Faire de l’Algérie un pays producteur de technologie

Actualités :

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LE MINISTRE DE LA POSTE ET DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION À BOUIRA :

«Faire de l’Algérie un pays producteur de technologie»

Venu ce mercredi inspecter les infrastructures relevant de son secteur, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Hamid Bessalah, s’est dit non seulement satisfait du degré de développement des technologies de pointe en Algérie, mais aspire à faire de l’Algérie un pays producteur de technologie. M. Bessalah avait toutes les raisons de croire en ce défi, lui qui a inspecté, lors de sa première halte, la station de télécommunications par satellite (STS) de Lakhdaria et s’est montré très satisfait du degré de maîtrise des nouvelles technologies dans le monde entier par le personnel et l’encadrement travaillant sur place. Ainsi, au cours de cette visite, le ministre a eu droit à un bref historique sur cette station, considérée, à juste titre comme la plus importante en Afrique et dans le monde arabe. Créée en 1974, avec un émetteur de télédiffusion et un réseau téléphonique, couvrant uniquement l’océan Atlantique et le Nord de l’Afrique, la STS de Lakhdaria a connu des extensions en 1976 pour couvrir également l’océan Indien. Puis, en 1989 avec la création du satellite Arabsat, son essor s’est poursuivi avec la rénovation des équipements et l’introduction de nouvelles technologies. En 2004, la mégastation, qui possède 48 stations réparties à travers le territoire national, travaillant désormais avec six satellites étrangers, a basculé vers le mode numérique et couvrait le monde entier. Poursuivant son développement, la STS de Lakhdaria a acquis en 2006 un nouveau matériel, le Vsat I Direct qui permet l’intranet. Un outil très sollicité, surtout par les secteurs stratégiques dans le pays comme le ministère de la Justice, qui vient de relier à travers le territoire national quelque 490 stations entre les cours de justice, tribunaux, pénitenciers ainsi que le ministère. Cet outil, installé grâce à la nouvelle station Vsat I Direct, permet à tout citoyen d’obtenir aujourd’hui son casier judiciaire dans n’importe quelle wilaya du pays sans se déplacer vers sa wilaya de résidence. Outre ce ministère, les banques publiques comme le CPA, la BEA, la BNA, la Caconatph, l’Agence nationale des barrages (ANB), le ministère de la Formation professionnelle, le ministère de l’Enseignement supérieur ainsi que les postes, ont tous sollicité la STS de Lakhdaria pour l’installation d’un réseau intranet, alors que le ministère de l’Intérieur est en phase finale pour sa réalisation. Après avoir eu ces explications, le ministre, qui a également découvert au cours de sa visite les indicateurs de la poste ainsi que ceux des télécommunications au niveau de la wilaya de Bouira, est revenu à la fin de sa visite sur les projections de son département et ses défis, à savoir arriver, à l’horizon 2013, à une société évoluant dans une économie numérique. Le ministre est persuadé que l’objectif est largement réalisable, puisque, dira-t-il, «le facteur humain est disponible, et les équipements les plus modernes existent». Aussi, avec tous ces atouts, le ministre ira plus loin en disant que le défi de l’Algérie et de son département est de faire du pays non pas un utilisateur passif, mais un producteur des nouvelles technologies de pointe».

Y. Y.

le soir d’algerie

Lakhdaria le centre de télécommunication par satellite Un site de haute technologie Le ministre des Postes et Technologies de communication, M. Hamid Bessalah, a effectué dernièrement une visite dans la wilaya de Bouira. L’occasion a été donnée à la presse pour visiter le centre des télécommunications satellitaires de Lakhdaria. Ce site de haute technologie a été créé en 1975 et bénéficie de plusieurs développements et d’extension depuis. Ainsi, plusieurs sections ont été numérisées en 2002. La station, communément appelée le Radar, en référence aux deux grandes antennes paraboliques de 32 mètres de diamètre et visibles de loin, relève de l’ATS et couvre l’ensemble du territoire national en téléphonie, Internet et autres transmissions télévisuelles. Composé de plusieurs sections, désignées par LKH, chaque opérateur se charge d’un volet précis. Ainsi, le LKH 02 est un centre directeur d’un réseau domestique national relié à 46 stations réparties dans le Sud algérien. Nous apprendrons sur place que le contact est direct et en temps réel avec Tizaoutine, station implantée à l’extrême sud-est du pays. La station LKH 09 en VSAT/I Direct couvre l’Afrique, l’océan Indien, l’Amérique en bande C et toute l’Algérie en bande KU. Cette section a été mise en service en 2006. Elle assure les réseaux des ministères des Affaires étrangères et de la Justice et peut transmettre via 5 satellites en simultané. Le LKH 04, qui opère en VSAT/SCPC en relation avec l’Internet, réserve une bande à l’ENNA, les institutions gouvernementales et les entreprises nationales alors que le LKH 08, inauguré en 2001, offre ses services Internet aux banques, Sonelgaz, ENMTP, Sonatrach et les cybercafés privés depuis 2005. LKH 06 rattaché au fournisseur INMARSAT ; 344°Est couvre l’océan Atlantique, l’Europe, le Moyen-Orient, l’Amérique et l’Afrique. Ce système est utilisé aussi par la marine. Pour le grand public, ce système, adopté par la justice, permet la délivrance d’un casier judiciaire dans n’importe quel tribunal implanté sur le territoire national. L’enseignement supérieur, de son côté, peut, grâce à cette station, assurer des conférences en intranet ou plus simplement à distance. Lors de sa discussion avec les responsables techniques du site, le ministre a insisté sur la prestation et la disponibilité qui doivent être de rigueur à l’ère de la concurrence mondiale. Les élus nationaux de Bouira, présents sur place, ont soulevé le problème relatif aux entrées fiscales qui en résultent et qui profitent à une commune de la wilaya d’Alger parce que la direction de «ATS ATCOMM Operator» s’y trouve. Les élus ont insisté pour que ces entrées financières profitent à la commune de Lakhdaria qui intervient quand il s’agit d’assister ce centre national des télécommunications en matière de logements, de réfection, d’aménagements…

Manel A. ddkabylie

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Ouverture d’une agence postale à Lakhdaria

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Ouverture d’une agence postale à Krichiche

Implantée au Krichiche, un des quartiers le plus populeux de la ville de Lakhdaria, à l’entrée ouest, donnant vers la commune de Bouderbala, Boukram et Guerrouma, la nouvelle agence postale d’Algérie-Poste, a, enfin, ouvert, le week-end dernier, ses portes au grand bonheur de la population. Rencontrés sur les lieux, plusieurs retraités, pour la plupart âgés et malades ainsi que les vieilles dames, avaient l’air satisfais de l’ouverture de «leur» poste du fait qu’elle met un terme au long déplacement fait auparavant.

Cette agence, à l’instar de la poste centrale et celle de la Zhun, devra être approvisionnée régulièrement et plus particulièrement avant les journées arrêtées pour le versement des pensions ainsi que la paie des fonctionnaires. En effet, Lakhdaria, chef-lieu de daïra et de commune, connaît une véritable relance dans les secteurs de la vie citoyenne.

Ath Mouhoub
ddkabylie

Projet d’emploi rural, revitalisation de l’arriere-pays

Projet d’emploi rural (PER 2)

Une stratégie de revitalisationde l’arrière-pays

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En raison de la diversité des facteurs de dégradation des milieux ruraux, épuisant les sols et faisant fuir les hommes, la stratégie de revivification des espaces ruraux ne peut être que multidimensionnelle et multisectorielle. Le département ministériel chargé de ce secteur, en l’occurrence l’ancien ministère délégué au Développement rural dépendant du ministère de l’Agriculture, a mis en place, depuis 2003, un ensemble de dispositifs de soutien au développement rural qui s’articulent autour du PNDAR (Plan national de développement agricole et rural). La formule des PPDR (Projets de proximité de développement rural) a été initiée avec cette philosophie de la vision d’ensemble qui est censée toucher tous les domaines de la vie rurale pour permettre une stabilisation des populations, le retour des habitants expatriés dans des conditions sécuritaires particulières, la création de nouvelles conditions de vie basées sur le désenclavement, la protection des sols contre l’érosion, le soutien aux métiers artisanaux, le soutien au développement agricole (arboriculture, amélioration des sols, élevage), la mobilisation des ressources hydriques (puits, forages, retenues, captage de sources), l’installation des services sociaux (santé, école, centres culturels) et des équipements publics (électricité, gaz,).

Dans ce genre de projets décentralisés confiés aux différentes structures des wilayas, le problème crucial soulevé demeure l’intersectorialité qui est mal assurée. La coordination, pour piloter ce genre de projets se basant sur une nouvelle conception du développement, a, en effet, du mal à se concrétiser sur le terrain. Hormis les actions de type agro-forestier et, dans une moindre mesure, la petite hydraulique, les autres actions ont connu pratiquement des retards dans toutes les wilayas du pays. L’évolution de la vision des responsables de ce secteur a fait que ces projets de proximité ont été améliorés sur le plan organisationnel pour devenir, à partir de 2007, des PPDRI (projets de proximité de développement rural intégré). Six wilayas pour le PER 2 Parallèlement à ces Projets de proximité, l’Algérie a commencé à mettre en œuvre, à partir de 2004, un autre projet d’envergure sous l’intitulé de Projet d’Emploi Rural II, cofinancé initialement à hauteur de 80% par la Banque mondiale. Les accords de prêt, portant sur 90 millions de dollars, ont été conclus à Washington en juillet 2003 entre le gouvernement algérien et la BIRD.

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Depuis que le gouvernement algérien a payé par anticipation une grande partie de la dette extérieure du pays, ce projet est pris en charge totalement par un financement national. La réalisation du programme, étalée sur cinq ans, est confiée à la Direction générale des Forêts (sous tutelle du ministère de l’Agriculture). Ce projet touche six wilayas de l’Algérie du Nord (Centre et Centre-ouest) : Chlef, Aïn Defla, Tiaret, Tissemsilt, Médéa et Bouira, et cible essentiellement les zones de montagne et le flanc Nord de la steppe qui reviennent à ces wilayas. C’est en 2002 que les études préliminaires ont été initiées. Il s’agit principalement des approches modernes du monde rurale mises en place par les dernières analyses sociologiques basées sur la méthode participative. Des enquêtes-ménages et des focus-groups (discussions dirigées avec les populations) étaient menées sur le terrain par des agents forestiers encadrés par des sociologues et démographes. Le but étant de faire un check-up détaillé des conditions de vie des campagnards et, surtout, de connaître leurs besoins et les grandes tendances qu’ils manifestent à l’égard du travail et des activités rurales. Sur diagnostic socio-participatif, ont été élaborés les ‘’arbres de problèmes’’ (hiérarchisations des contraintes illustré par un arbre généalogique) et les ‘’arbres de solutions’’ (clefs proposées par les paysans pour résoudre leurs problèmes, aidés en cela par les orientations techniques des agronomes et forestiers présents avec eux).

Une fois traités par un bureau d’études, ces résultats sont transformés en programmes d’actions. Pour la première fois en Algérie, une méthode scientifique et décentralisée est mise en œuvre dans la conduite de l’approche du mode rural. Ce projet (PER 2) fait suite à un projet du même genre initié à l’Ouest du pays (Tlemcen, Sidi Belabbès, Mascara, Aïn Temouchent) ayant eu la même typologie de financement et d’approche des populations rurales. Sauf qu’à l’Ouest du pays, le projet a souffert de la conjoncture sécuritaire du milieu des années 90. Mais, les résultats obtenus sont loin de toute espérance. Aujourd’hui, des vergers et des vignobles commencent à produire leurs fruits, des milliers d’emplois y ont été crées et des actions de conservation du sol de grande envergure (reboisements, corrections torrentielles y ont été réalisées). Le défi de l’emploi et de la stabilisation des populations Dans les wilayas du Centre, les actions du projet ont connu leur démarrage au cours de l’année 2005.Les travaux sont bien avancés. Les actions programmées portent sur le développement agricole (arboriculture fruitière, amélioration des sols par des actions de défoncement et d’épierrage), la mobilisation des ressources hydriques (retenues, forages, fonçage de puits, captage de sources, aménagement de points d’eau), la protection et la conservation des sols (reboisement, fixation des berges, corrections torrentielles, travaux sylvicoles) et la promotion de la femme rurale (modules d’aviculture, de cuniculture, d’apiculture et artisanat). Pour les six wilayas concernées par le projet en question, le défi à relever est la stabilisation des populations dans leurs villages et bourgades et la créations d’emplois permanents et saisonniers. Réhabilitation de l’espace rural à Bouira En quelques mois, la courbe du chômage a connu une inflexion vertigineuse dans certaines communes à tel point que certaines entreprises de réalisation avaient des difficultés à recruter des ouvriers sur leurs chantiers. En outre, les pouvoirs publics algériens escomptent aussi, à travers le PER 2, installer une pédagogie de la participation des populations à construire leur destin. En plus de la participation à la conception des programmes, les ruraux sont également appelés à participer à la réalisation physique des travaux sur le terrain. Il en est ainsi par exemple des plantations fruitières dont ils ont bénéficié : ce sont les bénéficiaires eux-mêmes qui procèdent à la plantation une fois que l’entreprise a ouvert les trous et fourni les plants. Les dernières actions prévues par ce programme et qui, probablement, vont être mises en œuvre au courant de l’année 2009, se sont les ouvertures de pistes rurales et le construction de retenues collinaires. Le Projet, qui en est à sa cinquième année, est directement suivi par les conservations des forêts des six wilayas. Il subit des audits réguliers de l’Inspection générale des Finances (IGF) relatifs à la procédure de passation de marchés et à la régularité des réceptions sur le terrain. Les travaux du Projet d’Emploi Rural (PER2) dans la wilaya de Bouira qui ont été lancés au cours du mois de décembre 2005 connaissent un rythme d’avancement appréciable. Le montant total du projet est évalué à 1,26 milliard de dinars. Lors des trois dernières saisons, près de 2000 ha ont été plantés en différentes espèces fruitières et 500ha en plantations forestières, en plus des travaux d’amélioration foncière et de corrections torrentielles. Des travaux sylvicoles tendant à améliorer et harmoniser les peuplements forestiers ont aussi été engagés depuis janvier 2006 . Conçu spécialement pour créer de l’emploi dans les zones les plus défavorisées de la wilaya, ce projet prolonge le PER1 entamé dès 1996 à l’ouest du pays avec le même mode de financement, soit un cofinancement de la Banque mondiale. Le choix des zones d’intervention a été orienté par les statistiques de l’ONS relatives au chômage et renforcé par des études sociales et environnementales (économie pastorale, cadre général de vie, érosion des sols, infrastructures hydrauliques,…) qui ont conclu à la nécessité de mettre en œuvre un tel projet sur onze communes du sud de la wilaya relevant des daïras de Sour El Ghozlane, Bordj Okhriss et Bir Ghebalou. Les actions prévues s’articulent autour du développement agricole et du désenclavement (plantations fruitières en sec et en irrigué, ouverture et aménagement de pistes rurales), de la mobilisation des ressources hydriques (aménagement de sources, fonçage de puits et forages, retenues collinaires), de la lutte contre l’érosion des sols (reboisements, fixation des berges et corrections torrentielles) et, enfin, des activités promouvant la femme rurale (distribution des machines à coudre et octroi du petit élevage : aviculture et apiculture). Sur le terrain, les entreprises attributaires des marchés ont commencé à se roder. L’une d’elles, l’entreprise publique SAFA-Zaccar qui avait de grandes difficultés financières avant de se voir attribuer les travaux du PER2, a fini par relever le défi. Les paysans bénéficiaires des plantations arboricoles réalisées par cette entreprise sont satisfaits des résultats puisque la majorité des vergers ont réussi. Un large mouvement de recrutement sur les territoires des communes concernées a eu lieu au grand bonheur des familles et des autorités locales qui voient ainsi diminuer en quelques mois le poids du chômage. En outre, la réalisation des vergers dans les terrains particuliers est considérée à juste titre comme un investissement créateur d’emplois permanents. Ce qu’il y a lieu de remarquer dans la gamme des actions prévues par ce programme est l’introduction du vignoble. En effet, dans la localité de Guelta Zerga, commune de Sour El Ghozlane, 8 ha de viticulture sont déjà réalisés chez un agriculteur qui élève aussi l’autruche. Deux autres hectares de la même culture ont plantés dans la commune de Dirah. Il faut signaler que depuis l’opération d’arrachage de vigne entreprise par les autorités pendant les années 1970, les anciens vignobles n’ont pas pu être régénérés. A Aïn Bessem, Raouraoua ou dans la banlieue de Bouira, le vignoble a été remplacé par les céréales. Ce n’est qu’avec la nouvelle politique du PNDA que de petites superficies ont été plantées en vigne de table.

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Le PER2 est venu renforcer et prolonger cette volonté de reconversion des systèmes de culture qui assure un meilleur revenu aux paysans, résiste mieux à la sécheresse et fixe bien les sols menacés par l’érosion. Améliorer les revenus Ce qui retient aussi l’attention dans cette série d’actions, ce sont les deux retenues collinaires prévues dans les communes de Ridane et Bordj Okhriss et qui totalisent une capacité de rétention d’environ 400.000 M3 d’eau dans une région dépourvue jusqu’à présent d’ouvrages hydrauliques de cette envergure. Le premier site a bénéficié de l’étude d’exécution et voit sa phase de maturité arriver à la création de l’association des utilisateurs de l’eau. L’avis d’appel d’offre pour la réalisation de la retenue sera lancée au cours de l’année 2009. Pour le second site, l’accord des usufruitiers qui exploitent des terres dans la zone du futurs lac d’eau n’a pas encore été concrétisé. Outre ces retenues, des captages de sources et des mares ont été réalisés pour les éleveurs et les habitants de la région. Pour les actions de désenclavement, un programme d’aménagement de 80 km de pistes est déjà achevé. Un autre volume de 180 km est lancé en consultation à partir de la semaine passée. Quant à l’ouverture de pistes, elle concerne un volume de 125 km répartis en deux opérations (25 et 125 km) dont la première tranche a vu son cahier de charges déposé au niveau de la wilaya pour approbation. Dans le cadre de la promotion de la femme rurale, le PER 2 de Bouira est doté d’un quota de 300 machines à coudre destinées aux femmes nécessiteuses ou couturières en chômage. Sur ce chiffre, 168 unités ont été distribuées il y a quelques semaines. Ces équipements sont censés contribuer à améliorer les revenus des ménages de ces zones déshéritées, revenus tirés essentiellement d’une céréaliculture vivrière et d’un élevage peu développé sur des terrains fortement érodés. En tout cas, les promoteurs de ce projet ont, dès sa conception en 2003, pris en charge le volet de la promotion de la femme rurale, sachant que les autres activités du projet interviennent par des travaux réalisés au profit de ces populations (arboriculture fruitière, amélioration foncière, lutte contre l’érosion par des corrections torrentielles et les reboisements,…). Outre, donc, la diversification des activités agricoles qui sont proposées aux foyers de cette région sous forme d’investissements publics pérennes , des centaines de milliers de journées de travail ont été crées depuis le lancement des chantiers en fin 2005. Les fournitures ayant pour objectif d’accompagner les ménages dans leur stabilisation sur leurs terres ont trait essentiellement à l’apiculture (plus de 6 000 ruches), l’aviculture (15 000 poules pondeuses avec aliment de volaille) et les machines à coudre (300 unités).

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Amar Naït Messaoud
depeche de la kabylie
23 JANVIER 2009

Mesmoula, Barkata et Mahouene en quete d’un pont

Lakhdaria
A quand notre passerelle sur Bouamoud ?

Suite aux dernières pluies de la semaine écoulée, l’oued Bouamoud, qui a vu grossir son lit, a empêché la trentaine d’élèves originaire des villages de Mesmoula, Barkata et de Mahouéne haut, fréquentant les établissements scolaires de Lakhdaria, de le traverser. En effet, préférant rallier la route départementale au lieu d’emprunter le pont situé à Sebt quelque peu éloigné de l’arrêt Baraka habituellement utilisé, et ce à moindre coût en l’absence d’un transport scolaire, ces élèves de milieu modeste sont à chaque crue de l’oued Bouamoud, prisonniers des eaux. “Après maintes démarches auprès des autorités locales, une solution, enfin, a été trouvée par l’acquisition gratuite d’une passerelle offerte par la commune de Zenina. Mais, voilà que l’an passé, la pose de cette infrastructure, véritable délivrance, tarde amèrement à venir et empêche nos enfants, comme l’a rapporté notre interlocuteur originaire de la contrée, de poursuivre régulièrement leurs cours.” Pour rappel, le lieu choisi pour l’installation de la dite passerelle existait déjà avant d’être emporté par les fortes crues, un petit pont en bois de fabrication artisanale qui rendait malgré sa fragilité, un service remarquable.

S. Abdelkader
depeche de la kabylie

Elevage de vaches laitieres à Lakhdaria

Lakhdaria Coopérative “RFIG” élevage de vaches laitières
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Un projet pour une production de 10 000 l/j à l’horizon 2011

Pendant toute cette période, les étables auront vu le passage de la première année à la troisième année du nombre de vaches laitières de 100 unités à 500, pas moins de 73 vaches gestantes, les taurillons atteindront les 145 unités en passant par les veaux et les génisses de 45 unités à 237 unités pour chaque catégorie d’animaux selon la fiche technico-économique présentée pour ce projet.

En raison de la dégradation très avancée de ses bâtiments d’exploitation ainsi que de ses installations aussi bien électriques qu’hydrauliques, l’ex-COPAWI de Lakhdaria a été reconvertie en coopérative de production laitière sous la dénomination “RFIG” s’étalant sur une surface de 3 ha, cette coopérative entamera son activité pour la première année avec un nombre de 100 vaches laitières tout en ayant à l’esprit l’extension avec l’achat d’un nouveau quota dans les tous prochains mois en nombre de 200 vaches que l’éleveur entend importer d’Allemagne d’ici le troisième exercice selon les dires de l’éleveur “notre production sera de 10 000 litres de lait cru par jour que produiront les 500 vaches en projection de possession.”

C’est un projet ambitieux qui se chiffre après la 3e année à 79 004 000,00 DA.

Pendant toute cette période, les étables auront vu le passage de la première année à la troisième année du nombre de vaches laitières de 100 unités à 500, pas moins de 73 vaches gestantes, les taurillons atteindront les 145 unités en passant par les veaux et les génisses de 45 unités à 237 unités pour chaque catégorie d’animaux selon la fiche technico-économique présentée pour ce projet. Seulement pour réaliser toutes ses promesses, l’éleveur a tenu à demander au ministre de l’Agriculture, qui était de visite à Bouira, une aide portant sur les surfaces fourragères pour le pâturage. Et bénéficier d’une concession d’une partie des terres agricoles aura été une solution sur laquelle le ministre n’a pas fait d’objection pour peu que ce projet s’y concrétise avec l’assistance technique et pédagogique des services concernés de la DSA dans le but de s’assurer de la réussite effective de ce projet.

Il est à noter que c’est un projet ambitieux qui nécessite aide et assistance dans tous les segments de l’investissement en commençant par le volet financement. Normalement de ce côté, les crédits ne seront pas une contrainte auprès des banques. Reste aussi l’opportunité de la création de cette coopérative qui entre dans l’optique d’atténuer les importations du lait de l’étranger qui se chiffrent à 1 milliard de litres/an d’un côté et de l’autre c’est la vision de récupérer toutes les anciennes coopératives defficitaires ou abandonnées qui seront reconverties dans le même schéma et dans le même cadre d’investissement. Apparemment même l’ex-CASAP de Haïzer sera orienté vers l’élevage des vaches laitières avec le nombre de 300 génisses.

D’ici là, souhaitons à ladite coopérative “RFIG” une réussite. Il y va de notre sécurité alimentaire.

Farid K.

depeche de la kabylie

Alger – Thenia en moins d’1 Heure par le train tous les 10 minutes

Inauguration du train électrique Alger-Thenia

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Un départ toutes les 10 minutes. 40 minutes pour faire le trajet Alger- Thénia. Les trains fonctionneront de 5 heures du matin jusqu’à 23 heures. Ponctualité, confort et sécurité seront les credo de la SNTF à bord du train électrique de la banlieue de la capitale. Les responsables de la SNTF jurent cette fois-ci qu’il ne s’agit nullement d’effet d’annonce comme celle faite par Chadli Bendjedid dans les années 1980.
Amar Tou avait le sourire large, ce jeudi, lorsqu’il avait mis les pieds sur le quai de la gare ferroviaire de Thénia (w de Boumerdès). Le ministre des Transports rejoignait, à l’occasion d’une navette inaugurale l’ex-Ménerville à bord du nouveau train électrifié. Ce moyen moderne de transport de voyageurs sera mis en service dès janvier 2009. En cette période de campagne électorale, toute inauguration, surtout lorsqu’elle est importante et réussie, est bonne à prendre. A l’occasion, le ministre des Transports n’a pas caché sa satisfaction à l’issue de ce voyage. «Comparé à toutes les incommodités inhérentes à la circulation automobile, c’est un grand gain en matière de sécurité et de rapidité», dira-t-il en substance à sa descente du train. Il a trouvé le P/APC de Thénia, Halouane Saïd, et le chef de daïra Bouchrih tout aussi contents de cette arrivée du train. Selon Amar Tou, la mise en circulation interviendra progressivement à partir de janvier 2009. En tout cas, les responsables que nous avions approchés nous ont affirmé que la SNTF simulera, à l’exemple de la ligne de l’est d’Alger (Alger-Thénia) plusieurs variantes pour mettre en place un programme de circulation des trains. Ces essais, grandeur nature, se feront avec la collaboration des partenaires de la SNTF qui ont participé à ce projet. Les cadres de la société ferroviaire affirment que des départs seront répartis depuis 5 heures du matin jusqu’à 23 heures. L’ambition de la filiale de la SNTF qui sera créée est de faire circuler 64 navettes sur les axes Alger—El-Affroun à l’ouest de la capitale et Alger-Thénia du côté est. Nos vis-à-vis disent qu’il y aurait deux types de navettes : les rapides Alger-Boumerdès-Thénia et celles qui s’arrêteront dans les 18 gares du trajet Thénia-Alger d’environ 45 kilomètres sur la voie ferrée. Idem pour Alger-El Affroun. Afin de gérer au mieux les infrastructures et d’améliorer ses prestations en direction de ses clients, la SNTF a lancé un programme de formation de son personnel «du guichetier au mécanicien qui intervient sur la caténaire en passant par le responsable qui donnera les départs des trains, les agents de la société subiront une formation», clame M. Mezali, directeur de l’école de la SNTF implantée à l’intérieur de la gare de Thénia. Questionné sur le prix du ticket, le ministre des Transports n’a pas voulu avancer un chiffre. Il a précisé la stratégie en matière de calcul du coût du billet : «Nous tiendrons compte de l’investissement consenti et de la politique du transport public pour arrêter ce prix.» Cependant, le ministre ouvre une brèche à ce sujet. Il estime, en effet, qu’une place dans d’un taxi coûte, sur le trajet Thénia Alger, 120 dinars. Ce qui suppose que la SNTF a pris en compte cette donnée pour calculer ce que payera le voyageur. Ce sera tout de même assez cher pour populariser ce moyen de transport. Il est aisé de tirer cette conclusion en comparant le prix du ticket calculé sur la base de ce montant (la course du taxi) au niveau de vie de la majorité des Algériens et surtout au SMIG algérien. Concernant l’aménagement des parkings pour autos autour des gares, le ministre estime que c’est l’affaire des communes «le transport passera d’une situation de désordre à une situation organisée. Par ailleurs, des activités se créeront autour des gares», dit-il, laissant entendre que chacun est appelé à jouer son rôle.
Abachi L.

le soir d’algerie

Réouverture lundi du tunnel de Lakhdaria au trafic voyageurs

Transport Ferroviaire

Réouverture lundi du tunnel de Lakhdaria au trafic voyageurs

Le tunnel de Lakhdaria sera rouvert au trafic voyageurs dès lundi prochain après avoir été fermé en février dernier suite à un accident entre deux trains, a annoncé samedi la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF).

La réouverture de ce tunnel permettra ainsi la reprise des trains voyageurs à partir d’Alger vers Constantine et Annaba, selon la même source. La SNTF précise que les horaires applicables du 8 au 12 décembre en cours prévoient le départ du train Alger-Constantine à 14h35mn avec arrivée à 20h28mn. Dans le sens Constantine-Alger, le départ est prévu à 14h30 avec arrivée à 20h32 alors que le départ du train Alger-Annaba est programmé à 20h45 avec arrivée à Annaba a 7h06. Le train Annaba Alger est prévu à 20h20 et arrivée à Alger à 6h35. Le 28 février dernier, un télescopage d’un train de marchandise avec une locomotive venant en sens inverse s’était produit au tunnel de Lakhdaria, suite à une erreur d’aiguillage, et qui avait fait des victimes. Le tunnel a été rouvert pour les trains de marchandises en mai dernier après dégagement de la totalité des wagons accidentés et le confortement de certaines zones, rappelle-t-on.

Par APS

8 DECEMBRE 2008

EL WATAN

La PME, comme alternative économique du pétrole

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Bouira, petites et Moyennes entreprises et Artisanat
La PME, comme alternative économique du pétrole

La Petite et Moyenne entreprise constitue à l’instar des pays étrangers tels que l’Italie, la Turquie et le Canada, une véritable locomotive de développement en matière de création de richesses et d’emploi.

Conscient de l’importance du développement de ces entreprises, un département ministériel a été mis place afin d’accompagner ces dernières.

Ainsi, le secteur de la PME est chargé essentiellement de l’animation économique, il ne constitue nullement un organe de puissance publique. De ce fait, il intervient dans l’accompagnement de la petite et moyenne entreprise, en apportant différents soutiens à même de pallier aux principaux problèmes que rencontrent l’entreprise dans son évolution.

Le Fonds de garantie (FGAR), une bouée de sauvetage pour les PME

Il s’agit de soutenir les entreprises qui présentent une insuffisance de garantie et par conséquent une difficulté dans l’accès aux crédits bancaires à travers un Fonds de garantie dédié aux PME. Ce dispositif intervient en apportant la garantie qui fait défaut à l’entreprise.

Mis en place en 2003, le Fonds de garantie contribue au financement lorsqu’un porteur de projet sollicite une banque pour un investissement précis pour avoir un crédit bancaire et qu’il ne dispose pas suffisamment de garantie. Le Fond de garantie soutient aussi bien la création de l’entreprise, soit au niveau de sa rénovation ou au niveau de son extension.

Concernant la wilaya de Bouira, à la fin juin 2008, sept (07) PME ont bénéficié de l’aide du FGAR pour un montant global de 192.830.580 DA de garantie permettant la création de 252 emplois supplémentaires. Parmi ces sept entreprises, (05) ont pu réaliser des extensions et deux ont renouvelé leurs équipements. La wilaya de Bouira se distingue dans le secteur de la PME par les branches du bâtiment et des travaux publics, de l’agriculture et du commerce, qui prédominent par le nombre d’unités. L’engouement des investisseurs vers le secteur du bâtiment et des travaux publics est dû en grande partie à la construction neuve, dopée par les différents programmes de développement dont a bénéficié la wilaya. Ainsi, à l’instar des trimestres précédents, le nombre de PME activant dans le BTP continue à augmenter du fait de l’ouverture de plusieurs chantiers dans la région.

Favorisé par les potentialités agricoles de la région, l’agroalimentaire représente également une proportion importante. On peut y relever de nombreuses unités de production d’huile d’olive propulsées par l’expansion de la culture d’oliviers. L’agro-pastoral aussi peut être développé dans le sud de la wilaya où prédomine l’élevage ovin.

La PME doit s’armer face à l’ouverture du marché

Afin de préparer les PME à affronter la concurrence internationale imminente avec l’ouverture du marché qui est en cours, un programme national de développement de la PME a été conçu. Il s’agit d’un ensemble de mesures qui ont pour objectif principal de faire atteindre les entreprises algériennes aux normes internationales. Dans ce cadre, plusieurs actions de formation sont prévues, elles cibleront entre autres le management, le marketing, la comptabilité, l’organisation… Le problème majeur rencontré par les PME est le défi que doit relever ces dernières face à l’ouverture du marché. En effet, après l’adhésion de l’Algérie à l’Union européenne et sa future adhésion à l’OMC, en l’absence de protections tarifaires au niveau des frontières, le produit algérien d’ici l’ouverture du marché total se vendra comme un produit étranger. Pour cela, il faut que les produits algériens atteignent une qualité égale, si ce n’est supérieure par rapport aux autres produits concurrentiels. Chose qui doit se faire en passant par la mise à niveau des PME pour éviter l’anéantissement de ces entreprises. C’est dans ce sens que l’Etat est intervenu, dans un premier lieu, avec le programme MEDA de mise à niveau, conçu en partenariat avec l’Union Européenne. Ce programme étant achevé en 2007, il a été relayé par le programme national de mise à niveau.

Programme national de mise à niveau : un dispositif mieux adapté

Depuis janvier dernier, c’est un programme national de mise à niveau qui vient de prendre le relais. Un programme qui répond mieux au besoin algérien étant donné qu’il prend en considération les activités de services par rapport au programme précédent. En plus de ce fait, ce nouveau programme inclut les entreprises ayant pour effectif 10 personnes et peut selon le cas prendre en charge des entreprises d’un effectif inférieur en touchant à toutes les activités.

Une efficacité certaine pour atteindre les objectifs ciblés, à savoir concurrencer le marché international par des produits de qualité. Il faut savoir que 95% des PME, aussi bien au niveau national qu’à Bouira, sont des micros entreprises, c’est-à-dire que leurs effectifs sont inférieurs à 10 employés. La wilaya de Bouira compte actuellement 5 428 PME réparties dans différentes branches d’activités, ce qui nous place légèrement en dessous de la moyenne nationale par rapport à d’autres wilayas. A propos de l’ancien programme MEDA, il y eu l’adhésion de 14 PME à la fin décembre 2007. Par contre, dans le cadre du programme national de mise à niveau lancé en janvier 2008, 25 entreprises ont adhéré à ce dispositif à la fin du mois de juin 2008. Un dispositif qui suscite un engouement certain.

Mise à niveau des huiliers de Bouira, une priorité pour la Direction de la PME et de l’Artisanat de Bouira

Dans ce cadre de la sensibilisation, la Direction de la PME et de l’artisanat de la wilaya de Bouira a opté pour deux approches : une approche individuelle qui ciblera l’entité ‘’entreprise’’ et une approche collective qui ciblera un ensemble d’entreprises groupé en association. Pour cette deuxième approche, la DPMEA de Bouira a octroyé la priorité aux huileries de part leur important potentiel à l’exportation. A cette finalité, une vaste opération de sensibilisation a été réalisée par les services de la DPMEA qui a abouti en 2008 à la création d’un groupement à l’export. Rendues ainsi éligibles au programme de mise à niveau, ces huileries peuvent désormais solliciter l’Agence nationale de mise à niveau pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Cet accompagnement interviendra à tous les niveaux de l’activité aussi bien au niveau de la production, que de la transformation et la commercialisation et surtout l’accompagnement à l’exportation qui représente l’objectif final de cette mise à niveau.

Un fonds qui permet de financer l’équipement des artisans

Le ministère de la PME et de l’Artisanat s’est doté d’un Fonds spécial afin de promouvoir les activités artisanales traditionnelles. Dans ce cadre, cent cinquante (150) artisans de la wilaya de Bouira ont pu acquérir un équipement pour exercer leur activité dans les domaines de la vannerie, la tannerie, la poterie, le tissage, l’habit traditionnel, et la bijouterie. L’artisanat se distingue en trois domaines bien distincts : L’artisanat de production de biens, de production de services et l’artisanat. Fin juin 2008 : 1811 artisans étaient enregistrés répartis sur ces trois domaines.

Cap sur l’emploi durable

La directrice de la PME et de l’artisanat de la wilaya de Bouira, Mme Baya Heriouk s’est tracée un ambitieux programme pour développer son secteur tout en misant sur les potentialités de la wilaya. Cependant, même si l’agriculture est un atout non négligeable pour l’essor économique de la wilaya , le secteur du bâtiment est aussi un marché qui se révèle assez lucratif pour les PME de Bouira. C’est toutefois ce que nous apprend notre interlocutrice qui révèle que sur les 5 428 PME de la wilaya, 1 437 d’entre elles activent dans le secteur du bâtiment en employant 10 423 personnes. Au total et dans les différentes branches d’activité, pas moins de 96868 employés dépendent directement des PME. Comparativement aux dernières années et plus précisément avant l’installation de Mme Baya Heriouk à la tête de la Direction de la PME de Bouira, les chiffres démontrent que jusqu’à fin 2005, seulement 4 086 avaient été créées. C’est-à-dire qu’en presque trois années, une évolution de 1 342 PME a été enregistrée et, ainsi, 4 526 emplois ont été générés.

Afin de sensibiliser et d’informer les jeunes étudiants en fin de cursus qui sont issus de la formation professionnelle ou universitaire sur les mesures préconisées par l’Etat en matière de promotion de l’investissement, des rencontres ont été organisées par les services de la DPMEA à travers toute la wilaya et ont réuni environ 1 800 jeunes étudiants. Ainsi, des explications ont été apportées sur les différents dispositifs de création d’emploi et le programme du président de 100 locaux par commune permettra également la création de nombreux emplois à travers le territoire de la wilaya.

De même que pour les infrastructures d’appui du secteur, en l’occurrence la maison de l’artisanat, le centre de facilitation des PME et la pépinière d’entreprises.

H. B

Trois infrastructures d’appui à la Pme et à l’Artisanat pour la wilaya de Bouira

Dans le cadre du programme spécial des Hauts Plateaux, la wilaya de Bouira a bénéficié de trois grands projets. Une maison de l’artisanat, un centre de facilitation et une pépinière d’entreprises.

Le centre de facilitation de par sa vocation a été délocalisé au chef-lieu de wilaya. Ce Centre d’investissement sera doté de trois départements et devra accompagner les porteurs de projets dans leur action d’investissement. Ainsi, un département de la promotion et de développement de la PME , un service de l’administration générale et un département de l’animation et de la communication assureront les différentes étapes d’accompagnement.

La réalisation de la maison de l’artisanat à Sour El Ghozlane a pour objectif premier d’offrir un espace aménagé sous forme d’ateliers-boutiques afin de faciliter aux artisans la commercialisation de leurs produits, mais aussi de leur permettre d’accéder à une formation adéquate, toutes activités confondues, de même pour la pépinière d’entreprises, qui sera mitoyenne à la maison de l’artisanat. Cette pépinière accompagnera les porteurs de projets, les PME, en leur attribuant un local et en les faisant bénéficier d’un accompagnement permanant dans leur évolution. En venant uniquement avec ses idées, le porteur de projet aura à sa disposition un équipement et les moyens logistiques nécessaires pour exercer son activité dans les meilleurs conditions.

Il bénéficiera d’un secrétariat courant avec d’autres porteurs de projets, une médiathèque pour la documentation, une salle de conférence, une salle de réunion et une salle de reprographie. Les porteurs de projets auront le droit également à des formations permanentes en comptabilité, management et toutes autres formations nécessaires à un futur chef d’entreprise. Le porteur de projet sera aussi accompagné en matière de commercialisation et prospection du marché. Au bout d’une, deux, voire trois années, le chef d’entreprise pourra alors quitter la pépinière pour ouvrir son propre local. Ces aides à la création permettront sans nul doute d’éviter les nombreuses radiations des registres du commerce et des cartes d’artisans enregistrées ces dernières années.

Un site web dédié aux entrepreneurs

La direction de la PME et de l’Artisanat de la wilaya de Bouira s’est doté d’un site web http://www.pmeabouira.com pour donner plus d’impact et d’envergure à ses différentes actions d’informations, de communications et de sensibilisations. Dédié entièrement à l’interaction et la communication entre les entreprises et les intervenants sur le terrain, le site présente plusieurs fonctionnalités dans différentes rubriques telles la sous-traitance, les programmes de soutien à la PME, les statistiques, le guide de l’investisseur et autres informations utiles aux porteurs de projets.

Le tapis de Guerrouma remporte le premier prix au Salon de l’artisanat à Bruxelles

En pleine décennie terroriste, Mme Menamani s’est illustrée en représentant dignement les couleurs de l’Algérie au niveau international. C’est en effet à Bruxelles, à des milliers de kilomètres de Guerrouma, sa région natale, que Mme Menasrani a obtenu le premier prix de l’artisanat parmi l’ensemble des pays présents à cette manifestation, notamment l’Iran, réputé pour ses tapis persans. Le tapis de Guerrouma a effectivement cette spécificité d’être d’une qualité extrême en plus des couleurs chatoyantes propres à cette tapisserie. Une bien belle récompense pour l’Algérie mais qui est passée malheureusement inaperçue pendant que le pays pansait ses blessures.

Hafidh Bessaoudi

Entretien avec Mme Baya Heriouk, directrice de la PME et de l’artisanat de la wilaya“On compte quelque 5 428 PME à Bouira”

La Dépêche de Kabylie : Le nouveau programme national de mise à niveau a-t-il connu un enthousiasme auprès des PME de Bouira?

Mme Baya Heriouk : A Bouira, on compte actuellement 5 428 PME réparties dans différentes branches d’activité, ce qui nous place légèrement en dessous de la moyenne nationale par rapport à d’autres wilayas. A propos de l’ancien programme MEDA, il y a eu l’adhésion de 14 PME à fin 2007. Par contre, dans le cadre du programme national de mise à niveau lancé en janvier 2008, 25 entreprises ont adhéré à ce dispositif à la fin du mois de juin. Pour la plupart de ces PME, elles activent dans le secteur du bâtiment car nous avons un programme spécial pour les entreprises du bâtiment. Un exemple concret quant aux PME prodiguant des activités de services qui sont devenues éligibles, l’hôtel Royal de Bouira. La semaine dernière, un expert de l’Agence nationale de mise à niveau est venu établir un diagnostic de cet établissement.

Existe-t-il d’autres secteurs clés hormis celui du bâtiment ?

En tant que directrice de la PME et de l’artisanat, j’ai opté pour deux approches. Une approche individuelle pour chaque entreprise et une approche collective par association. Pour cette seconde approche, j’ai contacté les propriétaires d’huilerie de Bouira qui détiennent un registre du commerce, donc des PME, ils sont à peu près 80. J’ai opté pour une opération de sensibilisation très vaste puisque je les ai réunis pour une opération de groupement à l’export. Dans l’ancien programme MEDA, j’avais pris cette initiative, c’était en 2006, mais on nous a répondu qu’ils n’étaient pas éligibles car cette activité est saisonnière. Maintenant, ils ont leur agrément et ils devront, avec un consultant de l’Agence de mise à niveau, arrêter un plan de développement de filière. Ce n’est plus une approche par huilerie mais par filière, et nous pourrons ainsi étudier tous les aspects inhérents à cette activité en incluant même les oléiculteurs, car pour avoir une huile de qualité, il faut d’abord une olive de qualité. Nous accompagnerons ainsi la partie qui se trouve en amont. Stockage, conditionnement et même des aides à l’exportation sont des mesures prévues pour les huileries de Bouira qui ont pour objectif l’exportation de leur produit. Des aides pour l’exportation de l’huile d’olive existent, mais c’est surout pour une huile de qualité répondant aux exigences du marché international. C’est une panoplie de mesures vraiment très large qui est mise en place à travers ce programme.

De nombreuses cartes d’artisan sont rendues chaque année à Bouira, comment expliquez-vous cela ?

Ce n’est pas un phénomène typique à Bouira ni en Algérie d’ailleurs, c’est le cas un peu partout dans le monde. Si l’artisan n’est pas suffisamment qualifié pour activer ou écouler son produit, il se dirige vers la radiation de sa carte. Je le dis et je le répète c’est un phénomène international . Les jeunes qui veulent créer leur entreprise doivent justement faire preuve de plus d’audace afin de réussir et de créer par la même des emplois.

La direction de la PME et de l’artisanat de Bouira insiste sur le fait que les jeunes doivent être plus entreprenants, mais surtout qu’ils doivent être qualifiés dans leur domaine d’activité qu’ils auront choisi. Qu’ils optent pour un projet en allant de l’avant. L’ANSEJ, la CNAC, l’ANGEM ou l’ANDI sont autant de dispositifs qui peuvent répondre à leurs investissements pour réaliser leurs projets.

Ou en est l’artisanat à Bouira ?

En matière d’artisanat à Bouira, nous avons un certain nombre de mesures d’accompagnement. Le ministère de la PME et de l’artisanat s’est doté d’un fonds. Nous proposons outre l’acquisition de l’équipement, une formation dans le domaine. En collaboration avec les structures nationales (écoles de formation…) ou internationales.

Nous avons aussi des programmes de coopération internationale. Jusqu’à présent, nous avons financé des activités de vannerie, tannerie, poterie, tissage, habits traditionnels, tournage sur bois, bijouterie, enfin toutes les activités éligibles au fonds national de promotion d’activités artisanales. L’artisanat se scinde en trois domaines. L’artisanat de production de biens, de production de services et l’artisanat. Fin juin 2008, nous avons enregistré 1 811 artisans, tous domaines.

Entretien réalisé par H.B