Beni Amrane, Lakhdaria, Bouira,Yennayer 2959

Aseggas ameggaz

beni amrane

Marche des étudiants à Bouira
Entre Yennayer et soutien à la population de Ghaza

Il faut dire que la marche improvisée hier jour de Yennayer 2959 par les étudiants de l’université Akli -Mohand-Oulhadj de Bouira était à la fois pour dénoncer le génocide perpétré par l’armée israélienne contre la population civile de la bande de Ghaza depuis le 27 décembre dernier et réitérer la revendication identitaire pour l’officialisation de la langue Tamazight.
En effet, il était 11 heures passées lorsque la déferlante humaine a quitté l’enceinte de l’université portant un grand drapeau palestinien et un autre algérien, ainsi que des banderoles où l’on pouvait lire «Halte Au massacre de Ghaza» et «Tamazight langue Officielle»… La marée humaine composée d’étudiants et étudiantes a battu le pavé des rues de la ville de Tubiret scandant tantôt «Assegwas ameggaz, assa azekka  tamazight tella tella», ou encore «Ghaza Imazighen et win rakoum ya l’aareb ?» (Arabes où êtes-vous ?) Arrivés au niveau de l’esplanade qui fait face au nouveau siège de la Maison de la culture, les marcheurs ont marqué une halte suivie d’une minute de silence à la mémoire des martyrs algériens et ceux de la Palestine. Une déclaration a été toutefois lue par un étudiant et un enseignant en langue tamazight du département des langues, où ils ont tour à tour souhaité une bonne année imazighen en rendant un vibrant hommage à l’ensemble des étudiants qui se sont mobilisés pour dire halte au génocide contre la population civile en Palestine, dénoncer le silence de la communauté internationale et surtout celui des pays arabes devant ce véritable crime contre l’humanité, une déclaration devait être remise au wali de Bouira.  Rendez-vous est donné pour les festivités du 20 Avril prochain qui coïncide avec le Printemps berbère et le Printemps noir. Par ailleurs, une autre marche de soutien au peuple palestinien a eu lieu dans la ville de Sour El-Ghozlane, d’autres marches similaires ont eu lieu avant-hier et vendredi dernier dans les rues des villes de Lakhdaria et Bouira. Ainsi, la frustration des citoyens monte crescendo devant ce qui se passe en Palestine, et les images insoutenable montrées quotidiennement par les médias. Par ailleurs, le risque de dérapages et de manipulation est grand, les services de sécurités restent sur le qui-vive pour parer à toute éventualité.
M. Adjaout

le Jeune Independant,  Alger

13-01-2009

Foire de l’huile d’olive et du miel


Des expositions des produits oléicoles et apicoles ont été présentés au public venu des régions avoisinantes.

Aseggas ameggaz. La population d’Ath Amrane célèbre yenneyer 2959, le nouvel an berbère. Une ambiance festive règne dans cette commune du sud-est de la wilaya de Boumerdès.

Pour marquer cet événement, une foire de l’olive et de ses dérivés a été organisée par la municipalité. Cette manifestation, première du genre dans cette localité, s’est distinguée par son organisation et la mobilisation de la population qui, enthousiasmée, a répondu favorablement à l’appel de ses élus. Des expositions des produits oléicoles et apicoles ont été présentés au public venu des régions avoisinantes.

Cette manifestation s’inscrit aussi dans le cadre d’un programme visant l’édification et la vulgarisation des produits liés à l’oléiculture et l’apiculture et beaucoup plus au développement du secteur riche en potentialités agricoles. Parmi les exposants, un propriétaire d’une huilerie, s’est exprimé : «L’huile de la région d’Ath Amrane se distingue des autres régions par sa qualité et son goût exceptionnel, elle est utilisée non seulement à des fins alimentaires mais aussi pour des massages thérapeutiques». Ath Amrane, la commune historique, se distingue par ses particularités et plus particulièrement à son relief et ses massifs forestiers surplombant le chef-lieu communal. Les potentialités en matières avicoles sont des plus importantes, puisque sur une superficie agricole totale de

3 310 hectares, 2 512 hectares sont utiles. La surface destinée à l’arboriculture représente 70 %, soit 1 739 hectares dont la majeure partie est occupée par les oliveraies qui se chiffre à 1 576  ha. Un représentant communal chargé de la communication, a affirmé que la production totale est de 30 732 quintaux d’olives, soit une production à l’hectare de 1 560 kg Le rendement moyen est estimé à 18 litres par quintal. Selon lui, la commune d’Ath Amarane a produit à elle seule pas moins de 553 000 litres d’huile d’olive, soit 5 087 quintaux

d’olives. En matière d’équipements oléicoles, notre interlocuteur a affirmé que la commune de Béni Amrane compte à son actif 12 huileries et que seulement 9 sont en activité dont 7 traditionnelles et 2 à chaînes continues.

Outre les produits oléicoles et apicoles, des tapis artisanaux ainsi que des ouvrages et des brochures en tamazight ont été exposés.

Un film sur la production de l’huile, la cueillette et la trituration a été projeté. Ce dernier, rappelons-le, a été réalisé par une équipe de cinéphiles amateurs de la localité. L’hospitalité des habitants de Ath Amrane n’a pas échappé à la règle, puisque tous les participants et les visiteurs ont été conviés à un couscous garni. Il convient de rappeler que cette manifestation qui s’étalera jusqu’à jeudi prochain, a été inaugurée par le wali de Boumerdès, Brahim Mered, lequel était accompagné d’une forte délégation composée de députés, de sénateurs et de personnalités civiles et militaires ainsi que des membres de l’exécutif de la wilaya. Un burnous artisanal typiquement kabyle a été offert par la population locale au premier responsable de la wilaya. Un geste apprécié par ce dernier, ce qui confirme l’hospitalité de la région.

Par A. Kichni

le jour d’algerie

Publicités

Béni Amrane encore sous le choc du terrorisme

20 ans de prison pour un émir du Gspc
01 Novembre 2008

Un émir du Groupe salafiste pour la prédication et le combat, Hocine Zedek, a été condamné à 20 de réclusion criminelle, mercredi, par le tribunal de Tizi Ouzou. Ce terroriste, originaire du village de Béni Slimane, dans la commune de Béni Amrane, a activé dans les wilayas de Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou depuis 1994.
Selon l’arrêt de renvoi, Hocine Zedek est accusé d’appartenance à groupe terroriste armé oeuvrant à semer la terreur chez la population, création d’un climat d’insécurité et agression physique et morale. Il activait dans un groupe constitué de 16 éléments. Il est l’auteur de pas moins de 17 actions terroristes sur l’axe Ammal-Lakhdaria et Béni Amrane.
Le groupe en question a kidnappé six soldats de l’ANP. II a aussi incendié le centre touristique d’El Kala, le siège de l’APC de Ammal, un lycée et une école primaire dans la même région, deux camions d’une entreprise étatique, un bus, un train de la ligne Alger-Bouira ainsi que la gare ferroviaire de Béni Amrane.
En outre, le même terroriste est impliqué dans d’autres affaires où activait un certain D.Hakim qui s’est rendu aux services de sécurité et a bénéficié des mesures de la loi sur la Concorde civile. Ces deux éléments ont agi dans un groupe terroriste qui dressait des faux barrages à Takhoukht.
Lors de l’un de ces faux barrages, M.A., directeur d’un hôtel privé, connu à Tizi Ouzou, avait été enlevé et tué quelques jours plus tard. Ce groupe a aussi assassiné plusieurs éléments de l’ANP au cours de ces barrages fréquents à Takhoukht durant les années 90. Par ailleurs, ce même groupe terroriste avait délesté des citoyens de leurs armes dans la localité d’Ath Yenni.
Lors du procès de mer-credi, le terroriste Hocine Zedek a nié les faits qui lui sont reprochés.
Auparavant, il a fait l’objet de cinq jugements par contumace auprès de la cour d’Alger, ainsi que celles de Boumerdès et de Tizi Ouzou.
Ce n’est qu’après une longue enquête menée par les services de sécurité qu’il a pu être appréhendé. Son frère était aussi un élément actif au sein du Gspc. Il a été éliminé par les forces de l’ANP, il y a quelques années.

Aomar MOHELLEBI, l’expression dz

Liberté sur les lieux de l’assasinat de l’ingénieur français

Par : Madjid T.

Les autorités locales, les responsables de la Protection civile, mais aussi le consul général de France à Alger se sont également rendus sur place pour s’enquérir de l’état de santé des blessés et s’incliner à la mémoire des deux victimes.

Une atmosphère de colère et d’indignation a régné tout au long de la journée d’hier à Ammal, dans la commune de Béni Amrane (Boumerdès), théâtre d’une attaque terroriste, dimanche soir, qui a visé un véhicule transportant un ingénieur français de la société Razel, chargée des travaux de restauration du tunnel d’Ammal, et son chauffeur, tués sur le coup par la déflagration d’une bombe. Les deux victimes, Pierre Nowacky, 57 ans, et Sid Samir, 39 ans, étaient à bord d’un véhicule de marque Renault Mégane de couleur blanche, lorsqu’une première explosion a eu lieu, avant qu’une seconde ne se produise, cette fois-ci ciblant une ambulance des éléments de la Protection civile faisant des blessés dont un dans un état grave, transféré d’urgence vers l’hôpital de Thénia où il a subi une délicate intervention chirurgicale au niveau de l’abdomen gravement touché. L’opération qui a eu lieu le jour même de son admission aux urgences de l’hôpital de Thénia a duré 5 longue heures, de 17h30 à 22h30, nous ont confirmé hier des sources médicales qui ajoutent que la victime a été amputée de 30 cm de son intestin. Le staff médical qui devait examiner le blessé, Ben Amrouche Djamel âgé d’à peine 30 ans, a assuré en revanche que son état de santé qui ne cessait de s’améliorer ne suscitait pas d’inquiétude, mais a indiqué qu’il devait encore rester sous observation médicale. Ses proches sont venus lui rendre visite et s’enquérir de son état de santé, parmi eux sa future fiancée avec laquelle il devait fêter les fiançailles ce vendredi. Hier, le consul général de France à Alger, M. Francis Heude, s’est déplacé sur les lieux de l’attaque où il a rendu, à cette occasion, un vibrant hommage aux deux victimes décédées. Les autorités locales, les responsables de la Protection civile et une délégation de l’union de wilaya UGTA de Boumerdès se sont également rendus sur place pour s’enquérir de l’état de santé des blessés et s’incliner à la mémoire des deux victimes. Selon des employés de la société française Razel en charge du chantier de réhabilitation du tunnel d’Ammal, théâtre d’une collision entre deux trains il y a un peu plus de quatre mois, le ressortissant français qui exerçait en qualité d’ingénieur chargé de la supervision des travaux les aurait tous salués quelques instants avant son départ, comme s’il savait qu’il allait les quitter à jamais. Nos interlocuteurs n’ont pas tari d’éloges sur les qualités humaines et intellectuelles de l’homme que fut le défunt Pierre Nowacky, dont le visage a été défiguré par le souffle de la déflagration au point de devenir quasiment méconnaissable. Nos interlocuteurs au même titre que les employés de la société, proches et pompiers, se sont dit indignés et choqués par ce qui a été rapporté par certains organes de presse faisant état de plus d’une dizaine de victimes et des blessés à ne plus pouvoir les compter. “Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, sachez que nous avons été beaucoup plus choqués par les comptes rendus de la presse que par l’attentat lui-même”, affirme un agent de la Protection civile. Le même ton d’exaspération a été également partagé par les citoyens riverains du lieu de l’attaque, mais aussi et surtout, et c’est là que se situe le véritable drame, par les familles et proches des employés tant dans les rangs de la Protection civile que dans ceux des employés de la société française. D’aucuns ont cru au pire pour leurs proches. Certains comptes rendus sont d’autant plus en total déphasage avec la réalité du terrain que lors de notre visite, hier, aucun impact qui mérite d’être signalé ne nous est apparu, hormis la voiture des deux personnes décédées endommagée par les éclats de la bombe, notamment côté passagers. En effet, les bombes artisanales étaient de faible intensité, en témoigne l’état de la route et de la bâtisse abritant la gare ferroviaire de Béni Amrane, sauf la première bombe qui a tué les deux employés de Razel. Par ailleurs, nous avons appris hier que les trois autres Français exerçant au niveau du même chantier ont été invités par leur entreprise à regagner la France en attendant de voir plus clair.

M. T.
liberte

Retour sur les attentats de Beni amrane


انفجرت في حدود الساعة الخامسة و45 دقيقة من مساء الأحد قنبلتان بمنطقة بني عمران شرق ولاية بومرداس ، الأولى كانت بمحطة القطار وكانت شديدة المفعول فيما انفجرت الثانية وهي تقليدية الصنع أمام مطعم بالمركب السياحي القلعة .

*انفجار قنبلتين ببني عمران يخلف مقتل شخصين أحدهما فرنسي الجنسي
وحسب الحصيلة الأولية لهذين الاعتداءين الإرهابيين ، فان شخصان احدهما من جنسية فرنسية وآخر جزائري لقيا حتفهما عندما تزامن وجودهما على متن سيارة بمدخل محطة القطار مع انفجار القنبلة فيما جرح العديد من الأشخاص من بينهم عونان من الحماية المدنية وجندي كانوا قريبين من موقع الانفجار، كما خلفت القنبلة التي تم التحكم فيها عن بعد أضرارا بالغة بمحطة القطار ببني عمران وخط السكة الحديدية فيما لم تخلف القنبلة الثانية التي وضعت على بعد أمتار عن الأولى أضرارا كبيرة حسب نفس المصادر التي تحدثت للشروق أون لاين.
*
ورجحت مصادرنا أن يكون الضحية الفرنسي من عمال شركة مكلفة بصيانة خط السكة الحديدية على مستوى نفق الاخضرية الذي كان مسرحا لحادث اصطدام قطارين شهر فيفري الماضي .
*
وكالعادة عقب كل حدث من هذا النوع تتضارب الأرقام المقدمة من طرف الوكالات الإعلامية حول حصيلة الضحايا، حيث ذهبت هذه المرة حصيلة قدمتها وكالة الأنباء الفرنسية نقلا عمن أسمتهم مصادر أمنية إلى الحديث عن سقوط 12 قتيلا جراء هذا الإعتداء، لكن مصادر أمنية راجعت معها الشروق أون لاين هذه المعلومات نفت ذالك وأكدت أن الحصيلة الرسمية للحادث هي قتيلين أحدهما من جنسية فرنسية وعدد آخر من الجرحى، ونفس الأمر أكده مراسلنا الذي كان متواجدا بموقع التفجير بعد وقت قليل من حدوثه.

suite de l’article
via echourouk

La France joue la carte de la prudence


APRÈS LA MORT DE L’INGÉNIEUR FRANÇAIS DANS L’ATTENTAT DE BÉNI-AMRANE
La France joue la prudence

La France se repositionne par rapport à l’Algérie et joue la carte de la prudence, doublée de réalisme. En affirmant qu’aucune consigne de sécurité ne sera diffusée suite à la mort d’un ingénieur français travaillant pour Razel, dans l’attentat de Béni-Amrane, Bernard Kouchner reconnaît que les intérêts économiques priment sur les considérations purement sécuritaires.
Nawal Imès – Alger (Le Soir) – Le chef de la diplomatie française, qui a affirmé hier que l’Algérie était «un pays dangereux puisqu’il y a eu cinq attentats en quelques jours», a néanmoins ajouté que «c’est un pays où nous devons travailler, c’est un pays où nous travaillons, où les rapports commerciaux, amicaux, sont évidemment très importants, et il faut les développer». Une déclaration en direction des entreprises françaises qui, il y a quelques mois, avaient été prises de panique suite à la diffusion d’un communiqué du GSPC qui promettait de s’en prendre aux intérêts français en Algérie. Son appel n’a visiblement pas été entendu puisque l’entreprise française de BTP Razel a rappelé en France les trois autres Français qui travaillaient sur un chantier de réparation du tunnel ferroviaire de Lakhdaria. «Nous venons de décider que les trois autres Français qui travaillaient sur le chantier prendraient aujourd’hui même l’avion pour Paris. Nous ferons avec eux le point de la situation et nous verrons si nous pourrons renvoyer du personnel français. Pendant un certain temps, le chantier peut fonctionner sans personnel français», a déclaré à l’AFP Jean-Marie Sifre, directeur de la communication de l’entreprise. Interrogé sur d’éventuelles directives adressées aux ressortissants français au lendemain de l’attentat, le ministre des Affaires étrangères français a indiqué pour sa part que «non, il faut évidemment être prudent, il ne faut pas être seul, mais il n’y a pas de consigne particulière». Mais la décision revient, évidemment aux entreprises. Kouchner, qui avait quitté Alger vendredi après la tenue de la conférence des pays méditerranéens, a expliqué que «quand on en parle aux responsables algériens, au président Bouteflika, ils sont déterminés à poursuivre, ils se battent contre ce que l’on croit à chaque fois être le dernier attentat. Ces attentats ne sont pas revendiqués et les groupes islamistes dans la mouvance d’Al-Qaïda sont très surveillés ». Réagissant par le biais d’un communiqué juste après l’attentat, Kouchner avait déclaré : «Je viens d’apprendre le double attentat qui a endeuillé l’Algérie en causant la mort de plusieurs personnes, dont un ressortissant français. Je veux dire mon sentiment de révolte et ma condamnation absolue face à cette violence terroriste aveugle que rien ne peut justifier. Mes pensées vont aux familles et aux proches des victimes, si cruellement et injustement frappées. Elles vont aussi au peuple et aux autorités d’Algérie, qui combattent avec courage et détermination le fléau du terrorisme. Leur combat est aussi le nôtre.» C’est la deuxième fois en moins d’une semaine qu’il soutenait l’Algérie dans son combat contre le terrorisme puisque mercredi dernier et à la veille de son déplacement à Alger, il réaffirmait sa solidarité aux autorités algériennes, quelques heures après les deux attentats kamikazes à Bordj-El-Kiffan. «J’ai appris avec émotion les attentats perpétrés aujourd’hui près d’Alger qui ont fait plusieurs blessés. J’adresse aux victimes l’assurance de toute ma sympathie et je réaffirme aux autorités algériennes toute ma solidarité face à ces actes terroristes inadmissibles», déclarait-il. Cet attentat intervient au lendemain de la conférence des ministres des Affaires étrangères de la Méditerranée consacrée à l’Union pour la Méditerranée et qui a confirmé les réticences des pays de la rive sud à adhérer au projet français. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire après la mort du ressortissant français.
N. I.
LE SOIR D ALGERIE

قرية تولموت ببني عمران

قرية تولموت ببني عمران<b>
مستوصف مغلق منذ 15 سنة والهاتف النقال خارج الخدمة

يقترن اسم قرية تولموت اليوم بالتأخر التنموي، بعدما عانى سكانها بالأمس من بطش الجماعات الإرهابية التي تسببت في هجرة العديد من العائلات.
تبعد قرية تولموت الجبلية عن مدينة بني عمران بمسافة 20 كلم، وتتميز بالطابع الفلاحي الجبلي وكثـرة أشجار الزيتون، وهي تتوسط قرى أولاد عبد الهادي ونبزي وأولاد الحدادة وجراح.
وأهم شيء تتميز به القرية هو حرفة صناعة وتجارة الأحذية التي ما زالت تطبع القرية، وهي حرفة معروفة لدى سكانها الذين توارثوها أبا عن جد.
ورغم هذا التميز إلا أن القرية تعاني عدة مشاكل، حيث طرح لنا سكان القرية عدة عوامل أدت إلى هجرة العديد من السكان على رأسها عاملين اثنين يعود أولهما إلى الفقر وغياب البرامج التنموية، أما الثاني فبسبب بطش الجماعات الإرهابية التي كانت تهدد السكان بدفع المال، مما جعل عددا كبيرا منهم يهجرون القرية على أمل العودة إليها بعد سنوات. الوصول إلى تولموت ليس سهلا، حيث إن الطريق لا يزال مخيفا، خاصة وأن الإرهابيين ما زالوا يتحركون بهذه المنطقة الجبلية الغابية. ولا يزال هذا الطريق متدهورا ويتطلب تعبيده.
وطرح السكان مشكل غياب الخدمات الصحية، حيث أوضحوا أن هناك مستوصف مغلق منذ 15 سنة وتساءلوا عن جدوى بنائه وإنفاق مبالغ مالية كبيرة دون الاستفادة منه، حيث أصبحت العديد من العائلات تلجأ إلى الولادة داخل البيوت على الطريقة التقليدية، فيما يلجأ من تسمح له الظروف بالتنقل إلى مستشفيات البويرة وبرج منايل لتلقي العلاج. وتزداد المشاكل تعقيدا في الحالات الاستعجالية ليلا خاصة للمواطنين الذين لا يملكون وسائل نقل شخصية.
من جانب آخر أثار السكان مشكل صغر المدرسة الابتدائية الوحيدة، وطالبوا بتوسيعها وتجهيزها، فيما أوضحوا من جهة أخرى أن تلاميذ التعليم الإكمالي يضطرون إلى قطع مسافة 10 كيلو متر مشيا على الأقدام كل يوم. كما يبقى مشكل ترميم المسجد مطروحا، حيث لا زال المصلون ينتظرون الترميم خاصة وأن المسجد مكان مقدس لا يمكن إهماله.
ومن جانبه يعيش الشباب فراغا وبطالة قاتلتين في غياب أي مرفق ترفيهي أو مشروع ما عدا البعض ممن يعمل في حرفة الأحذية.
ومن جهة أخرى اشتكى محدثونا من غلاء النقل مما أثـر على العديد من العائلات التى يدرس أبناؤها خارج القرية.
استطلاعنا بالقرية جعلنا نقف أيضا عند حقيقة مفادها أن الشباب هنا يشعر بالتهميش، مطالبين بحقهم في التنمية، كما وجهوا دعوة للوالي لزيارة القرية والاطلاع على المشاكل والانشغالات.
أما الفلاحون فطالبوا بالدعم الفلاحي وتربية المواشي، خاصة وأن هناك برامج وزارية طالبوا بتجسيدها على أرض الواقع.
البقاء في قرية تولموت ليلا ليس سهلا، بل هو مخاطرة، لأن الليل يحولها إلى جزيرة شبه مهجورة، خاصة وأن أحاديث بعض السكان تؤكد أن الإرهابيين يمكنهم المرور منها فى المساء

<b/>



Béni Amrane encore sous le choc

Liberté sur les lieux de l’assasinat de l’ingénieur français

Par : Madjid T.

Les autorités locales, les responsables de la Protection civile, mais aussi le consul général de France à Alger se sont également rendus sur place pour s’enquérir de l’état de santé des blessés et s’incliner à la mémoire des deux victimes.

Une atmosphère de colère et d’indignation a régné tout au long de la journée d’hier à Ammal, dans la commune de Béni Amrane (Boumerdès), théâtre d’une attaque terroriste, dimanche soir, qui a visé un véhicule transportant un ingénieur français de la société Razel, chargée des travaux de restauration du tunnel d’Ammal, et son chauffeur, tués sur le coup par la déflagration d’une bombe. Les deux victimes, Pierre Nowacky, 57 ans, et Sid Samir, 39 ans, étaient à bord d’un véhicule de marque Renault Mégane de couleur blanche, lorsqu’une première explosion a eu lieu, avant qu’une seconde ne se produise, cette fois-ci ciblant une ambulance des éléments de la Protection civile faisant des blessés dont un dans un état grave, transféré d’urgence vers l’hôpital de Thénia où il a subi une délicate intervention chirurgicale au niveau de l’abdomen gravement touché. L’opération qui a eu lieu le jour même de son admission aux urgences de l’hôpital de Thénia a duré 5 longue heures, de 17h30 à 22h30, nous ont confirmé hier des sources médicales qui ajoutent que la victime a été amputée de 30 cm de son intestin. Le staff médical qui devait examiner le blessé, Ben Amrouche Djamel âgé d’à peine 30 ans, a assuré en revanche que son état de santé qui ne cessait de s’améliorer ne suscitait pas d’inquiétude, mais a indiqué qu’il devait encore rester sous observation médicale. Ses proches sont venus lui rendre visite et s’enquérir de son état de santé, parmi eux sa future fiancée avec laquelle il devait fêter les fiançailles ce vendredi. Hier, le consul général de France à Alger, M. Francis Heude, s’est déplacé sur les lieux de l’attaque où il a rendu, à cette occasion, un vibrant hommage aux deux victimes décédées. Les autorités locales, les responsables de la Protection civile et une délégation de l’union de wilaya UGTA de Boumerdès se sont également rendus sur place pour s’enquérir de l’état de santé des blessés et s’incliner à la mémoire des deux victimes. Selon des employés de la société française Razel en charge du chantier de réhabilitation du tunnel d’Ammal, théâtre d’une collision entre deux trains il y a un peu plus de quatre mois, le ressortissant français qui exerçait en qualité d’ingénieur chargé de la supervision des travaux les aurait tous salués quelques instants avant son départ, comme s’il savait qu’il allait les quitter à jamais. Nos interlocuteurs n’ont pas tari d’éloges sur les qualités humaines et intellectuelles de l’homme que fut le défunt Pierre Nowacky, dont le visage a été défiguré par le souffle de la déflagration au point de devenir quasiment méconnaissable. Nos interlocuteurs au même titre que les employés de la société, proches et pompiers, se sont dit indignés et choqués par ce qui a été rapporté par certains organes de presse faisant état de plus d’une dizaine de victimes et des blessés à ne plus pouvoir les compter. “Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, sachez que nous avons été beaucoup plus choqués par les comptes rendus de la presse que par l’attentat lui-même”, affirme un agent de la Protection civile. Le même ton d’exaspération a été également partagé par les citoyens riverains du lieu de l’attaque, mais aussi et surtout, et c’est là que se situe le véritable drame, par les familles et proches des employés tant dans les rangs de la Protection civile que dans ceux des employés de la société française. D’aucuns ont cru au pire pour leurs proches. Certains comptes rendus sont d’autant plus en total déphasage avec la réalité du terrain que lors de notre visite, hier, aucun impact qui mérite d’être signalé ne nous est apparu, hormis la voiture des deux personnes décédées endommagée par les éclats de la bombe, notamment côté passagers. En effet, les bombes artisanales étaient de faible intensité, en témoigne l’état de la route et de la bâtisse abritant la gare ferroviaire de Béni Amrane, sauf la première bombe qui a tué les deux employés de Razel. Par ailleurs, nous avons appris hier que les trois autres Français exerçant au niveau du même chantier ont été invités par leur entreprise à regagner la France en attendant de voir plus clair.

M. T.
liberte

Le Mdn dément le bilan de l’attaque de Beni Amrane

Faux bilans et rumeurs d’attentats

Par :Djilali Benyoub

Hier l’ambiance était à la psychose ; une agence est allée même jusqu’à inventer un attentat qui aurait fait 20 morts dans une station de bus à Bouira, avant de retirer sa dépêche.

Le ministère de la Défense a démenti hier le bilan de l’attentat de Béni Amrane avancé par l’AFP. En effet, confirme le MDN, il n’y a pas eu ce bilan lourd de victimes rapporté par l’agence française. L’agence était pourtant, selon la dépêche, sûre des sources sécuritaires. Ce qui a induit en erreur certains titres de la presse nationale. Un écart de 11 morts qui a fait réagir la défense qui remet le dramatique événement à sa juste proportion.
À peine un jour après, c’est au tour de Reuters de “créer” un attentat à Bouira et de donner le bilan. 20 morts dans un attentat à la bombe à la gare de Bouira ! Aucun correspondant local n’a confirmé l’information. Même la chaîne de télévision Al-Arabia s’est rendue sur place pour se rendre compte du “non-événement”. Reuters retire par la suite la “fausse dépêche”. D’ailleurs, le ministère de l’Intérieur n’a pas tardé à démentir l’information dans un communiqué. Quelle est alors cette source sécuritaire qui “abreuve” ces agences ? Étrange coïncidence, s’il en faut, que cette course au scoop quitte à gonfler les bilans ou à inventer un attentat. À première vue, ce timing ne serait pas fortuit. D’autant qu’on est passé d’un bilan “surestimé” à une rumeur érigée en information sourcée. Ce qui n’a pas tardé à rajouter à la psychose déjà installée à la suite des attentats de ces dernières semaines.
D’autres rumeurs d’attentats dans différents quartiers d’Alger ont marqué ces derniers jours, mais elles ont été vite dissipées. Mais qu’elles soient le fait d’agences, cela leur donne du crédit. Cela participe également, même si les deux agences ne l’ont pas expressément provoqué, de la guerre psychologique cette autre arme des groupes terroristes. Certes, les attentats ont repris, avec une moindre intensité que les années précédentes, mais relayés de la sorte par des agences officielles contribue forcément à l’amplification de l’impact psychologique ; effet recherché par les terroristes. Les correspondants des deux agences ont été convoqués hier par le ministère de la Communication.
Le correspondant de l’AFP a été convoqué pour avoir exagéré le bilan de l’attentat de Beni Amrane alors que celui de Reuters l’a été pour avoir diffusé une information erronée.
Les deux correspondants ont fait preuve “d’extrême légèreté dans le traitement des informations sensibles relatives au terrorisme”, a rapporté hier l’APS. Et de traiter leur travail de “comportements irresponsables et répétés contraires à l’éthique et à la déontologie journalistiques, s’agissant surtout du terrorisme qui se nourrit précisément de propagande”.
Car, en plus des effets pervers de telles rumeurs, il y va également de la crédibilité de ces agences qui sont accréditées à Alger et bénéficient d’un accès à l’information quand bien même elle est sensible.
Sont-elles alors victimes d’une manipulation ? Probable. Toutefois, il serait malvenu pour des agences à la notoriété avérée de succomber avec une telle facilité à la manipulation. D’autant qu’elles sont censées rapporter l’information, toute l’information et rien que l’information. Ce n’est pas un jeune journal algérien confectionné par de jeunes journalistes qui rapporte cette “rumeur”, l’inexpérience pouvant dans une certaine mesure constituer une circonstance atténuante. Non, ce sont deux agences parmi les plus efficaces dans le monde qui sont, avec une déconcertante facilité, tombées dans le piège de l’intoxication sans, apparemment, en mesurer les conséquences.
Aussi, participent-elles à la généralisation de la manipulation qui accrédite le GSPC d’une force imparable. On est alors bien loin du b. a.-ba du métier. Et l’on devient acteur de cette morbide scène.

Djilali B.

Beni amrane et son develloppement

2 décembre 2007 > Régions

<!– {age_relatif –>

Article en PDF Imprimer l'article Envoyer l'article

Développement local à Boumerdès

Des manques à Beni Amrane

Plusieurs projets inscrits dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie de plusieurs villages demeurent en stand-by depuis plusieurs mois.

Située à une vingtaine de kilomètres au sud de Boumerdès, la commune de Beni Amrane patauge dans des problèmes insurmontables et accuse d’énormes retards en matière de développement. Depuis des années, elle attend des projets d’envergure pour mettre sur les rails la machine du développement. « Les budgets alloués au profit de notre commune ne répondent nullement aux attentes de sa population », indique un ex-responsable. 80% de sa population, soit 20 000 âmes, habitent les hauteurs et les zones rurales qui s’étendent jusqu’à Lakhdaria au Sud. Suite aux incendies qui ont ravagé, l’été denier, une partie de leurs oliveraies, les villageois se disent sceptiques quant à la récolte oléicole de cette saison. Par ailleurs, un nombre important des projets inscrits pour le développement de cette commune peine à se concrétiser sur le terrain. A titre d’exemple, les projets sectoriels inscrits pour quelques villages demeurent encore non entamés. Dans ce cadre, notre interlocuteur note le projet de revêtement des trois routes reliant les villages Debagha, Talmat Cherfa et Aït Sidi Saïd au chef-lieu. A cela s’ajoute le lycée et le CEM qui peinent à se traduire selon notre source dans la réalité. Par ailleurs, notre interlocuteur qualifie le système de la répartition des budgets alloués par l’Etat d’inéquitable. « Les autorités de la wilaya n’ont pas pris en compte le nombre d’habitants et les difficultés auxquelles fait face la population de notre commune », conclut-il. Par ailleurs à Beni Amrane, le problème du transport scolaire et le manque d’infrastructures et de cantines entrave sérieusement la scolarité des écoliers, notamment ceux des villages lointains du chef-lieu communal. En effet, sur 15 écoles primaires que compte cette localité, seules quatre sont dotées de cantines, selon un ex-responsable local. Par ailleurs, et faute de bus scolaires, les lycéens et les collégiens habitant les zones rurales endurent toutes les peines pour rejoindre les établissements du chef-lieu. « Devant l’insuffisance de bus (3) et le nombre croissant d’élèves, l’exécutif communal a pris la décision de ne plus faire le ramassage scolaire et cela afin d’éviter d’éventuels conflits entre les villageois », dira notre interlocuteur. Néanmoins, cette décision reste, de l’avis d’un parent d’élève, non bénéfique aux enfants scolarisés. A ses yeux, l’affectation d’autres bus pour cette région s’avère plus que nécessaire pour mettre fin au calvaire des déplacements coûteux et éprouvants des écoliers.

R. K.