le dispositif du Cnac desapprouvé à Lakhdaria

Les demandeurs désapprouvent la nouvelle condition

Quoi de plus normal qu’une personne ayant travaillé plus d’un quart de siècle dans des entreprises nationales et étrangères implantées au Sud projette d’ouvrir une boîte dans sa spécialité à Lakhdaria, car l’ambition on ne l’acquiert pas seulement à un moment où à un autre de son parcours professionnel ou à un stade avancé de son âge.

Chez certaines personnes ce caractère héréditaire est inné. A l’exemple de Da Mabrouk du village de Hezama, soudeur homologué en pipe line de fonction, lequel a demandé à son employeur l’an passé une mise en disponibilité d’une année et s’est tout de suite mis à la tâche portant sur la constitution d’un dossier Cnac. D’avance Da Mebrouk a vu grand : l’idée d’un échec de son entreprise ne l’a jamais effleurée puisqu’il a acquis l’expérience nécessaire auprès des meilleures entreprises pétrolières qui puissent exister à savoir Sonatrach, des firmes américaines et européennes.

“J’ai présenté un projet de réalisation d’une entreprise spécialisée dans toutes canalisations, sachant qu’ainsi je pourrais soumissionner avec l’Hydraulique, l’ADE et Sonelgaz”, explique Da Mebrouk, poursuivant que “les pièces administratives, les factures pro forma et les entretiens avec le conseiller technique m’ont pris 8 mois de mon congé”. “Mais quelques mois plus tard, confie-t-il, j’ai vraiment commencé à douter de la concrétisation de mon projet car incroyablement on m’a conseillé de renoncer à l’engin-case, et à opter pour un poste à souder électrique, alors que c’est celui à gazoil qui est utile sur le terrain”.Ne voulant pas voir toutes ses peines échouer et voyant aussi le temps s’écouler à toute vitesse, Da Mebrouk a fini par céder devant les orientations “gentiment imposées” par le jury, faute de quoi il verrait son rêve partir en fumée.

Ceci l’a vraiment contrarié, il savait en tant que soudeur expérimenté qu’il n’arriverait pas assurer un bon fonctionnement de l’entreprise sans les équipements nécessaires. Dans le dispositif Cnac destiné à la tranche d’âge des 35 à 50 ans, voulant investir dans les PME et PMI, les textes prévoient l’octroi de 500 millions de centimes représentant le coût du matériel et de la matière première, mais en dernière minute la caisse aurait, selon quelques demandeurs, introduit une condition pour avoir accès à l’éligibilité. Pour Da Mebrouk “le fait que la caisse m’ait demandé de décrocher des marchés pour être élu signifiait pour moi une fin de non recevoir”. Et de conclure qu’“il est inimaginable que des entreprises de l’Etat ou privées acceptent de m’établir des contrats stipulant que des projets me seront adjugés”.

A. Cherif
dd kabylie

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