Bled Bouchenek

Lakhdaria/Bled Bouchenek
Un pâté de maisons livré à lui-même

Lorsqu’ils avaient décidé de quitter pour des raisons d’insécurité Thalath, hameau relevant de Boumerdès, la place convoitée alors, à savoir Bled Bouchenek de Lakhdaria n’avait rien à envier à ces paradis terrestres offrant à la fois tranquillité, possibilité d’embauche et environnement sain.

Mais depuis, 14 ans se sont écoulés et beaucoup de familles se sont implantées en zone urbaine avec tout juste des moyens de fortune.

Le lieu en question, Bled Bouchenek de Lakhdaria pour le nommer, n’apparaît qu’après avoir longé la piste, puis emprunté le “semblant d’accès” joignant les deux rives de l’oued se trouvant derrière le radar de Lakhdaria. L’espace est occupé par deux familles, constituées de 50 membres, soit deux frères avec neuf enfants chacun pour la première famille et pour la seconde cinq frères mariés subvenant aux besoins de 33 âmes, ces deux familles ont reçu ces terres en héritage de leurs prédécesseurs. Les maisons en parpaings, couvertes de toits en tôles, bâties en contrebas d’une cité populaire appelée communément Hemana Radar, située en bordure de oued Issers, connaissent au jour le jour une multitude de désagréments, dont les eaux de ruissellement du quartier sus-cité, et les miasmes dégagés par l’oued “nous nous sommes inscrits au programme mis en place par l’Etat, destiné à promouvoir le logement social en zone rurale, mais nos demandes n’ont pas été acceptées, suite à l’introduction d’autres conditions” se désole aâmi Bouzegza, un de ces mal logés.

Ce dernier nous explique que hay Bouchenek tout comme d’ailleurs Hemana Radar faisaient partie des agglomérations dites zones rurales, mais ces derniers temps elles ont été reclassées parmi les agglomérations des zones urbaines. Les habitants de bled Bouchenek n’oublieront pas de sitôt la panique vécue suite aux abondantes chutes de pluie qui se sont déversées sur Lakhdaria, et qui ont entraîné un débordement de l’oued sur les foyers, heureusement que les secouristes ont réussi à évacuer les habitants avant qu’il ne soit trop tard.

D’ailleurs, précisera le sexagénaire aâmi Bouzegza, “les éléments de la Protection civile ont mentionné dans leur rapport que des affaires appartenant aux résidants ont été emportées par les eaux”.

Ceci ne constitue pas la préoccupation majeure des locaux, ou un facteur pouvant déclencher un “mécontentement extrême”, ce n’est qu’un imprévu désagréable dû aux phénomènes climatiques, mais qui ne se produit pas si souvent.

Par contre, les doléances relatives à la réfection du réseau interne d’assainissement émanant de Hemana Radar, et longeant le pâté de maisons proche de l’oued, suscite réellement des discussions-fleuves, dans lesquelles on déplore la non prise en charge de ce problème.

Laquelle inquiétude, si on ne la satisfait pas rapidement, entraînera probablement une propagation des MTH dans les environs, car on remarque ici et là tout le long du réseau, des flaques d’eau usées à hauteur des jointures de fixation des buses. “En plus des immondices à ciel ouvert, dira encore le vieillard, en été, on est envahi par les essaims de parasites de toutes espèces que même les insecticides n’arrivent pas à éliminer”.

A. Cherif

dd kabylie

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2 Réponses

  1. Salut l’ami,wellah je ne sais pas ou se trouve bled bouchenak.c’est pas vers hezzama?

  2. c’est sans doute dans le coin, je connais ce lieu que par le nom moi aussi, lakhdaria devient assez grand !

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