Il y a 51 ans, Si Lakhdar tombait au champ d’honneur

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Lakhdaria Il y a 51 ans, le commandant Si Lakhdar tombait au champ d’honneur

Un riche programme à Lakhdaria

Il a fallu, selon certaines indiscrétions, que cela vienne d’en haut, ce qui est, à juste titre, à féliciter, que les autorités locales se soient attelés à préparer, et ce pour la première fois, à commémorer la date du décès d’un valeureux fils de Guergour, tombé au champ d’honneur dans la commune de Lakhdaria (ex-Palestro), le commandant Si Lakhdar. En effet, une commission composée de membres de l’APC de Lakhdaria, d’associations locales, se sont affairés durant plusieurs jours, au niveau du siège de la daïra, à établir un riche programme d’activités, tant culturel que sportif qui s’échelonnera du 1er au 6 mars. C’est parti ! Pour la première journée, et ce dès 9 heures, une marche populaire empruntant l’artère principale, la rue Si Lakhdar, prendra le départ du CEM “Dermouche Rabah” pour rallier la Place des Martyrs où se fera la levée des couleurs ainsi que la lecture de la Fatiha. De là, le cinéma “Djeirah” situé à proximité de la place, accueillera la délégation où après la minute de silence en hommage aux chouhada de notre glorieuse Révolution, sera donné le coup d’envoi des festivités. Suivront la présentation de plusieurs pièces théâtrales ainsi que des chants patriotiques, le tout animé par les scouts musulmans algériens et les associations culturelles de la ville de Lakhdaria. Toujours dans le même cadre, un film vidéo, retraçant le parcours du chahid, sera présenté à l’assistance. Pour la deuxième journée, une visite au cimetière de chouhada, suivie d’une conférence sur l’histoire de la Wilaya IV et d’une exposition de photos de combattants de la Révolution du 1er Novembre, au niveau du CEM “Mekhazni Si Lounis”, ainsi qu’une deuxième conférence sur l’itinéraire du chahid Si Lakhdar. En clôture de cette journée, la famille du chahid qui sera présente à ces festivités sera honorée. Le lendemain, à savoir le 05 mars, une délégation de la ville se déplacera vers ce haut-lieu de la Révolution, au Djebel Belgroune, précisément au douar Zenine, où se fera le recueillement. La clôture finale des festivités sera marquée par le marathon “Si Lakhdar” organisé par le Foudj des S.M.A “Bachir El-Ibrahimi. Il serait judicieux de rappeler qui était si Lakhdar”. Le 5 mars 1958 tombait au champ d’honneur un valeureux combattant de l’Algérie, le commandant Si Lakhdar. Le peuple algérien et ses frères de combat se remémorent le sacrifice de cet homme, courageux qui, par ses actions, avait soulevé l’admiration de l’ennemi. Le commandant Si Lakhdar, de son vrai nom Mokrani Saïd, est né à Lakhdaria (ex-Palestro), le 06 novembre 1934. Issu d’une famille pauvre, il grandit dans cette région où il fait ses études dans la seule école de la contrée et apprit par-là même, le dur métier de maçon au centre professionnel du village. Très jeune, et dès le déclenchement de la lutte armée, il fut contacté par le Front de Libération nationale pour être chargé, et ce début 1955, de l’organisation des maquis dans la région de Palestro, Aïn Bessam. Très tôt, il en devint le premier responsable politico-militaire. Rejoint peu de temps après, à la fin du printemps 55, par Ali Khodja qui venait de déserter l’armée française, Si Lakhdar en fit un ami inséparable, un compagnon de lutte et un frère. Tous deux, ils réussirent à mettre sur pied de puissants commandos, dont la valeur, la discipline et le courage avaient soulevé l’administration de l’ennemi et semé la panique au sein de ses troupes. Suite aux coups répétés des moudjahidine, sous la direction des frères Si Lakhdar et Si Ali Khodja, toute la région d’Alger fut embrasée malgré les nombreux renforts que l’armée coloniale avait dépêchés sur les lieux. Partout dans les djebels, comme dans les plaines, Si Lakhdar faisait la démonstration de son génie dans la guérilla, de son courage devenu légendaire, de son aptitude à s’adapter et à adapter les différentes techniques de combat ainsi que son ascendant auprès de ses djounoud et des populations qui les accueillaient avec fierté. Ses qualités de meneur d’hommes, d’organisateur, donnant toujours et en toute occasion, le meilleur exemple, lui valurent d’être nommé, en octobre 56, peu après la mort de Ali Khodja, à Fort-de-l’eau, comme capitaine, chef de la Zone 1- Wilaya IV, comme il fut appelé début 1957, au conseil de la wilaya, en tant que commandant militaire, adjoint au colonel Si M’hamed. Désormais, en sa qualité de chef militaire de la wilaya et sous la direction du colonel Si M’hamed, le commandant Si Lakhdar s’employa avec ardeur et sans jamais se lasser, à un vaste travail de formation, d’organisation et d’action dont l’objectif était la structuration des structures de l’ALN, aux fonctions de l’évolution de la lutte armée et l’intensification des actions militaires contre l’occupant. Un homme d’exception Ainsi, au cours de cette période, chaque secteur était doté d’une section, chaque région d’une katiba et les zones de commandas pouvant se regrouper en bataillons, forts de 400 ou 500 djounoud, formés et équipés d’armes modernes, pour la plupart récupérées sur l’ennemi. Pour Si Lakhdar, la formation politico-militaire du moudjahid, sa maturité et sa foi sont des facteurs déterminants. “Mettez”, disait-il, “une mitrailleuse, entre les mains d’un djoundi qui a la foi, il perdrait son arme sûrement…

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Donnez un fusil de chasse à un djoundi qui sait s’en servir et qui croit en la justesse de son combat, il vous fera des merveilles”. Ainsi à l’initiative de Si Lakhdar, un guide militaire “De la guerre à la guérilla” a été rédigé et largement diffusé à travers les unités de la wilaya et où les djounoud retrouvaient, décrits en détail, la stratégie de notre lutte armée, les principes et techniques de la guérilla et les consignes à suivre. Et partout, dans la Wilaya IV, de l’Ouarsenis à Palestro et de la Mitidja à Ksar El-Boukhari, l’ALN, sous le commandement de si Lakhdar, remportait des victoires retentissantes aux portes même de la capitale, Alger. Réagissant aux coups sévères, l’armée française concentra d’importantes troupes, quadrilla les régions et utilisa une répression aveugle contre les populations civiles, sans défense ainsi que les bombardements massifs, les ratissages et les incendies de forêts avec l’utilisation du napalm, interdit par la convention de Genève. Dans la nuit du 4 au 5 mars 1958, il se trouvait avec le commando Ali Khodja au Djebel Belgroune, lorsque les guetteurs l’avertissent de l’arrivée imminente d’immenses colonnes de véhicules militaires ennemis qui convergeaient vers eux, à partir de Tablat, Bouskène, Sour El-Ghozlane (Aumale !) et Bir Ghabalou et avant même, le lever du jour, l’encerclement était complet. Des milliers de soldats français escaladèrent le djebel. L’accrochage était inévitable. Le premier choix a été terrible, pour les soldats des premières lignes, plusieurs dizaines de morts furent recensés pour éviter de plus grandes pertes, face à ces moudjahidine. L’armée française fit intervenir son aviation et ses chars. Alors que le soleil était haut dans le ciel, le commandant Si Lakhdar fut touché, par une balle de mitrailleuse, tirée d’un avion. Le commando Ali Khodja et la katiba Zoubeiria tentent une percée et réussirent à briser l’encerclement, après un repli de quelques kilomètres vers Ouled Zenine avec leur commandant blessé. Transporté par deux djounoud, Si Lakhdar succomba à ses blessures et fut enterré sur les lieux de combat. Au douar Zenine, une stèle en marbre fut érigée en hommage aux sacrifices de tous ceux qui, comme le commandant Si Lakhdar, sont tombés au champ d’honneur pour que vive l’Algérie libre et indépendante. Aujourd’hui, Lakhdaria, chef-lieu de commune et de daïra dans la wilaya de Bouira porte son nom.

A. Mouhoub

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Couverture sanitaire insuffisante a Ammal

Commune de Ammal (Boumerdès)

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La couverture sanitaire est « insuffisante à Ammal », une commune située à une trentaine de kilomètres au sud du chef-lieu de wilaya de Boumerdès. Dans cette localité rurale, se faire soigner s’assimile à un parcours de combattant.

Et pour cause, les centres de soins qui y sont construits, dans les villages ou au chef-lieu, souffrent de manques en moyens matériels et humains et sont incapables de répondre aux besoins des 8260 habitants disséminés sur une surface de 57 km2. Si certains établissements de soins, à l’image de celui du chef-lieu sont opérationnels et assurent certaines prestations aux patients, d’autres sont totalement abandonnés et jetés aux oubliettes depuis belle lurette. A titre d’exemple, à Ben Salah, village perché sur les hauteurs ouest de la commune, la salle de soins censée recevoir les malades pour leur éviter des déplacements éprouvants est fermée.

Interrogé sur l’état de cette infrastructure, un habitant nous répond : « Je ne comprends pas pourquoi on l’a abandonnée à un moment où les habitants en ont fortement besoin. » Expliquant les raisons de sa fermeture, notre interlocuteur dit réfuter catégoriquement « l’argument de la dégradation de la situation sécuritaire, avancé par les autorités à chaque fois que nous réclamons son ouverture ». « Le vrai problème réside dans le manque de médecins et de matériel. La situation peu reluisante dans laquelle se débat le centre de soins du chef-lieu qui fonctionne avec des moyens humains et matériels dérisoires en est une preuve », explique-t-il. Le centre de soins du village Tala Alouche (Toulmouth) est aussi fermé.

Construit au milieu des années 1980, ce centre est envahi par les herbes sauvages. En dépit de sa réhabilitation après le séisme de mai 2003 il demeure dans un état déplorable. À en croire un habitant du village, ce centre est situé dans le territoire de la commune voisine de Béni Amrane. Il jouxte un bureau de poste qui, lui aussi, se trouve dans un état d’abandon. Ici, la plupart des habitants, ajoute-t-on, ne vont pas chez le médecin quand ils sont malades. Compte tenu de l’enclavement et l’éloignement du village des centres urbains, les villageois « préfèrent se soigner avec les moyens rudimentaires et les plantes médicinales que de se rendre aux unités de soins de la région ». En plus des salles de soins fermées, celles qui sont fonctionnelles tournent au ralenti.

A commencer par celle de Tiza, à quatre kilomètres à l’ouest du chef-lieu qui fonctionne avec un seul infirmier. Les villageois soulignent que « les consultations ont lieu une fois par semaine ». « Le centre n’assure que les pansements et les injections. Pour le reste nous sommes condamnés d’aller ailleurs », se plaint-on. La même situation prévaut au centre de soins de Bouaïdel, (un village sis à 3 km à l’est du chef-lieu). Le centre a été construit durant les années 1980. Contrairement au premier, ce dernier est doté d’un logement de fonction. Mais cela n’a pas aidé à l’affectation d’un médecin et le centre tourne depuis plusieurs années avec un infirmier.

« Le logement de fonction est occupé par une famille depuis plus de quatre ans », nous confie un habitant en rappelant que son village est le plus peuplé de toute la commune. La population attend que la réforme tant vantée par les pouvoirs publics apporte ses fruits.

Par Ramdane Koubabi
EL watan

Beni Amrane, Lakhdaria, Bouira,Yennayer 2959

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beni amrane

Marche des étudiants à Bouira
Entre Yennayer et soutien à la population de Ghaza

Il faut dire que la marche improvisée hier jour de Yennayer 2959 par les étudiants de l’université Akli -Mohand-Oulhadj de Bouira était à la fois pour dénoncer le génocide perpétré par l’armée israélienne contre la population civile de la bande de Ghaza depuis le 27 décembre dernier et réitérer la revendication identitaire pour l’officialisation de la langue Tamazight.
En effet, il était 11 heures passées lorsque la déferlante humaine a quitté l’enceinte de l’université portant un grand drapeau palestinien et un autre algérien, ainsi que des banderoles où l’on pouvait lire «Halte Au massacre de Ghaza» et «Tamazight langue Officielle»… La marée humaine composée d’étudiants et étudiantes a battu le pavé des rues de la ville de Tubiret scandant tantôt «Assegwas ameggaz, assa azekka  tamazight tella tella», ou encore «Ghaza Imazighen et win rakoum ya l’aareb ?» (Arabes où êtes-vous ?) Arrivés au niveau de l’esplanade qui fait face au nouveau siège de la Maison de la culture, les marcheurs ont marqué une halte suivie d’une minute de silence à la mémoire des martyrs algériens et ceux de la Palestine. Une déclaration a été toutefois lue par un étudiant et un enseignant en langue tamazight du département des langues, où ils ont tour à tour souhaité une bonne année imazighen en rendant un vibrant hommage à l’ensemble des étudiants qui se sont mobilisés pour dire halte au génocide contre la population civile en Palestine, dénoncer le silence de la communauté internationale et surtout celui des pays arabes devant ce véritable crime contre l’humanité, une déclaration devait être remise au wali de Bouira.  Rendez-vous est donné pour les festivités du 20 Avril prochain qui coïncide avec le Printemps berbère et le Printemps noir. Par ailleurs, une autre marche de soutien au peuple palestinien a eu lieu dans la ville de Sour El-Ghozlane, d’autres marches similaires ont eu lieu avant-hier et vendredi dernier dans les rues des villes de Lakhdaria et Bouira. Ainsi, la frustration des citoyens monte crescendo devant ce qui se passe en Palestine, et les images insoutenable montrées quotidiennement par les médias. Par ailleurs, le risque de dérapages et de manipulation est grand, les services de sécurités restent sur le qui-vive pour parer à toute éventualité.
M. Adjaout

le Jeune Independant,  Alger

13-01-2009

Foire de l’huile d’olive et du miel


Des expositions des produits oléicoles et apicoles ont été présentés au public venu des régions avoisinantes.

Aseggas ameggaz. La population d’Ath Amrane célèbre yenneyer 2959, le nouvel an berbère. Une ambiance festive règne dans cette commune du sud-est de la wilaya de Boumerdès.

Pour marquer cet événement, une foire de l’olive et de ses dérivés a été organisée par la municipalité. Cette manifestation, première du genre dans cette localité, s’est distinguée par son organisation et la mobilisation de la population qui, enthousiasmée, a répondu favorablement à l’appel de ses élus. Des expositions des produits oléicoles et apicoles ont été présentés au public venu des régions avoisinantes.

Cette manifestation s’inscrit aussi dans le cadre d’un programme visant l’édification et la vulgarisation des produits liés à l’oléiculture et l’apiculture et beaucoup plus au développement du secteur riche en potentialités agricoles. Parmi les exposants, un propriétaire d’une huilerie, s’est exprimé : «L’huile de la région d’Ath Amrane se distingue des autres régions par sa qualité et son goût exceptionnel, elle est utilisée non seulement à des fins alimentaires mais aussi pour des massages thérapeutiques». Ath Amrane, la commune historique, se distingue par ses particularités et plus particulièrement à son relief et ses massifs forestiers surplombant le chef-lieu communal. Les potentialités en matières avicoles sont des plus importantes, puisque sur une superficie agricole totale de

3 310 hectares, 2 512 hectares sont utiles. La surface destinée à l’arboriculture représente 70 %, soit 1 739 hectares dont la majeure partie est occupée par les oliveraies qui se chiffre à 1 576  ha. Un représentant communal chargé de la communication, a affirmé que la production totale est de 30 732 quintaux d’olives, soit une production à l’hectare de 1 560 kg Le rendement moyen est estimé à 18 litres par quintal. Selon lui, la commune d’Ath Amarane a produit à elle seule pas moins de 553 000 litres d’huile d’olive, soit 5 087 quintaux

d’olives. En matière d’équipements oléicoles, notre interlocuteur a affirmé que la commune de Béni Amrane compte à son actif 12 huileries et que seulement 9 sont en activité dont 7 traditionnelles et 2 à chaînes continues.

Outre les produits oléicoles et apicoles, des tapis artisanaux ainsi que des ouvrages et des brochures en tamazight ont été exposés.

Un film sur la production de l’huile, la cueillette et la trituration a été projeté. Ce dernier, rappelons-le, a été réalisé par une équipe de cinéphiles amateurs de la localité. L’hospitalité des habitants de Ath Amrane n’a pas échappé à la règle, puisque tous les participants et les visiteurs ont été conviés à un couscous garni. Il convient de rappeler que cette manifestation qui s’étalera jusqu’à jeudi prochain, a été inaugurée par le wali de Boumerdès, Brahim Mered, lequel était accompagné d’une forte délégation composée de députés, de sénateurs et de personnalités civiles et militaires ainsi que des membres de l’exécutif de la wilaya. Un burnous artisanal typiquement kabyle a été offert par la population locale au premier responsable de la wilaya. Un geste apprécié par ce dernier, ce qui confirme l’hospitalité de la région.

Par A. Kichni

le jour d’algerie

Ammal (Zenina) grogne des villageois

Ammal (Boumerdès)

Les villageois réclament la réouverture du centre de santé

Les habitants des villages de Ouled Ben Salah, Ouled Abdelhadi et de Ouled Bouchiouane, relevant de la commune de Ammal, lancent un appel de détresse. Ils souffrent le martyre en matière de soins sanitaires et de santé publique. L’unique salle de soins est fermée depuis une décennie. Pour une simple injection, le citoyen est contraint de s’adresser au centre de santé du chef-lieu communal Ammal, lequel est situé à 10 km. Un parcours sinueux auquel s’ajoutent les aléas liés à la disponibilité des moyens de transport, rare la nuits, les risques de la route. Les citoyens déplorent le silence des élus quant à l’insécurité. «C’est faux» a clamé un citoyen, «notre région n’est pas ce que pensent certains, la preuve. Des patrouilles militaires et de gendarmerie sillonnent à longueur de journée les chemins menant vers ces villages». «Un cantonnement militaire est implanté à quelques encablures d’ici», a renchérit un autre». «Toutes les autorités communales de daïra et de la wilaya sont au courant de nos revendications», a-t-il ajouté. Le Plan directeur de l’aménagement et de l’urbanisme (PDAU), approuvé récemment en session plénière de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), offre des opportunités certaines en matière de développement et de désenclavement de ces bourgades isolées, profitables aux générations futures. Pour l’heure, la situation persiste, en stand by, dit-on, telle qu’elle était dans les années 90, depuis la décennie noire. Néanmoins, l’espoir renaît après la visite du wali, lequel a promis de prendre en charge les revendications des citoyens.

A. Kichni
le jour d algerie 26 JANVIER 2009

Le bureau de poste fermé au public

Au moment où la délégation préfectorale inspecte le centre ville de Ammal (Zenina) , aux environs de 14h 45 , des citoyens de la région formaient une file au niveau de la poste encore fermée au public. Joint ces derniers ont affirmé, qu’un anarchie règne en cette agence postale. Pour preuve, a martelé un citoyen, il est presque 15 h et la poste est toujours fermé, ils n’ont peur de personne ( les postiers), ils font ce qui veulent . Une autre citoyen rétorqua « nous sommes tout le temps confronté à des problèmes si ce n’est le réseau défectueux, le problème de liquidés surgit ». Et la vie continue à Ammal. L’emploi, le manque d’attraction au profit des jeunes, les nuages de poussières formées continuellement par la carrière, l’eau potable des villages enclavés constituent des principaux facteurs à élucider.

A noter que le plan directeur d’aménagement urbain (PDAU) de Ammal a été débattu à l’issue de la dernière session de l’assemblée populaire de wilaya, lequel a été approuvé à l’unanimité des membres.

A.K.
le jour d’algerie

L’attentat de Béni amrane vu par le caricaturiste Dilem

souvent le coup de crayon de Dilem ( quotidien Liberté ) vaut mille discours !

L’attentat de Béni-Amrane vu de France

L’attentat de Béni-Amrane dans les colonnes de la presse française

par L’un De Nos Correspondants A Paris: S. Raouf

« Parisienne» et «provinciale», la presse française rend compte dans son ensemble de l’attentat de Béni-Amrane, qui a causé la mort de l’ingénieur de la société française Razel, première victime française depuis 1994.

Quasiment tous les quotidiens se sont contentés d’un traitement factuel en reprenant les dépêches d’agences. Seuls Libération et Le Figaro sont allés au-delà du récit circonstancié. Le premier s’est livré à un commentaire sur la signature du forfait, alors que le second s’est attaché à le lire à la lumière du contexte interne.

Non revendiquée jusqu’à mardi en fin de journée, l’attaque de Béni-Amrane n’en était pas moins «signée», selon le journal de gauche. Longtemps caisse de résonance du camp du «qui tue qui» en Algérie, Libération y voit la main des irréductibles islamistes.

«Le mode opératoire, la cible portent la marque d’Al-Qaeda au Maghreb islamique, dont le noyau dur reste le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), surtout implanté dans l’est du pays», fait remarquer le journal.

En s’attaquant pour la seconde fois en l’espace d’un semestre à l’entreprise des travaux publics Razel, Al-Qaeda «a clairement affiché son intention de « bouter » hors du Maghreb les colonisateurs français et espagnols». Une allusion à une récente déclaration du numéro deux d’Al Qaeda, Ayman Al Zawahiri, qui promettait de «nettoyer le Maghreb islamique des fils de la France et de l’Espagne».

Dans un autre article de cadrage, Libération s’essaye à une explication de l’offensive djihadiste en Afrique du Nord. De la Tunisie à la Mauritanie en passant par l’Algérie et le Maroc, les enlèvements succèdent aux attentats sur fond de menaces régulières contre les «mécréants» occidentaux et «leurs alliés, les pouvoirs impies» de la région.

Empruntant à une lecture de spécialistes de la mouvance radicale, le journal parisien y voit la conséquence d’un changement de tactique chez les stratèges d’Al Qaeda. «Confrontés à un début de débandade en Irak, certains jihadistes maghrébins ont préféré rentrer clandestinement au pays pour y mettre en oeuvre leur savoir-faire». D’autant que «le potentiel de mobilisation causé par la guerre» de George Bush en Irak «reste fort auprès de la jeunesse maghrébine».

Une telle lecture est, au demeurant, partagée par des officiels maghrébins. Voici quelques semaines, le ministre algérien de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, soulignait, à grands traits, l’influence du contexte proche-oriental – Irak et territoires palestiniens – sur l’imaginaire de la jeunesse maghrébine.

Dans un registre similaire, Le Figaro (d’obédience droite) observe que l’attentat de Béni-Amrane, ajoutés, à quelques jours d’intervales, à ceux de Cap Djenet et de Bordj El-Kifan, constitue bien une «offensive, la plus importante depuis six mois».

« Les radicaux armés déclenchent leur nouvelle vague de terreur en tentant de donner un retentissement international à leurs actions (…) les djihadistes d’Al Qaeda frappent dans les zones où ils restent bien implantés quinze ans après le déclenchement de l’insurrection armée du FIS. Ils tentent aussi d’atteindre des cibles dans la capitale où les modes opératoires sont beaucoup plus délicats».

A la différence de Libération, Le Figaro aborde le sujet en élargissant sa grille de lecture. «La recrudescence des attentats survient également dans un climat d’incertitude politique, sur fond de guerre de succession au sommet de l’État», allusion à la proximité de la présidentielle d’avril 2009.

«A dix mois de la fin du second mandat présidentiel, la question est loin d’être tranchée» au sommet du pouvoir. «Dans la hiérarchie militaire, de vives réticences commencent à se manifester» contre un troisième mandat de Bouteflika, «en raison d’une « réconciliation nationale » qui, au fil du temps, a pris des allures de reddition de l’État face à l’islamisme».

Premier support économique hexagonal, le quotidien «Les Echos» se fait l’écho d’une communauté d’affaires française «choquée» mais qui se garde de basculer dans la panique. Le journal ne relève chez les entreprises françaises à pied d’oeuvre dans le marché algérien aucune volonté de partir comme au plus fort de la décennie sanglante. Tout au plus, elles décident de se protéger au moyen de «mesures de sécurité drastiques».

le quotidien d’oran

l’explosion d’une gare en Algérie, reportage

Deux explosions qui ont eu lieu dans une gare ferroviaire à l’est d’Alger ont fait des victimes multiples, dimanche. Les algériens ont condamné les attentats et appelé les autorités en charge de la sécurité de s’occuper fermement des terroristes.

Said Jameh à Alger a contribué à ce reportage – 09/06/08

Un policier algérien garde un point de contrôle à proximité du site de l’explosion du 8 juin, dans la gare de Beni Amrane. L’attentat a tué douze personnes, dont des pompiers et des soldats.

Deux bombes ont explosé, dimanche 8 juin, dans la gare de Beni Amrane dans la wilaya de Boumerdès, tuant douze personnes, dont cinq pompiers, des soldats, un ingénieur français et son conducteur algérien.

La première explosion a eu lieu aux environs de 17 heures 10, lorsqu’une bombe placée sur le côté droit de l’autoroute RN5 – menant vers Alger – a été actionnée à distance. Le Gouvernement a officiellement confirmé qu’un employé de l’entreprise de génie hydraulique française Razel, dont l’identité n’a pas encore été révélée, ainsi que son conducteur Sayed Samir, natif de Lakhdaria, sont morts dans leur Renault Megane.


Une seconde bombe a explosé 15 minutes plus tard à l’extérieur de la gare, près du cimetière des martyrs. Des sources disent que ce sont environ une douzaine de policiers et de pompiers qui ont été tués par l’explosion, alors qu’ils intervenaient sur le premier attentat. Des officiels ont déclaré à Magharebia que le bilan final des victimes décédées sera modifié par les notifications des plus proches parents des personnes disparues.

El Watan rapporte que les personnels de la sécurité qui ont rapidement encerclé les sites des explosions ont trouvé et sont parvenus à désamorcer un autre dispositif explosif. Le trafic a été interrompu pendant des heures, en raison de l’établissement d’un cordon sécuritaire.

Il n’y a pas eu de revendication concernant les deux explosions de dimanche. C’est malgré tout la seconde fois que l’entreprise d’ingénierie française Razel est visée par un attentat terrostite. L’Organisation Al Qaida au Maghreb islamique avait revendiqué la première attaque, en septembre dernier. Trois employés de Razel, un conducteur et cinq policiers en escorte avaient été blessés lorsqu’une bombe avait explosé à proximité de leur véhicule, dans la zone de Koudiet Asaserdoune de Lakhdaria.

Après l’annonce des attentats, dimanche soir, le Président français Nicolas Sarkozy a assuré au Président Abdelaziz Bouteflika son « soutien indéfectible dans sa lutte déterminée contre le terrorisme ».

« Mes pensées… vont au peuple et aux autorités de l’Algérie, qui luttent contre le fléau du terrorisme avec courage et détermination. Leur combat est aussi le nôtre », a déclaré Bernard Kouchner, Ministre français des Affaires Etrangères.

L’attentat de la gare est le troisième en cinq jours et le second à mettre en oeuvre des explosions presque simultanées.

Deux personnes sont mortes mercredi dernier lorsqu’un kamikaze s’est fait exploser à l’extérieur d’une caserne militaire située à Bordj El Kiffan (à 25 km d’Alger), peu de temps après qu’une bombe actionnée à distance ait créé la distraction, en explosant devant un café, à proximité du site. Le jour suivant, un explosif, posé en bord de route, tuait six soldats à Cap Djinet près de Dellys, dans la wilaya de Boumerdès.

Suivant ces récents attentats, la presse locale a confirmé que la sécurité avait été renforcée dans la région, notamment dans la zone forestière de Takhoukht.

Selon l’expert en sécurité Mouloud Morchedi, interrogé par Magharebia, cet attentat « fait partie du plan mis en place par l’Organisation Al Qaida au Maghreb Islamique pour revenir à la confrontation, après que l’Organisation ait été acculée par les services de sécurité, en raison des opérations de ratissage effectuées par les forces armées qui ont été menées pendant une année entière contre ses forteresses établies dans les régions de Kabylie, de Batna, et de Tabsa ».

Les officiers en charge de la sécurité ont également mis à mal le mouvement terroriste en en tuant, ces derniers mois, des figures importantes, ajoute Morchedi.

Il remarque que l’escalade des attentats coïncide avec le retour de l’été, saison où laquelle plus de deux millions d’expatriés algériens reviennent dans leur pays natal pour rendre visite à leurs familles.

Les attentats ont aussi eu lieu à la veille de l’Exposition Internationale algérienne, à laquelle de nombreux pays européens et les Etats-Unis devraient participer. L’expert ajoute qu’Al Qaida a publié – sans grand effet – des commentaires sur Internet visant à effrayer les entreprises étrangères et à les renvoyer du marché algérien.

Les algériens ont condamné les attentats et ont appelé les services de sécurité à s’occuper avec fermeté des terroristes.

Lorsque j’entends de telles nouvelles, j’ai l’impression que l’avenir reste incertain », dit Reda, qui travaille dans un cybercafé. « Nous perdons parfois espoir, parce que nous pensions que la crise était terminée depuis trois ou quatre ans ».
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Au moins huit membres de la sécurité blessés dans les dernières violences en Algérie

2008-04-20

Chakib Lounis s’accorde avec Reda sur les mesures de rétorsion à l’égard des responsables de ces récents attentats.

« L’Algérie devrait appliquer la peine de mort à tous ceux qui sont impliqués dans ces actes criminels, » dit-il.

Addendum: Le Gouvernement algérien a réfuté, lundi 9 juin, les informations publiées par la presse locale et internationale selon lesquelles 12 personnes auraient été tuées par l’effet de deux explosions simultanées à Beni Amrane.

Le Ministère de la Défense Nationale a affirmé que l’attentat de Beni Amrani a fait deux victimes seulement, l’ingénieur français Pierre Nowacki et son conducteur algérien Syed Samir, après qu’ils aient heurté une bombe actionnée à distance et posée sur le bord de la route, tandis qu’un agent de la sécurité et un pompier seulement ont été blessés lors de la seconde explosion.
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