100 km par jour pour continuer à aller à l’école à Kadiria

Kadiria (Bouira)

Un collégien fait 100 km par jour pour continuer à aller à l’école

Dur, dur de suivre sa scolarité en certains endroits du pays ! Ainsi, un jeune collégien de Kadiria (wilaya de Bouira) vit, depuis le début de l’année scolaire, un véritable calvaire.

Elève de 4ème année moyenne dans le collège Mokrani Rabah de Kadiria, il est tombé malade durant les 1er et 2ème trimestres de l’année scolaire passée. Pour ne pas tout perdre, notre collégien a rejoint son établissement vers le milieu du 3ème trimestre, a participé aux compositions et passé, évidemment sans succès, les épreuves du BEM.

Lors de la rentrée 2008-2009, il se représente à son ancien collège, mais voilà que la réponse tombe tel un couperet : «Les classes sont surchargées». Devant ce coup du sort, notre collégien ne s’avoue pas vaincu et fait le tour des collèges de la localité. En vain, car la même réponse lui sera donnée. Pas du tout abattu et voulant ainsi terminer sa 4ème année moyenne et aller au lycée et, pourquoi pas, à l’université par la suite, il poursuit sa quête, seul. La chance lui sourit, mais dans un collège situé à environ 50 km de son domicile. Bravant l’éloignement et la fatigue, l’adolescent rejoint les bancs de son nouvel établissement scolaire. Tous les jours que Dieu fait, le voici sur les routes empruntant le transport public de voyageurs, déboursant environ 50 Da à l’aller et la même somme au retour, sans compter l’argent du sandwich de midi. Faire 100 km quotidiennement et trouver chaque jour au minimum 150 Da pour ses déplacements et son casse-croûte de la mi-journée, c’est un peu trop pour de frêles épaules. Lui ne dit rien. Stoïque, il supporte le coup du sort et n’a en vue que la fin de l’année scolaire, avec la fin du cauchemar et aussi, peut-être, le début d’une ère nouvelle pour lui. Selon des sources, cet adolescent issu d’une famille pauvre se demande chaque jour comment il pourrait avoir ces 150 Da aussi nécessaires pour lui que l’air que l’on respire. Pendant ce temps, son ancien collège de Kadiria, le collège Mokrani Rabah, a sans doute oublié le cas de cet élève de Tiliouine qui vit un véritable calvaire. Il est temps que les autorités responsables du secteur interviennent pour essayer de donner à ce jeune, plein de volonté et de courage, l’occasion de poursuivre sa scolarité dans de meilleures conditions.

M. Chabane

la voix de l’oranie

Kadiria

Le projet des 155 logts LSP en voie d’achèvement

Lors du lancement du projet, l’entreprise publique Cosider avait été chargée de construire les 10 blocs de 15 logements chacun, représentant la réalisation des 150 logements LSP à Kadiria. Mais cet opérateur économique de renom se serait retiré de sept blocs entiers pour ne s’occuper que de trois, cédant ainsi la place à quatre entrepreneurs privés, lesquels se sont partagés le marché. Cette réalisation destinée aux ménages à bas revenus a été ébranlée par les arrêts répétés, générés par les pénuries et le renchérissement des matériaux de construction. Une instabilité, affirme le chargé du suivi du chantier, “qui s’est répercutée sur l’état d’avancement du projet, lequel a démarré en 2000, alors qu’on est en 2008”. Sur le site situé à la sortie est de Kadiria, les blocs 8, 9, 10, pris en charge par Cosider sont entièrement achevés, quant aux autres, précise notre interlocuteur “ils sont en voie de finition”. Cependant d’un bloc à l’autre, les travaux ont mieux avancé dans certains que dans d’autres, néanmoins, note l’agent “il n’y pas un grand écart entre eux”. Ceci signifie-t-il qu’ils seront fins prêts pour 2009, “on essayera de ne pas manquer ce rendez-vous” rassure notre interlocuteur.

A. Chérif

depeche de la kabylie

image de Lakhdaria en arriere plan

Notre illustre bloggueur Jillal a fait une photo assez rare d’une vue generale Lakhdaria à partir de Kadiria avec en face l’imposante montagne de Bouzegza (aprés les villages de Bouderbala et Arkoub ) à l’opposé de l’autre majestueuse montagne Lalla Moussaad ! ( qui represente le logo du site avec l’ immeuble de l’hopital de Lakhdaria

Enlèvement pour arnaquer son père

Kadiria
Une lycéenne organise son propre enlèvement pour arnaquer son père
Apparemment, les histoires de kidnappings avec demande de rançon qu’utilisent les groupes terroristes donne des idées à nos jeunes. En effet, la BMPJ de Kadiria vient d’arrêter trois jeunes pour tentative d’arnaque et d’escroquerie.
Il s’agit de B. A. 23 ans, S. Y. 22 ans tous deux sans emploi et résidant à Lakhdaria, et une lycéenne K. H. originaire d’Aomar, âgée de 21 ans. Les faits remontent au 9 mars dernier lorsque K. A., âgé de 43 ans, commerçant à Aomar, a déposé une plainte au niveau de la Sûreté de daïra de Kadiria pour signaler l’enlèvement de sa fille K. H. par un groupe de ravisseurs inconnus qui ont exigé de lui le paiement de la rançon de 2.000 000,00 DA contre la libération de sa fille. Les premiers éléments de l’enquête ont conduit la police au jeune B. A. qui harcelait le père par téléphone. Interrogé, il finira par avouer le subterfuge préparé soigneusement avec K. H. qui n’est autre que la fille du commerçant K. A. pour soustraire à ce dernier la somme d’argent qu’il partagerait par la suite à condition d’impliquer une autre personne qui se chargera des contacts téléphoniques avec l’intéressé. Le jour J, suite à un coup monté par les éléments de la police pour arrêter le reste du groupe, B. A. se déplace avec K. H. de Lakhdaria à Bouira et lui réserve une chambre dans un hôtel en lui laissant la somme de 10 000 DA et une carte de téléphone mobile pour contacter son père et lui faire part de son enlèvement par des inconnus. B. A. retourne à Lakhdaria pour donner des instructions à S. Y. pour commencer les contacts avec le jeune commerçant pour lui exiger de ramener la somme exigée pour la libération de sa fille. C’est à ce moment-là que la police intervient pour l’arrêter au moment où la fille fut récupérée au niveau de l’hôtel. Présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Lakhdaria et après leur transfert devant le juge d’instruction du même tribunal qui ordonna le placement en prison préventive pour le principal accusé B. A. le contrôle judiciaire pour S. Y. tandis que la lycéenne K. H., qui a tout nié, a bénéficié de la liberté provisoire.


24-03-2008
M. A.


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lundi 24 Mars 2008
 

Kadiria, Aomar et l’artisanat

L’option au métier artisanal se dessine
l Le centre de formation professionnelle de Kadiria est destinataire, plus que de coutume, de demandes d’inscriptions, certains dossiers sont ordonnés à la

Maison de jeunes d’Aomar, pour atterrir au lieu d’apprentissage.

L’intérêt manifesté par les jeunes à la formation professionnelle a un rapport avec la nouvelle décision du ministère de la Formation et de l’Enseignement

professionnels.

Les mesures incitatives introduites et prévoyant le relèvement de la bourse de l’élève stagiaire à 4 000 DA, sous la condition qu’il opte pour un métier

artisanal, tel que la maçonnerie, la plomberie, la menuiserie influent comme attendu, sur le choix de l’élève, indécis auparavant pour l’option d’un métier.

A. Chérif
<center><photo ceramique.JPG></center>

la route longeant le village d’Aomar est typique des villages kabyles qui exposent les produits d’artisanat pour les automobilistes.

<b><BIG><center> KADIRIA </b></BIG></center>

<b>Projet de réalisation de bibliothèques communales </b>

Les trois communes Kadiria, Aomar , Djebahia de la daïra de Kadiria viennent de bénéficier d’un projet de réalisation et de construction de bibliothèques

communales. Celles-ci viennent étayer les centres culturels proposant des activités culturelles mais qui restent toujours insuffisantes. La commune de

Djebahia est sans doute la seule où manquent les infrastructures culturelles. Au grand bonheur des amoureux du livre, les trois municipalités viennent de

bénéficier de bibliothèques en milieu urbain.
L’APC de Kadiria et de Djebahia ont bénéficié de bibliothèque en semi-urbain ; quant à l’APC d’Aomar, c’est d’une bibliothèque en milieu urbain. Les amoureux

du livre attendent que le projet soit lancé dans les plus brefs délais Certes, c’est encore au stade du choix des terrains mais, néanmoins, il faut lancer un

appel aux Autorités locales afin d’accélérer les procédures pour concrétiser ces projets.
A. Bouzaïdi
26.08.2006

KadiriaDes marchands ambulants casés dans le marché communal

Comparativement à beaucoup d’autres localités de Bouira, qui tiennent leur jour de marché le samedi ou le lundi, Kadiria organise cette manifestation le vendredi, et cela sur la même place recevant en permanence la commercialisation des fruits et légumes.

Ce marché, est l’un des rares à Bouira, à être doté d’un portail permettant ainsi sa fermeture et ouverture à des horaires fixes et déterminés. Mais, avec l’apparition du phénomène du chômage, des étals informels ont pris place tout le long du mur d’enceinte de ce marché proposant fruits et légumes, cependant explique un commerçant activant sur les lieux “ceux-ci ont été évacués par les autorités, en raison de leur présence illégale, et de l’inappropriation des lieux à cette fin.”

Croyant que le refus de l’autorité était juste dû a l’activé de vente de fruits et légumes, les occupants ont de nouveau “squatté” les abords du mur d’enceinte du marché communal, se livrant cette fois-ci au commerce d’articles d’habillement, mais continue notre interlocuteur “ce nouvel essai n’a pas duré, puisqu’ils ont été priés de quitter l’endroit.”

Toutefois, il est utile de signaler que ces jeunes commerçants n’ont pas été “délocalisés”, sans que les responsables n’aient pris note de leurs doléances, vu que l’ensemble des concernés ont été casés à l’intérieur du marché communal. “Aussi, note notre interlocuteur, tous comme ils sont, activent les jours de semaine sur les marchés d’autres localités de Bouira”, quant au vendredi, jour de marché à Kadiria, ils sont autorisés à occuper cet espace qui leur est interdit les six autres jours de la semaine. Dans la réglementation instaurée, pour mettre de l’ordre dans l’anarchie ayant prévalu au départ, il n’est pas interdit aux locataires de laisser à l’intérieur du marche leurs étals vidés dans l’attente de la prochaine journée de travail.

A. Chérif

22 OCTOBRE 2008

Kadiria, diplômés des centres de formationUne zone d’activités est plus que nécessaire

Chaque année, des vagues de jeunes diplômés arrivent du CFPA de Kadiria, armées d’une formation riche en théorie et en pratique, d’autres le rejoignent dans l’espoir d’apprendre un métier, et postuler pour une place dans des entreprises étatiques, ou dans les PME et PMI, récemment créées.

De nombreuses promotions de stagiaires diplômés, numériquement différentes, sont sorties du CFPA de Kadiria, certaines d’entre elles, après une petite attente, ont pu trouver du travail chez des employeurs privés ou publics, les autres chôment jusqu’a présent faute, avancent-ils, de l’exigence des cinq années d’expérience accompagnant les offres d’emploi ou encore répondent d’autres “au peu d’intérêt que suscitent les annonces s’exprimant de l’extérieur de la wilaya.”

Des propositions d’offres allant dans ce sens, sont jugées peu intéressantes en raison, expliquent-ils “des rémunérations insignifiantes en fin de mois, sachant qu’une partie sera consacrée aux dépenses personnelles, et le restant à la famille” Cet énorme “réservoir” de main d’œuvre spécialisée est à peine exploité, bien que l’on retrouve un pan conséquent de ce dernier dans certains secteurs d’activités dont l’agriculture, le bâtiment, et le transport, un responsable du CFPA de Kadiria dira : “Cela restera en l’état ainsi, jusqu’à ce que l’on dote la localité d’une zone d’activités.” Il n’y a que cette solution qui puisse absorber toutes les sections sortant des CFPA, l’exemple des localités ayant opté pour ce choix, déduit le fonctionnaire “a été suivi de résultats probants, cela a influé sur la population de diplômés non actifs.” La dotation de Kadiria d’une minizone industrielle, où activeraient uniquement des PME, et PMI, pourrait donner lieu à une dynamique économique, et générer par là même des postes d’emploi, pour cela, insiste le formateur “l’urgence d’inscrire un projet de réalisation d’une zone d’activités se fait vraiment ressentir.” Pour montrer que ce problème se pose avec beaucoup d’acuité, celui-ci l’illustre par ce qui lui a été donné de constater “il n’y a qu’à se lever tôt le matin pour voir d’anciens stagiaires prendre le chemin vers plusieurs destinations notamment Rouiba, Réghaïa, ou encore Boudouaou.”

A. Chérif

Avoir 20 ans à Kadiria

<b>Pause-café
<u>Avoir 20 ans à Kadiria</u></b>

Dix cercueils envoyés dans des estafettes banalisées vers leurs douars d’origine. Les walis, les ministres et tout le bazar ne seront pas là, à l’heure de

l’enterrement.
Ces derniers vivent dans une autre Algérie, celle où les soldats ne peuvent mourir que d’une intoxication ou d’une épidémie, mais pas d’autre chose ! L’autre

chose n’existe plus, puisque la «réconciliation » a tout réglé !
Et la télévision officielle, qui a horreur des enterrements dans les bourgs lointains, va nous raconter, ce soir, les mêmes histoires de vieillards parlant à

d’autres vieillards.
La mort est une affaire de jeunes ! Quand ils ne se noient pas dans les houles de la Méditerranée, au moment où ils fuient ce pays, ils tombent sous les

rafales des islamistes armés. Et, dans un cas comme dans l’autre, ils meurent dans le silence et la trahison d’une société qui est incapable de reconnaître

ses héros !
Et ça, c’est le plus dur !
maamarfarah@yahoo.fr
le soir d’algerie
12.11.2006