Kerssis, origine du nom de krichiche


Place à l’initiative personnelle

Le nom Kerssis sonne phonétiquement français en le prononçant.

Avec le temps, il a perdu de son originalité. Cette ancienne appellation donnée à une cité de Lakhdaria s’est transformée en Kirchiche sous l’effet d’une culture plus dominante, mais les traces d’anciens sites hérités de l’ancien occupant telle la vieille bâtisse en pierre près de Seloufa, qui aurait été un centre pénitencier avant 1962, sont toujours présentes.

Kerssis, cet immense espace représentant la “basse ville” de Lakhdaria, s’étire de hay Dermouche jusqu’au fond de la cité du 20-Août et accueille en son sein une population qui avoisinerait les 5 000 âmes, dont une tranche conséquente de jeunes. Cette zone du sud-ouest de Lakhdaria regroupe d’autres quartiers où prédominent les logements collectifs tels que les HLM CNEP, OPGI et CAPER.

Cette dernière, comparativement à ses deux voisines, n’a pas été dotée d’installation en gaz naturel, ainsi que le bitumage des allées servant d’accès aux habitations.

Par contre, les HLM CNEP et OPGI, situés sur l’axe principal de Kerssis souffrent tous deux du fléau du commerce informel, plus spécialement dans les activités de la cordonnerie, de vente de fruits, de légumes et de tabacs.

Dans ce sens, les sans-emplois de Kerssis ne quittent pas des yeux l’autoroute Rst-Ouest, projet où ils ont trouvé embauche dès le lancement des travaux, puis des fins de contrats au 5e, 6e et 9e mois.

Ceci fera dire à une personne ayant fait cette expérience : “On dirait qu’on a été recrutés par l’entreprise chinoise tout juste pour lui permettre de décrocher le marché”. “Ce malheur public” dû à l’incapacité des bureaux de main, d’œuvre à satisfaire autant de demandes de travail contraint Kerssis de Lakhdaria à jouer la carte permettant à l’individu de se prendre en charge.

Pour exemple, ces dizaines de fourgons-bus activant sur des lignes n’excédant pas 1 km, tels ceux desservant Tizi L’Bir, les 450 et les 210 logementsn ou encore “l’irruption” de ces nouveaux initiés aux techniques de réparation de téléphones portables et de décodage de démodulateurs, pointant à des heures ponctuelles et à des endroits fixes pour remettre l’appareil réparé et encaisser la prestation, car question écoulement, tous produits confondus, tout se vend à Kerssis, mieux qu’ailleurs puisque c’est la destination préférée des montagnards de Boukram, Bouderballa et d’autres qui à eux seuls influent sur le marché local. Aussi, sa proximité du centre-ville de Lakhdaria permet aux résidents d’avoir accès aux prestations médicales dispensées au CHU, de disposer des CEM, des lycées et du CFPA existant et de bénéficier des avantages accompagnant les constructions à usage d’habitation, notamment le gaz et l’électricité.

Cependant, même étant aussi vaste et surpeuplée, Kerssis où la tranche de la population ouvrière prédomine, attend toujours les projets d’aménagement d’aires de jeux, d’espaces verts et de stades.

A. Chérif

depeche de la kabylie

  • Lakhdaria, Salle de soins de Krichiche
    Trop sollicitée pour être efficace

Aucune pancarte, pas même un petit écriteau n’indiquent l’existence d’une salle de soins au niveau de Krichiche, laquelle d’ailleurs n’ouvre qu’un seul vantail de la porté d’entrée faisant face à la principale rue de cette agglomération urbaine.

Aussi, pour que les gens puissent voir à l’intérieur de l’établissement, et qu’ils sachent par là même qu’il existe une salle de soins, il faudrait pour cela se donner la peine d’ouvrir les 2 battants de la porte d’entrée, laquelle donne sur un jardin dont les arbres et toute le végétation souffrent d’un manque d’entretien. Ceci ne signifie en rien qu’elle agonise, et qu’elle est inconnue du public ; au contraire, avertit l’infirmier de permanence “elle couvre toute la périphérie représentée par les quartiers de Krichiche, la cité du 5 Juillet, Manzal, et Soulafa, lesquels viennent solliciter les premiers soins chez nous”. Et encore, la prestation ne se limite pas, selon l’infirmier, aux agglomérations du chef-lieu de la commune de Lakhdaria, “d’autres communes telles que Bouderballa, et Boukram, pour ne citer que celles-là sont prises en charge par cette salle de soins.” Pourtant, cet établissement n’a rien de spécial par rapport à ceux des autres 6 communes relevant de Lakhdaria, lesquelles ont toutes été dotées des mêmes capacités d’accueil, mais seulement, relève l’employé : “Pour tous les ruraux des localités citées, il est plus sûr de se faire consulter à Lakhdaria que de le faire chez eux”. Ces affluences continues et sans relâche vers une infrastructure médicale conçue pour intervenir dans un espace limité “perturbent l’offre de service. Cela se précise de jour en jour : la construction d’un dispensaire devient inévitable”. nous dit-on. En tout cas pour ce jeudi 11 septembre, les lieux étaient tellement calmes qu’on pouvait entendre voler au dessus de nos têtes la moindre petite mouche; quelques rares jeunes et moins jeunes entraient, puis ressortaient après avoir bénéficié notamment d’une application externe de désinfectant sur leurs plaies blessures, des changements de pansements, où d’injections antibiotiques. Mais la majeure partie des patients repartent “bredouilles” sans recevoir aucune prise en charge, faute de l’unique médecin généraliste assurant les consultations médicales au public venant à la salle de soins. Un désagrément qui n’est pas pour plaire aux citoyens qui se sont déplacés. “C’est jeudi, ils ferment à midi, donc nous sommes contraints de supporter notre mal jusqu’à samedi.”

A. Chérif

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