VILLAGE HINI

Hini, est un village relevant de la commune d’Ammal dans la wilaya de Boumerdes (Algérie), perché sur les hauteurs des Gorges d’Ammal (Jadis Gorges de

Palestro), distant d’environ 1 Km de la route de constantine (RN N°5) et de 25 Km du chef lieu de la wilaya ,au niveau de l’embouchure principale des

Escaliers le long de la rivière Ighzer N-Tursut débouchant sur Oued Isser.
Le village de Hini est situé sur le versant nord de la montagne Ifri N’ziri (1040m) au sein d’une contrée regroupant les villages de Ait Dahmane, Ait

Oulemmou, Djerrah , timizar (dans la vallé) et Guergour (versant sud ).

Hini est un village au passé glorieux par sa position stratégique, outre sa proximité de l’ancien axe routier « Tamsammart » sur la vallée de djebel

Bouzegza, ses hauteurs étaient l’un des point du trapèze de sécurité prévalue comme zone de repli des riveaux des dynasties de l’Algérois.
Les habitants de Hini sont les descendants de 2 frères combattants de l’armée de Ahmed Ouelkadi morts en 1526 aux environs de thénia. Ils ont été chassés de

la plaines des Si Mustapha par l’armée turque. C’est pour des raisons stratégiques que leurs village se trouve perché dans cette forteresse. Ils conservent

jalousement les epées de leurs aieux qui ont courageusement combattus aux cotés de l’Emir Abdelkader, de cheikh el Mokrani. Ce village à été l’antre des

moudjahidines durant la guerre de Novembre 1954 ou il a eu l’honneur d’accueillir le colonel Ouamrane, le commandant Si Azzedine, Si Tayeb , Si Smail, Djeha.

Le nom du village provient du légendaire Ahcene Ouhini, maitre des lieux et Caid rigoureux durant l’époque turque, il possaidait des biens et des terres

jusque dans la vallée sud en amont des gorges de palestro. Du peu qu’on raconte de Ahcene Ouhini, qu’il aurait caché son trésor quelquepart dans le village,

de la source qui porte son nom et qu’il à été trahi et assassiné a Souk nel Jemaa, celebre marché sur l’ancien axe routier de l’est et sur les hauteurs de

Guergour

( voir site perso d’Ahini,originaire du village, sur la page Liens )

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hini

5 novembre 2006

<big><b>Après l’oubli, l’incendie à Hini (Boumerdès) </big></b>

Un petit village de moins d’une centaine d’habitants, dominant les Gorges de Lakhdaria et relevant de la commune de Ammal (Boumerdès), Hini, vient de

défrayer la chronique locale après avoir été la proie d’un incendie qui a ravagé une bonne partie de ses oliveraies à la fin du mois d’octobre dernier.

« Le village a été de partout cerné par les flammes. Les habitations étaient réellement menacées et n’était l’intervention énergique de nos jeunes qui, sans

moyens, ont fait face aux flammes pour éviter qu’elles n’atteignent les maisons, le sinistre aurait été plus dramatique », témoigne un groupe de résidents de

ce village. « L’olivier est la principale ressource de la cinquantaine de familles qui habitent encore Hini et le dernier incendie a littéralement détruit

tout espoir de continuer à vivre dans ce coin. Le village connaît un isolement des plus indescriptibles n’étant pas relié, par un chemin plus court, à la

route principale et au chef-lieu de la commune » ajoute-t-on. Car, « pour rejoindre le village, il faut faire le détour par Lakhdaria et puis Bouderbala.

Sinon on passe par les Gorges de oued Issers pour ‘‘escalader’’ les falaises donnant sur la RN 5, ça nous fait plus d’un kilomètre de marche. Et lorsque nous

sommes chargés de provisions, cela devient un parcours du combattant », disent nos interlocuteurs. N’ayant « pas bénéficié des aides de l’Etat à l’auto

construction, ni de lots de terrains distribués au chef-lieu de la commune » les citoyens de Hini se sentent d’autant « plus rejetés ». « Pourtant nos

habitations sont toutes précaires car très anciennes », soutient-on. « l’incendie de ces derniers jours est venu aggraver une situation déjà critique en

détruisant nos oliveraies et en révélant la fragilité de notre situation », concluent nos interlocuteurs.
K. Omar
Elwatan