Talaouine, une agglomération marginalisée

Tiliouine/ éclairage des foyers On tâtonne pour trouver son chemin

Presque toutes les localités de Kadiria appelées tout récemment agglomérations de “zones urbaines” ont leurs préoccupations majeures, lesquelles toutefois n’exigent pas une intervention immédiate, et à défaut, les villageois n’encourent pas des préjudices graves. Cependant, à Tilouine, un grand village inclu dans la classification administrative, la population locale affirme un résidant “N’a pas arrêté de signaler le faible éclairage arrosant les foyers.” Une intensité de la lumière en de ça de la “normale” qui non seulement de l’extérieur ne se voit même pas, mais ajoute-il “Qui nous contraint à tâtonner des mains pour trouver les chambres intérieures.” Un désagrément quasi quotidien causé par le déploiement de Tiliouine sur d’autres étendues, où précise le jeune de la localité “Deux nouvelles cités alimentées par le même transformateur ont vu le jour tout récemment.” Deux lotissements, l’un à l’est, et l’autre à l’ouest de Tiliouine, lesquels puisent leur énergie selon toujours mon interlocuteur “Du même transformateur desservant l’ancienne cité déjà en pleine croissance démographique.” Une boîte d’alimentation qui par ailleurs aurait fait l’objet de réclamations adressées à l’organisme concerné Sonelgaz, suite au peu de luminosité s’enregistrant à Tiliouine, mais aussi d’après lui “Aux masses d’électricité se produisant à l’intérieur du transformateur, occasionnant parfois des petits incendies dans ce dernier.” Des pannes récurantes que Sonelgaz, et même l’autorité de la commune auraient décidé de mettre fin en proposant le remplacement du matériel défaillant par un autre flambant neuf, laquelle reste au stade de promesse des autorités se désole l’habitant de Tiliouine “N’a pas été tenue, puisque l’espace baigne dans une lumière aveugle.”

A. Chérif

2 DECEMBRE 2008

Talaouine, une agglomération marginalisée

Tiliouine ou Talaouine, une appellation dérivant de deux origines ; l’une est attribuée à l’amazighité “tialouine”, qui veut dire groupe de femmes, l’autre relative à l’arabo-amazighe “talaouine”, qui signifie sources. Les plus âgés optent pour la seconde appellation, la région disposant de plusieurs puits alimentant la population en eau potable.

Tiliouine est une agglomération qui compte près de

10 000 habitants. Elle se situe à neuf (9) kilomètres au nord du chef-lieu de la municipalité de Lakhdaria et à un (01) kilomètre à l’ouest de Kadiria. Administrativement, elle est rattachée à l’APC de Lakhdaria et pédagogiquement à Kadiria. Ancienne cité bâtie en terre, elle a connue un essor important dans son aménagement urbain. Les citoyens ont opéré des travaux de rénovation et d’aménagement de leurs anciennes constructions pour en bâtir de nouvelles en R+1 ou R+2. L’APC a attribué des terrains à bâtir en délimitant les quartiers mais l’anarchie est toutefois apparente car certains quartiers ne disposent toujours pas d’allées mais d’une impasse, voire un chemin piétonnier. En revanche, les nouvelles constructions répondent aux exigences de l’aménagement urbain et de l’occupation du sol. Dans l’ancien village, sont édifiés l’unique école primaire, un centre de santé laquel fonctionne avec un seul infirmier et un médecin qui assure les auscultations une fois par semaine, une agence d’Algérie Poste nouvellement réalisée mais qui reste toujours fermée, un dépôt de gaz butane alimentant toute la région ouest de la wilaya de Bouira : la localité est raccordée au réseau du gaz de ville. Aussi, l’agglomération vient de bénéficier d’un projet de réalisation et de construction de locaux commerciaux entrant dans le cadre du programme du président de la République. Les jeunes disposent d’une unique aire de jeux.

Malgré les infrastructures existantes, nous relevons les insuffisances qui empêchent Tiliouine d’être une petite ville. Ces manques en moyens d’infrastructures se résultent comme suit :

Voies d’accès

seule la route qui mène à l’école primaire est goudronnée. Un citoyen nous dira : “La route est bitumée juste pour satisfaire les visites à l’école, notamment le jour des élections car l’école est un centre de vote. C’est de la poudre aux yeux”. En effet, lors de notre visite dans la localité, nous avons remarqué que toutes les voies d’accès et toutes les bretelles sont dans un état piteux. Elles sont impraticables en hiver et poussiéreuses en été. D’autres ne sont même pas carrossables et présentent des risques pour les piétons. Selon les déclarations des citoyens, les responsables locaux de Lakhdaria ont toujours déclaré que ces voies seront bitumées, or ces déclarations ne sont que les promesses lors des campagnes électorales. Les habitants déplorent la situation et revendiquent l’aménagement, la réhabilitation et le bitumage des voies d’accès de l’agglomération.

Ouverture d’une antenne communale d’état-civil

l’agglomération compte environ 10 000 habitants. Les citoyens se déplacent à Lakhdaria pour se faire délivrer un document administratif (extrait de naissance, fiche individuelle…) en parcourant 18 kilomètres en aller-retour. En conséquence, la “petite ville” doit disposer d’une antenne communale réservée au service d’état-civil. Un cadre supérieur nous dira : “Nous vivons un vrai calvaire en nous rendant au siège de l’APC de Lakhdaria. Il nous arrive de passer deux journées pour pouvoir nous faire délivrer une pièce administrative, surtout durant la période des inscriptions scolaires. De partout affluent des citoyens, c’est vraiment un essaim de personnes qui se présentent devant les guichets.

L’électricité : une vraie toile d’araignée

A Tiliouine, cette énergie ô combien importante, enregistre des défauts flagrants et présentent des dangers à hauts risques. L’alimentation des foyers en courant électrique est une vraie toile d’araignée. Toutes les nouvelles constructions en R+1 ou R+2 sont branchées à partir des anciennes. Les fils électriques sont attachés aux poteaux qui, en principe, servent à l’éclairage public. Nous avons compté huit (8) câbles reliés à un seul poteau. Nous avons demandé le pourquoi de cette situation, nos interlocuteurs nous ont répondu : “Sonelgaz ne veut pas répondre à nos demandes. C’est ce qui nous oblige à ce procédé du branchement de chez les voisins”. En effet, nous avons constaté que certains foyers sont alimentés à partir des maisons distantes de plus de 400 mètres l’une de l’autre. Que les responsables de Sonelgaz imaginent les risques que font courir ces câbles électriques raccordés au moyen de nœuds dénudés et accrochés aux poteaux. En cas d’accident, le citoyen, les élus locaux, la Sonelgaz se partageront la responsabilité. Les services de Sonelgaz doivent agir vite pour régulariser la situation actuellement un seul compteur alimente deux à trois foyers.

L’éclairage public défectueux, voire inexistant

Les habitants de la localité surnomment Tiliouine “Cité-Cimetière”. Lors de notre déplacement dans les différents quartiers, les poteaux existaient mais sont dépourvus d’ampoules. L’éclairage public n’a jamais fonctionné. Nous sommes restés dans la localité jusqu’à la nuit tombante juste pour voir si une lampe éclairerait les ruelles mais rien hormis les projecteurs placés au dépôt du gaz butane et du siège de la Garde communale, l’obscurité règne à Tiliouine, d’où son surnom de “Cimetière”. A cela s’ajoutent les difficultés que rencontrent les citoyens qui se plaignent de la chute de tension et des coupures du courant électrique, qui cause des pannes aux appareils électroménagers. Un citoyen nous déclara : “J’ai réparé trois fois mon micro-ordinateur à cause de ce problème épineux. Je me demande jusqu’à quand va perdurer cette situation lamentable”. Un autre ajoutera : “Il nous arrive d’allumer une seule lampe à la maison, quelques fois il s’agit d’un jeu de lumière, c’est-à-dire que l’on éteint une lampe pour allumer l’autre dans l’autre chambre. La télévision ne fonctionne qu’à partir de 22 h”.

Si on se réfère à l’origine arabo-amazighité, l’eau existe en grande quantité dans la localité. Plusieurs habitants possèdent des puits qui sont mis à la disposition des citoyens. Femmes, jeunes filles et enfants font le parcours du combattant pour acheminer l’eau des puits. Nous avons assisté à ce va-et-vient des citoyens qui “transportent” cette denrée vitale. L’agglomération est raccordée au réseau ADE mais la quantité distribuée ne répond pas aux besoins de la population. Les citoyens nous signalent aussi que la canalisation, étant usée, rompt en plusieurs endroits, les services de l’ADE tardent à intervenir et rétablir la situation. Il leur arrive de rester 15 jours sans eau. En somme, Tiliouine est une agglomération que les responsables locaux doivent prendre en charge, car les citoyens se sentent marginalisés. Les responsables doivent s’occuper des problèmes et des préoccupations des citoyens, en priorité, ceux relatifs aux routes, à l’électricité.

dd kabylie

Extension de la localité de Tiliouine sur d’autres espaces
Une surpopulation contraignante…

Tiliouine ne présentait dans les années 80 qu’un pâté de maisons, les taxis ne se donnaient même pas la peine d’y marquer un arrêt, mais en un laps de temps très court elle est redevenue à la fois la porte d’entrée sur Kadiria, et sur un des hays les plus peuplés de Lakhdaria.

D’ailleurs, la proximité de Tiliouine à l’une et l’autre des deux daïras, fait remarquer un jeune de la localité “cause parfois des complications administratives à la population” expliquant ceci “souvent sollicités les élus de l’une des APC, nous expédient vers l’autre”.

Les sollicitations portent sur les préoccupations, relevées sur place, à l’exemple, cite notre interlocuteur “des allées couvertes de sable de l’oued, et de l’assainissement défectueux.”

Ou encore le désagrément dû au faible éclairage s’enregistrant à Tiliouine après l’implantation des deux nouveaux lotissements, une extension se plaint-il “qui diminue l’intensité de l’éclairage dans les foyers, lesquels passent sans cesse des nuits noires.” L’élargissement de Tiliouine à d’autres espaces dépourvus de réseaux internes AEP, a suscité l’intérêt des colporteurs satisfaits d’une telle aubaine, une prestation selon le jeune “qui profite de la mauvaise distribution de l’ADE, laquelle ne joint à ses quittances que les tarifs abonnement.”

Aussi, du fait de la courte distance qui sépare Tiliouine du hay Hayet — lequel aurait bénéficié d’une subvention pour son branchement en gaz naturel — on ressent du côté, n’ayant pas reçu le même traitement de faveur, de la déception, “voire se désole le jeune de Tiliouine de la privation, sachant que depuis ce temps là à nos jours, les ménages n’ont toujours pas de quoi payer les 12 000 DA fixés sur le devis.”

A. Chérif

Tiliouine Suite aux surcharges des classes des CEM de KadiriaUn élève étudie à 50 kms de chez lui

Que pouvait faire d’autre ce collégien de 4e AF ayant raté les compositions de 1er et 2e trimestre pour cause de maladie, que de tenter de sauver l’année en prenant part aux examens blanc, et du BEF.

Evidemment, cette reprise tardive des cours s’est soldée par un échec, mais se sachant en avance d’une année de scolarisation, ce triste sort ne l’a aucunement affecté, le droit au redoublement dit l’élève “maintenait en moi l’espoir d’accéder plus tard au lycée”. Confiant de cet acquis, il n’a envisagé à aucun moment un imprévu qui l’empêcherait de rejoindre de nouveau les bancs du CEM Mokrani Rabah de Kadiria pour le motif de surcharge des classes, une contrainte se souvient le jeune de Tiliouine “qui m’a poussé à m’adresser ailleurs, mais on me répondait à chaque fois : complet dans tous les CEM de Kadiria visités”.

Abattu sur le moment, mais pas au point d’abandonner la partie, celui-ci s’arma de courage de titan, fit le tour des localités environnantes, et trouva enfin une place à Kerfalla, une commune de Kadiria située à 50 km de chez lui, une petite trotte reconnaît-il, “qui est dure à parcourir, mais meilleure que de passer une année blanche”. Maintenant qu’il est dans le bain, il se demande comment il pourrait tenir dans cette routine de va et vient de 100 km, au déboursement de 70 DA de transport, et au coût du sandwich de midi.

A la pensée aux frais générés par les études, le collégien de Tiliouine ressent le même pincement au cœur l’ayant marqué précédemment, une peine profonde qui “demeurera à jamais, car on n’a pas tenu compte de ma maladie”, conclue-t-il.

A. Chérif

23 NOVEMBRE 2008

l’auberge des jeunes, seule hotellerie à Lakhdaria

Lakhdaria, Auberge de jeunes
Apte à recevoir les visiteurs étrangers

Dès qu’on franchit la porte d’entrée, une sensation agréable de bien-être émane du décor extérieur, notamment des carrés de fleurs de toutes variétés plantées en bordure des allées, des jeunes arbrisseaux strictement taillés à même hauteur et un parquet brillant de propreté. L’auberge de Lakhdaria malgré son exiguïté a toujours satisfait ses visiteurs qui se succède tout au long de l’année. Selon certains, celle-ci serait le meilleur lieu de rassemblement pour les jeunes.

Cette réputation, ou son émergence par rapport à d’autres auberges, n’a été possible que grâce au travail de longue haleine fourni par Karim Sellam, le directeur, Meziane Mohamed, le président de l’association Beyt Chabab et les agents activant dans l’exécution des autres tâches.

Ces derniers, au nombre de trois dont une jeune fille, se rappellent “du timide début d’activité de l’année 90, de la fermeture enregistrée en 97/98 pour le motif de travaux d’aménagement et de la réouverture de 2001 suivie d’une intense sollicitation”. Pour un retour très remarqué car c’en est vraiment un, la DJS de Bouira a doté l’auberge d’un équipement varié flambant neuf, notamment quatre postes Internet, d’un téléviseur Gold-Star 1,09 m w 1,09 m, d’un grand jeu de billard de marque Concorde 70 et 23 lits en bois rouge. “De tels acquis, affirment les agents, ont drainé d’autres intéressés, lesquels avoisinent toutes disciplines confondues, une dotation de 59 124 “sollicitations” depuis le relancement de 2001”, poursuivant que “pas plus tard que la 2e semaine de juillet, nous avons reçu 28 vacanciers de Relizane, alors que nos capacités ne sont que de 23 lits”.

Ceci pour les échanges interwilayas, mais il arrive, diront les jeunes employés que “l’auberge accueille des estivants européens, notamment ceux venant de France, à l’exemple de cette fin juillet où il est attendu l’arrivée d’un groupe français appartenant à l’association Sans frontières”.

D’autre part, l’association Beyt Chabab organise des randonnées en forêt, des sorties sur Oran, Annaba, des virées au Sud et programme des journées de sensibilisation des jeunes. Tout comme il existe au sein de l’auberge des amateurs de pétanque, lesquels se réunissent chaque jour à partir de 16h30 dans la cour située derrière l’immeuble regroupant toutes les autres disciplines et s’activant à leur sport favori. “Toutefois, concluent mes interlocuteurs, dans toute cette magnifique dynamique présentée, la gent féminine est carrément absente, elle vient d’ailleurs avec les participants d’autres wilayas, mais elle n’active pas chez nous”.

A. Chérif
dd kabylie

Liste des auberges de jeunesse a travers le territoire algerien

زرهوني في ندوة صحفية من الأخضرية

زرهوني في ندوة صحفية من الأخضرية

هوية انتحاري الدراجة النارية لم تكشف بعد

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وزير الداخلية والجماعات المحلية: نور الدين يزيد زرهوني

أكد، أمس، وزير الداخلية نور الدين يزيد زرهوني أن مصالحه شرعت في تكوين فرق مختصة في مكافحة ظاهرة الاختطاف التي عرفت تفاقما في كل من ولايات البويرة، بومرداس، تيزي وزو وبدرجة أقل في ولاية بجاية.

  • وتخضع هذه الفرق لتدريب وتكوين من نوع خاص وذلك بوسائل حديثة. وأضاف زرهوني في لقاء عقده أمس بمقر دائرة الاخضرية عقب نهاية زيارة رئيس الجمهورية لولاية البويرة أن مصالح الدرك ستقوم بإنشاء فرق مماثلة داخل دائرة اختصاصها.
  • كما أوضح وزير الداخلية أن الإنتشار الأمني لمنطقة القبائل من شأنه أن يساهم في استتباب وعودة الأمن، وقد تم في هذا المجال فتح عدد من مقرات أمن الدائرة بمناطق مختلفة، إضافة على شروع مصالح الدرك الوطني في العودة لممارسة نشاطها، مثنيا على دور سكان المنطقة وتقبلهم لهذا الإنتشار الأمني.
  • من جانب آخر أكد يزيد زرهوني أن عدد المصابين في العملية التي استهدفت شاحنة عسكرية خلال الأسبوع الماضي يقدر بـ 10 جرحى، أحدهم أصيب بجروح متفاوتة وقد غادر المستشفى. في حين أن مصالح الأمن لا تزال تواصل تحقيقها لتحديد هوية منفذ العملية الإنتحارية. وعن الطريقة التي نفذت بها العملية واختيار الجماعات الإرهابية للدراجات النارية، ذكر أنها طرق جديدة نوعا ما وأكد عدم جدوى مواصلة هؤلاء في تنفيذ جرائمهم.
  • وفيما يخص عودة أعمال الشغب الى مدينة بريان بغرداية، أكد زرهوني أن مصالح الأمن متحكمة في الوضع بدليل عودة الأمن مضيفا بأنه تم فتح مقرين لأمن الدائرة ومقرين للأمن الحضري بالمنطقة.
  • وفي تقييمه لواقع التنمية بولاية البويرة أكد زرهوني أن هذه الولاية تعرف حركة تنموية معتبرة، وقد خصصت لها الدولة مبلغا إضافيا يقدر بـ 08 ملايير دينار، وأن ميزانية التنمية بهذه الولاية منذ عام 1999 قدرت بـ 88 مليار دينار، وبعد أن كانت ميزانية ولاية البويرة تقدر بملياري دينار سنويا أصبحت اليوم تتجاوز 10 ملايير دينار. وقد خصص الجزء الأكبر من هذه الميزانية لتحسين الظروف المعيشية لسكان المنطقة وتجسيد مشاريع المنفعة العمومية خاصة ما يتعلق بقطاعات الري، الأشغال العمومية، الصحة، التعليم، السكن.
  • وعن سبب اختيار زرهوني لمدينة الأخضرية، ذكر أنهد تعبير عن تضامن الدولة مع سكان هذه المنطقة التي عانت من ويلات العنف الإرهابي.
  • كما كشف يزيد زرهوني أن منطقة الأخضرية معنية بالتقسيم الإداري الجديد دون الكشف عن المناطق الأخرى المعنية.

Abdelaziz Bouteflika à Lakhdaria

Le président algérien inaugure des infrastructures dans le département de Bouira
2008-07-27 19:59:12

ALGER, 27 juillet (Xinhua) — Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a entamé dimanche une visite de travail et d’inspection dans le département de Bouira, situé au sud-est d’Alger, au cours de laquelle il a inauguré des infrastructures des secteurs des travaux publics et de l’hydraulique.

Sitôt arrivé à Lakhdaria, limite territoriale entre les départements de Boumerdès et de Bouira, le président Bouteflika s’est rendu dans la commune de Djabahia où il a inauguré un tronçon autoroutier entre Kadiria et Bouira sur 18 km, devant permettre l’évitement de la ville de Aomar, réputée comme étant un des points noirs du réseau routier du département.

Le viaduc de Oued Rekham, dans la commune de Ain Turk, a été également inauguré à cette occasion par le président Bouteflika.

Premier du genre en Afrique, cet ouvrage d’art d’une longueur de 744 m sur une hauteur de 185 m faisant partie du méga projet de l’autoroute Est-Ouest, est constitué de deux chaussées séparées ( direction Alger et Bouira) qui garantissent une circulation sous toutes les conditions de sécurité nécessaires.

Auparavant, le président Bouteflika avait inauguré le 1er tube du tunnel de Ain Cheriki, premier ouvrage du genre à être opérationnel sur l’autoroute Est-Ouest.

kamikaze a la moto contre l’armée a Lakhdaria

Un convoi de l’armée nationale a été ciblé, mercredi 23 juillet, par un attentat kamikaze à la sortie-est de la ville de Lakhdaria, dans la wilaya de Bouira, a appris toutsurlalgerie.com de source sécuritaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’attentat, qui s’est produit à 6h30 du matin, a fait au moins dix blessés parmi les militaires. Les blessures seraient légères. Le Kamikaze est mort sur le coup.

L’attaque été perpétrée par un kamikaze qui était à bord d’une moto de type grosse cylindrée. Selon notre source, l’auteur de l’attentat, dont l’identité n’a pas été révélé, a dirigé sa moto contre un camion qui faisait partie du convoi militaire ciblé. On ignore comment il a actionné sa bombe. C’est la première fois que des terroristes utilisent une moto dans une attaque suicide. Le convoi militaire se dirigeait vers les monts de Lakhdaria pour participer à une opération de ratissage contre des groupes terroristes du GSPC.

Cet attentat intervient alors qu’une visite du président Bouteflika est annoncée dans les prochains jours dans cette région où il est attendu pour l’inauguration d’un viaduc faisant partie du projet d’autoroute est-ouest.
Par ameziane athali le 23/07/2008 à 13:05
Toutsurlalgerie.com

Lakhdaria, attentat kamikaze contre un convoi de l’ANP
13 militaires blessés dont 4 grièvement

Matinée d’horreur à Lakhdaria, 45 km au nord-ouest de Bouira, où un attentat suicide a fait, selon certaines sources, près d’une quinzaine de blessés dont au moins quatre grièvement.

Hier, vers 7h, les habitants de l’ex-Palestro ont été arrachés de leur sommeil par une forte déflagration. Un convoi de l’ANP venait d’être ciblé, à l’entrée ouest du centre urbain précité par un attentat kamikaze. Mais une telle information ne fut confirmée, hier, après des recoupements, qu’en milieu de journée. Conduisant une moto piégée le kamikaze, non identifié à l’heure où nous mettons sous presse, a foncé sur un camion bourré de soldats de l’ANP, empruntant ledit- axe routier à ce moment précis. Le véhicule militaire a dérapé sous le souffle de l’explosion qui s’en est suivie. Joint par téléphone, un riverain n’a pas trouvé les mots pour témoigner de ce cauchemar. Mais il a dit avoir vu juste après, des renforts de policiers et de nombreuses ambulances affluer vers le lieu du drame. Certaines sources avancent le chiffre de 13 blessés dont quatre grièvement suite à cette attaque kamikaze. D’autres ont précisé que huit militaires ont été mortellement atteints par les éclats de la moto piégée.

Certaines victimes ont été évacuées a-t-on ajouté, vers une structure sanitaire spécialisée de la périphérie. La forte déflagration a fait voler en éclats les vitres des locaux avoisinants.

C’est le troisième attentat-suicide planifié en moins d’une année par les commanditaires de l’islamisme armé dans cette circonscription. Entre le 11 juillet et fin septembre 2007, deux attaques meurtrières similaires perpétrées l’une contre la caserne de Lakhdaria jouxtant l’usine de l’ex-Snic et l’autre sur l’intersection voisine de Bourabache, avaient fait, au total, 11 morts et 34 blessés dont trois grièvement. Du 11 avril 2007 date de l’attentat-suicide contre la Palais du gouvernement à la dernière attaque kamikaze du 29 janvier 2008 à Thénia, l’on dénombrait, au total plus de 180 morts et des dizaines d’autres blessés. Juste après, les hordes islamistes ont subi, suite à la riposte des services locaux de sécurité de cuisantes défaites particulièrement en Kabylie. Près d’une centaine de terroristes abattus dont de nombreux émirs de l’ex-GSPC, en plus du démantèlement d’une dizaine de réseaux de l’islamisme armé.

Mais la bête immonde profite, c’est un euphémisme de le rappeler, de la moindre occasion pour frapper.

Salim Haddou

Ruée vers les plages et la piscine de Boumerdes


Début des fortes chaleurs à Lakhdaria

Ruée vers les plages et la piscine de Boumerdès

De bon matin, en ce mois de juillet, les arrêts de bus à destination de Boumerdès sont bondés de jeunes et de moins jeunes venant de tous les coins et recoins de Lakhdaria, munis de tout le nécessaire utile pour leurs sorties en mer, notamment les parasols de plage, les cannes à pêche, ainsi que les affaires de sorties de bains de mer. Ce départ massif vers la côte, offre un air de fête riche en couleurs, marquées d’éclats de rires, d’embrassades, et de tapes amicales sur les épaules, que des couples et autres estivants “développent” à l’approche des montées dans les bus. “Nous partons très tôt le matin avec des sandwichs et nous revenons tard le soir”, dit hâtivement un estivant prêt à embarquer. Le transport est abondant sur cette ligne, quoiqu’une correspondance sur Thénia est obligatoire pour rejoindre Boumerdès, laquelle n’est qu’à 30 km de Lakhdaria, et le prix de la place n’excède pas les 30 DA. Ceci concerne les petites bourses, n’ayant pas les moyens financiers pour louer un bangalow, prendre une chambre d’hôtel, ou s’offrir même une tente pour 30 jours à raison d’un SMIG. Une fois sur place, certains ménages accompagnés de leur enfants prennent le chemin des quelques piscines ouvertes au public, lesquelles infrastructures, disent des habitués qui y vont pour des raisons de soins, “sont excessivement chères pour 200 DA/personne, et pour 3 heures de temps”, en expliquant que “les familles de 5 membres déboursent l’équivalent de 1000 DA dans ces bassins (piscines)”. D’autres estivants rencontrés le jour même, pensent que “rien ne vaut le bronzage au soleil, surtout à l’approche des fêtes, où tout un chacun essaye d’exhiber son nouveau look.” Toutefois, pour eux, “l’entrée payante aux plages familiales, ainsi qu’aux douches publiques, pèse lourd dans le décompte final”. Ces ruées vers les plages de Boumerdès ainsi que celles de Béjaïa, faute d’infrastructures appropriées à la natation, ont été prises en considération, et répertoriées par les responsables locaux, lesquels ont inclu dans leur programme de travail un projet de construction d’une piscine à Lakhdaria. S’agissant de cela justement, les mordus des baignades en salle attendent avec impatience la concrétisation de cette réalisation, qui “mettra fin, ou du moins atténuera ces déplacements très coûteux”.

A. Chérif

Régions : COMPLEXE ADIM DE ZEMMOURI
Un site attrayant pour des vacances reposantes

Cadre convivial et familial, des structures aux normes internationales, des prix captivants. Ce sont là quelques avantages que trouveront, pour passer des vacances agréables, ceux qui choisissent la plage du Sahel et le complexe Adim de Zemmouri dans la wilaya de Boumerdès. Parole de juilletistes.
Les vacanciers que nous avions questionnés ne tarissent pas d’éloges sur le complexe Adim. Certains ont même dit qu’ils comptent prolonger leur séjour. Ces témoignages, nous les avions recueillis sur place. Vers 19 heures 30, la fatigue est venue à bout de l’énergie débordante des enfants tous rougis. Et pour cause, ils ont passé leur énième journée entre la magnifique plage du Sahel et la piscine du complexe. Nous nous sommes aventurés, en compagnie d’un confrère, dans les allées des 140 bungalows du complexe pour écouter l’avis de quelques «juilletistes». Naïli Sid-Ali, 45 ans, est venu en famille de France pour son cinquième séjour consécutif dans cet endroit. «Je suis là depuis le 1er juillet, je compte rester cette fois deux mois. Honnêtement, il y a un cadre convivial et familial. Nous sommes chez nous en Algérie. Le seul inconvénient est l’absence de journaux.» Nabil, 15 ans, est aussi venu d’Espagne, pays touristique, pour séjourner avec ses parents jusqu’à septembre. Il se plaît dans les lieux. Bechem Toufik, 45 ans, qui a débarqué du Canada avec ses deux fillettes et son épouse, ne cache pas sa satisfaction quant au choix de l’endroit. Il est sur place depuis le 3 juillet. «Sincèrement nous passons d’agréables vacances. Je compte prolonger notre séjour», dit-il. Pour Smati Abdelouahad et sa petite famille, il n’y aura qu’une dizaine de jours de vacances. Son séjour est pris en charge par un organisme économique algéro-américain qui a signé une convention avec la direction du complexe, comme l’ont fait d’ailleurs certaines grandes institutions et sociétés algériennes pour des séjours organisés
Des structures aux normes internationales et des prix abordables
La plage magnifique surveillée et nettoyée par les employés du complexe, une immense forêt de pins et la proximité du port de pêche sont des avantages qui situent le complexe Adim dans un environnement de villégiature. A cela s’ajoute la qualité des infrastructures d’hébergement, de restauration et autres, pour des prestations qui sont des atouts rendant la clientèle, comme nous l’avons constaté, satisfaite. Le complexe Adim, en activité, s’est doté de 140 bungalows agencés selon un standing international. «Après les ravages du séisme du 21 mai 2003, nous avons tout reconstruit dans le respect des nouvelles normes antisismiques en cours dans notre pays», assure Omar, le patron. Climatisation, télévision par satellite, eau H24, gaz et ustensiles, pour les familles qui souhaiteraient faire leur popote, sont disponibles. Selon M. Adim, les prix sont étudiés en fonction de la formule pour laquelle opte le client : 10, 15 jours ou un mois. «Cette année, nous avons mis sur le marché des formules promotionnelles en faveur de nos compatriotes à l’étranger», dit-il. De nombreuses prestations sont fournies aux estivants. Les enfants des résidents peuvent utiliser, en toute sécurité, les 1 200 m2 de la piscine gérée par un personnel qualifié (maîtres-nageurs). Les familles ont aussi la possibilité de se prélasser dans l’une des cafétérias ou pizzerias et de s’approvisionner en produits alimentaires au complexe. La forêt mitoyenne du complexe est un endroit de promenade ou de remise en forme sportive. Au volet restauration, deux salles sont ouvertes. Le premier établissement s’est spécialisé dans la cuisine du terroir. «A la demande collective ou individuellement, nous prenons en charge les désirs de nos clients en matière de cuisine traditionnelle», affirme le gérant. Le second restaurant est spécialisé dans la cuisine à base de poisson. A notre question sur la qualité de la cuisine en général, M. Adim s’est montré rassurant. «Je garantis, à notre clientèle la qualité et la fraîcheur des produits que nous vendons», dit-il. Et d’ajouter : «Entre 600 et 1 200 dinars on peut commander un plat de poisson ou des crevettes royales». Le personnel du complexe se montre d’un dévouement exemplaire et prend en charge d’autres prestations, notamment le gardiennage, le transport pour excursion, les déplacements vers l’aéroport et le port, «parce que la tranquillité de nos clients est une priorité», affirme à ce propos le patron. Pour rendre les veillées agréables, le client peut déguster un thé dans l’une des kheïmas installées dans le site ou participer à des animations festives. Ainsi, le complexe Adim rime avec repos, détente et tranquillité.


Abachi L.

Le soir d’Algerie

Confections et accessoires, Made in Bouira

Le doigté made in Bouira

Le rideau, un accessoire de luxe et de confort : Le doigté made in Bouira

Spécialité, les rideaux et les cache-rideaux. Mais comme une seule spécialité ne peut faire vivre Mlle Benaouda, couturière de son état, établie à son compte depuis un an et demi après avoir travaillé pendant trois ans dans un atelier de l’usine de textile de Bouira, confectionne d’autres articles, vestimentaires ceux-là, comme la robe kabyle par exemple, un produit qui marche.

C’est que les charges sont lourdes et la vie chère. L’atelier qu’elle a installé dans un local des anciennes galeries, au premier, lui cause assez de tracas pour qu’elle ne recrute pas plus d’une apprentie. Au début, elle avait formé deux qui, leur stage fini, avaient quitté l’atelier. Aujourd’hui, après avoir satisfait nombre de commandes venant de l’APC, d’hôtels ou de jeunes ménages en quête de confort, la jeune couturière aurait été contrainte de se rouler les pouces si son génie créateur ne l’avait orientée déjà vers la confection d’articles assez commandés. La preuve, c’est que pendant qu’elle nous accorde cet entretien, deux clientes étaient là, peut-être pas pour acheter, mais c’est toujours cela. Un jour, elles se décideront c’est sûr, car un article bien fait finit toujours par accrocher le regard… Au fait, ces rideaux et ces cache-rideaux de quoi ont-ils l’air ? Peut-être au fond se ressemblent-ils tous. Le savoir-faire n’est pas toujours dans le coup de ciseaux, mais parfois dans les plis, le choix des couleurs et l’assemblage des pièces. Parfois aussi, le choix des tissus, leur chatoiement et les fioritures, la façon de poser une embrasse, sa couleur, la taille des glands, des franges, la façon de torsader les fils d’un cordon… Mais là où le doigté de la jeune patronne apparaît, c’est dans les coups de pinceau, car elle pratique la peinture sur soie sur certains rideaux. Elle exhibe tout un jeu de photos où l’on voit l’art, qu’elle fait avec un certain génie éclater dans toute sa splendeur dans ses produits. Rideaux et cache-rideaux en soie, en alfa, en d’autres tissus tout aussi coûteux et plus fins.

On peut admirer leur drapé, leurs ornements qui accrochent la lumière en un jeu qui ne semble plus prendre fin. On comprend alors le coup de cœur des jeunes ménagères qui ont le soucie de capter plus de lumière dans leurs chambres et dans leurs salons pour introduire une note de gaieté ou au contraire de se défendre d’un excès de jour qui blesse la rétine. Mais alors que celles-ci se jettent sur des articles au fil arachnéen en (tulle et autres…), elles optent pour des tissus plus épais aux couleurs assez sombres (marron, bleu ou vert). Les ménages qui n’ont d’autres désirs que de créer dans les pièces de leur maison une ambiance exquise, propice au repos, en viennent à s’oublier par la gamme de produits offerts à leur curiosité et à leur convoitise, rarement satisfaite, que les rideaux, sous tous les cieux, ne sont pas uniquement faits pour atténuer leurs feux ou au contraire les amplifier par un habile jeu de miroitement. L’objectif assigné à ces morceaux de tissus habilement découpés harmonieusement assemblés et artistiquement ornés est de préserver l’intimité des foyers de toute intrusion matérielle (mouches, moustiques…) ou immatérielle (regards curieux). Pour la bonne marche de ses affaires, Mlle Benaouda expose ses produits sans les accompagner d’aucun commentaire.

Par Ali D.

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