher sous d’autres cieux ce que leur pays leur refuse bêtement. Pour ces jeunes exclus, l’entrée de l’Algérie à l’OMC ne constitue pas une performance, s’offrir une place au Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas un succès, l’horizon 2020 est extrêmement loin et que le 3e mandat n’est que la continuité de la misère pour eux.

Ces jeunes ne votent pourquoi devraient-ils se donner cette peine ? Que doivent-ils récolter en retour ? Ils se savent considérés comme la deuxième roue de la brouette. Voilà le mal qui ronge l’Algérie profonde… Cette Algérie que ne montre pas la télé.

Ces Algériens là savent parfaitement que “ces belles choses réalisées par des étrangers sont exclusivement réservées à ces mêmes étrangers qui viennent uniquement en Algérie pour reprendre leur argent et repartir ensuite.

Il s’en va dans la nuit noire, à bord d’une embarcation de fortune.

Il y a une grande part de vérité ici. Ces jeunes, quoique réduits à l’ignorance et à suivre les cours d’une école sinistrée, sont conscients des enjeux de l’heure. Ils sont issus d’un milieu révolutionnaire qui a combattu avec foi pour libérer le pays et ils n’hésiteront pas une seconde pour suivre le chemin de leurs aînés si la patrie est en danger. Ces harragistes ne détestent pas leur pays.

Qui est leur sang et leur chair… Et si aujourd’hui ils décident de le quitter, ils le font la mort dans l’âme. Ce jeune s’en va le cœur brisé et les larmes aux yeux en laissant derrière lui tous les êtres chers qu’il ne reverra sans doute plus jamais sur cette terre de misère. Il s’en va dans la nuit noire, à bord d’une embarcation de fortune, affronter la mer et ses vagues tumultueuses en priant le ciel que celle-ci ne chavire pas. ll jette un dernier regard vers les récifs, imaginant son enfant qui dort dans le berceau, le regard larmoyant de sa femme, de ses parents et des frères et sœurs.

N’est-ce pas cruel ? Si par malheur l’embarcation se retournait, il se retiendra de crier au secours, préférant mourir rapidement que d’être ramené sur la côte pour mourir lentement après avoir être jugé tel un criminel. N’est-ce pas injuste ?

Oui ! C’est injuste et pénible à la fois. Dans un pays où l’on applique une politique sociale équitable, l’Etat protège justement les couches les plus démunies, ainsi que les veuves et les orphelins en leur octroyant des avantages sociaux et c’est les couches aisées qui paient l’impôt sur la fortune. Malheureusement, nous sommes encore loin de ce niveau de civisme sachant toutefois que la justice sociale absolue n’existe nulle part en ce monde.

Si par malheur l’embarcation se retournait, il se retiendra de crier au secours.

Néanmoins, concernant notre pays, l’Etat devrait revoir sa copie sociale et d’y apporter des changements conséquents pour améliorer le niveau de vie des citoyens démunis en les exonérant par exemple de la facture d’électricité, d’accorder la gratuité du transport pour leurs enfants scolarisés, de leur venir en aide durant les périodes cruciales (Aïd, rentrée des classes…) sans oublier l’octroi des allocations familiales à tous les enfants algériens en âge de les percevoir.

Ceux-ci doivent être égaux en droit et en devoir. Il est clair que beaucoup d’Algériens vivent sous le seuil de la pauvreté et l’Etat se doit de leur venir en aide et de réparer cette injustice qui prend des proportions alarmantes. Sur un autre chapitre, des solutions existent pour redresser la situation. Il suffit d’y songer avec 2 milliards de dollars nous pouvons créer 250 000 emplois permanents, des emplois productifs et producteurs de richesses, loin de la méthode Ansej qui aura montré ses limites en favorisant surtout le fast-food, le taxiphone, travail individuel en passant par le cybercafé. Nous devons regarder la réalité en face pour comprendre que la mauvaise gouvernance a engendré une catastrophe énorme.

Donc, arrêtons les dégâts et investissons dans l’homme qui demeure véritablement l’outil le plus rentable et le plus sûr pour l’heure, il faut stopper le phénomène harraga, qui prend de l’ampleur, déjà qu’une partie de notre élite a décampé en laissant un vide effrayant. Retenons jeunes hittistes. Car semblable à une veine coupée, la nation se vide peu à peu de sa substance essentielle et de vitalité.

Mohand Arab Boughide, poète-écrivain.

alimentation de cinq communes en eau potable

Visite de travail de Sellal à Bouira
Une enveloppe pour alimenter cinq communes en eau potable

Abdelmalek Sellal, le ministre des Ressources hydriques, était en visite de travail hier à Bouira. Le barrage Koudiat Aserdoun, dans la commune de Malla, a été le premier chantier visité par le ministre.

Il y constatera un taux d’avancement des travaux de 98%. Les explications qui lui seront fournies sur place par les responsables locaux justifieront le retard accusé par le chantier.

Il sera ainsi question des problèmes de glissement de terrains, de la difficulté de sécuriser le site lors de la décennie noire, de la réticence des entreprises pour la réalisation de l’œuvre et du tremblement de terre de Boumerdès. Soulignons à ce propos que Koudiat Asserdoun a été réalisé de façon à résister à une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter.

Cela étant, il sera affirmé au ministre que Koudiat Aserdoun engrangera l’eau à compter du mois de septembre prochain. Le premier responsable du secteur invitera les responsables de l’entreprise canadienne Lavallin, chargée du raccordement en au potable, à accélérer la cadence et ne pas dépasser le délai de juillet 2009. Après Koudiat Asserdoun, le cortège ministériel se rendra à Tilisdit, un autre barrage dans la commune de Bechloul, où le ministre insistera auprès des responsables locaux pour que les 12 communes de l’est et du sud-est soient alimentées en eau potable avant le mois de juillet, chose qui sera faite une fois le barrage de Tichihaf, à Akbou, raccordé à celui de Tilisdit. Des travaux estimés à 557 milliards de dinars. A noter que pour alimenter cinq communes de la région Est en eau potable une enveloppe de 100 milliards de dinars a été débloquée dans le courant de l’année. La station de pompage du barrage a été aussi au centre de l’intérêt de monsieur Sellal. En phase d’achèvement, la capacité de pompage de la station est estimée à 74 000 m3/jour.

Hafidh B.

ddkabylie

Les Agglomérations secondaires de Beni-Amrane

Beni Amrane
Un douar à l’abandon au motif de l’insécurité

De nombreuses agglomérations secondaires de Beni-Amrane, situées au sud-est de Boumerdès, accusent un énorme retard en matière de développement. Tant à Ath Saïd qu’à Debargha, les axes routiers sont dans un état de dégradation. Entamés il y a quelques années, les travaux de revêtement des routes desservant ces douars vers le chef-lieu de la commune n’ont pas été achevés.

Certaines sources évoquent, à ce sujet, les aléas de l’insécurité. Les habitants, eux, se sentant oubliés par les pouvoirs publics. “Cette zone d’habitation n’est pas une priorité pour la wilaya”, fulminent des villageois. Nos enfants sont confrontés par conséquent au problème du manque de transport, ajoutent-ils avec tristesse… On parcourt plus de 2 km à pied, avant d’arriver à l’arrêt des fourgons aménagés. Déplacements éreintants, coûteux pour les potaches. La scolarité des enfants est entravée aussi par l’insuffisance des cantines au niveau des établissements scolaires. Sur 15 écoles primaires que compte la commune, seules quatre sont dotées de réfectoire, a-t-on signalé.

Le manque d’eau, les coupures fréquentes d’eléctricité, le non-raccordement au gaz de ville sont, d’une manière récurrente, les autres sujets de mécontentement dans cette contrée. Ceux qui sont restés là n’ont sûrement pas eu les moyens d’aller vivre ailleurs, soutient un groupe de jeunes d’Ath Saïd. On attend la réalisation de ces plans de développement communaux dont les pouvoirs publics parlent, chaque année.

S. H.

ddkabylie

l’affaire du projet des 33 logements

Lakhdaria/Kerssis ( krichiche  )

Rebondissement dans l’affaire du projet des 33 logements

Des éléments nouveaux ont émergé tout récemment dans l’affaire opposant l’entrepreneur chargé de la réalisation des 33 logements LSP, retenus à Kerssis, aux voisins immédiats de l’assiette foncière affectée au projet.

En effet il y a une semaine, des plaignants se sont exprimés, et ont donné leur version sur la question, insistant sur la nécessité de garder intacts les accès servant d’entrées vers le hay hérité de l’époque coloniale, mais sans pour autant désapprouver les projets programmés sur les lieux.

Une visite sur le site où active l’entreprise TVHB, a été des plus bénéfiques et des plus instructives sur des points jusque-là flous et qui permet du même coup à l’autre partie concernée de livrer “ses vérités” sur ce sujet.

D’emblée, le constructeur désigne une clôture en parpaings érigée par le locataire habitant près de l’entrée de l’allée donnant également accès aux autres occupants, cette extension aurait été signalée aux services de l’urbanisme, et serait qualifiée selon lui d’illicite.

“Sans cette construction anarchique qui barre la moitié de l’allée, ce projet n’aurait pas suscité autant de palabres” confie la promoteur immobilier.

Même avec cela, ajoute-t-il, il consent tout de même à écarter d’un mètre sa façade par rapport à l’accès, qui aura ainsi une largeur de 6,73 m avec la suppression de la clôture débordant l’alignement général.

Ce projet de construction de logements participatifs, 33 à usage d’habitation et 20 locaux commerciaux au rez-de-chaussée, est pourtant très important pour les gens de Hay Ouchène Boudjemaâ, ceux-ci savent qu’il mettra fin à la léthargie régnant sur la place.

S’agissant de la proposition dont on parle ici et là et qui porte sur la possibilité d’élargir l’assiette actuelle, jusqu’aux terres nues de l’ex-Cofel en compensation à l’idée de surélever l’accès, le bâtisseur dira ceci : “Ce ne sont que des racontars colportés à l’échelle du quartier, et dont l’administration n’est même pas au courant”.

Car précise-t-il, suite à cette rumeur de mauvais goût, il s’est déplacé au niveau de la Duch, et de tous les organismes pouvant le renseigner, mais rien n’a été projeté dans ce sens.

“Au contraire dira encore notre interlocuteur on m’a signifié que ce terrain est exploité comme parking par les sans-emplois, et qu’il n’ont rien à leur proposer en échange”.

Une façon de dire aussi, que vu la conjoncture actuelle marquée de toutes sortes de manques, dont justement celui de l’emploi, qu’il est loin d’être positif de mettre le paquet sur le traitement d’un fléau, pour en parallèle en amplifier un autre.

A. Cherif

Radio Bouira émettra le 5 juillet

Elle sera installée dans les locaux de la Munatec

Radio Bouira émettra le 5 juillet

Une bonne nouvelle, qui ne manquera pas de faire pousser un grand ‘’ouf !’’ aux amateurs, parmi la population de Bouira, du radiodiffusé.

C’est quasiment sûr, la radio de Bouira émettra dans quelques mois.

Elle sera vraisemblablement fonctionnelle le 5 juillet prochain, apprend-on en exclusivité.

Pour ce faire, le wali de Bouira, qui semble suivre le projet de très près, a jeté son dévolu sur les locaux de la munatec et a donné instructions pour qu’ils soient libérés avant la fin de la semaine en cours pour permettre leur réaménagement dans les plus brefs délais. Voila donc une nouvelle, une bonne nouvelle, qui ne manquera pas de faire pousser un grand ‘’ouf !’’ aux amateurs, parmi la population de Bouira, du radiodiffusé. Cette future Radio–Bouira ou Radio–Tubouira ou encore Radio–Tikjda (au fond, peu importe la couleur du chat…) ne manquera pas, non plus, de fonctionner en partenariat qui apportera sa pierre au développement local.

B. D.B

ddkabylie

Ratissage à Bouzegza

Alors que le ratissage se poursuivait à Bouzegza

BOUZEGZA

Un garde communal a été accidentellement tué

Alors qu’une troupe de l’ANP venait de détruire une casemate à Bouzegza, un garde communal fut accidentellement tué par un de ses collègues, non loin d’un cantonnement situé sur l’axe Bouderbala – Keddara.

La garde communal locale a perdu un de ses éléments, ce vendredi, au moment où elle secondait, comme d’autres Patriotes de la région, les forces de l’ANP qui ratissent la partie est de Bouzegza, depuis mercredi dernier. Actionnée par mégarde des rafales de kalachnikov blessèrent mortellement a-t-on indiqué, le nommé Safsaf Rabah, âgé d’une trentaine d’années.

La victime aurait rendu l’âme avant son évacuation vers un hôpital de la circonscription. Juste après, les forces de l’ANP ont fait encore pleuvoir des obus de mortiers sur les zones sensibles d’Imougar, 1008, Zougagha et Arkoub. Le pilonnage aura permis, selon un bilan provisoire, la destruction d’une casemate, probablement conçue par l’ex-GSPC comme atelier de fabrication de bombes artisanales. Mais d’autres coins suspects n’ont pu être pénétrés jusque-là, de crainte de se heurter, selon toute apparence, à des champs de mines. Il n’est guère exclu qu’on sollicite, au moment opportun, l’intervention des hélicoptères de combat pour torpiller intensément les zones non accessibles aux troupes terroristes. L’on cible, là encore, les serriate de phalanges sanguinaires d’El Farouk et El Feth dont le nombre dépasserait la centaine, selon des informations recoupées. Ressurgissant, il y a moins deux semaines, l’une de ses sections de l’ex-GSPC a planifié un attentat à l’explosif à la sortie est de Lakhdaria, avec un bilan de “1 mort et 3 blessés”.

Salim Haddou