Rachid, un artiste peintre de Lakhdaria au chomage !


Un grand artiste sans emploi

Lors de la visite effectuée à Manzal, un hay situé à proximité de Krichiche, un commerçant du même quartier nous a présenté Rachid, un artiste-peintre dont les œuvres ont émerveillé le Tout-Lakhdaria.

Rachid, “un maigrichon” d’un certain âge, en a eu pourtant des diplômes ! Puisque, après un passage aux Beaux-Arts d’Alger, il a rejoint l’Ecole supérieure, laquelle pour les artistes représente le summum de la formation dans cette branche d’études. “Ceux qui disent, déclare Rachid, que les artistes, toutes spécialités confondues, sont de grands rêveurs, et des non ambitieux, n’ont pas tout à fait tort, moi par exemple je me désintéresse de la question matérielle”. En atteignant ce haut niveau, où les professeurs dans ce domaine ne courent pas les rues, Rachid croyait qu’on ferait appel à ses services dans tous les établissements étatiques dispensant les formations ou les initiations dans les disciplines d’art. “C’est vrai, reconnaît-il, qu’après une attente de quelques mois, j’ai été recruté pour 2 mois dans l’un des CEM de Lakhdaria, puis pour deux ans dans un lycée de la même ville”.

Mais un simple regard sur le nombre d’années travaillées, illustre bien que Rachid n’est pas resté très longtemps dans ces deux établissements scolaires, où on l’a chargé d’assurer les séances d’animation culturelle. “Par contre, poursuit l’artiste, mon affectation à l’Institut de Boudouaou m’a beaucoup marqué” enchaînant “8 jours après mon embauche, on a mis fin à mes services pour le motif que mon niveau serait trop élevé pour les étudiants”. Depuis l’expérience de l’Institut de Boudouaou, aucun autre emploi n’a été proposé à celui-ci, malgré les demandes adressées à plusieurs employeurs dont l’ANEM laquelle, il est vrai, ne reçoit pas beaucoup d’offres dans le créneau de Rachid. De l’avis de tous les jeunes du quartier, l’artiste-peintre est très populaire à Lakhdaria, au point, pensent ceux-ci, que “si jamais il se présentait aux élections communales ou autres, il fera mal aux autres concurrents”. Ce ne sont pas des paroles en l’air, ces jeunes ont mesuré le degré de popularité acquis par Rachid à Lakhdaria, sa ville natale, où il a rendu de fiers services dans le chef-lieu de la commune.

En effet, les traces du pinceau de Rachid sont omniprésentes dans tous les quartiers de la ville, selon il nous dira “c’est moi qui ai réalisé le dessin retraçant un événement de Novembre 54 sur le mur du lycée, celui aussi de la mairie exprimant un vécu social, ainsi que la fresque symbolisant les idées sincères de la jeunesses”.

A. Chérif

dd kabylie

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