Soulafa, un arret de bus non encore reglementé

Lakhdaria, arrêt de bus Soulafa
Des ordures plein le trottoir

C’est sans doute l’arrêt de bus le plus fréquenté de Lakhdaria, ceci même en le comparant à celui de l’agence de voyageurs interwilayas de Tizi Lvir, laquelle infrastructure a bénéficié au contraire de l’autre des moyens nécessaires au bon fonctionnement de la prestation. Mais l’arrêt Soulafa, regroupant pas moins de 10 destinations à savoir vers Boukram, Bouderballa, Thalla Ougni, Akroub, Ouled Thalabi, Sebt, Bellaouine, Makhchène, Dramcha, Ouled Belaïd et Guergour est plus un simple lieu de stationnement qu’une agence homologuée pour le transport des voyageurs. Des milliers de personnes en temps ordinaires, et bien plus en période scolaire, sollicitent l’arrêt de Soulafa, lequel selon un transporteur de Ouled Thalabi “abonde toujours de monde mais où l’on ne respecte pas les règles élémentaires d’hygiène”, expliquant que “le trottoir proche de la cité Soulafa est inondé chaque jour d’ordures ménagères”, ceci a ses yeux “n’explique pas le paiement d’une taxe MEKS de 30 DA/j, en plus de l’imposition annuelle”. A en croire donc les dires de ce prestataire, responsabilisant ni plus ni moins les résidants des 130 logements Soulafa de cet état de fait, et où d’après lui “ces derniers ont ignoré la benne à ordures ménagères mise à leur disposition par l’APC qui de la sorte a décidé de la reprendre en voyant les ordures déposées à même le sol”. Évidemment, un autre “son de cloche” émane de la partie rendue responsable de ces regrettables agissements car Rafik, un locataire de ladite cité, dément de “tels propos absurdes, on a bénéficié de cet équipement, mais qu’on a continué à entasser les ordures en pleine rue”. Continuant sur sa lancée ce dernier nous dira “pas plus tard que cette semaine, une réunion à regroupé tous les locataires et il a été décidé de nous déplacer à El Hamiz pour acquérir par nos propres moyens les poubelles en plastiques”. “Toutefois, reconnaît Rafik, ces ordures ménagères sont les nôtres, mais il ne faut pas dire qu’on a mis à notre disposition des poubelles collectives.”

A. Chérif
depeche d de kabylie

Les commerçants se solidarisent avec les voyageurs

En cherchant partout à Bouira un quartier semblable à Krichiche de Lakhdaria, on n’en trouvera pas du moins possédant ces caractéristiques propres aux cités surpeuplées notamment en matière de déséquilibre entre l’espace et les populations et l’absence des moyens d’accompagnement devant suivre la réalisation de lotissement.

Ce qui a davantage étranglé Krichiche et rendu la population non proportionnelle à la surface occupée, c’est l’implantation sur cette dernière de plusieurs arrêts de fourgons activant vers tous les points cardinaux de Lakhdaria, ainsi que vers de nombreuses autres localités, lesquelles relève Rougi, un commerçant du quartier : “Certaines de ces destinations sont distantes de 35 à 40 km de Lakhdaria”, Certains voyageurs ont la chance de trouver des places disponibles et de voir démarrer le fourgon juste après ; par contre d’autres, selon Rougi “ passent à l’arrêt de Soulafa des moments pénibles à attendre l’arrivée d’un taxieur” les plus solides d’entre eux arrivent à peine à résister à cette dure épreuve, quant aux autres, continue le commerçant ; “ ils souffrent de l’absence d’Abribus, et de sièges pour s’asseoir, aux alentours de l’arrêt.”

Quelquefois, suite à toutes les peines endurées sur ces lieux, on enregistre sur ces derniers des chutes à même le sol d’hommes et de femmes âgées, pris de vertiges après de longues attentes en position debout, lesquels incidents n’ont pas tourné heureusement au drame, grâce signale Rougi, “ à l’intervention à temps des gens présents sur les lieux.” Des moments désagréables pareils, contraignent les commerçants exerçant dans cette partie ouest de Krichiche à se solidariser avec les personnes prises de malaise qui ne sont autres en fait que des clients fidèles venant s’approvisionner régulièrement en divers produits, en leur offrant constamment à boire, en les mettant à l’abri des pluies et du soleil sous leur marquise, ou en leur installant des chaises nécessaires au repos. Krichiche, avec son indescriptible mouvement humain se déplaçant partout et nulle part, ses personnages discutant dans la rue à haute voix tout en étant proches les uns des autres, ses maisons trop collées pour qu’elles puissent garder assez longtemps un secret, ne diffère pas trop des scènes de films du regretté égyptien Youcef Chahine, décrivant un cadre de vie prévalant en milieu pauvre de Oum Dounia.

A. Chérif

LakhdariaDes mares d’eaux usées dans les caves des 120-Logements

La cité des 120-Logements Cnep est implantée sur le “hay” le plus peuplé de Lakhdaria, en l’occurrence Krichiche, elle est voisine des appartements collectifs OPGI de Soulafa, et est entourée de part et d’autre d’établissements scolaires ainsi que par l’arrêt desservant toutes les localités des zones rurales relevant de la daïra.

Ceci pour dire que cela grouille de monde à l’extérieur de ces immeubles de 6 étages chacun, peints en bleu et blanc, et dont les façades avant faisant face à la rue principale accueillent des balcons dotés de paraboles orientées vers Boumerdès.

Comme dans tous les projets de construction d’immeubles collectifs, les rez-de-chaussées ont été attribués aux commerçants où active entre autres Abdellah, lequel ne s’est pas fait trop prier pour brosser un tableau de la situation prévalant chez eux. “D’abord, laissez-moi vous signaler qu’on ne nous a pas délivré d’acte pour le motif de la non régularisation de l’assiette foncière portant le projet.”

Mais ceci n’a pas influé négativement sur le bon déroulement de la transaction, les bénéficiaires, explique Abdellah “ont soit payé cach le bien, ou amorti en payant par tranches le coût de l’investissement.” Il rappelle qu’il a a acquis ce logement F3 à la cité Cnep — qui en compte d’autres de consistance F4 —, en 97 pour la somme de 56 millions de centimes auprès d’une tierce personne, laquelle a pris pocession de ce dernier en 1994, mais n’ayant à charge qu’une petite famille, celui-ci a préféré vendre.

Donc, Abdellah ne regrette pas d’avoir placé de l’argent à la cité Cnep, au contraire, l’investissement a fructifié, sachant que des appartements de ce type ont atteint les 350 millions. “Toutefois, signale-t-il, il est dommage que des joyaux pareils ne soient dotés que d’installations d’assainissement mal conçues”, ajoutant avec amertume : “La tuyauterie en PVC, traversant en verticale les étages, dégouline d’eaux usées.” Abdellah n’omet pas de désigner les mares d’eaux impropres stagnant dans les caves, dégageant ainsi des odeurs nauséabondes dans les cages d’escaliers, et la formation de nids d’insectes en surnombre dans l’atmosphère, dit-il. “Il est impossible d’ouvrir et d’aérer de l’extérieur de peur qu’ils s’infiltrent en masse.” La pollution a tellement atteint son paroxysme par sa propagation dans toutes les parties de l’immeubles que les locataires, déplore Abdellah, “sont contraints de couvrir” toutes les ouvertures, l’extérieur à l’aide de moustiquaires.

A. Cherif

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