Journée du chahid à Lakhdaria

Célébration de la Journée du chahid

C’est dans une salle archicomble du centre culturel Rekhouane-Aïssa de Lakhdaria que l’association communale des enfants de chouhada du chef-lieu de daïra, a organisé, hier dans l’après-midi, en collaboration avec l’Association culturelle de la maison de jeunes, plusieurs activités culturelles pour commémorer le 20e anniversaire du 18 février, Journée nationale du chahid.

En plus des interventions du responsable communal des enfants de chouhada, le responsable de la nahia (région) des moudjahidine, en l’occurrence Ahmed Rekhouane, après avoir retracé le parcours de la guerre de Libération nationale et les souffrances endurées par le peuple algérien, s’est adressé aux jeunes, présents en grand nombre.

Le second conférencier, professeur de lycée de son état, a, quant à lui, évoqué les nombreuses révoltes et révolutions menées par le peuple algérien avant le déclenchement du 1er Novembre 1954, date du début de la lutte contre l’occupant français. Cette guerre fut menée par le FLN et sa glorieuse Armée de libération nationale. En présence de plusieurs responsables locaux, de moudjahidine et de membres de la société civile, l’Association culturelle du centre culturel a présenté une pièce théâtrale ainsi qu’une chorale. En marge de cette manifestation, une exposition de photos représentant des moudjahidine dans le maquis ainsi que plusieurs articles de journaux de l’époque relatent les évènements qui se sont déroulés dans la région.

En guise de conclusion, le responsable de l’Association des enfants de chouhada nous a déclaré qu’une visite sera effectuée au cimetière des chouhada, le lendemain.

S. Abdenour
depeche de Kabylie

Publicités

Association nationale des Radio-amateurs Algeriens

dscn1068_p1

Site officiel de l’Association nationale des Radio-amateurs Algériens

هواة اللاسلكي بالجزائر ..

Liste des Radios Amateurs de Lakhdaria et Region

BENAZOUZ Brahim – Village Drablia, Bouderbala –
RADIO ECOUTEUR Algeriens SWL

HADJOUTI Rabah
29 rue de KADARA Lakhdaria

Comment devient-on radioamateur ?

En fait, devenir radioamateur n’est pas si compliqué que cela. Il suffit de se faire un plan de travail pour la préparation de l’examen et d’avoir la persévérance d’aller jusqu’au bout. Il est en effet primordial d’être motivé à cent pour cent.

La principale difficulté est d’établir ce plan qui dépend surtout du niveau initial des connaissances du candidat. Heureusement, pour l’OM débutant actuellement sa préparation pour l’examen, il existe un cours méthodique écrit par les formateurs de

L’A.R.A, qui vous permettront de suivre pas à pas un programme qui vous conduira sans encombre à l’examen d’aptitude.

Le but de cet article est donc de décrire l’examen de radioamateur afin de permettre à chacun d’évaluer ce qui lui reste à étudier. Le radio-amateur doit passer un examen afin de prouver ses connaissances. En contrepartie de cet effort, liberté lui est donnée de construire ou de modifier son installation (dans le cadre des prescriptions bien sûr) et d’utiliser d’autres modes de trafic que la simple téléphonie. Le monde est à lui.

suite

Region de Lakhdaria, Reportage Novembre 2008

Dans le fief des groupes terroristes

Sidi Ali Bounab, les Issers, Beni amrane, Ammal : Dans le fief des groupes terroristes

En cette journée ensoleillée d’hiver, Sidi Ali Bounab, qui culmine sur une série de collines aussi belles les unes que les autres et aussi majestueuses que celles qui forment la chaîne de montagnes de la Haute Kabylie, a l’air d’être si hospitalière que l’on oublie vite l’horrifiante réputation qu’elle s’est faite durant les années 1990. Elle fut une sorte de Tora Bora algérien à partir de laquelle étaient planifiées, déclenchées toutes les actions terroristes ayant ciblé tout le centre du pays. Par ici aussi, la nature n’a pas été avare. Elle a été si généreuse qu’on ne peut dénier le grand soin que la Providence a pris de cette région et que la bêtise humaine a transformée en chaos.

Tizi Ouzou et Boumerdès.

Comme les autres jours de cette saison de labeur, la population vaque à ses occupations : travail aux champs et cueillette des olives. Mais l’image « Ushuaïa » qu’offre de prime à bord cette région se dissipe au premier contact avec la réalité. Ce n’est, en fait, qu’une illusion. En sortant des Issers, le premier check-point mixte armée populaire nationale-garde communale, installé depuis peu de temps, à environ un kilomètre du centre-ville, donne déjà quelques sueurs froides. Le chemin qui reste à faire pour arriver au sommet de la colline est des plus dangereux. Il y a un peu plus d’un mois, un citoyen engagé dans la lutte contre le terrorisme dans les années 1990 a été enlevé au lieudit Taawint Tassemat (fontaine fraîche). Youcef s’était pourtant rangé depuis longtemps en travaillant comme cuisinier à Bordj Ménaïel. Il revenait souvent dans son village sans être inquiété. Mais ce jour-là, le groupe terroriste qui écume la région ne lui a laissé aucune chance. Il a dressé simultanément deux faux barrages sur les deux chemins qui descendent de Timezrit vers les Issers. Youcef devait emprunter l’un ou l’autre. A 15h, en plein jour, les quatre terroristes qui l’attendaient à Taawint Tassemat le font descendre de voiture, le ligotent et le jettent dans une camionnette de marque Toyota avant de démarrer en trombe vers une destination inconnue. A la tombée de la nuit, beaucoup d’habitants d’un village situé à quelques encablures seulement du lieu du rapt, indiquent des citoyens rencontrés sur place, ont entendu les cris déchirants de la victime, torturée par les terroristes. Le supplice a duré deux jours, selon les mêmes témoignages, avant que la tête de Youcef ne soit « exposée », le surlendemain, sur un trottoir à Bordj Ménaïel.

La terrifiante nouvelle a fait le tour de la région. La psychose s’y installa de nouveau après l’illusion donnée par une fausse accalmie qui n’aura duré que quelques mois. D’aucuns se demandent alors comment, dix ans après avoir mis fin à son engagement dans la lutte contre le terrorisme, les terroristes ne l’ont pas oublié ? Des sources sécuritaires locales, qui ne tarissent d’ailleurs pas d’éloges à son égard – il a contribué à l’élimination d’au moins une douzaine de terroristes en 1999 en donnant des informations exactes sur leurs caches – soutiennent que la victime était certainement suivie depuis longtemps. Ceux qui sont au fait de la situation sécuritaire dans la région soutiennent qu’au moins deux informateurs auraient contribué à l’assassinat de Youcef. L’un a dû renseigner le groupe terroriste que le défunt quittait Bordj Ménaïel où il travaille pour se rendre dans son village ; l’autre a dû donner l’alerte lorsqu’il s’apprêtait à rentrer le soir de Timezrit. Un citoyen rencontré dans la localité dit que « l’assassinat de Youcef renseigne sur l’efficacité et le nombre de soutiens que le terrorisme continue à avoir dans la région ». Pas plus tard que le mois dernier, les services de sécurité ont démantelé un important réseau de soutien au terrorisme dans deux villages limitrophes de la ville des Issers : Bouchakour situé à un jet de pierre de la route qui mène des Issers à Draâ El Mizan et Ouled Bentafath – où des témoins auraient vu passer un important groupe comptant parmi ses membres une jeune femme vêtu en treillis de para – sur le chemin entre Timezrit et Sidi Ali Bounab. Dans l’un comme dans l’autre, les forces de sécurité ont arrêté trois membres de ce réseau de soutien. Mais tout porte à croire que ce n’est là que la partie apparente de l’iceberg. Car sans ses soutiens, les terroristes n’y auraient pas survécu. Et il y en existe encore, indique, sûre d’elle, une source locale.

Mais au-delà de ces appuis, le terrorisme semble aussi être une histoire de famille et sans doute également de connaissance parfaite de la géographie locale. Presque tous les membres de la « seriat » (section) des Issers, qui active jusqu’au confins de la commune de Timezrit et aux limites de la commune de M’kira au sud, sont natifs des Issers. C’est le cas aussi de L’émir du groupe El Hachemi El Hachemi, alias Soheib, qui habitait au centre-ville, et de son vétéran, un certain Belaïd, âgé aujourd’hui de plus de 55 ans. Leurs acolytes, les frères Torfi, un certain Riahla et un certain Delci, sont originaires des villages environnants. Depuis des années, cette bande de terroristes sévit dans cette région sans être jamais tombée dans les filets des services de sécurité, fait remarquer notre source. Pour beaucoup, ce serait faux de ne pas penser que ce ne serait pas elle qui aurait prêté main-forte en préparant la logistique nécessaire à ceux qui ont planifié et exécuté le sanglant attentat-suicide qui a ciblé, à la mi-août dernier, l’école de formation de la gendarmerie des Issers. Activant sur un terrain dont il a une parfaite connaissance, ce groupe, bien pris en charge par de nombreux soutiens, semble très renseigné aussi bien sur les sorties des services de sécurité que sur leurs positions sur le terrain. Parfois ce sont les proches parents des terroristes qui accomplissent cette sale besogne. « Quel est ce père qui dirait non à son fils terroriste qui le sollicite pour l’approvisionner en denrées alimentaires, pour l’héberger lui et son groupe ou même pour un renseignement ? », s’interroge un citoyen rencontré aux Issers.

Aucun terroriste n’est tombé à Sidi Ali Bounab depuis 2000

Si dans les années 1990, les moyens de communication n’étaient pas encore développés en Algérie, aujourd’hui, les terroristes tirent bien profit de l’essor de la téléphonie mobile. Depuis l’année 2000 où un dangereux terroriste originaire du village d’Ouled Bentafath, répondant au nom de Ali Tafathi, a été abattu dans la localité de Birro, aucun autre n’est « tombé » dans la région de Sidi Ali Bounab, affirme une source sécuritaire locale. Pourtant, un groupe de quinze à dix-sept terroristes y active depuis bien longtemps. Il s’agit de la « seriat » Timezrit, dirigée par un ancien sanguinaire originaire de Sidi Daoud, un certain El Bey, qui compte dans son groupe un autre dangereux terroriste, le seul d’ailleurs qui soit natif du village de Toursel, situé à environ 5 km du chef-lieu de la commune de Timezrit. Il répond au nom de Zizid Sadek, surnommé Ghoulem pour avoir intégré les rangs des GIA à l’âge de 17 ans ; il aurait aujourd’hui 33 ans. Le groupe d’El Bey, soulignent des sources très au fait de la situation sécuritaire dans la région, est formé essentiellement de terroristes originaires de Bordj Ménaïel, Baghlia et Sidi Daoud. Au-delà des soutiens et des complicités qu’il compte à Timezrit et dans les autres douars l’émir El Bey, selon des informations données par des repentis, connaît tous les coins et recoins de Bounab, jusqu’aux limites de la forêt d’Iaallalen qui surplombe la commune de Oued Ksari (Aït Yahia Moussa) – où un faux barrage a été dressé la semaine dernière – et son prolongement jusqu’à Boumehni, mieux que les autochtones eux-mêmes.

C’est dans ces endroits fortement boisés, situés en contrebas du versant sud de Sidi Ali Bounab, que les membres de « seriat » Timezrit trouvent souvent refuge lorsqu’ils sont pressés, au nord, par les services de sécurité. Selon les mêmes sources, leur champ d’activité s’étend aussi à l’autre versant, où ils ont marqué leur présence par l’assassinat ciblé de membres de la garde communale ou, dernièrement, d’un citoyen qui approvisionnait une caserne de l’armée. A Bordj Ménaïel, c’est le groupe de l’émir Abou Tourab qui prend le relais. Composé, selon des sources crédibles, d’une dizaine de terroristes rejoints dernièrement par quatre nouvelles recrues toutes natives du village agricole de Omar, situé à équidistance entre bordj Menaïl et les Issers, la « serriat » d’Abou Tourab aurait des connexions avec les sections des Issers et celles des régions mitoyennes. Activant dans le même périmètre sous la bannière de katibat El Ansar de la branche d’Al Qaïda au Maghreb (ex-GSPC), ces groupuscules auraient été aperçus en conclave, à Bounab, le mois dernier. Ils forment à eux seuls un groupe d’une quarantaine de terroristes. Il est vrai qu’on est très loin des 1200 terroristes environ, nombre cité par des sources sécuritaires locales, qui écumaient Sidi Ali Bounab au début des années 1990, mais les groupuscules qui continuent encore d’y sévir semblent insaisissables. Ils ne se manifestent que rarement par des actions ponctuelles et très ciblées. Ils ne planifient que les coups qu’ils sont sûrs de réussir. La présence renforcée des campements de l’armée populaire nationale semble les dissuader. Mais tout porte à croire que l’organisation terroriste, vu la reconfiguration sécuritaire dans la région, ne préfère y maintenir qu’une présence symbolique de petits groupes volatiles, faciles à déplacer en cas de besoin, et capable de survivre grâce aux réseaux de soutien qu’ils ont pu tisser dans leurs villages natals ou dans les villages voisins où ils comptent des parents par alliance. L’essentiel des troupes a déménagé du côté de Mizrana, dans les inextricables forêts d’Akfadou, mais aussi du côté de Bouzegza, Palestro, Merchiche et les reliefs boisés qui entourent la commune de Ammal.

De notre envoyé spécial

Par Said Rabia

el watan, lire la suite avec reactions des lecteurs

1
1
Actualité (Dimanche 30 Novembre 2008)
La présence des terroristes inquiète la population
Le GSPC veut empêcher la cueillette des olives en Kabylie


Deux victimes sont déjà à déplorer. Cette situation fait craindre le pire.

“C’est en hiver qu’il porte ses fruits, quand la froidure condamne à mort tous les autres arbres. C’est alors que les hommes s’arment et les femmes se parent pour aller célébrer avec lui les rudes noces de la cueillette”, disait Mouloud Mammeri dans un entretien avec Jean Pellegri, au sujet de l’olivier dont la cueillette du fruit a été, en effet, de tout temps dure et jamais sans quelques dangers puisque, ajoute l’écrivain, “pour aller jusqu’à lui, il faut traverser la rivière et la rivière en hiver se gonfle. Elle emporte les pierres, les arbres et quelquefois les personnes”.
Aujourd’hui, des ponts et des pistes, plus ou moins praticables, sont réalisés et donc les rivières n’emportent plus personne. Mais cela voudrait-il dire que le danger n’existe plus ? Il suffit d’emprunter les chemins sinueux des montagnes de Kabylie pour se rendre compte que le danger a juste changé de nature depuis quelques années et que les risques d’aujourd’hui sont plus importants que ceux qui ont accompagné la cueillette des olives des siècles durant. Mis à part les plaines, rares d’ailleurs, et les périmètres proches des villages, dans les autres régions, notamment la haute montagne, l’ombre du terrorisme se profile derrière chaque olivier. Étant situées, pour la plupart, loin des villages, souvent près des maquis, les oliveraies présentent ces dernières années, particulièrement durant les deux dernières, un danger en permanence pour ceux qui s’y rendent.
En Kabylie, “on a autant peur de tomber nez à nez avec ces criminels du GSPC que sur leurs engins explosifs semés par-ci, par-là”, entend-on souvent dire chez les citoyens.

La première victime  à Yakourène
Certains faits enregistrés dans quelques localités de la wilaya justifient amplement cette peur. Yakourène, une région située à environ 60 km de la ville de Tizi Ouzou connue pour être une des bases arrière du GSPC en Kabylie, et ayant vécu durant tout l’été 2007 au rythme de l’insécurité, vient d’enregistrer sa première victime depuis le début de la campagne oléicole.
Il s’agit d’un jeune âgé de 35 ans, tombé le 23 novembre dernier sur une bombe artisanale enfouie sous terre, à Timarissi, par les acolytes de Droukdel et qui a explosé l’atteignant grièvement. Évacué d’urgence vers l’hôpital d’Azazga, la victime a été amputée d’une jambe.
Le surlendemain, c’est au village de Taourirt Aaden, dans la région de Mekla, d’enregistrer une autre victime et dans les mêmes conditions. Le jeune S. K., âgé de 22 ans se rendait à l’oliveraie familiale avec les autres membres de sa famille lorsqu’il sauta soudainement sur un engin explosif qui l’a, lui aussi, grièvement atteint. Dans le massif de Sidi Ali Bounab, des habitants de cette région, dont la situation sécuritaire a défrayé la chronique en termes d’événements sécuritaires, racontent que certains d’entre eux ont eu à croiser, en se rendant à leurs oliveraies, des terroristes qui leur ont déconseillé de se rendre dans certains endroits minés par des bombes artisanales. “Rien que de les croiser et quelle que soit la manière avec laquelle ils s’adressent à nous, on est déjà terrorisés”, nous raconte un habitant de la région.

Les traces  des terroristes font peur à Larbaâ Nath Irathen et  à Aïn El-Hammam
Dans la région des Ouacifs, située à une quarantaine de kilomètres de Tizi Ouzou, les paysans ont déjà eu à les croiser mais sans que le moindre mal leur ait été fait. La peur de les avoir en face leur suffisait. Près de certains villages de Larbaâ Nath Irathen et d’Aïn El-Hammam, on n’a pas encore signalé de cas de “rencontre” entre les villageois et des groupes terroristes, mais leur ombre est partout. “J’ai retrouvé leurs traces plusieurs fois dans mon champ situé à la limite du massif de Takhoukht. J’ai eu à découvrir au milieu de mes oliviers, et à plusieurs reprises, des boîtes de conserve, des restes de nourriture et aussi des traces d’un feu autour duquel plusieurs personnes étaient assises”, nous raconte Mohand Akli, un paysan sexagénaire d’un des villages de Larbaâ Nath Irathen.
À Boghni, dans le sud de la wilaya de Tizi Ouzou, un groupe de chasseurs a été passé à tabac par un groupe terroriste qu’il a croisé en pleine forêt, nous a-t-on raconté. Leurs fusils de chasse ne leur ont pas été confisqués mais les terroristes leur ont demandé leurs papiers, qu’ils n’avaient pas sur eux, avant de les rouer de coups. Ils les soupçonnaient de travailler pour le compte des services de sécurité. Autant de cas enregistrés, et la campagne oléicole vient à peine de débuter.
Aujourd’hui, la peur à elle seule ne suffit sans doute pas à expliquer l’abandon progressif de l’oléiculture, puisque ces raisons sont aussi économiques et sociales, mais l’insécurité a poussé bien des villageois à abandonner leurs oliveraies et à renoncer à la traditionnelle cueillette des olives. Ce ne sont évidemment là que des cas minoritaires en Kabylie. Ceux qui ont leurs oliveraies à proximité des maquis terroristes. La majorité des familles en Kabylie restent, en dépit de la peur, profondément attachées à cet arbre emblématique, indissociable de leur vie culturelle et économique, qu’est  l’olivier, tout comme au bon vieux temps.  “L’olivier avec certains vieux troncs sont aussi immémoriaux et impavides aux épisodes de l’histoire. Ils ont vu naître, vivre et mourir nos pères et les pères de nos pères. À certains, on donne des noms comme à des amis familiers ou à la femme aimée parce qu’ils ont tissé nos joies comme la trame des burnous qui couvrent nos corps”, disait encore Mouloud Mammeri à Jean Pellegri en guise d’explication de ce que peut représenter un olivier pour le paysan kabyle. Cette explication reste, d’ailleurs, toujours d’actualité en Kabylie où, ajoute Mammeri, “quand l’ennemi veut nous atteindre, c’est à l’olivier qu’il s’en prend d’abord”. C’est sans doute ce sentiment qui a généré les nombreuses manifestations en Kabylie durant l’été dernier, notamment à Aït Yahia Moussa où plusieurs hectares d’oliviers ont été incendiés. Mais il n’y a, à vrai dire, pas seulement que cette symbolique qui pousse le paysan à vaincre sa peur et à aller vers ses oliviers. La motivation est surtout économique. En dépit des 400 hectares d’oliviers incendiés durant l’été dernier, la récolte s’annonce exceptionnelle pour cette saison.
Selon les prévisions des services agricoles, un hectare qui produisait 10 quintaux les années précédentes produira cette année entre 20 à 25 quintaux. Ainsi, la production oléicole, qui était l’année passée de 264 000 q, peut passer cette année à 500 000 q. Avec des prix allant de 400 à 500 DA le litre, du moins selon les prix pratiqués jusque-là, le villageois ne semble pas être près, quel que soit le degré de sa peur, de renoncer à cette richesse, principale pour certains et supplémentaire pour d’autres.

Samir LESLOUS

liberte algerie


SIDI ALI BOUNAB (TIZI OUZOU)

60 terroristes veulent se rendre
20 Janvier 2009 –

Les portes de la «taouba» sont toujours ouvertes

Ces islamistes appartiennent à la katibet Ennour dirigée par le sinistre Sahari Makhlouf alias Ayoub, originaire de Tizi Ouzou.

Selon des sources très au fait de la lutte antiterroriste, les activistes de l’ex-Gspc traversent une période critique ces derniers mois.
Le renforcement du réseau de renseignements et la consolidation des positions militaires autour des fiefs et des maquis d’Aqmi ainsi que les multiples coups de boutoir assénés aux bases arrière de l’ex-Gspc ont acculé les troupes de Droukdel dans leurs derniers retranchements. Ainsi, notre source indique qu’un nombre important de terroristes, estimé entre 50 et 60, sont en stand-by au niveau du vaste maquis de Sidi Ali Bounab et ce, depuis plus de trois mois.
Les troupes signalées par les riverains de cette région sont constituées d’une vingtaine d’éléments activistes de la katibet Ennour dirigée par le sinistre Sahari Makhlouf alias Ayoub, originaire de Tizi Ouzou, en remplacement de Ghazi Toufik alias Tahar écarté par Droukdel et le groupe de Timezrit comptant plus de 24 terroristes désormais sous la coupe de l’émir dit Abou El Himam originaire d’Ouled Aïssa. Ce dernier a remplacé El Bey, originaire de Aïn El Hamra (Bordj Menaïel) convalescent. Ce terroriste a été gravement blessé lors d’une offensive militaire menée durant l’été dernier, au sud-est des Issers. Toutefois, selon notre source, parmi le groupe de Timezrit figurent respectivement 7 éléments de la sériât des Issers dirigée par Hachemi El Hachemi, 8 autres de Bordj Menaïel et 7 de Timezrit lesquels activent sous la houlette de la redoutable katibet El Ansar, dirigée par Ali ben Touati alias Amin. Selon toujours notre source, c’est de la base arrière se trouvant à Sidi Ali Bounab que le véhicule de type Maruti a été intercepté avec à bord deux kamikazes portant des ceintures d’explosifs. Sans la vigilance des services de sécurité dotés de détecteurs très sophistiqués de véhicules piégés et volés aurait peut-être été le drame, car ces ceintures faites de 10 sacoches chacune, contenaient 40 grammes de TNT par sacoche soit une quantité importante de 8 kilogrammes de TNT. Rappelons aussi que la seriat de Chabet El Ameur ayant à sa tête un certain Delsi Aïssa et affiliée à la katibet El Farouk dirigée par Younès Abou Talha issu de Lakhdaria se trouve, elle aussi, sur la défensive depuis longtemps. A cela s’ajoute l’élimination de 5 autres terroristes dont un émir le dénommé Saïd Touhami alias Hodeïda. Par ailleurs, selon des sources sécuritaires sûres, les terroristes ayant réussi à prendre la fuite de Bouzegza, auraient trouvé refuge au maquis de Ammal. De ce fait, une vaste offensive a été menée depuis la nuit d’hier au niveau de la zone comprenant le maquis de Djerrah, Aït Belemou et Aït Saïd ainsi que Dakan surplombant Ammal à quelque 25km au sud-est de Boumerdès. Enfin, à l’heure où nous mettons sous presse aucun bilan n’a filtré de cette offensive élargie également aux monts de Boudarbala et où des hélicoptères de combat ont été utilisés pour pilonner plusieurs endroits suspects.

Mohamed BOUFATAH
lexpression dz

Alger – Thenia en moins d’1 Heure par le train tous les 10 minutes

Inauguration du train électrique Alger-Thenia

tzu886swf8

Un départ toutes les 10 minutes. 40 minutes pour faire le trajet Alger- Thénia. Les trains fonctionneront de 5 heures du matin jusqu’à 23 heures. Ponctualité, confort et sécurité seront les credo de la SNTF à bord du train électrique de la banlieue de la capitale. Les responsables de la SNTF jurent cette fois-ci qu’il ne s’agit nullement d’effet d’annonce comme celle faite par Chadli Bendjedid dans les années 1980.
Amar Tou avait le sourire large, ce jeudi, lorsqu’il avait mis les pieds sur le quai de la gare ferroviaire de Thénia (w de Boumerdès). Le ministre des Transports rejoignait, à l’occasion d’une navette inaugurale l’ex-Ménerville à bord du nouveau train électrifié. Ce moyen moderne de transport de voyageurs sera mis en service dès janvier 2009. En cette période de campagne électorale, toute inauguration, surtout lorsqu’elle est importante et réussie, est bonne à prendre. A l’occasion, le ministre des Transports n’a pas caché sa satisfaction à l’issue de ce voyage. «Comparé à toutes les incommodités inhérentes à la circulation automobile, c’est un grand gain en matière de sécurité et de rapidité», dira-t-il en substance à sa descente du train. Il a trouvé le P/APC de Thénia, Halouane Saïd, et le chef de daïra Bouchrih tout aussi contents de cette arrivée du train. Selon Amar Tou, la mise en circulation interviendra progressivement à partir de janvier 2009. En tout cas, les responsables que nous avions approchés nous ont affirmé que la SNTF simulera, à l’exemple de la ligne de l’est d’Alger (Alger-Thénia) plusieurs variantes pour mettre en place un programme de circulation des trains. Ces essais, grandeur nature, se feront avec la collaboration des partenaires de la SNTF qui ont participé à ce projet. Les cadres de la société ferroviaire affirment que des départs seront répartis depuis 5 heures du matin jusqu’à 23 heures. L’ambition de la filiale de la SNTF qui sera créée est de faire circuler 64 navettes sur les axes Alger—El-Affroun à l’ouest de la capitale et Alger-Thénia du côté est. Nos vis-à-vis disent qu’il y aurait deux types de navettes : les rapides Alger-Boumerdès-Thénia et celles qui s’arrêteront dans les 18 gares du trajet Thénia-Alger d’environ 45 kilomètres sur la voie ferrée. Idem pour Alger-El Affroun. Afin de gérer au mieux les infrastructures et d’améliorer ses prestations en direction de ses clients, la SNTF a lancé un programme de formation de son personnel «du guichetier au mécanicien qui intervient sur la caténaire en passant par le responsable qui donnera les départs des trains, les agents de la société subiront une formation», clame M. Mezali, directeur de l’école de la SNTF implantée à l’intérieur de la gare de Thénia. Questionné sur le prix du ticket, le ministre des Transports n’a pas voulu avancer un chiffre. Il a précisé la stratégie en matière de calcul du coût du billet : «Nous tiendrons compte de l’investissement consenti et de la politique du transport public pour arrêter ce prix.» Cependant, le ministre ouvre une brèche à ce sujet. Il estime, en effet, qu’une place dans d’un taxi coûte, sur le trajet Thénia Alger, 120 dinars. Ce qui suppose que la SNTF a pris en compte cette donnée pour calculer ce que payera le voyageur. Ce sera tout de même assez cher pour populariser ce moyen de transport. Il est aisé de tirer cette conclusion en comparant le prix du ticket calculé sur la base de ce montant (la course du taxi) au niveau de vie de la majorité des Algériens et surtout au SMIG algérien. Concernant l’aménagement des parkings pour autos autour des gares, le ministre estime que c’est l’affaire des communes «le transport passera d’une situation de désordre à une situation organisée. Par ailleurs, des activités se créeront autour des gares», dit-il, laissant entendre que chacun est appelé à jouer son rôle.
Abachi L.

le soir d’algerie

Réouverture lundi du tunnel de Lakhdaria au trafic voyageurs

Transport Ferroviaire

Réouverture lundi du tunnel de Lakhdaria au trafic voyageurs

Le tunnel de Lakhdaria sera rouvert au trafic voyageurs dès lundi prochain après avoir été fermé en février dernier suite à un accident entre deux trains, a annoncé samedi la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF).

La réouverture de ce tunnel permettra ainsi la reprise des trains voyageurs à partir d’Alger vers Constantine et Annaba, selon la même source. La SNTF précise que les horaires applicables du 8 au 12 décembre en cours prévoient le départ du train Alger-Constantine à 14h35mn avec arrivée à 20h28mn. Dans le sens Constantine-Alger, le départ est prévu à 14h30 avec arrivée à 20h32 alors que le départ du train Alger-Annaba est programmé à 20h45 avec arrivée à Annaba a 7h06. Le train Annaba Alger est prévu à 20h20 et arrivée à Alger à 6h35. Le 28 février dernier, un télescopage d’un train de marchandise avec une locomotive venant en sens inverse s’était produit au tunnel de Lakhdaria, suite à une erreur d’aiguillage, et qui avait fait des victimes. Le tunnel a été rouvert pour les trains de marchandises en mai dernier après dégagement de la totalité des wagons accidentés et le confortement de certaines zones, rappelle-t-on.

Par APS

8 DECEMBRE 2008

EL WATAN

La PME, comme alternative économique du pétrole

1970_63154

Bouira, petites et Moyennes entreprises et Artisanat
La PME, comme alternative économique du pétrole

La Petite et Moyenne entreprise constitue à l’instar des pays étrangers tels que l’Italie, la Turquie et le Canada, une véritable locomotive de développement en matière de création de richesses et d’emploi.

Conscient de l’importance du développement de ces entreprises, un département ministériel a été mis place afin d’accompagner ces dernières.

Ainsi, le secteur de la PME est chargé essentiellement de l’animation économique, il ne constitue nullement un organe de puissance publique. De ce fait, il intervient dans l’accompagnement de la petite et moyenne entreprise, en apportant différents soutiens à même de pallier aux principaux problèmes que rencontrent l’entreprise dans son évolution.

Le Fonds de garantie (FGAR), une bouée de sauvetage pour les PME

Il s’agit de soutenir les entreprises qui présentent une insuffisance de garantie et par conséquent une difficulté dans l’accès aux crédits bancaires à travers un Fonds de garantie dédié aux PME. Ce dispositif intervient en apportant la garantie qui fait défaut à l’entreprise.

Mis en place en 2003, le Fonds de garantie contribue au financement lorsqu’un porteur de projet sollicite une banque pour un investissement précis pour avoir un crédit bancaire et qu’il ne dispose pas suffisamment de garantie. Le Fond de garantie soutient aussi bien la création de l’entreprise, soit au niveau de sa rénovation ou au niveau de son extension.

Concernant la wilaya de Bouira, à la fin juin 2008, sept (07) PME ont bénéficié de l’aide du FGAR pour un montant global de 192.830.580 DA de garantie permettant la création de 252 emplois supplémentaires. Parmi ces sept entreprises, (05) ont pu réaliser des extensions et deux ont renouvelé leurs équipements. La wilaya de Bouira se distingue dans le secteur de la PME par les branches du bâtiment et des travaux publics, de l’agriculture et du commerce, qui prédominent par le nombre d’unités. L’engouement des investisseurs vers le secteur du bâtiment et des travaux publics est dû en grande partie à la construction neuve, dopée par les différents programmes de développement dont a bénéficié la wilaya. Ainsi, à l’instar des trimestres précédents, le nombre de PME activant dans le BTP continue à augmenter du fait de l’ouverture de plusieurs chantiers dans la région.

Favorisé par les potentialités agricoles de la région, l’agroalimentaire représente également une proportion importante. On peut y relever de nombreuses unités de production d’huile d’olive propulsées par l’expansion de la culture d’oliviers. L’agro-pastoral aussi peut être développé dans le sud de la wilaya où prédomine l’élevage ovin.

La PME doit s’armer face à l’ouverture du marché

Afin de préparer les PME à affronter la concurrence internationale imminente avec l’ouverture du marché qui est en cours, un programme national de développement de la PME a été conçu. Il s’agit d’un ensemble de mesures qui ont pour objectif principal de faire atteindre les entreprises algériennes aux normes internationales. Dans ce cadre, plusieurs actions de formation sont prévues, elles cibleront entre autres le management, le marketing, la comptabilité, l’organisation… Le problème majeur rencontré par les PME est le défi que doit relever ces dernières face à l’ouverture du marché. En effet, après l’adhésion de l’Algérie à l’Union européenne et sa future adhésion à l’OMC, en l’absence de protections tarifaires au niveau des frontières, le produit algérien d’ici l’ouverture du marché total se vendra comme un produit étranger. Pour cela, il faut que les produits algériens atteignent une qualité égale, si ce n’est supérieure par rapport aux autres produits concurrentiels. Chose qui doit se faire en passant par la mise à niveau des PME pour éviter l’anéantissement de ces entreprises. C’est dans ce sens que l’Etat est intervenu, dans un premier lieu, avec le programme MEDA de mise à niveau, conçu en partenariat avec l’Union Européenne. Ce programme étant achevé en 2007, il a été relayé par le programme national de mise à niveau.

Programme national de mise à niveau : un dispositif mieux adapté

Depuis janvier dernier, c’est un programme national de mise à niveau qui vient de prendre le relais. Un programme qui répond mieux au besoin algérien étant donné qu’il prend en considération les activités de services par rapport au programme précédent. En plus de ce fait, ce nouveau programme inclut les entreprises ayant pour effectif 10 personnes et peut selon le cas prendre en charge des entreprises d’un effectif inférieur en touchant à toutes les activités.

Une efficacité certaine pour atteindre les objectifs ciblés, à savoir concurrencer le marché international par des produits de qualité. Il faut savoir que 95% des PME, aussi bien au niveau national qu’à Bouira, sont des micros entreprises, c’est-à-dire que leurs effectifs sont inférieurs à 10 employés. La wilaya de Bouira compte actuellement 5 428 PME réparties dans différentes branches d’activités, ce qui nous place légèrement en dessous de la moyenne nationale par rapport à d’autres wilayas. A propos de l’ancien programme MEDA, il y eu l’adhésion de 14 PME à la fin décembre 2007. Par contre, dans le cadre du programme national de mise à niveau lancé en janvier 2008, 25 entreprises ont adhéré à ce dispositif à la fin du mois de juin 2008. Un dispositif qui suscite un engouement certain.

Mise à niveau des huiliers de Bouira, une priorité pour la Direction de la PME et de l’Artisanat de Bouira

Dans ce cadre de la sensibilisation, la Direction de la PME et de l’artisanat de la wilaya de Bouira a opté pour deux approches : une approche individuelle qui ciblera l’entité ‘’entreprise’’ et une approche collective qui ciblera un ensemble d’entreprises groupé en association. Pour cette deuxième approche, la DPMEA de Bouira a octroyé la priorité aux huileries de part leur important potentiel à l’exportation. A cette finalité, une vaste opération de sensibilisation a été réalisée par les services de la DPMEA qui a abouti en 2008 à la création d’un groupement à l’export. Rendues ainsi éligibles au programme de mise à niveau, ces huileries peuvent désormais solliciter l’Agence nationale de mise à niveau pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Cet accompagnement interviendra à tous les niveaux de l’activité aussi bien au niveau de la production, que de la transformation et la commercialisation et surtout l’accompagnement à l’exportation qui représente l’objectif final de cette mise à niveau.

Un fonds qui permet de financer l’équipement des artisans

Le ministère de la PME et de l’Artisanat s’est doté d’un Fonds spécial afin de promouvoir les activités artisanales traditionnelles. Dans ce cadre, cent cinquante (150) artisans de la wilaya de Bouira ont pu acquérir un équipement pour exercer leur activité dans les domaines de la vannerie, la tannerie, la poterie, le tissage, l’habit traditionnel, et la bijouterie. L’artisanat se distingue en trois domaines bien distincts : L’artisanat de production de biens, de production de services et l’artisanat. Fin juin 2008 : 1811 artisans étaient enregistrés répartis sur ces trois domaines.

Cap sur l’emploi durable

La directrice de la PME et de l’artisanat de la wilaya de Bouira, Mme Baya Heriouk s’est tracée un ambitieux programme pour développer son secteur tout en misant sur les potentialités de la wilaya. Cependant, même si l’agriculture est un atout non négligeable pour l’essor économique de la wilaya , le secteur du bâtiment est aussi un marché qui se révèle assez lucratif pour les PME de Bouira. C’est toutefois ce que nous apprend notre interlocutrice qui révèle que sur les 5 428 PME de la wilaya, 1 437 d’entre elles activent dans le secteur du bâtiment en employant 10 423 personnes. Au total et dans les différentes branches d’activité, pas moins de 96868 employés dépendent directement des PME. Comparativement aux dernières années et plus précisément avant l’installation de Mme Baya Heriouk à la tête de la Direction de la PME de Bouira, les chiffres démontrent que jusqu’à fin 2005, seulement 4 086 avaient été créées. C’est-à-dire qu’en presque trois années, une évolution de 1 342 PME a été enregistrée et, ainsi, 4 526 emplois ont été générés.

Afin de sensibiliser et d’informer les jeunes étudiants en fin de cursus qui sont issus de la formation professionnelle ou universitaire sur les mesures préconisées par l’Etat en matière de promotion de l’investissement, des rencontres ont été organisées par les services de la DPMEA à travers toute la wilaya et ont réuni environ 1 800 jeunes étudiants. Ainsi, des explications ont été apportées sur les différents dispositifs de création d’emploi et le programme du président de 100 locaux par commune permettra également la création de nombreux emplois à travers le territoire de la wilaya.

De même que pour les infrastructures d’appui du secteur, en l’occurrence la maison de l’artisanat, le centre de facilitation des PME et la pépinière d’entreprises.

H. B

Trois infrastructures d’appui à la Pme et à l’Artisanat pour la wilaya de Bouira

Dans le cadre du programme spécial des Hauts Plateaux, la wilaya de Bouira a bénéficié de trois grands projets. Une maison de l’artisanat, un centre de facilitation et une pépinière d’entreprises.

Le centre de facilitation de par sa vocation a été délocalisé au chef-lieu de wilaya. Ce Centre d’investissement sera doté de trois départements et devra accompagner les porteurs de projets dans leur action d’investissement. Ainsi, un département de la promotion et de développement de la PME , un service de l’administration générale et un département de l’animation et de la communication assureront les différentes étapes d’accompagnement.

La réalisation de la maison de l’artisanat à Sour El Ghozlane a pour objectif premier d’offrir un espace aménagé sous forme d’ateliers-boutiques afin de faciliter aux artisans la commercialisation de leurs produits, mais aussi de leur permettre d’accéder à une formation adéquate, toutes activités confondues, de même pour la pépinière d’entreprises, qui sera mitoyenne à la maison de l’artisanat. Cette pépinière accompagnera les porteurs de projets, les PME, en leur attribuant un local et en les faisant bénéficier d’un accompagnement permanant dans leur évolution. En venant uniquement avec ses idées, le porteur de projet aura à sa disposition un équipement et les moyens logistiques nécessaires pour exercer son activité dans les meilleurs conditions.

Il bénéficiera d’un secrétariat courant avec d’autres porteurs de projets, une médiathèque pour la documentation, une salle de conférence, une salle de réunion et une salle de reprographie. Les porteurs de projets auront le droit également à des formations permanentes en comptabilité, management et toutes autres formations nécessaires à un futur chef d’entreprise. Le porteur de projet sera aussi accompagné en matière de commercialisation et prospection du marché. Au bout d’une, deux, voire trois années, le chef d’entreprise pourra alors quitter la pépinière pour ouvrir son propre local. Ces aides à la création permettront sans nul doute d’éviter les nombreuses radiations des registres du commerce et des cartes d’artisans enregistrées ces dernières années.

Un site web dédié aux entrepreneurs

La direction de la PME et de l’Artisanat de la wilaya de Bouira s’est doté d’un site web http://www.pmeabouira.com pour donner plus d’impact et d’envergure à ses différentes actions d’informations, de communications et de sensibilisations. Dédié entièrement à l’interaction et la communication entre les entreprises et les intervenants sur le terrain, le site présente plusieurs fonctionnalités dans différentes rubriques telles la sous-traitance, les programmes de soutien à la PME, les statistiques, le guide de l’investisseur et autres informations utiles aux porteurs de projets.

Le tapis de Guerrouma remporte le premier prix au Salon de l’artisanat à Bruxelles

En pleine décennie terroriste, Mme Menamani s’est illustrée en représentant dignement les couleurs de l’Algérie au niveau international. C’est en effet à Bruxelles, à des milliers de kilomètres de Guerrouma, sa région natale, que Mme Menasrani a obtenu le premier prix de l’artisanat parmi l’ensemble des pays présents à cette manifestation, notamment l’Iran, réputé pour ses tapis persans. Le tapis de Guerrouma a effectivement cette spécificité d’être d’une qualité extrême en plus des couleurs chatoyantes propres à cette tapisserie. Une bien belle récompense pour l’Algérie mais qui est passée malheureusement inaperçue pendant que le pays pansait ses blessures.

Hafidh Bessaoudi

Entretien avec Mme Baya Heriouk, directrice de la PME et de l’artisanat de la wilaya“On compte quelque 5 428 PME à Bouira”

La Dépêche de Kabylie : Le nouveau programme national de mise à niveau a-t-il connu un enthousiasme auprès des PME de Bouira?

Mme Baya Heriouk : A Bouira, on compte actuellement 5 428 PME réparties dans différentes branches d’activité, ce qui nous place légèrement en dessous de la moyenne nationale par rapport à d’autres wilayas. A propos de l’ancien programme MEDA, il y a eu l’adhésion de 14 PME à fin 2007. Par contre, dans le cadre du programme national de mise à niveau lancé en janvier 2008, 25 entreprises ont adhéré à ce dispositif à la fin du mois de juin. Pour la plupart de ces PME, elles activent dans le secteur du bâtiment car nous avons un programme spécial pour les entreprises du bâtiment. Un exemple concret quant aux PME prodiguant des activités de services qui sont devenues éligibles, l’hôtel Royal de Bouira. La semaine dernière, un expert de l’Agence nationale de mise à niveau est venu établir un diagnostic de cet établissement.

Existe-t-il d’autres secteurs clés hormis celui du bâtiment ?

En tant que directrice de la PME et de l’artisanat, j’ai opté pour deux approches. Une approche individuelle pour chaque entreprise et une approche collective par association. Pour cette seconde approche, j’ai contacté les propriétaires d’huilerie de Bouira qui détiennent un registre du commerce, donc des PME, ils sont à peu près 80. J’ai opté pour une opération de sensibilisation très vaste puisque je les ai réunis pour une opération de groupement à l’export. Dans l’ancien programme MEDA, j’avais pris cette initiative, c’était en 2006, mais on nous a répondu qu’ils n’étaient pas éligibles car cette activité est saisonnière. Maintenant, ils ont leur agrément et ils devront, avec un consultant de l’Agence de mise à niveau, arrêter un plan de développement de filière. Ce n’est plus une approche par huilerie mais par filière, et nous pourrons ainsi étudier tous les aspects inhérents à cette activité en incluant même les oléiculteurs, car pour avoir une huile de qualité, il faut d’abord une olive de qualité. Nous accompagnerons ainsi la partie qui se trouve en amont. Stockage, conditionnement et même des aides à l’exportation sont des mesures prévues pour les huileries de Bouira qui ont pour objectif l’exportation de leur produit. Des aides pour l’exportation de l’huile d’olive existent, mais c’est surout pour une huile de qualité répondant aux exigences du marché international. C’est une panoplie de mesures vraiment très large qui est mise en place à travers ce programme.

De nombreuses cartes d’artisan sont rendues chaque année à Bouira, comment expliquez-vous cela ?

Ce n’est pas un phénomène typique à Bouira ni en Algérie d’ailleurs, c’est le cas un peu partout dans le monde. Si l’artisan n’est pas suffisamment qualifié pour activer ou écouler son produit, il se dirige vers la radiation de sa carte. Je le dis et je le répète c’est un phénomène international . Les jeunes qui veulent créer leur entreprise doivent justement faire preuve de plus d’audace afin de réussir et de créer par la même des emplois.

La direction de la PME et de l’artisanat de Bouira insiste sur le fait que les jeunes doivent être plus entreprenants, mais surtout qu’ils doivent être qualifiés dans leur domaine d’activité qu’ils auront choisi. Qu’ils optent pour un projet en allant de l’avant. L’ANSEJ, la CNAC, l’ANGEM ou l’ANDI sont autant de dispositifs qui peuvent répondre à leurs investissements pour réaliser leurs projets.

Ou en est l’artisanat à Bouira ?

En matière d’artisanat à Bouira, nous avons un certain nombre de mesures d’accompagnement. Le ministère de la PME et de l’artisanat s’est doté d’un fonds. Nous proposons outre l’acquisition de l’équipement, une formation dans le domaine. En collaboration avec les structures nationales (écoles de formation…) ou internationales.

Nous avons aussi des programmes de coopération internationale. Jusqu’à présent, nous avons financé des activités de vannerie, tannerie, poterie, tissage, habits traditionnels, tournage sur bois, bijouterie, enfin toutes les activités éligibles au fonds national de promotion d’activités artisanales. L’artisanat se scinde en trois domaines. L’artisanat de production de biens, de production de services et l’artisanat. Fin juin 2008, nous avons enregistré 1 811 artisans, tous domaines.

Entretien réalisé par H.B

Réflexions sur la presse algérienne

cet article fi khater Hcène. B, Journaliste de Lakhdaria


Quels pouvoirs pour le quatrième pouvoir ?

À la fin du mois d’avril dernier, le gouvernement algérien a adopté le décret portant « Régime spécifique des relations de travail dans la presse ». Heureux et, sans doute aussi, historique élan de la part des pouvoirs publics; mais il n’a rien de fortuit. Il est l’aboutissement d’un combat ininterrompu qui s’est étalé sur presque deux décennies. La corporation des journalistes n’a, en effet, jamais cessé de brocarder l’ancien Code de l’information affublé du peu glorieux titre de code pénal-bis.

Ce n’est pas exclusivement l’appel lancé par le SNJ sous forme de placard publicitaire en direction des candidats aux dernières élections législatives qui a décidé les pouvoirs publics à élaborer un statut pour les journalistes algériens. L’histoire du combat pour une presse libre en Algérie, le degré de maturation des luttes sociales et politiques ainsi que le climat international militent imparablement pour une vison moderne de l’information et l’établissement des normes et règles de sa réalisation. « Être le grain de sable que les plus lourds engins, écrasant tout sur leur passage, ne réussissent pas à briser », comme le souhaite l’intellectuel Jean-Pierre Vincent dans son ouvrage La Traversée des frontières, est le rêve et l’idéal de tous ceux qui se donnent pour vocation d’empêcher le règne de la bêtise et de l’arbitraire de s’installer ou de perdurer. Dans notre pays, l’évolution de l’histoire récente des forces sociales et politiques a fait que la presse a forcé le destin en s’essayant à son rôle de contrepouvoir, voire aussi d’interface entre gouvernants et gouvernés. Qu’elle n’ait pas atteint la pleine maturité, on peut le concéder. Il faut dire que les forces de la résistance et de la régression n’ont pas baissé la garde et les acquis sont toujours fragiles.

Des brainstormings pour un diagnostic de qualité

En 2006, Hachemi Djiar, ancien ministre de l’Information et auteur des fameux ‘’brainstormings’’, avait fait le constat des conditions d’exercice du personnel travaillant dans les rédactions des journaux algériens. D’après le responsable gouvernemental, ces conditions ne sont pas reluisantes. En effet, à l’instar des banales entreprises de travaux publics ou de génie civil nées dans la précipitation de la libéralisation économique, les entreprises de la presse privée seraient-elles aussi gagnées par l’emploi clandestin (un tiers de journalistes ne bénéficieraient pas de déclarations sociales), la sous-rémunération et une résistance maladive à la syndicalisation. N’est-ce pas un peu paradoxal que ce soit le gouvernement-que la presse n’a pas pour vocation de ménager- qui porte sur la place publique les difficultés sociales des journalistes de la presse privée ? Il est vrai que, du point de vue réglementaire et moral, les pouvoirs publics, et à leur tête le ministère du Travail, assument une grande responsabilité quant à l’application des lois sociales et des règles du travail, dans les métiers de la presse ou ailleurs ; et c’est tant mieux si, par le nouveau de statut, le ministère de l’Information arrive à bousculer le statu quo et à faire prendre leurs responsabilités aux patrons de presse. Car, qu’on ne feigne pas de l’oublier, l’avenir de la presse écrite- assiégée par la présence d’autres médias qui, par leur clinquant, offrent plus de facilité d’accès simultanément à l’information et au spectacle- dépend de la stabilité, de la compétence, de la formation continue et de l’esprit d’innovation du personnel de la rédaction.

Il est vrai que les avantages offerts par les pouvoirs publics pour les premiers titres ne seront plus de mise. Donc, tôt ou tard, les défis qu’auront à relever les titres de la presse écrite exigeront plus de compétence et plus de puissance imaginative pour pouvoir maintenir la magie de l’écrit dans le monde de l’information.

Il est évident que cela ne peut nullement se faire avec une équipe ou un personnel fragilisé, précarisé à l’extrême, au point de ne pouvoir assurer loyalement et honnêtement sa fonction. Des exemples de trivial marchandage opérés avec des citoyens désemparés par des correspondants indélicats ne manquent pas.

De petits articles de proximité relatant des problèmes particuliers d’un habitant de village ou de quartier ont été monnayés à la manière d’encarts publicitaires ou d’annonces nécrologiques.

‘’L’annonceur’’, coincé dans la bureaucratie et le clientélisme locaux, n’a pas d’autre choix pour faire entendre sa voie. La presse censée dénoncer tous les fléaux de la société se trouve ainsi parfois, par la ‘’faute’’ d’un de ses enfants égarés, engluée dans le triste et complexe écheveau de la société.

Tares et avatars de la presse ‘’unique’’

“Voici que même les journaux se mettent à dire la vérité !’’ ; c’est en ces termes que le poète Aït Menguellet s’est ironiquement exclamé en 2003 dans une de ses chansons où il imaginait l’Algérie idéale, rêvée par lui, dans laquelle la justice, le droit, la culture, la compétence et le commerce seraient florissants et seraient intériorisés comme valeurs sociales fondatrices. Le raisonnement a contrario est d’une affligeante simplicité. Il est même, pour la plupart de nos concitoyens, un truisme : les journaux ne disent pas la vérité ! Le débat mort-né timidement initié il y a quelques années ne saurait sans doute avoir lieu sans le retour à ce qui fonde l’idée même de l’information : choix de la matière et du lectorat ciblé, techniques de rédaction qui allieraient pédagogie et déontologie, pertinence du contenu informatif des journaux et place de la presse écrite dans l’univers des médias audiovisuels de plus en plus complexe et envahissant.

Si le citoyen lambda n’adhère pas entièrement à la masse d’écrits produits journellement dans nos tabloïds, c’est qu’il y a d’abord un ‘’froid’’ historique entre lui et tout ce qui rappelle les institutions, la houkouma. Par la faute d’un analphabétisme criant et d’un illettrisme insidieux, la presse privée est mise dans le même panier que l’ancienne presse publique, omnipotente et omnisciente. Une classique boutade disait, un certain moment, des journaux publics qu’ils ne changeaient que la date apposée sous leurs logos, le reste étant le même discours triomphaliste et la même vision hautaine et paternaliste. Ce serait une grande injustice et une grave entorse à la réalité de dire que la presse indépendante, issue des libertés publiques arrachées par les enfants d’octobre 1988, n’a pas fait évoluer le champ médiatique et révolutionné le rapport que l’Algérien entretient avec l’information. Cependant, le commun des Algériens voudrait sans doute savoir en quoi les puissances d’argent d’aujourd’hui ne ressembleraient pas à la toute-puissance politique du parti-Etat d’avant octobre 1988. L’espace hégémonique pris par la publicité dans certains de nos journaux a fini parfois- à de rares exceptions près qui honorent la mission dévolue à la presse- par faire d’eux des agences de réclame ambulantes. Ce grief, entendons-nous bien, n’exclut pas la possibilité d’avoir des organes périodiques spécialisés dans l’activité publicitaire. Par quel moyen pourra-t-on réconcilier le lecteur potentiel avec la presse ? Car, même si des brèches ont été ouvertes dans le mur de la pensée unique par la presse indépendante, cette dernière n’a pas, ipso facto, bonne presse. De grands efforts lui sont encore demandés pour se donner plus de lisibilité et de crédibilité auprès d’un lectorat travaillé au corps par un environnement médiatique très diversifié mais dans lequel il ne se reconnaît pas nécessairement. Lorsque des événements importants arrivant dans une contrée profonde du pays sont relégués au second plan ou carrément escamotés, et que des accidents anodins ou des histoires mondaines sont montés en épingle sur les pages de nos journaux- perversion professionnelle facilitée par l’accès facile à l’Internet et aux autres moyens technologiques d’information-, le lecteur moyen est enclin à penser qu’il demeure le laissé-pour-compte, comme il le fut à l’ère glaciale du parti unique, au moment où, à travers le monde, l’information de proximité (radio, journaux et TV) est devenue un instrument précieux et stratégique participant au développement local et à la formation de l’opinion et de la citoyenneté.

Courageuses avancées et dommageables clivages

Mais que peut représenter encore la presse dans une société bouleversée par des mutations aussi rapides que profondes et tiraillée par un environnement qui happe l’attention par son clinquant et ses ersatz de ‘’modernité’’ ? La question peut paraître saugrenue dans un pays qui met sur les étalages des buralistes environ une trentaine de quotidiens chaque matin. Cette floraison de titres que nous envient plusieurs pays ayant à peu près le même poids politique et économique que le nôtre est-elle un gage de liberté d’expression, une preuve de l’existence d’un lectorat fidèle et passionné et un signe irréfragable d’une vie politique transparente et régulière ?

L’évolution de l’importance de la presse a fait pourtant reculer beaucoup d’injustices et de tentatives liberticides. L’on ne peut plus user d’un pouvoir personnel ou d’une lubie saugrenue, réprimer les peuples, étouffer les syndicats, annihiler les libertés et ghettoïser une ethnie ou une région dans le silence le plus complet et à l’insu des regards du monde. Sur ce plan, l’accès à une presse libre est certainement une conquête citoyenne trop précieuse pour être assimilée à une simple coquetterie mondaine comme ce fut le cas dans les milieux de la bourgeoisie européenne du 18e siècle. Et les théoriciens politiques ne se sont pas trompés en qualifiant l’information de quatrième pouvoir aux côtés des trois pouvoirs classiques: politique, judiciaire et exécutif, identifiés depuis Montesquieu et John Locke.

Ayant connu une histoire à la fois houleuse et passionnante avec la presse, les Algériens n’ont pas compris l’ostracisme dont a fait preuve le gouvernement à l’endroit de cette la presse privée lorsque, en 2007, le ministre de l’Information se réunit exclusivement avec les organes publics pour leur promettre des aides de l’État de façon à mieux répercuter la voix de l’Algérie officielle. Tous ceux qui croyaient à la fin du clivage public/privé dans le domaine de la presse étaient alors sommes de revoir à la baisse leurs espérances démocratiques.

Le contre-pouvoir en question

L’ancien ministre de l’Information, M.H. Djiar, avait pris la défense du président de la République que l’on dit “offensé’’ dans un article de journal au cours de la réunion, l’année dernière, du sommet du Nepad à Alger. À cette occasion, le ministre se permit de rappeler, dans les colonnes d’El Moudjahid, les principes déontologiques qui sont censés présider au travail rédactionnel dans la presse privée. Cette “offense vient révéler à quel point l’horizon de la pensée démocratique tarde à se dégager’’, écrit le membre du gouvernement. Il en tire comme conséquence un risque pour la presse de manquer d’affirmation et de perdre toute crédibilité. Certes, aussi bien le ministre de tutelle que le reste du gouvernement ne s’attendaient à des épanchements laudateurs de la part d’une presse née dans la douleur et qui a eu son chemin de croix. N’est-ce pas là d’ailleurs une de ses missions que d’informer les lecteurs, de commenter les événements et de ‘’s’immiscer de ce qui, apparemment, ne la regarde pas’’ ? Le professionnalisme s’apprend graduellement et la déontologie fait partie d’une culture de savoir-vivre, de tolérance et de règles de bienséances. Cependant, à ce que l’on sache, l’information n’est pas qualifiée de quatrième pouvoir, depuis Montesquieu et John Locke, juste pour dépasser le chiffre trois! Mieux, ou pire encore (c’est selon l’angle de vue), la presse, au même titre que les organisations autonomes de la société civile (ligue des droits de l’homme, syndicats, association professionnelles, sociales et même culturelles), constitue-lorsqu’elle n’est pas happée par les connivences mafieuses et les indignes allégeances- un véritable contre-pouvoir vécu dans les grandes démocraties du monde comme un “amortisseur’’ des élans autoritaristes, un avertisseur aux princes et un formateur d’opinion. C’est Napoléon qui se plaignait, au 19e siècle déjà, à Metternich en ces termes : « Je ne me chargerai pas de gouverner trois mois avec la liberté de la presse ».

Elle ne doit servir ni d’alibi démocratique ni de défouloir ou cracheur de feu oppositionniste « Le jour où le “Figaro’’ et l’“Immonde’’ me soutiendraient, je considérerai que c’est une catastrophe nationale », disait le général de Gaulle.

Quête de professionnalisme

L’Algérie a, dans la logique du l’unicité de la pensée instaurée dès l’Indépendance, subi la loi de la censure dans le domaine de la presse comme dans tout le reste de la sphère de la vie publique. Pourtant, dans les moments d’adversité du Mouvement national et de la guerre de Libération, des plumes algériennes de divers horizons ont honoré le métier de presse dans notre pays. Kateb Yacine, Bachir Hadj Ali, Abdelkader Safir et tant d’autres ont préfiguré les énergies qui allaient prendre en charge le secteur de la presse écrite après l’Indépendance. Ahmed Bouda, Zhor Zerrari, Anna Greki, Mohamed Harbi, Bachir Rezoug, Ahmed Belaïd …furent les pionniers de la presse de l’Algérie indépendante. L’expérience fut de courte durée puisqu’elle prendra fin dès les premières années de l’Indépendance. L’acte final se fut déroulé la nuit du 18 au 19 juin 1965 lorsque les soldats arrêtèrent le tirage du journal “Alger-Républicain’’. La traversée du désert avait duré un quart de siècle, une période pendant laquelle les libertés furent brimées et la presse muselée. Comme sous tous les régimes des “Démocraties populaires’’, nous n’avions droit qu’à une presse gouvernementale qui répercute et amplifie la voix de son maître dans une inénarrable et débile propagande. Ce sont les cris de désespoir des enfants d’octobre 1988 qui allaient ouvrir une brèche dans le mur de la dictature et de l’arbitraire pour annoncer le printemps de la presse algérienne. L’aventure intellectuelle ne pouvait aller sans accroc d’autant plus que, moins de deux ans après son lancement, cette presse sera la cible d’une autre agression autrement plus destructrice : le terrorisme. Tout ne peut pas parfait, bien entendu. Le Code de l’information, puis certaines clauses ajoutées au Code pénal, ont essayé de contenir quelque peu la liberté de la presse dans les limites circonscrites par les pouvoirs publics. Mais, dix-sept ans d’exercice (ponctués par la parenthèse terroriste) ne sont sans doute pas suffisants pour déclarer la maturité de la presse algérienne. L’apprentissage et la professionnalisation continuent pour que celle-ci rompe avec le nihilisme destructeur et le panégyrique à tout va. Avec la société civile, le monde universitaire, les syndicats et les organisations politiques, la presse constitue un contre-pouvoir à même de participer au développement général du pays et est capable d’asseoir une efficace pédagogie de la citoyenneté. Si une de ces parties ou le pouvoir en place venaient à voir dans la presse un ennemi à réduire au silence, c’est que le pari ne serait pas encore gagné. Et c’est justement ce conclave permanent et ce combat perpétuel qui rendent ce métier encore plus exaltant, plus méritoire et, pour tout dire, plus noble.

Un statut pour les journalistes

L’on n’a pas encore décortiqué ou trop commenté le  » Régime spécifique des relations de travail dans la presse  » que le département de l’Information a mis en place en automne 2008. Cependant, tous les acteurs concernés par une telle législation ont acquis la conviction qu’il était temps que, à l’instar des autres corps de métier dont les personnels sont régis par des statuts et des règlements précis, que la presse aussi dote ses employés de la rédaction d’un statut clair qui n’obéirait qu’aux normes du professionnalisme et aux lois sociales relatives au monde du travail. Ce rappel, même s’il tombe sous le sens, n’en a pas moins besoin d’être remis au goût du jour en 2006 par deux ministres directement concernés par cette activité : le ministre de l’Information et le ministre du Travail. « Le statut du journaliste sera élaboré sur des bases professionnelles pures », précisera M. Djiar. Dix-huit ans après la promulgation du décret de Mouloud Hamrouche autorisant les anciens journalistes de la presse publique à fonder leurs propres titres-personnes morales de droit privé-, les conséquences organisationnelles et sociales de cette merveilleuse ‘’aventure intellectuelle’’ ne sont pas encore, pour rester dans les limites d’un euphémisme imposé par les circonstances, correctement prises en charges. C’est, en tout cas, le message qu’a voulu transmettre un groupe de journalistes qui, l’année dernière, avait lancé un “Manifeste pour les droits des journalistes algériens’’ dans lequel les signataires déploraient les conditions de travail dans lesquelles il accomplissent leur mission : faible rémunération, défaut de déclaration aux assurances,…etc. 30 % de ces personnels exerceraient au noir d’après les révélations du Manifeste qui s’appuient sur des confirmations du… ministère du Travail. Ayant pour la plupart élu domicile dans la Maison de la presse Tahar-Djaout depuis le début des années 1990, les organes de presse privée, hormis les actionnaires et les quelques rédacteurs issus des organes publics, ont généralement recouru à de jeunes universitaires fraîchement diplômés dans les sciences de la Communication et en même temps à d’autres personnes issues de divers horizons professionnels (enseignants, licenciés en lettres et sciences humaines et mêmes des ingénieurs gagnés par la passion de l’écriture journalistique). Ces ‘’auxiliaires’’ ont surtout rendu de précieux services à nos journaux en faisant fonction de correspondants régionaux dans les chefs-lieux de wilayas ou dans des villages ou bourgades éloignés. Dans ce cas précis, l’ ‘’aventure intellectuelle’’ prend tout le sens que lui reconnaissent l’exercice d’un métier noble mais aux risques multipliés par la situation politique du pays, d’une part- quelques années plus tard, l’appréhension sera malheureusement justifiée par les exactions terroristes et les pressions des pouvoirs publics-et, d’autre part, la passion d’une profession qui, tout en étant soumise aux mêmes aléas sociaux et ergonomiques que le reste des métiers, s’en distingue nettement par ses rôles pédagogique et politique.

Formation universitaire et formation continue

La qualité de la formation universitaire assurée au niveau de l’Institut de la communication et qui n’échappe malheureusement pas à la médiocrité générale dans laquelle baignent nos institutions éducatives. L’on n’a probablement jamais pensé à recenser le nombre de diplômés en sciences de la communication qui se trouvent dans une situation de chômage chronique ou qui ont opté pour de ‘’petits métiers’’ généralement très éloignés de l’objet de leur formation. Cela se passe au moment où des rédactions souffrent d’un déficit en rédacteurs ou en correspondants locaux.

Les gestionnaires des entreprises de presse sont confrontés à une dure réalité qui fait que les lacunes de la formation ne se limitent pas aux difficultés de langue ou d’expression- l’ersatz de faux bilinguisme a fait des ravages chez les étudiants des Sciences humaines et de la Communication-, mais, plus grave, vont au-delà et touchent plusieurs domaines de la culture générale nécessaires au métier de journaliste : histoire, géographie, sociologie, économie,…etc. Cela tombe sous le sens que le professionnalisme commence d’abord par la maîtrise des éléments constitutifs de la discipline avant d’ambitionner de se donner des outils déontologiques qui consacreront la mise en pratique loyale et civilisée du pouvoir de la communication. Les journalistes font souvent face à une stupide rétention de l’information par les structures publiques- et même privées- sollicitées. À cela, s’ajoute la formation générale et universitaire du journaliste qui, le plus souvent, ne le prédispose pas à traiter efficacement et d’une manière intelligible et pédagogique l’information statistique. Dans la plupart des cas, cette dernière n’est pas donnée en chiffre absolue (information brute), mais translatée en moyenne pondérée, ratios, graphes en courbes, taux de corrélation,…etc. Pour pouvoir décrypter ces outils et surtout pour leur donner un sens pratique qui sera matérialisé, dans l’article de presse, par des mots ou d’autres chiffres plus simplifiés ou plus accessibles au lecteur, il faut, avouons-le, un minimum de formation en la matière. Il faut dire aussi que les publications périodiques et les journaux spécialisés dans le domaine, capables de vulgariser des concepts et des outils statistiques, commencent à peine connaître les faveurs des lecteurs. Certains quotidiens nationaux ont même créé leur supplément économique pour combler un tant soit peu le déficit en information économique. Il va sans dire que les statistiques, inventaires et recensements ne suffisent pas, à eux seuls, à instaurer la cohérence et l’appréhension globale du sujet traité. La connaissance de la géographie humaine, du droit commercial, du droit des entreprises, du code des investissements et d’autres législations spécifiques s’avère parfois d’un précieux secours. Bref, outre une formation universitaire qui devrait revoir ses ambitions à la hausse, les jeunes praticiens de l’information sont plus que jamais appelés à s’inscrire dans une dynamique de formation continue qui peut revêtir plusieurs formes : formation à la carte dans des centres ou instituts spécialisés, dans des entreprises industrielles, au niveau de l’administration (fonction publique), participation à des circuits touristiques,…En tout cas, la nécessité du journalisme spécialisé, prise en charge dans les pays développés depuis longtemps, se fera sentir dans notre pays au fur et à mesure de la formation du lectorat –qui développera ses exigences propres- et de la complexité/diversité de l’actualité appelée à être traitée par le journaliste (nouvelles spécialités judiciaires versées dans la bioéthique, les arbitrages économiques ; les défis écologiques, les nouvelles technologies de l’information,…).

Au cœur de la société

En somme, beaucoup de facteurs concourent pour rendre l’information économique et sociale « inaccessible, non fiable et non exploitable », pour reprendre les durs constats du Conseil national économique et social. Le problème réside aussi bien dans les services “producteurs’’ de chiffres que chez les instances et personnes (journalistes) chargées de l’exploitation des données. Sur ce chapitre bien épineux, le CNES a tiré, au printemps dernier, la sonnette d’alarme et parle de la nécessité d’établir « une véritable économie de l’information, sous-tendue par des préoccupations d’efficacité économique et de veille stratégique et technologique ». C’est pourquoi il propose la reconnaissance de l’information comme « ressource de valeur » et appelle les pouvoirs publics à procéder à un bilan exhaustif de ce secteur stratégique pour en améliorer la gestion et les performances. Politiquement, quelle que soit son obédience politique ou sa ligne idéologique, un journal animé par l’esprit professionnel- qui lui ouvre l’horizon et l’immerge dans le corps complexe de la société-saura toujours développer une certaine pédagogie, faire la part des choses et assurer une mission de service public. La relation entre la presse et le pouvoir politique ne se sont malheureusement pas caractérisées par une complémentarité qui ferait de la seconde le bienvenu contre-poids du premier. Ils se sont regardés en chiens de faïence jusqu’à en arriver parfois à des situations d’extrême tension. Il faut dire que ce manque de sérénité n’est pas uniquement dû à une supposée volonté des autorités de “museler’’ la presse. Le déficit en formation a aussi beaucoup pesé dans cette crispation dommageable à tout le monde. L’ancien ministre de l’Information l’a rappelé quelques semaines après sa prise de fonction et a, à l’occasion, annoncé des mesures de soutien de l’État dans le volet formation. Il est clair que les notions de statut et de formation sont intimement liées. Le couronnement en est sans aucun doute un Code déontologique qui devrait supplanter les coercitions de l’ancien Code de l’information- aggravées par le recours au Code pénal- et qui pourrait donner ses lettres de noblesse à un secteur qui ne se consolera cependant jamais du retard pris dans l’ouverture du champ audiovisuel à l’investissement privé, champ figé comme une statue gardienne des temples bureaucratiques.

Amar Naït Messaoud

iguerifri@yahoo.fr

Alerte à la brucellose à Bouira

La maladie peut provoquer la stérilité et des avortements spontanés chez la femme

Un travail de sensibilisation à l’endroit des éleveurs mais aussi des citoyens consommateurs s’avère plus que nécessaire pour prévenir contre la maladie et la manière dont elle se transmet.

Des cas de brucellose appelée également fièvre de Malte viennent d’être enregistrés à Bouira, notamment dans les régions à vocation plutôt pastorale.

Une cinquantaine de cas dont des caprins, selon notre source, auraient été répertoriés. Bien que les bactéries de la fièvre de Malte ne se transmettent quasiment pas de l’homme à l’homme, il n’en demeure pas moins que la maladie peut se transmettre par le biais du bétail (lait et viande).

Chez l’homme, la brucellose se traduit par la stérilité et des situations d’avortement spontanés chez la femme. Ce sont là du moins les deux conséquences les plus connues de la maladie chez l’homme.

Les services vétérinaires qui connaissent la maladie et qui sont en mesure de lutter contre elle ne sont pas forcément alertés par les éleveurs. Pour la plupart, ces derniers craignent la mise en quarantaine de leur élevage et les conséquences d’ordre financier jugées néfastes qui peuvent en découler. Ils préfèrent donc, et c’est le cas le plus souvent, égorger la bête agonisante et aller vendre sa viande dans des marchés qui échappent au contrôle des services vétérinaires.

Un travail de sensibilisation à l’endroit des éleveurs mais aussi des citoyens consommateurs s’avère plus que nécessaire pour se prémunir contre la maladie et la manière dont elle se transmet.

T.O.A.

ddkabylie