3800 pratiquants par mois à la Salle omnisports de Lakhdaria

Salle omnisports de LakhdariaPlus de 3 800 pratiquants par mois

La salle de sport de Lakhdaria, construite selon les normes exigées des instances internationales, est voisine de la Maison des jeunes et du Centre scientifique et des loisirs, dont les travaux viennent juste de démarrer.

Disons-le tout de suite, si l’on cherche de semblables sur tout le territoire national, on n’en trouvera que “quelques-unes”, car non seulement elle est sollicitée de toute part dans la wilaya de Bouira mais elle reçoit également les grands clubs algérois évoluant dans les championnats nationaux.

Il est normal qu’elle suscite autant d’intérêt car on dispose pas à tout bout de champ d’une infrastructure sportive spacieuse de 50 m x 25 m, dotée de 1 300 places assises, de vestiaires avec douches, de 49 projecteurs et d’une surface de jeux entièrement couverte d’un tapis.

A la tête de ce joyau, la DJS a placé M. Khelili, auquel une fois informé en qualité de quoi j’ai rendu visite, signale tout de suite : “Vu le programme chargé qu’a connu la salle OMS jusqu’en 2006, le tapis a été complètement refait dans la même année”. Il poursuit : “La salle OMS prends en charge les activités des clubs locaux de hand, de volley et de basket, lesquels disputent respectivement à domicile 11-7 et 5 matchs”. “En plus du mouvement intense des athlètes de la région, note le cadre de la DJS, les 26 et 27 juin la salle a abrité la phase finale de la Coupe d’Algérie de Yoseikan budo, laquelle a vu la participation de 10 wilayas et où ont pris part aux joutes pas moins de 45 sections toutes catégorie confondues représentées par 137 athlètes”.

Ceci pour les compétitions, mais la salle OMS de Lakhdaria reste ouverte de 8 h à 21 h toute la semaine, accueillant par-ci les 4 séances d’Aérobic destinées aux femmes le samedi et le mardi, par-là les temps d’entraînement dégagés les mercredis aux stagiaires des CFPA ou encore les matchs amicaux organisés les vendredis aux vétérans. “Au total, estime le directeur en jetant un regard à la documentation déposée sur son bureau, 945 athlètes foulent chaque semaine la salle OMS de Lakhdaria, soient 3 800 pratiquants par mois”. Mais contrairement aux autres projets de ce type existant dans le pays — et ils ne sont pas très nombreux — on ne s’est pas très vite manifesté pour acquérir l’appareil de “mesure du temps”, Lakhdaria tarde encore à se munir de cet équipement ô combien très exigé lors des grands rendez-vous sportifs.

En effet, les salles ne disposant pas de tableau électronique, outil de travail vers lequel sont rivés les yeux, notamment ceux de l’arbitre, des joueurs et du public, ne sont pas retenues parmi les lieux de rencontres prévus pour recevoir les confrontations sportives de haut niveau. Ceci constitue donc la préoccupation première pour l’encadrement technique et le directeur. Pour ce dernier “si l’on ne se dote pas d’un tableau électronique, Lakhdaria n’aura pas l’honneur de recevoir l’élite sportive nationale”.

A. Cherif

Publicités

Réfection de la salle de sport de Lakhdaria

Lakhdaria

Réfection de la salle de sport

Tout serait fin prêt, selon un membre de l’exécutif de l’APC pour la remise à neuf de la salle de sport située à la nouvelle Zhun, salle en état de dégradation avancée.

La fermeture de la salle communale en raison “d’absence de commodités”, plus la défection des lieux destinés à la pratique physique et sportive, ont contraint les jeunes de Lakhdaria à l’inactivité.

Mais les doléances exprimées dans ce sens n’ont pas été vaines, car les responsables locaux saisis ont entrepris, à leur tour des démarches en direction des tutelles concernés.

Résultat : sur les 500 millions de centimes représentant le coût du devis, 100 millions ont été mis à la disposition de l’autorité locale.

“Nous comptons avec cette première partie, nous attaquer cette année à la réfection de toute la vitrerie et les installations du sanitaire”, confie toujours l’élu.

Bien sûr, cette tranche est jugée insuffisante comparée à tout ce qui reste à faire, néanmoins, on a rassuré l’APC que d’autres financements équivalents, ou supérieurs, suivront pour mener à terme ce projet.

Les autres aménagements prévus, notamment les réparations au niveau du toit et des vestiaires, précisera mon interlocuteur “s’effectueront au fur et à mesure que nous parviendront les autres tranches”.

L’autre attente, et pas des moindres, qui tarde à pointer à l’horizon, est sans nul doute la concrétisation du projet de réalisation d’un CLS (Centre de loisirs et des sciences) programmé au chef-lieu de la commune.

Cet immense projet retenu sur Lakhdaria, selon ce membre de l’APC, sera le quatrième du genre en Algérie et coûtera pas moins de 6 milliards. L’assiette foncière devant recevoir cette réalisation a été dégagée, les avis d’appels d’offres lancés, mais l’on bute toujours contre des problèmes d’infructuosité.

De l’avis de tout le monde, si une pareille entreprise venait à se réaliser, elle ne fera qu’atténuer la demande sans cesse grandissante en matière de loisirs et d’instruction.

Pour illustrer ce manque, l’élu a été l’exemple des résidants de Lakhdaria atteints de maladies chroniques, tels l’asthme et les insuffisances cardiaques, lesquels doivent se déplacer à Boumerdès pour des séances de natation recommandées par leur médecin. Il y a encore ces étudiants, tous paliers confondus, qui, faute de bibliothèque et de centres d’initiation aux branches scientifiques, sont contraints de recourir au “système D” pour pallier ce manque. La réhabilitation de la salle de sport et la concrétisation du projet CLS constituent pour les élus locaux la principale préoccupation pour combler l’absence d’activités sportives et culturelles.

A. Chérif

13 Mars 2008

Absence d’infrastructures sportives à Lakhdaria


Absence d’infrastructures sportives

Lakhdaria est une ville ambitieuse, très même, puisque elle est prête sur plusieurs fronts à faire face à la complexité des difficultés découlant du lancement d’une multitude de projets à la fois.

Surtout celles d’infrastructures où pourraient se mobiliser, activer, et décompresser les jeunes. Répertorier ce qui fait défaut, ne pourra se faire que par une personne bien au fait des manques dont souffre le chef-lieu de la commune. Qui d’autre mieux, qu’un vice-président d’APC, président d’une association sportive, en l’occurrence Brahim Goura  pourrait nous fournir de plus amples informations et préciser avec exactitude le rapport besoins/disponibilités.  Tout de go, celui-ci nous dira “en termes d’infrastructures sportives, certaines localités à l’exemple de Aïn Bessem, et de Sour El Ghozlane sont mieux nanties, bien que rien de particulier ne les différencie les unes des autres”. Là notre interlocuteur fait allusion aux stades de foot des villes sus-citées qu’on a doté tout récemment de tartan, alors que le leur, datant de la période coloniale, est recouvert d’une couche de tuf. Pour qui ne connaît pas Lakhdaria, celle-ci a une superficie de 97km2, pour une population de 65 000 à 70 000 habitants, la jeunesse représente 70% de l’ensemble des résidants.

Le manque d’infrastructures dans cette ville, concerne plusieurs quartiers  et donc plusieurs milliers de personnes seule la cité des 480 Logements possède une aire de jeu. Le vice-président nous dira : “Les 210, ou les 450 Logements, nécessitent également qu’on les prenne en charge”, C’est pour cela, que l’association sportive   CSA-IBL qu’il préside a été créée et par son biais, il compte attirer l’attention des autres responsable concernés sur la nécessité de promouvoir l’activité sportive dans cette commune.  Certes, précise-t-il.

Les efforts des autorités sont concentrés pour l’instant sur la satisfaction des priorités de l’heure notamment la création d’emplois, le logement, et autres attentes du public,  mais il n’en demeure pas moins que cette préoccupation se pose avec acuité. Après avoir recensé les motifs ayant conduit à mettre en marge l’adoption d’une politique sportive, le même responsable nous dira “le projet de construction d’une piscine n’a pas encore vu le jour à Lakhdaria, pourtant d’autres communes, moins intéressées, en ont bénéficié”.

On voit très bien donc, que le rapport besoins/disponibilités n’est pas équilibré, car même si  le stade communal a été réhabilité, implanter d’autres aires de jeux, et réaliser une piscine, ne représenteraient qu’une infime partie de la demande.

 

A. Chérif

Depeche de kabylie 28 fevrier 2008