Faire de l’Algérie un pays producteur de technologie

Actualités :

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LE MINISTRE DE LA POSTE ET DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION À BOUIRA :

«Faire de l’Algérie un pays producteur de technologie»

Venu ce mercredi inspecter les infrastructures relevant de son secteur, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Hamid Bessalah, s’est dit non seulement satisfait du degré de développement des technologies de pointe en Algérie, mais aspire à faire de l’Algérie un pays producteur de technologie. M. Bessalah avait toutes les raisons de croire en ce défi, lui qui a inspecté, lors de sa première halte, la station de télécommunications par satellite (STS) de Lakhdaria et s’est montré très satisfait du degré de maîtrise des nouvelles technologies dans le monde entier par le personnel et l’encadrement travaillant sur place. Ainsi, au cours de cette visite, le ministre a eu droit à un bref historique sur cette station, considérée, à juste titre comme la plus importante en Afrique et dans le monde arabe. Créée en 1974, avec un émetteur de télédiffusion et un réseau téléphonique, couvrant uniquement l’océan Atlantique et le Nord de l’Afrique, la STS de Lakhdaria a connu des extensions en 1976 pour couvrir également l’océan Indien. Puis, en 1989 avec la création du satellite Arabsat, son essor s’est poursuivi avec la rénovation des équipements et l’introduction de nouvelles technologies. En 2004, la mégastation, qui possède 48 stations réparties à travers le territoire national, travaillant désormais avec six satellites étrangers, a basculé vers le mode numérique et couvrait le monde entier. Poursuivant son développement, la STS de Lakhdaria a acquis en 2006 un nouveau matériel, le Vsat I Direct qui permet l’intranet. Un outil très sollicité, surtout par les secteurs stratégiques dans le pays comme le ministère de la Justice, qui vient de relier à travers le territoire national quelque 490 stations entre les cours de justice, tribunaux, pénitenciers ainsi que le ministère. Cet outil, installé grâce à la nouvelle station Vsat I Direct, permet à tout citoyen d’obtenir aujourd’hui son casier judiciaire dans n’importe quelle wilaya du pays sans se déplacer vers sa wilaya de résidence. Outre ce ministère, les banques publiques comme le CPA, la BEA, la BNA, la Caconatph, l’Agence nationale des barrages (ANB), le ministère de la Formation professionnelle, le ministère de l’Enseignement supérieur ainsi que les postes, ont tous sollicité la STS de Lakhdaria pour l’installation d’un réseau intranet, alors que le ministère de l’Intérieur est en phase finale pour sa réalisation. Après avoir eu ces explications, le ministre, qui a également découvert au cours de sa visite les indicateurs de la poste ainsi que ceux des télécommunications au niveau de la wilaya de Bouira, est revenu à la fin de sa visite sur les projections de son département et ses défis, à savoir arriver, à l’horizon 2013, à une société évoluant dans une économie numérique. Le ministre est persuadé que l’objectif est largement réalisable, puisque, dira-t-il, «le facteur humain est disponible, et les équipements les plus modernes existent». Aussi, avec tous ces atouts, le ministre ira plus loin en disant que le défi de l’Algérie et de son département est de faire du pays non pas un utilisateur passif, mais un producteur des nouvelles technologies de pointe».

Y. Y.

le soir d’algerie

Lakhdaria le centre de télécommunication par satellite Un site de haute technologie Le ministre des Postes et Technologies de communication, M. Hamid Bessalah, a effectué dernièrement une visite dans la wilaya de Bouira. L’occasion a été donnée à la presse pour visiter le centre des télécommunications satellitaires de Lakhdaria. Ce site de haute technologie a été créé en 1975 et bénéficie de plusieurs développements et d’extension depuis. Ainsi, plusieurs sections ont été numérisées en 2002. La station, communément appelée le Radar, en référence aux deux grandes antennes paraboliques de 32 mètres de diamètre et visibles de loin, relève de l’ATS et couvre l’ensemble du territoire national en téléphonie, Internet et autres transmissions télévisuelles. Composé de plusieurs sections, désignées par LKH, chaque opérateur se charge d’un volet précis. Ainsi, le LKH 02 est un centre directeur d’un réseau domestique national relié à 46 stations réparties dans le Sud algérien. Nous apprendrons sur place que le contact est direct et en temps réel avec Tizaoutine, station implantée à l’extrême sud-est du pays. La station LKH 09 en VSAT/I Direct couvre l’Afrique, l’océan Indien, l’Amérique en bande C et toute l’Algérie en bande KU. Cette section a été mise en service en 2006. Elle assure les réseaux des ministères des Affaires étrangères et de la Justice et peut transmettre via 5 satellites en simultané. Le LKH 04, qui opère en VSAT/SCPC en relation avec l’Internet, réserve une bande à l’ENNA, les institutions gouvernementales et les entreprises nationales alors que le LKH 08, inauguré en 2001, offre ses services Internet aux banques, Sonelgaz, ENMTP, Sonatrach et les cybercafés privés depuis 2005. LKH 06 rattaché au fournisseur INMARSAT ; 344°Est couvre l’océan Atlantique, l’Europe, le Moyen-Orient, l’Amérique et l’Afrique. Ce système est utilisé aussi par la marine. Pour le grand public, ce système, adopté par la justice, permet la délivrance d’un casier judiciaire dans n’importe quel tribunal implanté sur le territoire national. L’enseignement supérieur, de son côté, peut, grâce à cette station, assurer des conférences en intranet ou plus simplement à distance. Lors de sa discussion avec les responsables techniques du site, le ministre a insisté sur la prestation et la disponibilité qui doivent être de rigueur à l’ère de la concurrence mondiale. Les élus nationaux de Bouira, présents sur place, ont soulevé le problème relatif aux entrées fiscales qui en résultent et qui profitent à une commune de la wilaya d’Alger parce que la direction de «ATS ATCOMM Operator» s’y trouve. Les élus ont insisté pour que ces entrées financières profitent à la commune de Lakhdaria qui intervient quand il s’agit d’assister ce centre national des télécommunications en matière de logements, de réfection, d’aménagements…

Manel A. ddkabylie

Ouverture d’une agence postale à Lakhdaria

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Ouverture d’une agence postale à Krichiche

Implantée au Krichiche, un des quartiers le plus populeux de la ville de Lakhdaria, à l’entrée ouest, donnant vers la commune de Bouderbala, Boukram et Guerrouma, la nouvelle agence postale d’Algérie-Poste, a, enfin, ouvert, le week-end dernier, ses portes au grand bonheur de la population. Rencontrés sur les lieux, plusieurs retraités, pour la plupart âgés et malades ainsi que les vieilles dames, avaient l’air satisfais de l’ouverture de «leur» poste du fait qu’elle met un terme au long déplacement fait auparavant.

Cette agence, à l’instar de la poste centrale et celle de la Zhun, devra être approvisionnée régulièrement et plus particulièrement avant les journées arrêtées pour le versement des pensions ainsi que la paie des fonctionnaires. En effet, Lakhdaria, chef-lieu de daïra et de commune, connaît une véritable relance dans les secteurs de la vie citoyenne.

Ath Mouhoub
ddkabylie

l’Exode rural en question

Plus d’espace et de possibilité de développement économique

Est-il possible d’inverser le sens de l’exode ?

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Photo : Riad

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–>De notre correspondant à Bouira
Nacer Haniche

Le monde rural occupe une place importante en Algérie. Le recensement de 1998 a montré que près de 41% de la population totale vivent dans les localités rurales, représentant quelque 1,85 million de ménages qui résident dans 948 communes sur les 1 541 municipalités que compte le pays. De plus, la catégorie des jeunes a été estimée à 75% du total de la population rurale. Pour cela, un
programme de soutien au renouveau rural a été élaboré par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural depuis le début de l’année en cours.
Par ailleurs, assurer une production agricole pour couvrir les besoins de consommation exprimés sans cesse par les populations est un défi possible à relever, déclarent sans cesse les responsables, mais cela nécessite une assise et une mise en pratique sur le terrain d’une politique agricole transparente et débarrassée de toutes les contraintes qui ont, jusqu’à présent, entravé son essor et
ses objectifs.  Au chapitre de la politique de soutien à l’agriculture, le premier responsable du secteur a affirmé qu’elle sera adaptée progressivement pour, en premier lieu, stabiliser le marché des produits de consommation, puis rassurer les agriculteurs, les éleveurs et les opérateurs de l’agro-alimentaire.
En effet, après une opération pilote, lancée en 2007, plus de 1 500 projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI) ont été formulés par les wilayas dont 700 ont été mis en œuvre. Selon les statistiques nationales établies par le même ministère, la population active des zones rurales est répartie en quatre groupes : 38% dans l’agriculture, 14% dans le bâtiment et les travaux publics, 39% dans le commerce et les services et 9% dans la petite et moyenne entreprise. Ainsi, pour donner un coup de starter à la stratégie nationale du développement rural durable, les responsables du secteur ont décidé de changer la vision du monde rural. L’opération vise à  moderniser et réhabiliter des villages par la diversification économique en milieu rural, la protection des ressources naturelles et des patrimoines ruraux matériels et immatériels, dans le but  de combattre la pauvreté, la marginalisation et l’exclusion, de stimuler l’emploi et l’égalité des chances par la diversification des activités économiques, de renforcer les actions de préservation de l’environnement, de répondre aux exigences croissantes en matière de qualité de vie, de santé, de sécurité, de loisirs et de bien-être dans les zones rurales, et permettre également à la population rurale de participer de manière active aux politiques d’aménagement des territoires, à réduire les inégalités et à promouvoir une meilleure gouvernance locale.  A partir du mois de mars 2008, le ministère délégué au Développement rural a organisé des journées de formation pour les différents acteurs impliqués dans la conduite et la gestion des programmes de développement rural, particulièrement les projets intégrés dont les enveloppes financières ont été déjà mobilisées dans plusieurs wilayas. Pour la wilaya de Bouira, six daïras que sont Bordj-Okhris, M’chedallah, Sour El-Ghozlane, Haizer,
Souk El-Khemis et Lakhdaria ont été ciblées par des journées de formation au profit des cadres techniques, faisant partie des comités techniques, chargés de mettre en application les dispositions des PPDRI ainsi que les différents acteurs impliqués dans la conduite et la gestion des programmes de développement rural. Les participants à ces rencontres ont acquis des connaissances en matière de techniques de communication qui leur ont permis à s’adresser aux acteurs de la société civile (associations de jeunes, de femmes, à
caractères religieux, social ou culturel) et aux paysans intéressés par ce programme et qui veulent s’intégrer dans les circuits de l’agriculture professionnelle, dans le milieu rural, dans les domaines de l’agriculture tels que l’élevage, la mobilisation des ressources hydriques, l’ouverture et l’aménagement de pistes agricoles, l’aviculture, l’apiculture, l’aide aux activités artisanales, les salles de soins, l’adduction de l’eau potable, l’assainissement, l’habitat rural et autres actions initiées par les directions des différents secteurs et ce après concertation avec les autorités locales (APC, daïras) et les représentants des populations rurales. La wilaya de Bouira est connue pour sa vocation agricole et agropastorale, caractérisée par une production végétale qui s’étale sur une superficie de 74 126 ha pour les céréales, 11 902 ha pour les fourrages, 29 940 ha pour l’arboriculture, dont 21 700 hectares pour l’oléiculture et, enfin, 6 051 ha consacrés aux cultures maraîchères. La production animale enregistre aussi des chiffres prometteurs avec 60 187 bovins, 205 350 ovins, 25 500 caprins. En matière d’aviculture, elle enregistre la production de 2,9 millions de poulets de chair et 1,2 million de poulets de ponte, et enfin, en apiculture elle compte 119 091 ruches. A ces potentialités, il est utile de citer les atouts que représentent ses trois barrages, dont deux sont déjà opérationnels, en l’occurrence Oued Lekhal, dans la région de Aïn Bessem, d’une capacité de 30 millions de m3 et Tilesdit, près des localités d’El Esnam et Bechloul, d’une capacité de plus de 160 millions de m3, auxquels s’ajoute le barrage de Koudiat Asserdoune, dans la région de Lakhdaria, en cours de mise en service, d’une capacité de 680 millions de m3.
A ces infrastructures hydrauliques, il faut ajouter 31 retenues collinaires qui totalisent un volume de 3 242 520 m3 ,4 309 puits, dont le débit total est estimé à 6 400 litres/seconde et 285 forages d’un débit total de 1 306 litres/seconde. Sur un autre registre, il y a lieu de noter que le Plan national du développement agricole (PNDA), lancé en 2000, et qui offre des aides conséquentes et très stimulantes aux agriculteurs, a eu des effets positifs sur la région, du fait que ces aides ont permis la valorisation et l’augmentation de la superficie agricole utile (SAU), qui est passée de 179 200 ha en 1999 à 190 152 ha en 2008, et qui a généré plus de 15 000 emplois. Il y a eu aussi l’ouverture de plus de 926,5 km de routes agricoles et forestières, en majorité dans des zones rurales, la réalisation de 18 chambres froides pour le stockage de fruits et légumes et la création de 171 huileries jusqu’à la fin de l’année 2008.
Concernant les projets réalisés dans le cadre de la politique du renouveau rural, les statistiques font état de 40 PPDR (Projet de proximité de développement rural) et 57 PPDRI (Projet de proximité de développement rural intégré) et aussi l’attribution de plus de
14 500 aides dans le cadre de l’habitat rural.

N. H.

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LA TRIBUNE ALGER

Projet d’emploi rural, revitalisation de l’arriere-pays

Projet d’emploi rural (PER 2)

Une stratégie de revitalisationde l’arrière-pays

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En raison de la diversité des facteurs de dégradation des milieux ruraux, épuisant les sols et faisant fuir les hommes, la stratégie de revivification des espaces ruraux ne peut être que multidimensionnelle et multisectorielle. Le département ministériel chargé de ce secteur, en l’occurrence l’ancien ministère délégué au Développement rural dépendant du ministère de l’Agriculture, a mis en place, depuis 2003, un ensemble de dispositifs de soutien au développement rural qui s’articulent autour du PNDAR (Plan national de développement agricole et rural). La formule des PPDR (Projets de proximité de développement rural) a été initiée avec cette philosophie de la vision d’ensemble qui est censée toucher tous les domaines de la vie rurale pour permettre une stabilisation des populations, le retour des habitants expatriés dans des conditions sécuritaires particulières, la création de nouvelles conditions de vie basées sur le désenclavement, la protection des sols contre l’érosion, le soutien aux métiers artisanaux, le soutien au développement agricole (arboriculture, amélioration des sols, élevage), la mobilisation des ressources hydriques (puits, forages, retenues, captage de sources), l’installation des services sociaux (santé, école, centres culturels) et des équipements publics (électricité, gaz,).

Dans ce genre de projets décentralisés confiés aux différentes structures des wilayas, le problème crucial soulevé demeure l’intersectorialité qui est mal assurée. La coordination, pour piloter ce genre de projets se basant sur une nouvelle conception du développement, a, en effet, du mal à se concrétiser sur le terrain. Hormis les actions de type agro-forestier et, dans une moindre mesure, la petite hydraulique, les autres actions ont connu pratiquement des retards dans toutes les wilayas du pays. L’évolution de la vision des responsables de ce secteur a fait que ces projets de proximité ont été améliorés sur le plan organisationnel pour devenir, à partir de 2007, des PPDRI (projets de proximité de développement rural intégré). Six wilayas pour le PER 2 Parallèlement à ces Projets de proximité, l’Algérie a commencé à mettre en œuvre, à partir de 2004, un autre projet d’envergure sous l’intitulé de Projet d’Emploi Rural II, cofinancé initialement à hauteur de 80% par la Banque mondiale. Les accords de prêt, portant sur 90 millions de dollars, ont été conclus à Washington en juillet 2003 entre le gouvernement algérien et la BIRD.

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Depuis que le gouvernement algérien a payé par anticipation une grande partie de la dette extérieure du pays, ce projet est pris en charge totalement par un financement national. La réalisation du programme, étalée sur cinq ans, est confiée à la Direction générale des Forêts (sous tutelle du ministère de l’Agriculture). Ce projet touche six wilayas de l’Algérie du Nord (Centre et Centre-ouest) : Chlef, Aïn Defla, Tiaret, Tissemsilt, Médéa et Bouira, et cible essentiellement les zones de montagne et le flanc Nord de la steppe qui reviennent à ces wilayas. C’est en 2002 que les études préliminaires ont été initiées. Il s’agit principalement des approches modernes du monde rurale mises en place par les dernières analyses sociologiques basées sur la méthode participative. Des enquêtes-ménages et des focus-groups (discussions dirigées avec les populations) étaient menées sur le terrain par des agents forestiers encadrés par des sociologues et démographes. Le but étant de faire un check-up détaillé des conditions de vie des campagnards et, surtout, de connaître leurs besoins et les grandes tendances qu’ils manifestent à l’égard du travail et des activités rurales. Sur diagnostic socio-participatif, ont été élaborés les ‘’arbres de problèmes’’ (hiérarchisations des contraintes illustré par un arbre généalogique) et les ‘’arbres de solutions’’ (clefs proposées par les paysans pour résoudre leurs problèmes, aidés en cela par les orientations techniques des agronomes et forestiers présents avec eux).

Une fois traités par un bureau d’études, ces résultats sont transformés en programmes d’actions. Pour la première fois en Algérie, une méthode scientifique et décentralisée est mise en œuvre dans la conduite de l’approche du mode rural. Ce projet (PER 2) fait suite à un projet du même genre initié à l’Ouest du pays (Tlemcen, Sidi Belabbès, Mascara, Aïn Temouchent) ayant eu la même typologie de financement et d’approche des populations rurales. Sauf qu’à l’Ouest du pays, le projet a souffert de la conjoncture sécuritaire du milieu des années 90. Mais, les résultats obtenus sont loin de toute espérance. Aujourd’hui, des vergers et des vignobles commencent à produire leurs fruits, des milliers d’emplois y ont été crées et des actions de conservation du sol de grande envergure (reboisements, corrections torrentielles y ont été réalisées). Le défi de l’emploi et de la stabilisation des populations Dans les wilayas du Centre, les actions du projet ont connu leur démarrage au cours de l’année 2005.Les travaux sont bien avancés. Les actions programmées portent sur le développement agricole (arboriculture fruitière, amélioration des sols par des actions de défoncement et d’épierrage), la mobilisation des ressources hydriques (retenues, forages, fonçage de puits, captage de sources, aménagement de points d’eau), la protection et la conservation des sols (reboisement, fixation des berges, corrections torrentielles, travaux sylvicoles) et la promotion de la femme rurale (modules d’aviculture, de cuniculture, d’apiculture et artisanat). Pour les six wilayas concernées par le projet en question, le défi à relever est la stabilisation des populations dans leurs villages et bourgades et la créations d’emplois permanents et saisonniers. Réhabilitation de l’espace rural à Bouira En quelques mois, la courbe du chômage a connu une inflexion vertigineuse dans certaines communes à tel point que certaines entreprises de réalisation avaient des difficultés à recruter des ouvriers sur leurs chantiers. En outre, les pouvoirs publics algériens escomptent aussi, à travers le PER 2, installer une pédagogie de la participation des populations à construire leur destin. En plus de la participation à la conception des programmes, les ruraux sont également appelés à participer à la réalisation physique des travaux sur le terrain. Il en est ainsi par exemple des plantations fruitières dont ils ont bénéficié : ce sont les bénéficiaires eux-mêmes qui procèdent à la plantation une fois que l’entreprise a ouvert les trous et fourni les plants. Les dernières actions prévues par ce programme et qui, probablement, vont être mises en œuvre au courant de l’année 2009, se sont les ouvertures de pistes rurales et le construction de retenues collinaires. Le Projet, qui en est à sa cinquième année, est directement suivi par les conservations des forêts des six wilayas. Il subit des audits réguliers de l’Inspection générale des Finances (IGF) relatifs à la procédure de passation de marchés et à la régularité des réceptions sur le terrain. Les travaux du Projet d’Emploi Rural (PER2) dans la wilaya de Bouira qui ont été lancés au cours du mois de décembre 2005 connaissent un rythme d’avancement appréciable. Le montant total du projet est évalué à 1,26 milliard de dinars. Lors des trois dernières saisons, près de 2000 ha ont été plantés en différentes espèces fruitières et 500ha en plantations forestières, en plus des travaux d’amélioration foncière et de corrections torrentielles. Des travaux sylvicoles tendant à améliorer et harmoniser les peuplements forestiers ont aussi été engagés depuis janvier 2006 . Conçu spécialement pour créer de l’emploi dans les zones les plus défavorisées de la wilaya, ce projet prolonge le PER1 entamé dès 1996 à l’ouest du pays avec le même mode de financement, soit un cofinancement de la Banque mondiale. Le choix des zones d’intervention a été orienté par les statistiques de l’ONS relatives au chômage et renforcé par des études sociales et environnementales (économie pastorale, cadre général de vie, érosion des sols, infrastructures hydrauliques,…) qui ont conclu à la nécessité de mettre en œuvre un tel projet sur onze communes du sud de la wilaya relevant des daïras de Sour El Ghozlane, Bordj Okhriss et Bir Ghebalou. Les actions prévues s’articulent autour du développement agricole et du désenclavement (plantations fruitières en sec et en irrigué, ouverture et aménagement de pistes rurales), de la mobilisation des ressources hydriques (aménagement de sources, fonçage de puits et forages, retenues collinaires), de la lutte contre l’érosion des sols (reboisements, fixation des berges et corrections torrentielles) et, enfin, des activités promouvant la femme rurale (distribution des machines à coudre et octroi du petit élevage : aviculture et apiculture). Sur le terrain, les entreprises attributaires des marchés ont commencé à se roder. L’une d’elles, l’entreprise publique SAFA-Zaccar qui avait de grandes difficultés financières avant de se voir attribuer les travaux du PER2, a fini par relever le défi. Les paysans bénéficiaires des plantations arboricoles réalisées par cette entreprise sont satisfaits des résultats puisque la majorité des vergers ont réussi. Un large mouvement de recrutement sur les territoires des communes concernées a eu lieu au grand bonheur des familles et des autorités locales qui voient ainsi diminuer en quelques mois le poids du chômage. En outre, la réalisation des vergers dans les terrains particuliers est considérée à juste titre comme un investissement créateur d’emplois permanents. Ce qu’il y a lieu de remarquer dans la gamme des actions prévues par ce programme est l’introduction du vignoble. En effet, dans la localité de Guelta Zerga, commune de Sour El Ghozlane, 8 ha de viticulture sont déjà réalisés chez un agriculteur qui élève aussi l’autruche. Deux autres hectares de la même culture ont plantés dans la commune de Dirah. Il faut signaler que depuis l’opération d’arrachage de vigne entreprise par les autorités pendant les années 1970, les anciens vignobles n’ont pas pu être régénérés. A Aïn Bessem, Raouraoua ou dans la banlieue de Bouira, le vignoble a été remplacé par les céréales. Ce n’est qu’avec la nouvelle politique du PNDA que de petites superficies ont été plantées en vigne de table.

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Le PER2 est venu renforcer et prolonger cette volonté de reconversion des systèmes de culture qui assure un meilleur revenu aux paysans, résiste mieux à la sécheresse et fixe bien les sols menacés par l’érosion. Améliorer les revenus Ce qui retient aussi l’attention dans cette série d’actions, ce sont les deux retenues collinaires prévues dans les communes de Ridane et Bordj Okhriss et qui totalisent une capacité de rétention d’environ 400.000 M3 d’eau dans une région dépourvue jusqu’à présent d’ouvrages hydrauliques de cette envergure. Le premier site a bénéficié de l’étude d’exécution et voit sa phase de maturité arriver à la création de l’association des utilisateurs de l’eau. L’avis d’appel d’offre pour la réalisation de la retenue sera lancée au cours de l’année 2009. Pour le second site, l’accord des usufruitiers qui exploitent des terres dans la zone du futurs lac d’eau n’a pas encore été concrétisé. Outre ces retenues, des captages de sources et des mares ont été réalisés pour les éleveurs et les habitants de la région. Pour les actions de désenclavement, un programme d’aménagement de 80 km de pistes est déjà achevé. Un autre volume de 180 km est lancé en consultation à partir de la semaine passée. Quant à l’ouverture de pistes, elle concerne un volume de 125 km répartis en deux opérations (25 et 125 km) dont la première tranche a vu son cahier de charges déposé au niveau de la wilaya pour approbation. Dans le cadre de la promotion de la femme rurale, le PER 2 de Bouira est doté d’un quota de 300 machines à coudre destinées aux femmes nécessiteuses ou couturières en chômage. Sur ce chiffre, 168 unités ont été distribuées il y a quelques semaines. Ces équipements sont censés contribuer à améliorer les revenus des ménages de ces zones déshéritées, revenus tirés essentiellement d’une céréaliculture vivrière et d’un élevage peu développé sur des terrains fortement érodés. En tout cas, les promoteurs de ce projet ont, dès sa conception en 2003, pris en charge le volet de la promotion de la femme rurale, sachant que les autres activités du projet interviennent par des travaux réalisés au profit de ces populations (arboriculture fruitière, amélioration foncière, lutte contre l’érosion par des corrections torrentielles et les reboisements,…). Outre, donc, la diversification des activités agricoles qui sont proposées aux foyers de cette région sous forme d’investissements publics pérennes , des centaines de milliers de journées de travail ont été crées depuis le lancement des chantiers en fin 2005. Les fournitures ayant pour objectif d’accompagner les ménages dans leur stabilisation sur leurs terres ont trait essentiellement à l’apiculture (plus de 6 000 ruches), l’aviculture (15 000 poules pondeuses avec aliment de volaille) et les machines à coudre (300 unités).

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Amar Naït Messaoud
depeche de la kabylie
23 JANVIER 2009

L’olivier en Kabylie, entre mythes et realites de Rachid Oulebsir

  • Vient de paraître : L’olivier en Kabylie, entre mythes et réalités de Rachid Oulebsir
    Un hymne à la sauvegarde de l’oléiculture

Faire revivre la saison de la cueillette des olives et les rituels tant pratiques que mythiques qui l’accompagnent, tel est le projet de Rachid Oulebsir, auteur de «L’olivier en Kabylie, entre mythes et réalités», paru récemment chez l’Harmattan.

Un livre inclassable qui emprunte à la technique de l’essai et, plus encore, aux genres journalistiques de l’enquête et du reportage. Rachid Oulebsir s’est déjà fait remarquer par des contributions sur le monde rural et l’économie agricole parues dans les colonnes de plusieurs quotidiens algériens dont celles-ci même. L’homme est en fait doublement fondé à aborder de tels aspects. Diplômé d’études approfondies en économie des ressources humaines des universités Paris Nord et Paris I Panthéon-Sorbonne (1978), il mène de paire ses fonctions de chef d’établissement scolaire et de fellah accompli. Profondément imprégné des réalités paysannes à travers des engagements dans les organisations de la société civile et une pratique agricole de tous les jours, il survole avec une grande maîtrise son sujet comme un dada.

L’ouvrage est un voyage indexé sur le rythme particulier de l’oléiculture, particulièrement à Tazmalt, zone qui concentre l’essentiel du verger oléicole de la vallée de la Soummam. A travers des reportages vivants, il saisit les diverses tâches accomplies par le fellah depuis les opérations de relance de l’olivier jusqu’à la cueillette et le pressage. Le lecteur découvre un monde qui en même temps qu’il se meurt semble aussi renaître de ses cendres. Malgré les quarante ans d’abandon qui ont coïncidé avec les options politiques «industrialisantes», les savoirs pratiques demeurent jalousement gardés par des initiés qui ne sont, heureusement pas, détachés des chaînons de la vie. C’est chez ceux-là, rémanence d’un monde en déshérence, que l’auteur est allé puiser la substance de son ouvrage en soumettant leurs pratiques et savoirs à une observation placide et minutieuse. L’olivier n’est pas seulement source de subsistance, il est un arbre emblématique de la Kabylie. S’y rattachent des pratiques mythiques et culturelles que l’ouvrage remobilise avec une agréable érudition. Rachid Oulebsir fait d’ailleurs d’une pierre deux coups : outre un glossaire de plusieurs termes et expressions berbères, on y trouve la fabuleuse pertinence du calendrier agricole berbère qui sert de feuille de route au paysan. Le lecteur en sort satisfait, de cette satisfaction que procurent les tâches les plus profitables. Et aussi rasséréné par une immersion dans de ce profond monde de la berbérité qu’on a toujours associé aux exhalaisons bénies de l’huile d’olive.

M. Bessa

depeche de kabylie

Rachid Oulebsir/

L’olivier en Kabylie entre mythes et réalités ; L’Harmattan, Paris, 2008 ;

188 p. 18 Euros.

Mesmoula, Barkata et Mahouene en quete d’un pont

Lakhdaria
A quand notre passerelle sur Bouamoud ?

Suite aux dernières pluies de la semaine écoulée, l’oued Bouamoud, qui a vu grossir son lit, a empêché la trentaine d’élèves originaire des villages de Mesmoula, Barkata et de Mahouéne haut, fréquentant les établissements scolaires de Lakhdaria, de le traverser. En effet, préférant rallier la route départementale au lieu d’emprunter le pont situé à Sebt quelque peu éloigné de l’arrêt Baraka habituellement utilisé, et ce à moindre coût en l’absence d’un transport scolaire, ces élèves de milieu modeste sont à chaque crue de l’oued Bouamoud, prisonniers des eaux. “Après maintes démarches auprès des autorités locales, une solution, enfin, a été trouvée par l’acquisition gratuite d’une passerelle offerte par la commune de Zenina. Mais, voilà que l’an passé, la pose de cette infrastructure, véritable délivrance, tarde amèrement à venir et empêche nos enfants, comme l’a rapporté notre interlocuteur originaire de la contrée, de poursuivre régulièrement leurs cours.” Pour rappel, le lieu choisi pour l’installation de la dite passerelle existait déjà avant d’être emporté par les fortes crues, un petit pont en bois de fabrication artisanale qui rendait malgré sa fragilité, un service remarquable.

S. Abdelkader
depeche de la kabylie

Aïnsar Aberkane, source du Djurdjura

femmeskabylesrevenantdelafontaine1910BOUIRA
Aïnsar Aberkane, bénédiction ou malédiction pour la région ?

Parmi les richesses dont regorge la chaîne montagneuse du Djurdjura, il y a incontestablement la source de M’zarir, appelée couramment Aïnsar Aberkane, ou source noire.
On raconte que cette source a jailli des profondeurs du Djurdjura, au début du siècle dernier dans un coin d’une hutte où une vieille femme du village M’zarir, dans la daïra de M’chedallah, était affairée devant son métier à tisser. La force des eaux a failli emporter cette dame. Depuis ce jour, la source coule imperturbablement, traçant par là son itinéraire et agrémentant l’air avec la symphonie de ses eaux grondantes. Plus tard, les Français, qui ont découvert Aïnsar Aberkane, qui ressemble plus à un torrent souterrain qu’à une source ordinaire tellement son débit dépasse l’entendement surtout en période hivernale où il atteint 2 000 l par seconde, alors qu’en période de sécheresse, il n’est jamais descendu en dessous de 110 litres par seconde, ont installé près du village d’Illiten, une station hydroélectrique. Cela s’est fait vers la fin des années 1940. A l’Indépendance, la Sonelgaz a pris le relais en continuant à exploiter cette station jusqu’au début des années 1990 pour cause de vétusté des installations notamment les bassins d’accumulation des eaux utilisées pour les turbines. Au début des années 2000, l’exploitation de cette source a repris avec un autre bassin situé en contrebas du village Illiten. Malgré l’importance de cette source, des dizaines de milliers de citoyens de la région de M’chedallah font face à une crise aiguë de l’eau potable. Le fait est que, jusqu’au début des années 1990, la source appartenait exclusivement à la Sonelgaz et les services de l’hydraulique, n’ont pu l’utiliser aux fins d’alimenter les populations de la région en eau potable.
Une source intarissable pour des populations assoiffées
Après le levée de cette contrainte au début des années 1990, la Direction de l’hydraulique a commencé à engager des études de la faisabilité pour l’alimentation en eau de la région de M’chedallah à partir de cette source. Cette source située à plus de 1 200 mètres d’altitude, l’alimentation en eau de toute la daïra de M’chedallah doit se faire en système gravitaire. Au début des années 2000, les communes de Saharidj et de M’chedallah sont alimentées à partir de cette source après qu’une étude ait été faite dans ce sens. L’étude physicochimique de cette eau a montré qu’elle est minérale et proche des eaux d’Evian. Cependant, passé les premiers moments d’euphorie, des villages appartenant à ces deux communes principalement ceux de la commune de Saharidj dont dépend la source, commençaient à perdre patience tant l’eau de cette source tardait à couler dans leurs robinets. Des villageois de Saharidj sont allés jusqu’à obstruer le canal sur les hauteurs du village des Ath-Hamad afin de montrer leur déception. La même déception a été exprimée par d’autres villages dans la commune de M’chedallah. Une déception qui s’est transformée en colère après que les autorités, au lieu de régler les problèmes de ces villageois en leur assurant une alimentation régulière et permanente en eau ont engagé des études pour l’alimentation d’autres communes de la daïra comme Chorfa et Aghbalou. Au sud de M’chedallah, dans la commune d’Ahnif, où vit une communauté importante de la tribu des M’chedallis, on commençait à s’agiter. Les populations de cette commune ne comprenaient pas la démarche des pouvoirs publics qui ont engagé des études pour l’alimentation des communes de Chorfa et d’Aghbalou à partir d’une source appartenant, selon la conception locale, au arch des M’chedallah. Pour beaucoup d’habitants de la commune d’Ahnif, les autorités devaient d’abord assurer l’alimentation à partir de cette source à tous les villages des M’chedallis, c’est-à-dire la commune mère M’chedallah qui inclut les deux autres communes, Saharidj et Ahnif qui ont été créées en 1984. De plus, les populations de ces trois communes exigent que toutes les sources de montagne soient mobilisées et captées pour l’alimentation de toutes les communes de la daïra de M’chedallah et pas seulement Aïnsar Aberkane.
Un projet de 700 milliards de centimes refusé par les autorités
Les choses sont restées là. Entre-temps, l’industriel Rebrab a proposé d’exploiter une partie de cette source, en demandant un débit de 10 à 15 litres par seconde pour la mise en bouteille de cette eau minérale dont la qualité n’est plus à démontrer. Dans l’étude d’un complexe qui inclurait outre la mise en bouteille de cette eau minérale, la création de boissons gazeuses à partir de cette eau, l’industriel Rebrab promettait de créer plus de 2 000 emplois directs, des milliers d’emplois indirects, en plus l’argent que gagne la trésorerie aux communes de M’chedallah et Saharidj. Malgré son importance, ce projet, dont le coût de réalisation est estimé à près de 700 milliards centimes, et qui a été approuvé par les deux assemblées communales de Saharidj et M’chedallah, a été refusé par les responsables de la wilaya qui ont estimé que les eaux de cette source devaient profiter aux populations et non commercialisées. Un point de vue partagé par des milliers d’autres citoyens mais surtout par tous les dépositaires de la conscience collective locale et défenseurs acharnés de l’ordre établi, qui ont créé un bloc de refus de peur de voir le géant industriel Rebrab leur faire de l’ombre qui départagera entre ceux qui estimaient que l’eau de la source Aïnsar Aberkane devra être commercialisée et participer au développement économique de la région, et ceux qui estimaient que cette source naturelle est un don de la nature et qu’elle devra revenir à la population ? Pour notre part, nous savons seulement que dans les pays européens, une source pareille n’aurait jamais été utilisée pour l’usage quotidien.
Qu’en est-il de la situation aujourd’hui ?
La source continue à jaillir et les populations de la commune d’Ath-Mansour, qui peuvent elles-aussi prétendre à cette eau, continuent de souffrir en étant alimentées eau potable que deux heures tous les cinq jours, et ce, malgré les promesses de réorienter les forages dont bénéficiait la commune de M’chedallah vers cette commune. Des villages dans la commune d’Ahnif, surtout ceux qui n’ont bénéficié ni de forages ni de la source Aïnsar Aberkane, souffrent toujours du manque d’eau potable. A M’chedallah, outre la mauvaise gestion des eaux de la source Aïnsar Aberkane, il y a la vétusté du réseau d’alimentation, ce qui perturbe l’alimentation eu eau potable. A Saharidj également, les villages continuent à être alimentés d’une manière irrégulière et anarchique, alors qu’à Chorfa et Aghbalou, on attend toujours la fin des travaux d’adduction. En somme, au niveau de la daïra de M’chedallah, la source Aïnsar Aberkane, qui était perçue comme une bénédiction pour la région, est devenue, au fil des ans, une véritable malédiction : les études lancées au milieu des années 1990 pour l’alimentation en eau potable à partir du barrage Tilesdit ont été toutes orientées vers l’ouest et le sud-est de la wilaya. Les spécialistes ont classé M’chedallah comme montagneuse, donc bénéficiant de sources naturelles intarissables et mobilisables pour l’alimentation en eau de ses populations. Résultat : au niveau de cette daïra, des communes entières comme Ath-Mansour et à un degré moindre Ahnif, Chorfa, Aghbalou et même M’chedallah, souffrent du manque d’eau car les eaux de source ne peuvent, à elles seules, quand bien même elles sont importantes, satisfaire la demande de plus en plus élevée de la population.
Y. Y.

le soir d’algerie

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