Guerrouma, Septembre 2008

  • Lakhdaria / Guerrouma
    L’eau, le logement et les routes font défaut

Guerrouma, située à 35 km de Lakhdaria, aurait eu le statut de commune dès 1958 selon ses villageois, des agglomérations de zônes rurales qu’elle dépassait, question prospérité en ces temps là, seraient nommées daïra grâce aux efforts consentis par les élus qui se sont succédés à la tête de ces assemblées communales. Guerrouma qui regrouperait 1 500 à 2 000 habitations avec environ 18000 âmes, a selon Esseïd peu évoluée, et bien sûr qui n’avance pas recule”. A son avis “l’abondance des maisons est cette préoccupation comme priorité première dans la localité”. Toutefois, dans le cadre du programme portant suppression de l’habitat précaire, Esseïd note : “Il y a environ 200 foyers qui ont bénéficié de cette aide, mais les autres dossiers n’ont pas connu de suite”. Evidemment, l’explication au blocage de l’opération RHP au niveau de Guerrouma est connue de tous, y compris pour Esseïd. “La parcelle de terre dégagée sur le lieudit Zouadna devant accueillir le projet, a été durement ébranlée par le séisme de Boumerdès”. Après donc les réserves émises par le CTC et les services de l’Urbanisme, ajoute Esseïd “le projet des 150 logements en RHP retenu initialement sur Zandna à été affecté sur Guerrouma-centre, où 60 logements sont en cours de réalisation”. Par ailleurs, l’état impraticable du stade devant recevoir les joutes des sportifs locaux, le tronçon non bitumé reliant Sebt à Guerrouma, et le peu de moyens dont dispose la salle de soins pour mener à bien notamment les séance de consultations médicales, cite Esseïd, “Restent pour l’heure des doléances non encore résolues”. Aussi, des localités de zônes rurales telles que Guerrouma, puisant leurs principales ressources des élevages ovin, bovin et avicole ont accueilli avec satisfaction les récentes décisions portant protection et multiplication des cheptels locaux. Ceci, dira Esseïd, “permettra à Guerrouma de tirer son épingle du jeu s’agissant de l’objectif des 10 000 unités d’élevage que compte atteindre la tutelle”. Seulement, fait-il remarquer, “le délai de 12 mois prévu au remboursement est relativement court pour l’éleveur appelé attendre la mise bas, à engraisser les petits, et en dernier lieu vendre pour honorer ses crédits”. Mais sur toutes les préoccupations répertoriées à Guerrouma, celle relative à l’alimentation en eau potable des hameaux avoisinants, à l’exemple de Ouled Hamdène, Ouled Allel, Taâracht et Djouaadja, est plus ressentie que d’autres. A ce sujet, termine Esseïd, “il n’y a que Guerrouma-centre et Abdenour qui en ont, les autres font appel aux colporteurs moyennant 700 DA les 2000 l”.

A. Chérif

dd kabylie

Lakhdaria, Infrastructures scolaires à Guerrouma
Le régime de l’internat fait défaut au secondaire

Guerouma est l’exemple même de la commune ou l’on retrouve une population où prédominent les tranches d’âge des 16 ans et plus, lesquelles ne se font pas remarquer seulement au niveau des bureaux ANEM de Lakhdaria, mais se présentent en force dans le secteur de l’enseignement notamment dans les paliers moyen et secondaire.

Guerrouma, distante de 35 kms de Lakhdaria, et qu’on peut joindre par la localité de Sebt en empruntant Makhchéne et Babor, est suffisamment dotée en infrastructures scolaires pour la plupart mobilisées au palier primaire et d’autres au cycle moyen ; ceci, fait remarquer un villageois “assure une prise en charge de la demande locale” ; néanmoins, continue-t-il, “tant que les élèves sont inscrits au niveau de Guerrouma, il ne se pose aucun problème, mais lorsqu’ils accèdent à un niveau supérieur… Bonjour les problèmes !”

Bien sûr, concernant le palier moyen, les deux CEM dont dispose le chef-lieu de la commune, n’accueillent pas les mêmes capacités, puisque celui appelé El Baydha prend uniquement 190 places, et le CEM Guerrouma-centre reçoit quant à lui pas moins de 1200 élèves, dont des internes et des externes. “Le problème est justement à ce niveau, note un citoyen de Guerouma. Lorsqu’ils étudient à Guerrouma ils bénéficient du régime l’internat et de l’externat, mais une fois inscrits à Lakhdaria ils font la navette”.

D’ailleurs, la petite trotte de 35 kms à laquelle se livrent les lycéens inscrits à Lakhdaria n’est pas fait pour arranger les choses que ce soit financièrement, ou encore en dépense physique, lesquels désagréments n’ont pas laissé insensibles les responsables locaux, dira encore notre interlocuteur de Guerrouma. “On parle ici et là un niveau des représentations de l’Etat d’un projet de construction d’un lycée, mais pour l’heure cela n’a rien d’officiel”.

Sinon, question infrastructures primaires, Guerrouma est sans nul doute l’une des meilleures localités dotées de ces établissements, elle compte pas moins de 18 écoles primaires éparpillées à travers la circonscription, lesquelles commencent petit à petit à se doter de cantines scolaires comme dans les temps passés.

A. Chérif

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Guerrouma, entre passé, présent, et futurs defis

  • Commune de Guerrouma (Bouira)
    Nostalgie de la mine de cuivre et défis à venir

Cette partie du massif de l’Atlas blidéen annonçant la wilaya de Bouira par son côté Ouest (à la limité avec la wilaya de Médéa (communes de Maghraoua, Mezghenna et Tablat) assume sans grande conviction son appartenance au territoire de Bouira.

Perchée sur les monts de Zbarbar, à 600 m d’altitude, l’agglomération chef-lieu de commune est située à plus de 30 km au sud de Lakhdaria, daïra à laquelle elle est rattachée administrativement.

La route qui y mène à partir de l’ex-Palestro, le chemin de wilaya 93, serpente laborieusement avec une pente allant crescendo jusqu’à faire ahaner le véhicule le plus robuste. En outre, les virages trop aigus donnent une sensation irrésistible de vertige. ہ mi-chemin, nous planons déjà, comme par une magique vue d’avion, sur les vallons et méandres de Oued Bouamoud qui nous montrent les fastes de la nature : l’eau ruisselle sur les falaises rocheuses et les chevreaux s’accrochent aux branches et ramures d’oléastre et de pin d’Alep. La circulation sur la route est très discrète. On peut rouler pendant un quart d’heure sans croiser aucun véhicule. Même si la situation sécuritaire s’est substantiellement améliorée depuis le début de la décennie en cours, les villages et hameaux de la région ont connu pendant plusieurs années le diktat terroriste qui a laissé des traces indélébiles dans la société. Les forces de sécurité et les Patriotes ont payé le prix fort dans leur lutte contre les organisations criminelles qui ont écumé, des années durant, les maquis et les forêts entourant les zones habitées.

La région de Guerrouma se remet difficilement de la longue épreuve d’insécurité qui l’a prise en otage depuis le début de l’aventure terroriste. N’est-ce pas que c’est sur ces monts invaincus pendant la guerre de Libération que le djihad contre les Algériens a été proclamé en 1992 ? Des dizaines d’innocents (bergers, ouvriers, paysans) ont été fauchés par le règne de la bêtise aussi bien sur la route dans leurs domiciles. Mais, ici, on veut tourner la page de l’insécurité et du terrorisme. Le constat de ces années où les bourgades et les propriétés furent abandonnées est des plus alarmants. D’abord, il y a ceux qui ne sont pas revenus et qui, probablement, ne reviendront jamais. L’exode rural, qui a commencé déjà pour des raisons économiques au milieu des années 80, a subi une extraordinaire accélération à partir de 1994. Lakhdaria, Tablat, Bouira, Boumerdès, Réghaïa, …et d’autres villes du centre du pays ont reçu une partie de ces montagnards. Après le relatif retour à la paix ressenti au début des années 2000, les défis de la vie se posent crûment à ceux qui sont décidés de continuer à vivre à Guerrouma et à ceux qui la retrouvent après des années d’absence. Le chômage, l’enclavement de certains, hameaux, la santé, l’éducation et d’autres préoccupations liées au monde de la jeunesse ne cessent de contrarier les efforts et les volontés de ceux qui considèrent que ce coin de montagne est leur gîte définitif et qu’il y a lieu de le promouvoir et de le rendre vivable.

Aux bourgades de Zouatène, Diour et Aïn Beïdha, on se sent plus proche de Tablat (wilaya de Médéa) que du chef-lieu de la daïra de Lakhdaria auquel pourtant ces pâtés de maisons se rattachent. Pour consulter un médecin où acheter un médicament dans une pharmacie, les gens se rendent sans hésitation à Tablat, une ville située à 15 km de ces lieux. Pour descendre à Lakhdaria en vue de retirer des papiers administratifs par exemple, le déplacement relevait, jusqu’à un passé récent de l’exploit. La régularité des navettes de transport public n’est acquise que récemment.  » Auparavant, il nous arrivait de ne pas revenir dans la journée une fois descendus à Lakhdaria. Moi-même, j’ai passé la nuit chez des proches de la ville lorsque je me suis aventuré en 1999 à faire la chaîne dans les bureaux de la CNAS. C ’est au bout du troisième jour que j’ai regagné Guerrouma « .

Vaste de 97 km2, la commune de Guerrouma abrite une population de presque 20 000 habitants répartis sur plusieurs hameaux. Les plus importants sont le village agricole de Aïn Beïdha, Diour, Beni Anane, Zerarka, Tifirès et Zouatène. Ce dernier hameau que dessert une piste étroite s’accroche vertigineusement au versant Est de l’Oued Isser. La topographie abrupte des lieux a exclu toute infrastructure d’importance. La même configuration s’offre au visiteur à Tifirès. L’enclavement est vécu dans toutes ses dimensions hormis une école primaire qui occupe la seule plate-forme que possède le hameau. Pour chercher du travail, il faut se déplacer sur des dizaines de kilomètres sans être sûr d’être embauché.

L’agriculture de subsistance qui prévalait il y a une quinzaine d’années se réduit en peau de chagrin. Les nouveaux programmes initiés avec le soutien de l’ةtat n’ont pas encore donné de résultats tangibles. Beaucoup de citoyens, au vu du regain d’intérêt du gouvernement pour les industries minières, nourrissent l’espoir de réactivation de l’ancienne mine de Guerrouma où étaient exploités le cuivre et le baryte. Dans les vieilles galeries étaient employés, jusqu’aux années soixante, des centaines d’ouvriers de la région de Guerrouma, Boukram, Bouderbala, Maâla, El Kadiria et Lakhdaria. Aujourd’hui encore, on retrouve les galeries et les pistes qui ont servi à l’exploitation de cette mine. Comme nous l’a déclaré un éleveur de lapins, formé par les épreuves de la vie, à la fois aigri et aguerri : il est difficile de dégager les priorités sur ces collines enclavées de Guerrouma où tout reste à faire.

La beauté sauvage des collines et des pitons du pays de Zbarbar abrite des hommes à la recherche de leur destin, des jeunes désœuvrés et sans repères, des volontés confusément affirmées pour la reconstruction d’un monde déchu par une fatalité de l’histoire. Les yeux hagards, la tenue bancale, l’esprit occupé et le cœur accroché à l’espoir d’un avenir meilleur.

Pour la majorité des habitants, l’avenir immédiat, l’espoir à portée de main, c’est ce barrage de Koudiat Acerdoune. La commune de Guerrouma domine le lac par l’amont. Avec ses 640 millions de M3, cet ouvrage qui sera réceptionné dans quelques mois, est considéré ici comme le véritable trésor qui bouleversera la vie de la région.

Amar Naït Messaoud

Depeche de kabylie 19/01/2007

Leghrika (Guerrouma)

Mardi 20 Mars 2007
<b><big>Leghrika (Guerrouma)</b></big>
<b>un village qui porte bien son nom </b>

De guerre lasse et après avoir usé de tous les moyens pour attirer l’attention des autorités locales sur le calvaire qu’elle vit au quotidien, la population Leghrika (traduit littéralement le mot veut dire enlisement), dans la commune de Guerrouma, a décidé de fermer le siège de son APC.

Cette attitude est justifiée par le fait que pas moins de 19 habitations risquent d’un moment à l’autre de s’effondrer pour cause de glissement de terrain, nous expliquera l’un des protestataires.

Dans un document rendu public, il est affirmé qu’une commission technique s’était rendue sur les lieux de l’affaissement du sol et avait dans un rapport officiel invité les 19 familles à quitter leurs demeures.

Les dernières intempéries ont démultiplié les risques d’effondrement et les autorités locales, qui avaient de visu constaté l’ampleur des dégâts, n’ont pas jugé urgent d’évacuer les 19 familles et les mettre en sécurité, nous explique notre interlocuteur.

A rappeler que le siège de l’apc est fermé depuis le 13 du mois en cours.
B.D.B.
depechedelakabylie

<big>Un adolescent noyé dans un étang</big>
<u>EL MOUDJAHID</u>
dimanche 13 juin 2004

Le 11 juin, le nommé G. R., 16 ans, qui se baignait dans un étang, sise au douar Laouaouda, a trouvé la mort par noyade. Le corps du défunt a été déposé à la morgue de l’hôpital de Lakhdaria. La brigade de Gendarmerie nationale de Guerrouma procède à l’enquête.

Guerrouma

guerrouma

En quête d’un autre destin

La réputation, non usurpée, acquise au cours de la décennie rouge par cette région se dissipe difficilement pour laisser place au réveil brutal d’une réalité socioéconomique des plus problématiques.

Lors des visites furtives que nous avions effectué au début de la présente décennie, nous avions la sensation qu’un silence religieux, suspect et inexplicable recouvre les monts et les coteaux de cette partie du massif de l’Atlas blidéen.

C’est sans grande conviction que les habitants des hameaux relevant de la commune de Guerrouma déclinent leur appartenance territoriale à la wilaya de Bouira. Perchée sur les monts de Zbarbar, à 600 m d’altitude, l’agglomération chef-lieu de commune est située à plus de 30 km au sud de Lakhdaria, daïra à laquelle elle est rattachée administrativement.

La route qui y mène à partir de l’ex-Palestro, le chemin de wilaya 93, serpente laborieusement avec une pente allant crescendo jusqu’à faire ahaner le véhicule le plus robuste. En outre, les virages trop aigus donnent une sensation irrésistible de vertige. À mi-chemin, nous planons déjà, comme par une magique vue d’avion, sur les vallons et méandres de Oued Bouamoud qui nous montrent les fastes de la nature : l’eau ruisselle sur les falaises rocheuses et les chevreaux s’accrochent aux branches et ramures d’oléastre et de pin d’Alep. La circulation sur la route est très discrète. On peut rouler pendant un quart d’heure sans croiser aucun véhicule. Même si la situation sécuritaire s’est substantiellement améliorée depuis le début de la décennie en cours, les villages et hameaux de la région ont connu pendant plusieurs années le diktat terroriste qui a laissé des traces indélébiles dans la société. Les forces de sécurité et les Patriotes ont payé le prix fort dans leur lutte contre les organisations criminelles qui ont écumé, des années durant, les maquis et les forêts entourant les zones habitées.

La région de Guerrouma se remet difficilement de la longue épreuve d’insécurité qui l’a prise en otage depuis le début de l’aventure terroriste. N’est-ce pas que sur ces monts invaincus pendant la guerre de Libération que le djihad contre les Algériens a été proclamé en 1992 ? Des dizaines d’innocents (bergers, ouvriers, paysans) ont été fauchés par le règne de la bêtise aussi bien sur la route dans leurs domiciles. Mais, ici, on veut tourner la page de l’insécurité et du terrorisme. Le constat de ces années où les bourgades et les propriétés furent abandonnées est des plus alarmants. D’abord, il y a ceux qui ne sont pas revenus et qui, probablement, ne reviendront jamais. L’exode rural, qui a commencé déjà pour des raisons économiques au milieu des années 1980, a subi une extraordinaire accélération à partir de 1994. Lakhdaria, Tablat, Bouira, Boumerdès, Réghaïa, …et d’autres villes du centre du pays ont reçu une partie de ces montagnards. Après le relatif retour à la paix ressenti au début des années 2000, les défis de la vie se posent crûment à ceux qui sont décidés de continuer à vivre à Guerrouma et à ceux qui la retrouvent après des années d’absence. Le chômage, l’enclavement de certains, hameaux, la santé, l’éducation et d’autres préoccupations liées au monde de la jeunesse ne cessent de contrarier les efforts et les volontés de ceux qui considèrent que ce coin de montagne est leur gîte définitif et qu’il y a lieu de le promouvoir et de le rendre vivable.

Aux bourgades de Zouatène, Diour et Aïn Beïdha, on se sent plus proche de Tablat (wilaya de Médéa) que du chef-lieu de la daïra de Lakhdaria auquel pourtant ces pâtés de maisons rattachent. Pour consulter un médecin où acheter un médicament dans une pharmacie, les gens se rendent sans hésitation à Tablat, une ville située à 15 km de ces lieux. Pour descendre à Lakhdaria en vue de retirer des papiers administratifs par exemple, le déplacement relevait, jusqu’à un passé récent de l’exploit. La régularité des navettes de transport public n’est acquise que récemment.  » Auparavant, il nous arrivait de ne pas revenir dans la journée une fois descendus à Lakhdaria. Moi-même, j’ai passé la nuit chez des proches de la ville lorsque je me suis aventuré en 1999 à faire la chaîne dans les bureaux de la CNAS. C ’est au bout du troisième jour que j’ai regagné Guerrouma « .

Vaste de 97 km2, la commune de Guerrouma abrite une population de presque 20 000 habitants répartis sur plusieurs hameaux. Les plus importants sont le village agricole de Aïn Beïdha, Diour, Beni Anane, Zerarka, Tifirès et Zouatène. Ce dernier hameau que dessert une piste étroite s’accroche vertigineusement au versant Est de l’Oued Isser. La topographie abrupte des lieux a exclu toute infrastructure d’importance. La même configuration s’offre au visiteur à Tifirès. L’enclavement est vécu dans toutes ses dimensions hormis une école primaire qui occupe la seule plate-forme que possède le hameau. Pour chercher du travail, il faut se déplacer sur des dizaines de kilomètres sans être sûr d’être embauché.

L’agriculture de subsistance qui prévalait il y a une dizaine d’années, se réduit en peau de chagrin. Les nouveaux programmes initiés avec le soutien de l’État n’ont pas encore donné de résultats tangibles. Beaucoup de citoyens, au vu du regain d’intérêt du gouvernement pour les industries minières, nourrissent l’espoir de réactivation de l’ancienne mine de Guerrouma où étaient exploités le cuivre et le baryte. Dans les vieilles galeries étaient employés, jusqu’aux années soixante, des centaines d’ouvriers de la région de Guerrouma, Boukram, Bouderbala, Maâla, El Kadiria et Lakhdaria. Aujourd’hui encore, on retrouve les galeries et les pistes qui ont servi à l’exploitation de cette mine. Comme nous l’a déclaré un éleveur de lapins, formé par les épreuves de la vie, à la fois aigri et aguerri : il est difficile de dégager les priorités sur ces collines enclavées de Guerrouma où tout reste à faire.

La beauté sauvage des collines et des pitons du pays de Zbarbar abrite des hommes à la recherche de leur destin, des jeunes désœuvrés et sans repères, des volontés confusément affirmées pour la reconstruction d’un monde déchu par une fatalité de l’histoire. Les yeux hagards, la tenue bancale, l’esprit occupé et le cœur accroché à l’espoir d’un avenir meilleur.

Pour la majorité des habitants, l’avenir immédiat, l’espoir à portée de main, est ce barrage de Koudiat Acerdoune. La commune de Guerrouma domine le lac par l’amont. Avec ses 640 millions de M3, cet ouvrage qui sera réceptionné dans quelques mois, est considéré ici comme le véritable trésor de la région.

Amar Naït Messaoud
DEPECHE DE Kabylie

21 mars 2007

<b>Les logements de Guerrouma</b>

A en juger par la pétition adressée au wali par les 19 habitants de Ghrifa, dans la commune de Guerrouma (Lakhdaria), la situation en ce lieu serait critique.

Le glissement du terrain observé en 2005, dans ce petit village, se serait aggravé au point qu’une commission d’enquête, diligentée en ces lieux, a conclu dans son rapport, à leur évacuation pour cause d’instabilité du terrain. Les choses sont demeurées dans cet état. Pire, la situation s’étant aggravée lors des dernières intempéries qui ont accentué le glissement de terrain, accompagné de coulées de boue. les citoyens de Ghrifa, pris de colère, ont manifesté le 13 de ce mois, en procédant à la fermeture du siège de l’APC de Guerrouma. Revenant sur les dernières pluies, les 19 signataires de ladite pétition font état de dégâts matériels fort importants. II y est même question de destruction de logements. Les pétitionnaires sont beaucoup plus indignés de l’abandon où ils se trouvent, exigeant simplement un toit contre les intempéries .

A. Douidi
elwatan