Béni Amrane encore sous le choc du terrorisme

20 ans de prison pour un émir du Gspc
01 Novembre 2008

Un émir du Groupe salafiste pour la prédication et le combat, Hocine Zedek, a été condamné à 20 de réclusion criminelle, mercredi, par le tribunal de Tizi Ouzou. Ce terroriste, originaire du village de Béni Slimane, dans la commune de Béni Amrane, a activé dans les wilayas de Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou depuis 1994.
Selon l’arrêt de renvoi, Hocine Zedek est accusé d’appartenance à groupe terroriste armé oeuvrant à semer la terreur chez la population, création d’un climat d’insécurité et agression physique et morale. Il activait dans un groupe constitué de 16 éléments. Il est l’auteur de pas moins de 17 actions terroristes sur l’axe Ammal-Lakhdaria et Béni Amrane.
Le groupe en question a kidnappé six soldats de l’ANP. II a aussi incendié le centre touristique d’El Kala, le siège de l’APC de Ammal, un lycée et une école primaire dans la même région, deux camions d’une entreprise étatique, un bus, un train de la ligne Alger-Bouira ainsi que la gare ferroviaire de Béni Amrane.
En outre, le même terroriste est impliqué dans d’autres affaires où activait un certain D.Hakim qui s’est rendu aux services de sécurité et a bénéficié des mesures de la loi sur la Concorde civile. Ces deux éléments ont agi dans un groupe terroriste qui dressait des faux barrages à Takhoukht.
Lors de l’un de ces faux barrages, M.A., directeur d’un hôtel privé, connu à Tizi Ouzou, avait été enlevé et tué quelques jours plus tard. Ce groupe a aussi assassiné plusieurs éléments de l’ANP au cours de ces barrages fréquents à Takhoukht durant les années 90. Par ailleurs, ce même groupe terroriste avait délesté des citoyens de leurs armes dans la localité d’Ath Yenni.
Lors du procès de mer-credi, le terroriste Hocine Zedek a nié les faits qui lui sont reprochés.
Auparavant, il a fait l’objet de cinq jugements par contumace auprès de la cour d’Alger, ainsi que celles de Boumerdès et de Tizi Ouzou.
Ce n’est qu’après une longue enquête menée par les services de sécurité qu’il a pu être appréhendé. Son frère était aussi un élément actif au sein du Gspc. Il a été éliminé par les forces de l’ANP, il y a quelques années.

Aomar MOHELLEBI, l’expression dz

Liberté sur les lieux de l’assasinat de l’ingénieur français

Par : Madjid T.

Les autorités locales, les responsables de la Protection civile, mais aussi le consul général de France à Alger se sont également rendus sur place pour s’enquérir de l’état de santé des blessés et s’incliner à la mémoire des deux victimes.

Une atmosphère de colère et d’indignation a régné tout au long de la journée d’hier à Ammal, dans la commune de Béni Amrane (Boumerdès), théâtre d’une attaque terroriste, dimanche soir, qui a visé un véhicule transportant un ingénieur français de la société Razel, chargée des travaux de restauration du tunnel d’Ammal, et son chauffeur, tués sur le coup par la déflagration d’une bombe. Les deux victimes, Pierre Nowacky, 57 ans, et Sid Samir, 39 ans, étaient à bord d’un véhicule de marque Renault Mégane de couleur blanche, lorsqu’une première explosion a eu lieu, avant qu’une seconde ne se produise, cette fois-ci ciblant une ambulance des éléments de la Protection civile faisant des blessés dont un dans un état grave, transféré d’urgence vers l’hôpital de Thénia où il a subi une délicate intervention chirurgicale au niveau de l’abdomen gravement touché. L’opération qui a eu lieu le jour même de son admission aux urgences de l’hôpital de Thénia a duré 5 longue heures, de 17h30 à 22h30, nous ont confirmé hier des sources médicales qui ajoutent que la victime a été amputée de 30 cm de son intestin. Le staff médical qui devait examiner le blessé, Ben Amrouche Djamel âgé d’à peine 30 ans, a assuré en revanche que son état de santé qui ne cessait de s’améliorer ne suscitait pas d’inquiétude, mais a indiqué qu’il devait encore rester sous observation médicale. Ses proches sont venus lui rendre visite et s’enquérir de son état de santé, parmi eux sa future fiancée avec laquelle il devait fêter les fiançailles ce vendredi. Hier, le consul général de France à Alger, M. Francis Heude, s’est déplacé sur les lieux de l’attaque où il a rendu, à cette occasion, un vibrant hommage aux deux victimes décédées. Les autorités locales, les responsables de la Protection civile et une délégation de l’union de wilaya UGTA de Boumerdès se sont également rendus sur place pour s’enquérir de l’état de santé des blessés et s’incliner à la mémoire des deux victimes. Selon des employés de la société française Razel en charge du chantier de réhabilitation du tunnel d’Ammal, théâtre d’une collision entre deux trains il y a un peu plus de quatre mois, le ressortissant français qui exerçait en qualité d’ingénieur chargé de la supervision des travaux les aurait tous salués quelques instants avant son départ, comme s’il savait qu’il allait les quitter à jamais. Nos interlocuteurs n’ont pas tari d’éloges sur les qualités humaines et intellectuelles de l’homme que fut le défunt Pierre Nowacky, dont le visage a été défiguré par le souffle de la déflagration au point de devenir quasiment méconnaissable. Nos interlocuteurs au même titre que les employés de la société, proches et pompiers, se sont dit indignés et choqués par ce qui a été rapporté par certains organes de presse faisant état de plus d’une dizaine de victimes et des blessés à ne plus pouvoir les compter. “Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, sachez que nous avons été beaucoup plus choqués par les comptes rendus de la presse que par l’attentat lui-même”, affirme un agent de la Protection civile. Le même ton d’exaspération a été également partagé par les citoyens riverains du lieu de l’attaque, mais aussi et surtout, et c’est là que se situe le véritable drame, par les familles et proches des employés tant dans les rangs de la Protection civile que dans ceux des employés de la société française. D’aucuns ont cru au pire pour leurs proches. Certains comptes rendus sont d’autant plus en total déphasage avec la réalité du terrain que lors de notre visite, hier, aucun impact qui mérite d’être signalé ne nous est apparu, hormis la voiture des deux personnes décédées endommagée par les éclats de la bombe, notamment côté passagers. En effet, les bombes artisanales étaient de faible intensité, en témoigne l’état de la route et de la bâtisse abritant la gare ferroviaire de Béni Amrane, sauf la première bombe qui a tué les deux employés de Razel. Par ailleurs, nous avons appris hier que les trois autres Français exerçant au niveau du même chantier ont été invités par leur entreprise à regagner la France en attendant de voir plus clair.

M. T.
liberte

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