L’Autonomie pour la Kabylie, vraie ou fausse question ?

Manifestations en kabylie à l’occasion du nouvel an Berbere, recupérées içi sur cette video par une autre mobilisation plus discutable, l’autonomie pour la kabylie.

c’est ainsi que les problemes algeriens deviennent majeurs, inextricables, on ne peux pas soulever une question sans qu’on s’aperçoit que tout est miné,

les pouvoirs publics n’ont pas envie d’affronter les vraies questions et laissent naitre de vrais problemes ajoutant de la confusion à la situation du pays deja en plus mauvaise des postures.

deux images qui illustrent l’apprehention de ceux qui pensent qu’il serait temps que les Algeriens affrontent leur problemes par la discussion et la concertation,

la carte géographique date de l’ere coloniale, Lakhdaria represente l’Aarch des Ait Khelfoun ou Beni Khelfoun pour les Arabophones.

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Boudouaou se souvient de Rachid Mimouni

Boudouaou se souvient du grand écrivain

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Rachid Mimouni honoré

Le centre culturel de Boudouaou a abrité hier la première journée des activités du cinquième colloque national sur l’écrivain Rachid Mimouni coïncidant avec le 14e anniversaire de sa disparition.

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Cette manifestation, organisée par la direction de la culture de la wilaya de Boumerdès, en collaboration avec la commune de Boudouaou et le mouvement associatif local, a pour thématique « L’évolution du roman algérien d’expression française ». Elle est placée sous le signe « Le printemps n’en sera que plus beau ». L’ouverture officielle des travaux a été prononcée par le wali de Boumerdès en présence des responsables locaux et de plusieurs figures nationales du monde culturel, d’universitaires ainsi que des membres de la famille et des amis de l’auteur. Dans ce cadre, l’on peut citer, entre autres présents, Mohamed Lakhdar Maougal, Djillali Khallas, Kamel Abdou, Lahbib Sayah, ainsi que d’autres enseignants et chercheurs venus des différentes régions du pays. Les organisateurs de cette manifestation ont honoré à l’occasion le professeur Abdelhamid Bourayou, critique et traducteur, et l’écrivain Lahbib Essayah, en signe de reconnaissance pour leurs travaux et pour avoir traduit en arabe respectivement les très célèbres romans de Mimouni Le Fleuve détourné et L’honneur de la tribu. Outre l’exposition des œuvres et de photos de l’écrivain, ce colloque a été marqué par des interventions et des communications d’un très haut niveau sur la littérature algérienne d’expression française, l’évolution du roman et de la littérature algérienne, ainsi que le parcours littéraire de Rachid Mimouni. Dans son intervention, Mohamed Lakhdar Mouagal, l’un des fidèles à ce rendez-vous, a traité de la thématique du « printemps » dans le roman algérien, spécialement chez Camus, Mouloud Mammeri et Mimouni. Tout en expliquant le lien qui lie l’écrivain à la nature, l’intervenant précise que la thématique a été « discutée » par l’écrivain et l’anthropologue algérien Mammeri comme « une réponse polémique » à Camus dans son premier roman La Colline oubliée. Cela sera repris par Mimouni en lui conférant le sens d’une « prise de conscience », explique-t-il, en soulignant que chez nous : « Le printemps est un vrai problème. » Lui succédant, Kamel Abdou a axé son intervention sur les écrivains algériens d’expression française et l’identité. Dans son intervention intitulée : « La littérature algérienne d’expression française et identité : le clou de Djeha », l’orateur estime : « Mimouni est l’un des auteurs de la littérature du désenchantement laquelle consiste à raconter les malheurs que vit la société et Mimouni a pu le faire avec brio », estime-t-il. Intervenant dans ce cadre, l’écrivain Djillali Khallas a mis en exergue le courage et l’engagement de l’écrivain Mimouni lorsqu’il écrit, en notant qu’il a toujours dénoncé la bureaucratie, la dictature et qu’il a milité pour que l’Algérie soit libre et prospère. A noter que les travaux du colloque se poursuivront durant la journée d’aujourd’hui.

Par Ramdane Koubabi

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Alger Lakhdaria, via Bouzegza et Keddara

c’est la fameuse route nationale numero 29 qui relie Lakhdaria à La Mitidja  ( Boudouaou, Larbaatache, Khemis el Khechna,  Alger, Blida  ) elle traverse la region montagneuse  de Bouzegza, haut lieu de la resistance durant la guerre de l’independance, et actuel foyer du terrorisme pas  tout à fait encore sécurisé, ou traverserait egalement  la future autoroute Est Ouest,  on peux citer des villages devenus presque villes, comme Keddara, et avant d’arriver à Lakhdaria, un enchainement de villages et de hameaux, tel Arkoub et Tamarkanit, Thala Ougueni et Bouderbala

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Merci à سيدعلي jsk de lakhdaria net,  de  nous avoir fait profiter de ces belles images d’une  region  meconnue, sauf des anciens taxieurs de Setif qui prenaient cette route à zigzags comme une autoroute !

l’Exode rural en question

Plus d’espace et de possibilité de développement économique

Est-il possible d’inverser le sens de l’exode ?

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Photo : Riad

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–>De notre correspondant à Bouira
Nacer Haniche

Le monde rural occupe une place importante en Algérie. Le recensement de 1998 a montré que près de 41% de la population totale vivent dans les localités rurales, représentant quelque 1,85 million de ménages qui résident dans 948 communes sur les 1 541 municipalités que compte le pays. De plus, la catégorie des jeunes a été estimée à 75% du total de la population rurale. Pour cela, un
programme de soutien au renouveau rural a été élaboré par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural depuis le début de l’année en cours.
Par ailleurs, assurer une production agricole pour couvrir les besoins de consommation exprimés sans cesse par les populations est un défi possible à relever, déclarent sans cesse les responsables, mais cela nécessite une assise et une mise en pratique sur le terrain d’une politique agricole transparente et débarrassée de toutes les contraintes qui ont, jusqu’à présent, entravé son essor et
ses objectifs.  Au chapitre de la politique de soutien à l’agriculture, le premier responsable du secteur a affirmé qu’elle sera adaptée progressivement pour, en premier lieu, stabiliser le marché des produits de consommation, puis rassurer les agriculteurs, les éleveurs et les opérateurs de l’agro-alimentaire.
En effet, après une opération pilote, lancée en 2007, plus de 1 500 projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI) ont été formulés par les wilayas dont 700 ont été mis en œuvre. Selon les statistiques nationales établies par le même ministère, la population active des zones rurales est répartie en quatre groupes : 38% dans l’agriculture, 14% dans le bâtiment et les travaux publics, 39% dans le commerce et les services et 9% dans la petite et moyenne entreprise. Ainsi, pour donner un coup de starter à la stratégie nationale du développement rural durable, les responsables du secteur ont décidé de changer la vision du monde rural. L’opération vise à  moderniser et réhabiliter des villages par la diversification économique en milieu rural, la protection des ressources naturelles et des patrimoines ruraux matériels et immatériels, dans le but  de combattre la pauvreté, la marginalisation et l’exclusion, de stimuler l’emploi et l’égalité des chances par la diversification des activités économiques, de renforcer les actions de préservation de l’environnement, de répondre aux exigences croissantes en matière de qualité de vie, de santé, de sécurité, de loisirs et de bien-être dans les zones rurales, et permettre également à la population rurale de participer de manière active aux politiques d’aménagement des territoires, à réduire les inégalités et à promouvoir une meilleure gouvernance locale.  A partir du mois de mars 2008, le ministère délégué au Développement rural a organisé des journées de formation pour les différents acteurs impliqués dans la conduite et la gestion des programmes de développement rural, particulièrement les projets intégrés dont les enveloppes financières ont été déjà mobilisées dans plusieurs wilayas. Pour la wilaya de Bouira, six daïras que sont Bordj-Okhris, M’chedallah, Sour El-Ghozlane, Haizer,
Souk El-Khemis et Lakhdaria ont été ciblées par des journées de formation au profit des cadres techniques, faisant partie des comités techniques, chargés de mettre en application les dispositions des PPDRI ainsi que les différents acteurs impliqués dans la conduite et la gestion des programmes de développement rural. Les participants à ces rencontres ont acquis des connaissances en matière de techniques de communication qui leur ont permis à s’adresser aux acteurs de la société civile (associations de jeunes, de femmes, à
caractères religieux, social ou culturel) et aux paysans intéressés par ce programme et qui veulent s’intégrer dans les circuits de l’agriculture professionnelle, dans le milieu rural, dans les domaines de l’agriculture tels que l’élevage, la mobilisation des ressources hydriques, l’ouverture et l’aménagement de pistes agricoles, l’aviculture, l’apiculture, l’aide aux activités artisanales, les salles de soins, l’adduction de l’eau potable, l’assainissement, l’habitat rural et autres actions initiées par les directions des différents secteurs et ce après concertation avec les autorités locales (APC, daïras) et les représentants des populations rurales. La wilaya de Bouira est connue pour sa vocation agricole et agropastorale, caractérisée par une production végétale qui s’étale sur une superficie de 74 126 ha pour les céréales, 11 902 ha pour les fourrages, 29 940 ha pour l’arboriculture, dont 21 700 hectares pour l’oléiculture et, enfin, 6 051 ha consacrés aux cultures maraîchères. La production animale enregistre aussi des chiffres prometteurs avec 60 187 bovins, 205 350 ovins, 25 500 caprins. En matière d’aviculture, elle enregistre la production de 2,9 millions de poulets de chair et 1,2 million de poulets de ponte, et enfin, en apiculture elle compte 119 091 ruches. A ces potentialités, il est utile de citer les atouts que représentent ses trois barrages, dont deux sont déjà opérationnels, en l’occurrence Oued Lekhal, dans la région de Aïn Bessem, d’une capacité de 30 millions de m3 et Tilesdit, près des localités d’El Esnam et Bechloul, d’une capacité de plus de 160 millions de m3, auxquels s’ajoute le barrage de Koudiat Asserdoune, dans la région de Lakhdaria, en cours de mise en service, d’une capacité de 680 millions de m3.
A ces infrastructures hydrauliques, il faut ajouter 31 retenues collinaires qui totalisent un volume de 3 242 520 m3 ,4 309 puits, dont le débit total est estimé à 6 400 litres/seconde et 285 forages d’un débit total de 1 306 litres/seconde. Sur un autre registre, il y a lieu de noter que le Plan national du développement agricole (PNDA), lancé en 2000, et qui offre des aides conséquentes et très stimulantes aux agriculteurs, a eu des effets positifs sur la région, du fait que ces aides ont permis la valorisation et l’augmentation de la superficie agricole utile (SAU), qui est passée de 179 200 ha en 1999 à 190 152 ha en 2008, et qui a généré plus de 15 000 emplois. Il y a eu aussi l’ouverture de plus de 926,5 km de routes agricoles et forestières, en majorité dans des zones rurales, la réalisation de 18 chambres froides pour le stockage de fruits et légumes et la création de 171 huileries jusqu’à la fin de l’année 2008.
Concernant les projets réalisés dans le cadre de la politique du renouveau rural, les statistiques font état de 40 PPDR (Projet de proximité de développement rural) et 57 PPDRI (Projet de proximité de développement rural intégré) et aussi l’attribution de plus de
14 500 aides dans le cadre de l’habitat rural.

N. H.

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LA TRIBUNE ALGER

ou sont passés les étourneaux de la region ?

à  Lakhdaria,  Absence remarquée des étourneaux ( zerzour )

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Un sujet alimentant les conversations

De mémoire d’oléiculteur, sur nos massifs montagneux, et ce sans la moindre petite rupture, les étourneaux chaque hiver quittaient en masse le bassin accidenté de la Méditerranée pour venir picorer le grain noir de Lakhdaria. Une présence familière de ce volatile aux plumes noires, au bec pointu, qui avec le temps a fini par “hanter” l’esprit des ruraux, lesquels aujourd’hui se voient incapables de répondre à certains incompris.

Dda Slimane de Bouamoud nous dira : “Non seulement aucun essaim ne s’est déplacé, mais on n’a pas vu un seul étourneau voltiger dans le ciel.” Le boycott du territoire national par cet oiseau, constituant habituellement à cette période la protéine animale de remplacement aux viandes, toutes couleurs confondues inaccessibles, suscite réellement des discussions inquiètes dans la rue.

A Kallous et Boumia, deux localités relevant de Aomar et où les oléiculteurs sont forts nombreux, l’absence des étourneaux serait due, selon quelques avis collectés sur les lieux “à un plan bien élaboré consistant en la disposition abondante de nourriture afin qu’ils ne quittent pas les pays où ils ont fait une halte”.

Il est normal qu’on se préoccupe de l’absence de l’étourneau très prisé dans la région, lequel on s’en souvient, malgré les recommandations de ne pas en consommer pour le motif d’éviter la propagation de la grippe aviaire, “est passé quand même dans les marmites, ou sur les barbecues”. Mais il arrive qu’on considère ces explications comme trop simplistes et qu’on préférerait des réponses plus scientifiques ou techniques pour faire la lecture du refus des étourneaux de survoler notre espace, telle celle de quelques personnes de Aomar et Tizi Larbaâ.

“On croit savoir qu’on a traité exagérément les oliveraies en Tunisie, ce qui a fait fuir ou éliminé le zerzour.”

A. Chérif

depeche de la kabylie

Couverture sanitaire insuffisante a Ammal

Commune de Ammal (Boumerdès)

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La couverture sanitaire est « insuffisante à Ammal », une commune située à une trentaine de kilomètres au sud du chef-lieu de wilaya de Boumerdès. Dans cette localité rurale, se faire soigner s’assimile à un parcours de combattant.

Et pour cause, les centres de soins qui y sont construits, dans les villages ou au chef-lieu, souffrent de manques en moyens matériels et humains et sont incapables de répondre aux besoins des 8260 habitants disséminés sur une surface de 57 km2. Si certains établissements de soins, à l’image de celui du chef-lieu sont opérationnels et assurent certaines prestations aux patients, d’autres sont totalement abandonnés et jetés aux oubliettes depuis belle lurette. A titre d’exemple, à Ben Salah, village perché sur les hauteurs ouest de la commune, la salle de soins censée recevoir les malades pour leur éviter des déplacements éprouvants est fermée.

Interrogé sur l’état de cette infrastructure, un habitant nous répond : « Je ne comprends pas pourquoi on l’a abandonnée à un moment où les habitants en ont fortement besoin. » Expliquant les raisons de sa fermeture, notre interlocuteur dit réfuter catégoriquement « l’argument de la dégradation de la situation sécuritaire, avancé par les autorités à chaque fois que nous réclamons son ouverture ». « Le vrai problème réside dans le manque de médecins et de matériel. La situation peu reluisante dans laquelle se débat le centre de soins du chef-lieu qui fonctionne avec des moyens humains et matériels dérisoires en est une preuve », explique-t-il. Le centre de soins du village Tala Alouche (Toulmouth) est aussi fermé.

Construit au milieu des années 1980, ce centre est envahi par les herbes sauvages. En dépit de sa réhabilitation après le séisme de mai 2003 il demeure dans un état déplorable. À en croire un habitant du village, ce centre est situé dans le territoire de la commune voisine de Béni Amrane. Il jouxte un bureau de poste qui, lui aussi, se trouve dans un état d’abandon. Ici, la plupart des habitants, ajoute-t-on, ne vont pas chez le médecin quand ils sont malades. Compte tenu de l’enclavement et l’éloignement du village des centres urbains, les villageois « préfèrent se soigner avec les moyens rudimentaires et les plantes médicinales que de se rendre aux unités de soins de la région ». En plus des salles de soins fermées, celles qui sont fonctionnelles tournent au ralenti.

A commencer par celle de Tiza, à quatre kilomètres à l’ouest du chef-lieu qui fonctionne avec un seul infirmier. Les villageois soulignent que « les consultations ont lieu une fois par semaine ». « Le centre n’assure que les pansements et les injections. Pour le reste nous sommes condamnés d’aller ailleurs », se plaint-on. La même situation prévaut au centre de soins de Bouaïdel, (un village sis à 3 km à l’est du chef-lieu). Le centre a été construit durant les années 1980. Contrairement au premier, ce dernier est doté d’un logement de fonction. Mais cela n’a pas aidé à l’affectation d’un médecin et le centre tourne depuis plusieurs années avec un infirmier.

« Le logement de fonction est occupé par une famille depuis plus de quatre ans », nous confie un habitant en rappelant que son village est le plus peuplé de toute la commune. La population attend que la réforme tant vantée par les pouvoirs publics apporte ses fruits.

Par Ramdane Koubabi
EL watan

Projet d’emploi rural, revitalisation de l’arriere-pays

Projet d’emploi rural (PER 2)

Une stratégie de revitalisationde l’arrière-pays

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En raison de la diversité des facteurs de dégradation des milieux ruraux, épuisant les sols et faisant fuir les hommes, la stratégie de revivification des espaces ruraux ne peut être que multidimensionnelle et multisectorielle. Le département ministériel chargé de ce secteur, en l’occurrence l’ancien ministère délégué au Développement rural dépendant du ministère de l’Agriculture, a mis en place, depuis 2003, un ensemble de dispositifs de soutien au développement rural qui s’articulent autour du PNDAR (Plan national de développement agricole et rural). La formule des PPDR (Projets de proximité de développement rural) a été initiée avec cette philosophie de la vision d’ensemble qui est censée toucher tous les domaines de la vie rurale pour permettre une stabilisation des populations, le retour des habitants expatriés dans des conditions sécuritaires particulières, la création de nouvelles conditions de vie basées sur le désenclavement, la protection des sols contre l’érosion, le soutien aux métiers artisanaux, le soutien au développement agricole (arboriculture, amélioration des sols, élevage), la mobilisation des ressources hydriques (puits, forages, retenues, captage de sources), l’installation des services sociaux (santé, école, centres culturels) et des équipements publics (électricité, gaz,).

Dans ce genre de projets décentralisés confiés aux différentes structures des wilayas, le problème crucial soulevé demeure l’intersectorialité qui est mal assurée. La coordination, pour piloter ce genre de projets se basant sur une nouvelle conception du développement, a, en effet, du mal à se concrétiser sur le terrain. Hormis les actions de type agro-forestier et, dans une moindre mesure, la petite hydraulique, les autres actions ont connu pratiquement des retards dans toutes les wilayas du pays. L’évolution de la vision des responsables de ce secteur a fait que ces projets de proximité ont été améliorés sur le plan organisationnel pour devenir, à partir de 2007, des PPDRI (projets de proximité de développement rural intégré). Six wilayas pour le PER 2 Parallèlement à ces Projets de proximité, l’Algérie a commencé à mettre en œuvre, à partir de 2004, un autre projet d’envergure sous l’intitulé de Projet d’Emploi Rural II, cofinancé initialement à hauteur de 80% par la Banque mondiale. Les accords de prêt, portant sur 90 millions de dollars, ont été conclus à Washington en juillet 2003 entre le gouvernement algérien et la BIRD.

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Depuis que le gouvernement algérien a payé par anticipation une grande partie de la dette extérieure du pays, ce projet est pris en charge totalement par un financement national. La réalisation du programme, étalée sur cinq ans, est confiée à la Direction générale des Forêts (sous tutelle du ministère de l’Agriculture). Ce projet touche six wilayas de l’Algérie du Nord (Centre et Centre-ouest) : Chlef, Aïn Defla, Tiaret, Tissemsilt, Médéa et Bouira, et cible essentiellement les zones de montagne et le flanc Nord de la steppe qui reviennent à ces wilayas. C’est en 2002 que les études préliminaires ont été initiées. Il s’agit principalement des approches modernes du monde rurale mises en place par les dernières analyses sociologiques basées sur la méthode participative. Des enquêtes-ménages et des focus-groups (discussions dirigées avec les populations) étaient menées sur le terrain par des agents forestiers encadrés par des sociologues et démographes. Le but étant de faire un check-up détaillé des conditions de vie des campagnards et, surtout, de connaître leurs besoins et les grandes tendances qu’ils manifestent à l’égard du travail et des activités rurales. Sur diagnostic socio-participatif, ont été élaborés les ‘’arbres de problèmes’’ (hiérarchisations des contraintes illustré par un arbre généalogique) et les ‘’arbres de solutions’’ (clefs proposées par les paysans pour résoudre leurs problèmes, aidés en cela par les orientations techniques des agronomes et forestiers présents avec eux).

Une fois traités par un bureau d’études, ces résultats sont transformés en programmes d’actions. Pour la première fois en Algérie, une méthode scientifique et décentralisée est mise en œuvre dans la conduite de l’approche du mode rural. Ce projet (PER 2) fait suite à un projet du même genre initié à l’Ouest du pays (Tlemcen, Sidi Belabbès, Mascara, Aïn Temouchent) ayant eu la même typologie de financement et d’approche des populations rurales. Sauf qu’à l’Ouest du pays, le projet a souffert de la conjoncture sécuritaire du milieu des années 90. Mais, les résultats obtenus sont loin de toute espérance. Aujourd’hui, des vergers et des vignobles commencent à produire leurs fruits, des milliers d’emplois y ont été crées et des actions de conservation du sol de grande envergure (reboisements, corrections torrentielles y ont été réalisées). Le défi de l’emploi et de la stabilisation des populations Dans les wilayas du Centre, les actions du projet ont connu leur démarrage au cours de l’année 2005.Les travaux sont bien avancés. Les actions programmées portent sur le développement agricole (arboriculture fruitière, amélioration des sols par des actions de défoncement et d’épierrage), la mobilisation des ressources hydriques (retenues, forages, fonçage de puits, captage de sources, aménagement de points d’eau), la protection et la conservation des sols (reboisement, fixation des berges, corrections torrentielles, travaux sylvicoles) et la promotion de la femme rurale (modules d’aviculture, de cuniculture, d’apiculture et artisanat). Pour les six wilayas concernées par le projet en question, le défi à relever est la stabilisation des populations dans leurs villages et bourgades et la créations d’emplois permanents et saisonniers. Réhabilitation de l’espace rural à Bouira En quelques mois, la courbe du chômage a connu une inflexion vertigineuse dans certaines communes à tel point que certaines entreprises de réalisation avaient des difficultés à recruter des ouvriers sur leurs chantiers. En outre, les pouvoirs publics algériens escomptent aussi, à travers le PER 2, installer une pédagogie de la participation des populations à construire leur destin. En plus de la participation à la conception des programmes, les ruraux sont également appelés à participer à la réalisation physique des travaux sur le terrain. Il en est ainsi par exemple des plantations fruitières dont ils ont bénéficié : ce sont les bénéficiaires eux-mêmes qui procèdent à la plantation une fois que l’entreprise a ouvert les trous et fourni les plants. Les dernières actions prévues par ce programme et qui, probablement, vont être mises en œuvre au courant de l’année 2009, se sont les ouvertures de pistes rurales et le construction de retenues collinaires. Le Projet, qui en est à sa cinquième année, est directement suivi par les conservations des forêts des six wilayas. Il subit des audits réguliers de l’Inspection générale des Finances (IGF) relatifs à la procédure de passation de marchés et à la régularité des réceptions sur le terrain. Les travaux du Projet d’Emploi Rural (PER2) dans la wilaya de Bouira qui ont été lancés au cours du mois de décembre 2005 connaissent un rythme d’avancement appréciable. Le montant total du projet est évalué à 1,26 milliard de dinars. Lors des trois dernières saisons, près de 2000 ha ont été plantés en différentes espèces fruitières et 500ha en plantations forestières, en plus des travaux d’amélioration foncière et de corrections torrentielles. Des travaux sylvicoles tendant à améliorer et harmoniser les peuplements forestiers ont aussi été engagés depuis janvier 2006 . Conçu spécialement pour créer de l’emploi dans les zones les plus défavorisées de la wilaya, ce projet prolonge le PER1 entamé dès 1996 à l’ouest du pays avec le même mode de financement, soit un cofinancement de la Banque mondiale. Le choix des zones d’intervention a été orienté par les statistiques de l’ONS relatives au chômage et renforcé par des études sociales et environnementales (économie pastorale, cadre général de vie, érosion des sols, infrastructures hydrauliques,…) qui ont conclu à la nécessité de mettre en œuvre un tel projet sur onze communes du sud de la wilaya relevant des daïras de Sour El Ghozlane, Bordj Okhriss et Bir Ghebalou. Les actions prévues s’articulent autour du développement agricole et du désenclavement (plantations fruitières en sec et en irrigué, ouverture et aménagement de pistes rurales), de la mobilisation des ressources hydriques (aménagement de sources, fonçage de puits et forages, retenues collinaires), de la lutte contre l’érosion des sols (reboisements, fixation des berges et corrections torrentielles) et, enfin, des activités promouvant la femme rurale (distribution des machines à coudre et octroi du petit élevage : aviculture et apiculture). Sur le terrain, les entreprises attributaires des marchés ont commencé à se roder. L’une d’elles, l’entreprise publique SAFA-Zaccar qui avait de grandes difficultés financières avant de se voir attribuer les travaux du PER2, a fini par relever le défi. Les paysans bénéficiaires des plantations arboricoles réalisées par cette entreprise sont satisfaits des résultats puisque la majorité des vergers ont réussi. Un large mouvement de recrutement sur les territoires des communes concernées a eu lieu au grand bonheur des familles et des autorités locales qui voient ainsi diminuer en quelques mois le poids du chômage. En outre, la réalisation des vergers dans les terrains particuliers est considérée à juste titre comme un investissement créateur d’emplois permanents. Ce qu’il y a lieu de remarquer dans la gamme des actions prévues par ce programme est l’introduction du vignoble. En effet, dans la localité de Guelta Zerga, commune de Sour El Ghozlane, 8 ha de viticulture sont déjà réalisés chez un agriculteur qui élève aussi l’autruche. Deux autres hectares de la même culture ont plantés dans la commune de Dirah. Il faut signaler que depuis l’opération d’arrachage de vigne entreprise par les autorités pendant les années 1970, les anciens vignobles n’ont pas pu être régénérés. A Aïn Bessem, Raouraoua ou dans la banlieue de Bouira, le vignoble a été remplacé par les céréales. Ce n’est qu’avec la nouvelle politique du PNDA que de petites superficies ont été plantées en vigne de table.

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Le PER2 est venu renforcer et prolonger cette volonté de reconversion des systèmes de culture qui assure un meilleur revenu aux paysans, résiste mieux à la sécheresse et fixe bien les sols menacés par l’érosion. Améliorer les revenus Ce qui retient aussi l’attention dans cette série d’actions, ce sont les deux retenues collinaires prévues dans les communes de Ridane et Bordj Okhriss et qui totalisent une capacité de rétention d’environ 400.000 M3 d’eau dans une région dépourvue jusqu’à présent d’ouvrages hydrauliques de cette envergure. Le premier site a bénéficié de l’étude d’exécution et voit sa phase de maturité arriver à la création de l’association des utilisateurs de l’eau. L’avis d’appel d’offre pour la réalisation de la retenue sera lancée au cours de l’année 2009. Pour le second site, l’accord des usufruitiers qui exploitent des terres dans la zone du futurs lac d’eau n’a pas encore été concrétisé. Outre ces retenues, des captages de sources et des mares ont été réalisés pour les éleveurs et les habitants de la région. Pour les actions de désenclavement, un programme d’aménagement de 80 km de pistes est déjà achevé. Un autre volume de 180 km est lancé en consultation à partir de la semaine passée. Quant à l’ouverture de pistes, elle concerne un volume de 125 km répartis en deux opérations (25 et 125 km) dont la première tranche a vu son cahier de charges déposé au niveau de la wilaya pour approbation. Dans le cadre de la promotion de la femme rurale, le PER 2 de Bouira est doté d’un quota de 300 machines à coudre destinées aux femmes nécessiteuses ou couturières en chômage. Sur ce chiffre, 168 unités ont été distribuées il y a quelques semaines. Ces équipements sont censés contribuer à améliorer les revenus des ménages de ces zones déshéritées, revenus tirés essentiellement d’une céréaliculture vivrière et d’un élevage peu développé sur des terrains fortement érodés. En tout cas, les promoteurs de ce projet ont, dès sa conception en 2003, pris en charge le volet de la promotion de la femme rurale, sachant que les autres activités du projet interviennent par des travaux réalisés au profit de ces populations (arboriculture fruitière, amélioration foncière, lutte contre l’érosion par des corrections torrentielles et les reboisements,…). Outre, donc, la diversification des activités agricoles qui sont proposées aux foyers de cette région sous forme d’investissements publics pérennes , des centaines de milliers de journées de travail ont été crées depuis le lancement des chantiers en fin 2005. Les fournitures ayant pour objectif d’accompagner les ménages dans leur stabilisation sur leurs terres ont trait essentiellement à l’apiculture (plus de 6 000 ruches), l’aviculture (15 000 poules pondeuses avec aliment de volaille) et les machines à coudre (300 unités).

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Amar Naït Messaoud
depeche de la kabylie
23 JANVIER 2009