Reportage chez les Kabyles de Djelfa

ls impulsent une vraie dynamique pour l’activité commerciale locale
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La wilaya de Djelfa qui compte 1 300 000 habitants, est classé 4ème sur le plan national en matière de croissance démographique. Distante de 300 km de la capitale, la wilaya, qui s’étale sur 32 256 km2, a accédé au rang de wilaya en 1976 et est composée de 36 communes. Elle abrite un riche patrimoine historique berbère, romain et arabe.

L’activité commerciale de la région est composée essentiellement du commerce du bétail, l’artisanat, le fameux burnous ainsi qu’une richesse archéologique. A notre arrivée à Djelfa,notre attention est attirée par le nombre important de moutons proposés à la vente, L’Aid approche et les paysans sortent leurs plus grands atouts commerciaux pour vendre leur bétail au meilleur prix.

A la rencontre des commerçants kabyles en ville

En ville, les routes sont larges et les bâtisses sont d’une sublime harmonie, les gens vaquent à leurs occupations, ici on retrouve les boutiques chic d’Alger, des vendeurs de portables, d’appareils électroménagers, des restaurants ainsi que des hôtels. Un habitant nous apprendra que la majorité de ces commerces est gérée par des Kabyles, certains sont d’origine de la région et d’autres sont venus s’installer ici. Les employés des hôtels le, sont aussi.

Nous abordons un vendeur de prêt-à-porter pour connaître les raisons qui les ont poussées à s’installer dans cette wilaya,il nous rétorqua aussitôt « vous savez,je suis venu ici il y a 11 ans et j’ai été subjugué par la nature,la beauté,le charme ainsi que par l’accueil de ses habitants qui sont très courtois,j’ai vu aussi que la ville manquait aussi de magasins dédiés au commerce des habits,alors j’ai décidé moi et mon frère d’ouvrir une boutique ici et comme nous possédons des commerces à tizi ouzou,nous avons recruté un vendeur et ce qui se vend la-bàs se vend ici et par la suite j’ai fini par m’installer ici. »

Plus loin,un restaurant et même surprise,c’est à un kabyle qu’il appartient,le propriétaire nous accueille avec un grand sourire « bienvenue,comme va Alger, » là, nous lui demandons de nous dévoiler les secrets de la réussite des kabyles ici à Djelfa « il n y’a pas de secrets,nous nous sommes installés c’est mon père qui est venu ici dans les années 80 par la suite il nous a fait venir,on a grandi ici et j’ai été à l’école d’à coté et après mon échec au bac je me suis lancé corps et âme dans le commerce et (hamdoulah) ça marche plutôt bien. »

Le couscous kabyle apprécié par les habitants de la région

Notre source nous dira qu’avant l’arrivée des « Zouaoua, » la wilaya vivait du commerce des cheptels, de l’artisanat, d’agriculture et un peu de tourisme  » durant les années 60 et 70, la wilaya était visitée par des Français, des Autrichiens…

Pour admirer ses vestiges archéologiques romain vu que la civilisation romaine est passée par la région et a laissé des sites archéologiques d’exception et maintenant la wilaya est connue surtout pour son célèbre burnous qui atteint les 12 millions de centimes la pièce. Les Kabyles d’ici activent dans divers secteurs et se sont très bien adaptés à leur nouvelle vie certains sont venus de Tizi Ouzou, de Bejaia et de Bouira. Un employé d’un hôtel nous dira « ici il y’a beaucoup d’argent à gagner, les Kabyles se sont installés ici parce qu’ils savent que tout marche et que les habitants sont friands de toutes les nouveautés qui arrivent que se soit en matière de vêtement, de nouvelles technologies ou bien de traditions culinaires comme le couscous kabyle qui est très apprécié ici et fait l’unanimité. » Ainsi plus de 60 % de l’activité commerciale est détenue par les Kabyles qui ont réussi à donner une dynamique au secteur et booster l’activité.

Un propriétaire d’un cybercafé nous confie « c’est un ami installé ici qui m’a convaincu de venir.

Nous à Tizi on possède deux espaces Internet et ici à Djelfa, cette activité était rare alors j’ai décidé de quitter Tizi pour m’installer ici avec ma femme et mes deux petits enfants en 2002, l’important c’est le respect qui règne ici, les habitants sont sympas chose que je ne trouve pas chez nous. »

Coté criminalité notre interlocuteur ajoute « c’est rare qu’on entend parler de crime ici, c’est un mode de vie simple, à la fois traditionnel et moderne. » Lors de notre passage la nuit dans les rues, on a constaté la propreté de la ville, des trottoirs ainsi que les ruelles qui sont fréquentées jusque tard dans la nuit, la rue est spacieuse et on a droit à un air pur et saint qui nous fait oublier la pollution et l’humidité d’Alger.

Comme nous dira notre source, « les Kabyles et les arabes cohabitent dans une bonne ambiance où le respect, la courtoisie et la fraternité règnent c’est ça qui fait notre force. »

Le lendemain, nous quittons cette charmante ville, qui nous a enchantée par la courtoisie de sa population et l’harmonie de son architecture avec la promesse de revenir pour la découvrir plus et partager avec ses habitants des moments de joie et surtout respirer un air pur loin du stress et de la pollution de la ville, un moment d’évasion quoi.

Hacène Merbouti
depeche de la kabylie
9 NOVEMBRE 2008

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