Ouled Tchallabi,Réseau AEP non opérationnel

Lakhdaria / Ouled Tchallabi

Réseau AEP non opérationnel

Depuis la crête de Tizi Lvir, en orientant le regard vers le flanc de montagne ayant cédé un peu de passage à l’autoroute Est-Ouest, on voit éparpillées ici et là les maisons d’Ouled Tchallabi.

On y accède en empruntant la route de Bouzegza et en passant par Bouderballa, la commune dont elle relève administrativement.

Ouled Tchallabi, qui regrouperait 350 à 400 foyers pour environ 3 000 à 3 500 habitants, selon une personne du village, est l’exemple type de l’agglomération où l’on ne badine pas avec les principes, car – fierté oblige ! – cette dernière n’a pas osé “exposer son cas” au temps des vaches maigres : une période d’hostilité qui a contraint le pays au réajustement structurel.

Il a fallu attendre que le trésor public épargne l’équivalent de deux années d’importations de nourritures pour que pointent à l’horizon les programmes destinés à l’amélioration des conditions de vies des citoyens, notamment l’auto-construction et les moyens d’accompagnement.

Surtout ces deux derniers points car lors de l’opération de vérification de l’état des bâtisses visitées à Ouled Tchallabi, une étape de la procédure conditionnant l’accès au programme RHP, il a été constaté que mis à part les toits en tuiles les matériaux les plus dominants étaient la pisé et la pierre. En récompense à la très longue attente “supportée” par les mal-logis d’Ouled Tchallabi, 140 d’entre eux ont été retenus dans le programme en LSL et qui sera incessamment distribué. D’ailleurs, ceux disposant des terres ont bénéficié d’une aide financière de 500 000 DA attribuées dans le cadre du projet en RHP.

“J’ai consommé la 1re tranche dégagée pour la réalisation du plancher, j’attends la suite pour surélever les poteaux et couler la dalle, déclare un bénéficiaire. Hélas ! si ce n’était que cela les résident auraient crié de joie dès l’instant où l’on commence à prendre en charge la crise du logement, mais au regret de tout le monde les préoccupations auxquelles on a été attentif précédemment n’ont pas été satisfaites jusqu’à maintenant, telle que celle où l’on a vu défiler au bled les agents de la défunte Sonade, lesquels, dira un résident, “ont mis en place toutes les installations du réseau AEP intérieur, puis ont disparu de la circulation à nos jours”. Un réseau non opérationnel devenu vétuste après dix années d’activités, rongé de part et d’autre des canalisation par la rouille et qui n’est d’aucune utilité maintenant. Alors deux alternatives s’offrent aux villageois : prendre la direction de l’oued Bidhan et puiser de l’eau-pas souvent de bonne facture-des puits réalisés par l’ADE ou louer les services d’un prestataire moyennant un prix de 800 DA la citerne.

Mais le tableau peu reluisant à l’endroit des manques cités, n’influe pas négativement sur “l’image globale” qui se dégage réellement de l’oued Tchallabi car les insuffisances relevées sont parfois carrément “noyées” par l’existence de diverses acquisitions notamment les routes bitumées, les infrastructures scolaires, l’éclairage public et le transport. Personne ne croirait en effet, si on le lui disait, qu’il existe à Ouled Tchallabi un lycée, un CEM et deux écoles primaires.

A. Cherif

Boukram
Mechara et Ferkioua ces villages oubliés

Située à 70 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya, relevant de la daïra de Lakhdaria, la commune de Boukram n’est pas bien lotie en matière de développement local. Ainsi, les habitants de certains hameaux relevant de la commune, en l’occurrence les deux villages Mechara et Ferkioua, distants de 5 km du chef-lieu communal souffrent de manques chroniques et multiples, notamment en infrastructures publiques.

Les ressources hydriques et le secteur de l’éducation restent de loin les secteurs où la souffrance se fait le plus sentir, c’est du moins ce que nous ont confié les habitants rencontrés sur les lieux. S’agissant du premier problème, la solution palliative consistait en l’achat de 4 citernes d’eau par mois à raison de 600 DA l’unité. Et par les temps qui courent, où le pouvoir d’achat ne cesse de s’éroder, il n’est pas évident que l’ensemble de la population puisse arriver à satisfaire ses besoins en la matière.

Le transport scolaire, quant à lui, n’est pas aussi reluisant puisque le CEM est à 12 km tandis que le lycée sis à Bouderbala est à 20 km des lieux.

Les dépenses financières journalières de ces familles pour le seul transport ne sont pas aussi minimes qu’elles apparaissent. Les infrastructures sanitaires sont elles aussi mises à l’index puisque d’après les témoignages des citoyens de ces deux villages « il n’y aurait pas une seule personne qui aurait bénéficier d’une injection dans le dispensaire depuis 1993″. Pire encore et en particulier pour le village de Mechara qui traverse oued Larbaa. Ici une fois la saison des crues arrivée, pas le moindre moyen de transport du malade vers les structures de santé de Lakhdaria, situées à une trentaine de kilomètres.

Les mêmes difficultés sont à mentionner pour le réseau routier délabré et non goudronné. Le manque des centres de formation professionnelle fait également défaut, et à cela s’ajoute le chômage qui ne cesse de monter crescendo. Le problème du chômage qui touche des pans entiers de la société, particulièrement les jeunes est dû à l’absence d’entreprises et des investissements dans la région. « Seul 5% de la population y travaille, pour les autres, l’attente semble être leur sort », avaient signalé les citoyens. Le recul que connaît ces dernières années l’activité agricole au niveau de la commune qui fut jadis une des principales sources de revenus ne semble plus, par les temps qui courent, être l’attrait de la frange juvénile.

L’habitat rural, clôt partiellement la liste des manques chroniques relevés au niveau de cette localité, puisque selon les dires des citoyens, pas le moindre programme en la matière n’est inscrit, alors que la localité a été même touchée par le tremblement de terre de Boumerdès.

Telle est en somme la situation des deux localités dont une cinquantaine de familles lancent un cri de détresse aux pouvoirs publics afin d’apporter des correctifs en matière de politique de développement local qui par voie de conséquence atténuerait sensiblement les dures conditions de vie actuelle. A souligner que dans ce volet, la commune de Boukram a bénéficié de l’inscription d’un nouveau CEM d’une enveloppe de plus de 5 milliards de centimes et d’une bibliothèque communale d’un montant de 7,5 millions de dinars, en plus pour un projet visant la réalisation de 20 locaux professionnels pour un montant de 18 millions de dinars.

En outre, un projet d’une salle polyvalente à Gadir dont le coût de réalisation est estimé à 8 millions de dinars a été inscrit. L’ensemble de ces opérations sera lancé avant la fin de l’année en cours.

S’agissant de l’aire de jeux, elle verra l’achèvement de ses travaux au courant de la même année. Une enveloppe budgétaire de 3 milliards de centimes a été déjà allouée au projet. Une fois ces projets achevés, la vie reprendra certainement son cours normal au niveau de cette localité qui a énormément souffert pendant la décennie noire et la guerre de Libération. A signaler enfin qu’il sera procédé à l’inauguration d’une stèle avec une liste de 320 chahids.

F. K

depeche de la kabylie

29 OCTOBRE 2008

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