Des grillades de volailles en plein air à la sortie de Lakhdaria

Embranchement ouest de Lakhdaria
Des grillades de volailles en plein air

Le retour ces dernières années des hivers pluvieux et de saisons printanières plus larges a redonné vie aux forêts, lesquelles grâce au micro-climat formé autour d’elles par une végétation exubérante, et un ressourcement des fontaines accueillent maintenant une réapparition de plusieurs espèces de volatiles venus de plusieurs continents.

Ceci, parce que des milliers, voire des millions d’oiseaux migrateurs fuient à cette saison de l’année les climats très chauds d’Afrique, les vents encore glaciales des pays d’Europe, et atterrissent là où la température est plus clémente, la nourriture abondante, telles que les étendues de terres forestières situées à la sortie ouest de Lakhdaria.

D’ailleurs, le “vacarme” créé par les sons intenses de leurs gazouillements dès les premières lueurs de l’aube trahissent la présence de ces “espèces à plumes” dans telle ou telle partie de la forêt ; ceci éveille l’intérêt des mordus de la chasse et autres grands consommateurs de chairs de volatiles”.

“Il y en partout ces temps-ci, alors pourquoi ne pas exploiter ce don du ciel”, dit tout joyeux un jeune de Lakhdaria.

La clientèle fidèle venant régulièrement des localités environnantes, et ceux ayant découvert “ces restaurants en plein air “par les vitres de leurs véhicules dira mon interlocuteur “apprécient cette cuisine nutritive et à bon marché que nous leur servons sur les flancs des gorges de Lakhdaria”. En effet, la route à grande circulation à destination de Boumerdès et d’Alger, qui ne recevait ni visites de promeneurs locaux ni d’arrêts de véhicules à ses abords il y a si peu enregistre maintenant un mouvement de personnes des grands jours, se déplaçant d’une part pour se ravitailler de cette viande rouge, et d’autre part pour goûter sur place même au méchoui cui à la braise préparée à partir de ces oiseaux.

Ainsi, il n’a pas échappé à ces jeunes et moins jeunes sans emplois des localités ouest de Lakhdaria, se livrant à ces “prestations culinaires” et soucieux de relever leurs revenus de fin de mois, d’exploiter les charmes ensorcelant des gorges millénaires de la ville. Cette débrouillardise dont font montre “ces espèces créatives”, sans au préalable recevoir de formation dans les techniques hôtelières, devra servir d’exemple à ces offices du tourisme en “pannes d’idées”, et incapables d’insuffler la moindre dynamique à ce secteur économique stratégique.

Pourtant ceux-ci n’opèrent que dans les alentours de l’embranchement d’entrée vers Lakhdaria, où ils présentent au public des cages bourrées d’oiseaux et quelques feux allumés ici et là servant de lieux de préparation de “chouas” proposés aux gens épris de cette nourriture.

Mais là où ils excellent beaucoup plus, ces “dégourdis”, c’est lorsqu’ils se mettent à l’œuvre dans l’action consistant à rentabiliser au maximum les pièges tendus aux volatiles, placés par-ci et par là dans les broussailles ou sur les rives de l’oued.

Ces techniques de chasse à mains nues résumera une personne s’adonnant à cette activité, “consistent en le placement d’un filet transparent dans lequel s’agrippent et se coincent les volatiles survolant le secteur”.

A. Cherif

ddkabylie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s